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 It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]

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Sylar
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MessageSujet: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Mer 9 Jan - 19:58

[{HRP} Ordre de post : Sylar - Calamity - Alex - Peter - Kerry - Claire - Lila {/HRP}]

" Mains en l'air ! Ou j'ti ... "

Le policier n'eut pas le temps de finir sa phrase, il fut happé par une énorme poigne invisible, aspiré tout droit vers celui qu'il menaçait encore de son revolver il y a une seconde. Son arme lui échappa des mains quand ses pieds quittèrent le sol, avant que son visage ne heurte un mur mortellement solide. Le bruit des os de sa mâchoire qui craquèrent avant de s'enfoncer à travers sa boite crânienne résonna dans toute la cathédrale. Ce meurtre et cette démonstration de violence achevèrent d'installer un silence de mort dans l'établissement. Les dizaines de fidèles qui s'étaient réunis pour le culte étaient pétrifiés sur leurs bancs.

Deux doigts qui se levèrent au ciel, les dernières rangées inoccupées vinrent se coller solidement, dans un grand fracas, contre la grande double porte en bois, condamnant toute entrée/sortie par cette voie. Une fillette commença à pleurer tandis qu'un groupe de femme laissa s'échapper un petit cri effrayé.

" Pourquoi ... Vous ... Faites ça ... "

La voix était faible, mais suffisamment audible, amplifiée par la voute de la cathédrale. Les yeux du psychopathe se levèrent vers le prêtre crucifié par dessus une représentation du Christ sur la croix, suspendu à plusieurs mètres du sol.

" T'es pas encore mort, toi ? "

Il pouffa de rire, avant d'attirer vers lui le conteneur en or de Saint Chrême, l'huile sainte utilisée pour les baptêmes. Il ouvrit le bouchon du grand flacon et l'envoya dans les airs pour asperger le prêtre. Des supplications s'élevèrent des spectateurs de cette scène, certains avaient déjà compris ce qui allait se produire. Des gouttes d'huiles commençaient à ruisseler le long du corps mutilé du curé, avant de tomber sur le pavé froid de l'église. Un cierge posé près de l'autel s'éleva alors à son tour et commença son ascension vers le corps ensanglanté mais toujours en vie du religieux. Les gens criaient, suppliaient que ce spectacle macabre s'arrête. Et c'est alors que la flamme du cierge n'était plus qu'à une trentaine de centimètre, prête à transformer le prêtre en torche humaine, qu'un bruit s'éleva dans la cathédrale.

Clap ... Clap ... Clap ... Clap ...

Le psychopathe se retourna vers l'origine de ces applaudissements brefs et espacés. Il ne mit pas longtemps à reconnaître la personne qui venait de l'interrompre.


" Te ... Toi ... "

Sylar s'avança dans l'allée après s'être levé du banc sur lequel il était assis. Son petit rictus sadique en disant long sur les sentiments qu'il éprouvait face à cette situation. Lentement, d'un pas mesuré, il avançait vers le tortionnaire.

" Stop ... Arrête toi ... N'avance plus ... "


Le serial killer au palmarès le plus impressionnant du monde entier ne s'arrêta pas malgré les sommations de sa cible. Ce dernier, commençant à craindre pour sa vie, usa finalement de sa télékinésie pour envoyer le cierge brulant vers son assaillant.
Sylar leva sa main et le projectile se stoppa net, avant de foncer s'éteindre tout droit dans l'eau du bénitier.


" Quelle coïncidence. Je viens ici, désespéré, pour tenter de trouver des réponses à mes questions, suppliant Dieu tout puissant de m'envoyer un message pour me dire ce qu'il attend de moi ... "

Le psychopathe sentit ses membres se raidir, il ne pouvait plus bouger.

" ... et voilà qu'un petit zigoto, dont le comportement me ressemble étrangement, profite de ma thérapie religieuse pour semer le trouble dans un lieu Saint, tuant sans aucun scrupule des innocents dans la maison de Dieu. Toi, t'as pas peur de ce qui t'attends après ton trépas. Je respecte ton courage. Mais, deuxième GROSSE coïncidence : tu as exactement le même pouvoir que moi. Et là ça commence à faire beaucoup de coïncidence, ou alors Dieu a grandement amélioré son sens du l'humour."

" Écoute, on peut sûrement trouver un arrangement, je pourrais t'être utile !"

Il tentait de se débattre, d'utiliser sa télékinésie pour se sortir de ce mauvais pas, mais rien à faire ses pouvoirs semblaient impuissants sous une telle emprise. Sylar n'était plus qu'à quelques mètres de sa victime, il avançait toujours d'un pas lent.

" Je ne crois pas, non. J'ai demandé à Dieu de m'envoyer un message, il a du pensé que je mettrais du temps à comprendre pour m'envoyer des signaux aussi fort. "

" Mais de quoi tu parles !? "

" Un tueur psycopathe ... comme moi, qui peut bouger les objets avec sa pensée ... comme moi. Je comprends maintenant, je sais ce qu'il me reste à faire. "


Le serial killer se tenait face à son confrère psychopathe.

" ... Q ... Quoi ? "

" Finir ce que tu as commencé. Finir ce que J'AI commencé. "

" Non, attends. Ne fais pas ça. "

Sylar enfonça avec une force bestiale son poing dans l'estomac de sa victime. La puissance du coup était telle qu'il sentit la peau de sa main triturer des organes internes, avant de la retirer, pleine de sang.

Le cadavre tomba sur le sol de l'église où il continua de se vider de son sang. Le tueur leva les yeux vers le prêtre qui avait eu le temps d'agoniser, dans la douleur.


" Bien. Il est temps d'en finir. FOUTEZ LE CAMP. "

Les civils qui étaient venu prier se levèrent et se ruèrent vers la sacristie, laquelle donnait vers la sortie. Sylar eu le temps de bloquer une jeune adolescente avant que celle-ci ne puisse sortir de sa rangée.

" Toi, tu restes. J'ai besoin d'un appât. "


L'attente ne fût pas très longue avant que l'alerte ne soit donnée et que la Cathédrale soit cernée. Sylar attendit, patient, assis sur le banc à côté de l'adolescente morte de peur. Elle osa lui demander, sanglotante :

- Est-ce que vous allez me tuer ?

Sylar passa sa main dans les cheveux de la jeune femme, laquelle se crispa.

" Je ne sais pas encore. Ça va beaucoup dépendre de ceux qui sont là dehors. "

- Qu'est-ce que vous voulez ?

Sylar resta silencieux un moment, avant de finir par répondre simplement.

" Finir ce qui a été commencé. Tout finir. "

Un petit bruit se fit entendre en provenance de la grande double-porte en bois.


" Ah, enfin. "

Un petit tuyau noir se fraya alors un chemin depuis l'extérieur jusqu'à l'intérieur de la cathédrale, en réalité un câble optique. Sylar attrapa cette petite caméra et plaça la tête apeurée de l'adolescente devant l'objectif, avant de recadrer vers lui.

" Salut. Vous savez tous qui je suis. Vous savez tous de quoi je suis capable. Voilà le deal : si quelqu'un pénètre dans la Cathédrale, je tue la fille. Si vous tentez quoique ce soit pour intervenir, je tue la fille. A ceux qui savent réellement qui je suis, je vous attends. Tout finit ce soir."

Il colla sa tête en gros plan.

" Venez affronter votre destin. "

_________________


Dernière édition par Sylar le Lun 6 Mai - 8:20, édité 6 fois
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Calamity
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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Mar 15 Jan - 18:07

L'homme marcha jusqu'à l'adresse indiquée sur la carte qui lui avait été envoyée plus tôt dans la journée. Il était seul, comme expressément écrit. Bien sûr il n'était pas complétement seul. Une voiture banalisée avec des policiers à l'intérieur était garée à deux patés de maisons de là. L'homme était en contact permanent avec les policiers grâce au micro qu'il portait. Cette fois il en était sûr, il allait arrêter cette ordure, ce cinglé de Red John.
Le lieutenant Mac Taylor continuait de marcher sur le chemin rocailleux et arriva à une intersection. 242, 244, 248. Mais où était le 246 ?? Mac s'arrêta.

"Le 246 n'existe pas. Il n'y a qu'un terrain vide."

Dit-il au travers de son micro.

"On s'est fait avoir Mac, il ne viendra sûrement pas." lui répondit le lieutenant Flac.

"Pas de mouvement de votre côté ?"

Flac observait les alentours.

"Non toujours rien. On devrait remballer."

Mac regardait le terrain qui se trouvait devant lui puis la rue déserte dans laquelle il se trouvait.

"Non il a tout prévu. Pas de signes de vie, passages de voitures quasiment nul, cet endroit est désert. Il m'a conduit ici pour ça, pour ne pas être dérangé. Je suis certain qu'il viendra."

Peu de temps après ces paroles, une limousine apparu sur le terrain. Elle roula à travers le terrain laissant une trainée de poussière derrière elle. Taylor se doutait bien que son rendez-vous se trouvait dans cette voiture. Enfin, il allait voir cet enfoiré. Ces collègues débarqueraient et l'arrêteraient. Un psychopathe en moins dans la nature. Si il avait été à la place de ce criminel, il ne serrait même pas venu ici.

"Flac, ça bouge par ici. Une limousine se dirige vers moi."

"On arrive ?"

"Non pas encore, mais tenez vous prêt."

Le véhicule s'arrêta au niveau du lieutenant de police. La portière du conducteur s'ouvrit, un homme apparût. Il dévisagea Taylor.

"C'est vous Taylor ?"

Ce dernier acquiesça d'un signe de la tête. Le conducteur s'avança vers lui. Il lui demanda de lever les bras et commença à le fouiller à la recherche d'arme ou de...micro. Le conducteur afficha un rictus.

"Tiens tiens, un joli ptit micro."

Le conducteur arracha le micro, le jeta au sol et l'écrasa. Il regarda Taylor qui ne broncha pas puis lui donna un coup de poing. Taylor s’accroupit de douleur. Le conducteur le traina jusqu'au côté passager de la limousine. Mac essaya de reprendre son souffle tandis que le conducteur s'installa devant le volant. Soudain une voix retentit. C'était une voix déformé par un appareil pour qu'on ne puisse pas savoir si c'était un homme ou une femme qui parlait.

"Bien installé Lieutenant Taylor ?"

Mac leva les yeux vers le rétro intérieur de la voiture. Il tendit la main pour l'ajuster et distingua une silhouette dans l'ombre, assise à l'arrière, de l'autre côté de la vitre tintée qui séparait les passagers du conducteur.

"J'ai connu mieux..."

"Veuillez excuser Marco, mais mon invitation était pourtant très claire. Néanmoins, j'espère que ce petit incident n’entachera pas notre discussion. J'ai beaucoup de chose à vous dire Lieutenant."


"Je vous écoute."

"Voyez-vous, je vous ai longuement observé. Vous êtes un ferveur défenseur de la justice et cela vous honneur. C'est pour ça que vous êtes si impliqué dans vos enquêtes. Jamais un crime ne doit rester impuni. D'où vous vient cette implication si forte ? De la mort de votre femme ? Vous n'avez résolu son meurtre, c'est très tragique."

Taylor restait impassible mais à l’intérieur il bouillonait. Il fermait les points mais il savait qu'il devait rester calme.

"Vous vous êtes bien renseigné."

"Oh je n'ai pas de mérite. Ce fût très facile de trouver ces informations tant les journaux en ont parlé."

"Comme de vous."

"Vous savez, je ne cherche pas la célébrité comme ces vulgaires tueurs de bas étages qui cherchent à tout prix le moyen de passer à la télévision où d'avoir la une d'un journal parlant d'eux. Ceci étant dis, je pense que vous avez remarqué que le monde à radicalement changé. Toutes ces personnes dites spéciales, leur nombre grandit chaque jour."

"Vu votre petit tour d'il y a quelques semaines, je pense que vous en faites partit."

Mac entendit un petit rire.

"C'est exact, mais je n'ai pas cherché cela. Avoir des pouvoirs n'est pas une fin en soi. Non c'est juste un outil pour mon oeuvre."

La voix s'arrêta un moment avant de poursuivre.

"Après toute cette chasse à l'homme, il est temps d'arrêter là. Imaginez Mac, qu'on soit dans le même camp, que notre justice s'applique aux bonnes personnes, qu'on devienne amis..."

"Vous êtes dingue !"

"Vous semblez sûr de votre choix. Marco ?"

Le conducteur se tourna vers Mac et le frappa au visage. Soudain les sirènes de police se faisaient entendre.

"Sors le de là et roule !"

Marco s’exécuta et roula à toute vitesse. Des voitures de police formaient un barage juste devant mais la limousine ne ralentissait pas. Des coups de feux eclatèrent, certains atteignirent le conducteur en pleine tête. Taylor arriva en courant au niveau de la limousine stoppée. Il ouvrit la portière côté passager et vit le corps d'un policier, recouvert de sang, avec un téléphone scotché sur sa poitrine. Le téléphone émettait la tonalité qui signifiait que la communication était coupé. John le Rouge n'avait jamais été dans cette voiture.


Calamity qui observait la scène de sa cachette, rangea son téléphone et son brouilleur de voix, le sourire aux lèvres. Elle attendit que les lieux se vides puis elle rejoignit le centre de NY. En arrivant au niveau de la Cathédrale Saint Patrick, elle vit un attroupement de policiers et de journalistes. Elle s'approcha, curieuse. Elle entendit un journaliste dire qu'une adolescente était retenue en otage dans le bâtiment de culte, que le prêtre était mort. Il y avait même eu un message du responsable : Sylar. Calamity sourit en entendant ce nom.

*Ca va être interessant...*


Calamity se dirigea vers l'homme qui dirigeait les opérations de police.

"Il faut que je rentre."

Le policier la regarda et rigola.

"Evidemment ma jolie...Non mais vous êtes folle ou quoi ? Et puis vous êtes qui ??"

Calamity soupira et sortit un badge du FBI, celui de l'ancienne proprio de ce corps. L'homme la regarda, ahuri.

"Pour une fois que les Féd font vite..."

"Mais cette fois c'est spécial."

Calamity s'avança alors vers la porte de la Cathédrale. Elle tourna la poignée et entra. A l'intérieur, elle vit une jeune femme apeurée, à côté Sylar.

"Tu as dit que tu attendais des connaissances, alors me voilà...Gabriel."
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Kerry Tomas
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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Mer 27 Fév - 19:47

Kerry finissait de tapoter sur les touches de son ordinateur. Son article était bouclé. Finalement elle avait pu interviewer l'homme d'affaire qui lui avait fait faux bond il y a quelques semaines de ça. Au début elle ne voulait pas réaliser cette interview suite à la précédente tentative mais son rédacteur n'avait personne de disponible. Mon œil ouais ! C'est juste que tout le monde s'était défilé. Mais tout le monde avait droit à une deuxième chance. L'exercice dura 1h30, autour d'un café. Elle retourna ensuite au journal pour retranscrire la discussion. Autant vous dire qu'interviewer un homme d'affaire qui vous raconte comment il résistait à la crise grâce à des placements boursiers ingénieux et à des relocalisations du travail n'est guère excitant. Kerry préférait le journalisme d'investigation mais pour le moment elle était cantonnée à des choses inintéressantes au complet.
Kerry éteignit son ordinateur, récupéra son sac et se dirigea vers l'ascenseur. Elle avait hâte de rentrer chez elle de retrouver sa famille. Les portes s'ouvrirent et entra dans la cage. Les étages défilaient quand soudain l'ascenseur s'arrêta, la lumière s'éteignit. La jeune rousse soupira.


"C'est bien ma veine !"

Elle appuya sur le bouton d'alarme mais rien ne se passa.

"Ca m'apprendra à ne pas prendre les escaliers."

Du coin de l'oeil elle aperçu une silhouette. Elle tourna la tête et vit effectivement un homme en imperméable avec un chapeau et une mallette dans la main. Kerry sursauta et recula vivement.

"Ne craignez rien. Je ne suis pas ici pour vous faire du mal."

"Contente de le savoir...Qui êtes vous ?"


"Mon nom n'a pas d'importance. Je suis ici pour vous prévenir."

"Me prévenir de quoi ?"

"J'ai la capacité de voyager entre les époques et l'espace. Nous sommes plusieurs à avoir ce pouvoir. On nous surnomme les Observateurs. Notre but est de comprendre notre passé pour prévenir le futur. La période où nous sommes actuellement est une période crucial pour l'avenir. Des changement importants vont avoir lieu. Vous aurez une part importante dans ce changement."

Voyant l'air dubitatif de la jeune femme, l'homme continua.

"La personne que vous cherchez d'arrêter sera bien stoppée, grâce à vous. Mais pour cela votre famille devra faire face à de nombreuses difficultés. J'ai vu tous les futurs possibles, vous devez mourir."

Quand un homme pouvant voyager dans le temps vous annonce que vous allez mourir ce n'est jamais bon signe.

"Je dois mourir ? Mais qu'est-ce que vous racontez ?!"

"Je suis désolé, c'est le seul moyen."

L'homme disparu, l'ascenseur se remit à fonctionner, comme si de rien n'était la laissant seule face à cette annonce.

****

Arrivée chez elle, elle retrouva Alex et Lisa. Elle ne voulait rien dire de sa rencontre à Alex ni à ce que l'homme lui avait dit. Elle préférait passer de bons moments avec sa famille. Son téléphone bippa. Une de ces collègue venait de lui envoyé un message. Elle lui demanda de mettre la chaine info car un truc énorme avait lieu à la Cathédrale Saint Patrick. Elle alluma à la tv et tomba sur un flash spécial. Le journaliste à l'antenne indiquait qu'une prise d'otage avait lieu en ce moment. Le prêtre serait mort ainsi qu'un autre homme. L'homme responsable est l'ennemi public numéro 1 : Sylar.
Le FBI était déjà sur place. Kerry se tourna vers Alex.

"Sylar n'est pas le seul à être dans cette cathédrale. Calamity y est aussi. C'est le moment parfait l'arrêter. Que les deux soient au même endroit est un avantage vu le désir de Calamity de se débarraser de Sylar. Je dois absolument en profiter."

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Alex Dumont
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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Sam 2 Mar - 2:21

Alex fit glisser le plat dans lequel il avait disposé une tarte aux pommes à l’intérieur du four. Refermant la porte, il ajusta le thermostat ainsi que la minuterie. Assise dans sa chaise haute, Lisa observait son père en mode « master chef ». Silencieuse et calme, elle ne perdait une miette des gestes de son paternel.

« Voilà ! y a plus qu’à attendre que ça cuisse. »

Ce fut à ce moment là qu’il entendit une clé dans la serrure de la porte d’entrée. Finalement, Kerry semblait être parvenue à terminer son article avant la tombée de la nuit. Ainsi, ils pourraient profiter de cette fin d’après midi en famille, autour d’une délicieuse tarte.

La jeune femme avait une mine quelque peu contrariée, mais Alex préféra ne pas l’embêter avec des questions qui pouvaient attendre. Allumant le poste de télévision, la journaliste mit alors une chaine d’info qui parlait d’une prise d’otage qui se déroulait en ce moment même dans une cathédrale de la ville. A en croire les médias, Sylar en était l’instigateur.

Silencieux, le français écouta les divers journalistes qui intervenaient aussi bien sur le plateau télé que ceux qui étaient en place sur le parvis de la cathédrale. Visiblement, il y avait déjà des victimes.

Kerry informa alors le jeune homme de la présence sur place d’une autre personne indésirable : Calamity. D’après la journaliste, c’était une aubaine que d’avoir ces deux tarés réunis au même endroit. La jeune femme y voyait une opportunité de mettre fin aux agissements de ces deux criminels hors normes.


« Attends, tu plaisantes quand tu dis que tu dois en « profiter ». Tu n’espères tout de même pas que je vais te laisser aller là bas pour te faire descendre. La réunion des consanguins anonymes … très peu pour moi. C’est le boulot de la police ça … je crois qu’on a assez donné de notre personne, non ? »

La jeune femme ne prit pas la peine de répondre. Au lieu de ça, elle saisit sa veste et se dirigea vers la porte de sortie. Cet entêtement était à la fois quelque chose qu’Alex appréciait chez elle, mais également quelque chose qui le rendait dingue.

« Kerry ! C’est du délire là ! »

Soupirant, le jeune homme comprit qu’il ne pourrait pas la faire changer d’avis. A moins qu’il ne la plonge dans le coma, il y avait peu de chance pour que la jeune femme reste dans cet appartement.

« Bon … ok. Mais je viens avec toi. Prenons juste le temps de demander à la fille des voisins de venir garder Lisa. Et … et je dois éteindre le four aussi. »

Une fois ces détails réglés, le jeune homme attrapa à son tour sa veste et emboita le pas de la rouquine.

* * *


Une fois devant la cathédrale, y pénétrer semblait impossible. L’édifice était totalement cerné. Dans un premier temps, il y avait tout un cordon de passants et autres curieux amassés. Puis, venait la foule de journalistes agglutinée au plus prêt possible pour ne rien rater. Et enfin, un barrage de force de l’ordre empêchait quiconque d’approcher des issues de la cathédrale.

« J’imagine qu’il va falloir s’en remettre à tes talents pour rentrer là dedans … je te le cache pas … ça m’emballe pas du tout cette histoire. »

Glissant sa main dans celle de Kerry, le jeune homme la laissa les téléporter à l’intérieur de la cathédrale. Fermant les yeux, il attendit que le bruit de la foule se taise, signifiant simplement que le voyage était terminé. Ceci fait, il les rouvrit. L’atmosphère à l’intérieur du lieu de culte était lourde et le silence plutôt angoissant.

« Ok … nous y voilà … », chuchota Alex tout en relâchant la main de son amie.

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Peter Petrelli

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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Jeu 7 Mar - 22:37

Plongé dans la pénombre, Peter scrutait pensivement le panneau couvert de photos et de coupures de presse auxquelles seule la faible lueur d'un néon clignotant procurait une visibilité hasardeuse. Derrière lui, un festival de fils multicolores s'entremêlaient dans toute la pièce, liant les murs les uns aux autres comme une immense toile d'araignée. A chaque fil étaient accrochés divers post-it et illustrations, se référant notamment à des personnes à pouvoirs. Cependant, on pouvait également y trouver Angela Petrelli et d'autres figures influentes. Cette structure, il avait mis des mois à la mettre en place. Ses souvenirs n'étaient jamais revenus. Ce genre de miracles improbables, il les laissait aux films et aux séries télés, cela ne se produisait jamais dans la réalité. Mais avec l'aide de sa mère et de quelques connaissances, il avait réussi à reconstituer les pièces du puzzle pour en faire quelque chose de cohérent, qui s'apparentait à ses anciens souvenirs personnels. Le pouvoir de mémoire décuplée qu'il avait absorbé lui avait d'ailleurs été fort utile dans cette tâche laborieuse. Il savait désormais ce qu'il lui restait à faire. Dans tout chaos, il y a un nœud qui en est l'origine, et qu'il suffit de défaire afin que le reste se démêle. L’œil de l'ouragan en est aussi le point faible, celui où il faut se trouver si l'on souhaite attaquer le mal à la source. Et il n'y avait plus aucun doute là-dessus : Sylar était le seul élément à l'origine de toutes les catastrophes survenues récemment. Sans lui, pas d'explosion de New York ni de médiatisation des terroristes à pouvoirs. Sans lui, les Sons of Liberty n'auraient probablement pas eu l'idée ou le cran d'utiliser les médias à leur avantage pour semer la terreur. Sans lui, les évolués n'auraient pas été traqués comme des bêtes sauvages à travers tout le pays, et rejetés par les humains. Tout ce qui avait ravagé la ville, terrorisé le pays et blessé cette planète à jamais ramenait à un seul et unique nom : celui de Sylar. Il était temps désormais d'éradiquer cette menace. Définitivement.

Peter avait du mal à y voir là quelque chose de personnel, car il entretenait ses souvenirs comme s'ils appartenaient à une autre personne. De ce fait, les sentiments qui y étaient liés étaient bien souvent absents au rendez-vous. Parmi ceux-là, justement, le désir de vengeance envers Gray pour tout ce qu'il avait fait subir à Peter et ses proches était le principal. Petrelli n'arrivait pas à détester ce sociopathe, mais il savait qu'une fois le moment venu, il n'aurait pas le choix. Il faisait partie des personnes devant intervenir pour l'arrêter. Lentement, il souleva les ciseaux qu'il tenait dans sa main droite et s'approcha d'un fil auquel était accrochée une photo d'identité. Le regard fou du serial killer se laissait facilement entrevoir malgré la pénombre. Peter en approcha les ciseaux, et coupa d'un geste vif le fil avec une partie de la photo. Aussitôt, toute la toile de fils sombres, rouges, noirs, gris, s'écroula d'un coup. Seuls demeurèrent les fils blancs, flanqués de visages doux et bienveillants, comme ceux d'Asami Barairo, Alex Dumont, Kerry Tomas, Claire Bennet et bien d'autres. Peter les observa quelques instants avec un sentiment de sérénité. Il était empli d'espoir, car il savait que le cauchemar pouvait se terminer en ce jour-même. Derrière lui, une silhouette apparut dans l'encadrement de la porte. Elle s'avança vers lui et entoura sa taille de ses mains. Le visage d'Elizabeth vint se poser au creux du cou de Peter. Il n'avait pas besoin de se retourner, il voulait d'abord profiter de son agréable odeur et de la douceur de sa peau. Après un moment, il fit volte-face et plongea son regard dans le sien. Un regard déterminé et sûr de lui.


- T'es sûr de vouloir y aller ? demanda Liz à mi-voix.

- Je n'ai pas le choix. Je sais qu'Alex et Kerry s'y rendront, et je leur ai fait la promesse de les protéger, même s'ils ignorent que je compte toujours la tenir. Et puis, tout pourrait enfin se terminer cette nuit. Il ne faut laisser aucune chance à Sylar. S'il nous déclare ouvertement la guerre, nous ne pouvons plus reculer.

Elle acquiesça en silence et baissa les yeux. Elle eut un très bref geste de recul, puis se ravisa et serra Peter très fort dans ses bras. Il la serra aussi avant de déposer un long baiser sur ses lèvres. Une fois l'étreinte terminée, elle détourna le regard en direction de la fenêtre condamnée par des toiles opaques. Le ton de sa voix était devenu faible et tremblant.

- Allez, file. Y a du monde qui t'attend en bas.

En silence, Peter sortit de la pièce pour emprunter le long couloir qui menait au rez-de-chaussée. En chemin, il ouvrit une porte et regarda à l'intérieur de la pièce. Le lit était paisible, empli d'innocence. Au bout du couloir, Elizabeth lui lança :

- Tâche de rester en vie. Pas seulement pour moi, mais pour notre fils.





* * *





- T'es prêt ?

Debout au milieu du salon, du haut de sa silhouette fière et athlétique, Lila attendait entre deux femmes d'âge mûr. L'une d'entre elles était bien évidemment Angela Petrelli. L'autre était également une femme très distinguée, dont le style bien British ne laissait nullement place à l'hésitation.
Depuis qu'il tentait de retrouver la mémoire, Peter avait souvent pu compter sur l'aide de Lila Cruz. Elle venait régulièrement lui rendre visite pour lui réapprendre à utiliser ses pouvoirs et reconstituer les morceaux de son passé oublié. Une attitude bien étrange de la part de l'aristocrate, d'après les dires d'Angela. Mais le cadet Petrelli savait qu'il pouvait compter sur cette personne au caractère fort et déterminé. Elle était revenue d'Angleterre avec sa mère, Amelia, qu'elle n'avait pas revue depuis son enfance. La pauvre femme avait miraculeusement survécu à un accident d'avion grâce à son pouvoir, et avait été recueillie par un village tibétain. Mère et filles pensaient toutes deux s'être perdues à jamais, persuadées que l'autre n'avait pas survécu. Ce n'est que récemment, depuis qu'elle s'était enfin décidée à rentrer au pays, qu'Amelia avait décidé de reprendre contact avec sa fille en douceur, par le biais de messages anonymes, aussitôt qu'elle avait appris qu'elle était toujours en vie. Les retrouvailles avaient changé Lila, elle paraissait être une meilleure personne. Du moins, c'était ce que disait Angela. Selon cette dernière, l'Anglaise avait finalement trouvé sa voie.

Lila était venue à moto, mais mieux valait utiliser la téléportation pour se rendre sur les lieux de la prise d'otage. Cruz avait appelé Peter dès qu'elle avait vu les images en direct à la télévision. Elle s'était ensuite équipé d'un arsenal destiné au combat au corps à corps, consciente que les armes à feu étaient inutiles contre Sylar et ses éventuels complices. Elle avait aussi pris des grenades aveuglantes, étourdissantes et à ultrasons. Tout ce qu'il y a de plus inoffensif pour un être humain normal, mais qui pouvait s'avérer utile contre des évolués. Elle avait ensuite filé jusqu'à l'appartement de Peter et Elizabeth, prenant soi de prévenir Amelia et Angela au passage.

Les mères dirent au revoir à leurs enfants respectifs, avec tout l'amour maternel que cela impliquait. Ces femmes savaient garder leur dignité, mais même les plus fortes d'entre elles se laissent aller aux larmes lors de tels moments. Elizabeth n'était déjà plus là. Peter savait qu'elle s'était réfugiée dans la chambre du petit, le serrant dans ses bras pour penser à autre chose. Après ces quelques mois passés ensemble, il avait appris à la connaître. Il était heureux d'avoir eu l'opportunité de la revoir par hasard dans l'hôpital où il travaillait. Elle était venue pour voir sa sœur, et c'est sur Peter qu'elle était tombée, au sens littéral du terme. Suite à un malaise, il l'avait soignée et avait découvert qu'elle attendait un enfant. Il était de lui, aucun doute là-dessus. Il pouvait percevoir son aura, son "essence vitale" comme disait Lila, "pour reprendre les termes d'Alex". Après les retrouvailles, ils avaient fini par s'installer ensemble et à reconstruire une vie qui se voulait la plus normale possible, malgré les leçons quotidiennes de Lila à domicile ou dans des terrains d'entraînement en périphérie de la ville, dont elle seule avait connaissance. Elizabeth avait un lourd passé, mais c'était quelqu'un de bien. Ils se faisaient confiance, malgré leurs imperfections, et ils avaient réussi à se redonner mutuellement du courage. Cela lui déchirait le cœur de devoir s'en aller avec la possibilité d'un non-retour. Mais il ne préférait pas y penser, il voulait garder espoir, l'espoir que tout cauchemar avait une fin.

Peter prit la main de Lila et ferma les yeux. Il se concentra, pour viser le plus précisément possible. Et ils disparurent.

Il fut assez fier de la précision de l'endroit où il les avait transportés. Ils demeuraient tapis dans l'ombre dans un coin reculé de la cathédrale, dans les loges du prêtre. Par sécurité, il les rendit invisibles, même s'il savait que Sylar ne tarderait pas à les débusquer. Le tueur en série détenait une pauvre adolescente en otage. A l'autre bout du bâtiment, du côté de l'entrée, une porte s'ouvrit pour laisser entrer une personne, une femme d'après la voix qui s'élevait en résonnant dans les lieux sacrés. Mais très vite, Peter ressentit deux autres auras, dont une très forte et qui lui semblait intimement liée. Se pourrait-il qu'Alex Dumont soit déjà là ?






[HRP: Serait-il possible de caser Lila quelque part à partir du prochain tour please ?]


Dernière édition par Peter Petrelli le Mer 17 Avr - 23:14, édité 2 fois
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Claire Bennet

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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Mer 17 Avr - 15:39

Les évènements avaient pris une telle tournure que la très jeune adulte avait encore beaucoup de mal aujourd’hui à comprendre tous les tenants et aboutissant de ce qu’elle avait vécu. L’enlèvement de sa grand-mère par un groupe indépendant, la découverte d’un "vaccin" contre les pouvoirs, tout cela n’était pas sans conséquence. Elle s’était battue comme une lionne dans l’espoir d’empêcher l’enlèvement, elle avait refusé de suivre Lila en Angleterre et c’est toujours avec cette même obstination qu’elle avait continué à poursuivre ceux qui étaient derrière tout ça. Les émeutes ne cessaient de se multiplier, les jours de passés mais elle avait fini par s’approcher petit à petit du but, tellement obnubilé par cette histoire que lorsqu’enfin elle eut des noms et une adresse, elle fut incapable de dire combien de temps s’étaient réellement écouler.
La jeune fille s’était retrouver devant un choix difficile, y aller seule aurait été de la folie pur et simple, une mission suicide…Et au final, elle se résolu à composer un numéro qu’elle semblait ne jamais avoir oublié. Elle patienta, à la fois sur d’elle et nerveuse quand enfin la voix tinter d’un accent anglais répondit, lui offrant ce sempiternelle surnom de Barbie, elle avait beau avoir les cheveux bruns aujourd’hui, Lila semblait toujours garder l’image de la petite sotte blonde qu’elle avait été.


« J’ai besoin toi… »

Fini-t-elle par lui lâcher. Si elle avait nourrit énormément de rancœur pour Lila, pour ce qu’elle lui avait fait et le sentiment d’abandon et de trahison qu’elle avait ressenti, elle avait au fil du temps et des épreuves passer avec elle en Asie, finit par lui "Pardonner". Le mot n’était pas juste mais elle avait retrouvé quelque chose qu’elle n’espérait plus ressentir pour la jeune femme, et si elle devait être parfaitement honnête avec elle : il n’y avait qu’en Lila Cruz qu’elle pouvait avoir réellement confiance, aussi paradoxal que cela pouvait paraître.
C’est avec son aide qu’elle sorti sa grand-mère de cette histoire, persuadée qu’au fond, Lila et elle n’avait découvert qu’une très petite partie émergée de l’iceberg. Et de cette expédition, il n’en resta presque rien comme preuve à part la vie d’Angela et un inhalateur.

Cette petite chose qu’elle avait fini par voler à l’un des hommes de ce groupe, elle ignorait absolument tout de son contenu mais en connaissait les effets pour l’avoir vu à l’œuvre sur ces hommes…Capable de décuplé la force et de donner à certain, pour un temps, des capacités tout aussi similaire qu’aux spéciaux. C’était cette chose qui leur permettait d’égaliser leur force et de combattre les "Super Criminelles". Un objet qu’elle avait gardé en secret, un trophée peut-être…Se demandant quel effet aurait cet inhalateur sur un être spécial.

A présent obligé de se faire d’autant plus discret, Claire avait fini par rejoindre sa grand-mère et vivre avec celle-ci, s’efforçant de ne pas penser à son père, sa mère et son frère, ceux qu’elle avait toujours considéré comme sa véritable famille. Faisant alors la connaissance d’Amelia et continuant sa formation auprès de Lila. Elle l’accompagnait à certain des entraînements, aidant Peter autant qu’elle le pouvait, se perfectionnant à son tour, tant d’évènement encore qu’elle avait l’impression que toute ce temps passés n’avait été long que de 24 heures. Si Peter avait eu besoin de reconstruire le puzzle de son histoire pour connaître aujourd’hui le responsable, pour Claire l’identité de cette personne lui était bien précise et était aujourd’hui son unique et véritable but. Jamais véritablement remise de ce qu’il lui avait fait subir à mainte reprise, il lui arrivait encore aujourd’hui de se réveiller en proie à de terrible cauchemars, d’affreux souvenir. Un visage qu’elle est incapable d’oublier, une voix parfaitement intact dans sa tête, si il n’était pas à sa poursuite, il semblait pourtant chaque jour tout prêt d’elle.

Submergé par l’aspect très personnel de leur histoire commune, Claire n’avait jamais lâché l’affaire, elle ne l’avait jamais revu depuis leur dernier rendez-vous à l’hôtel. Ronger par le remord et la culpabilité, elle faisait tout pour le traquer et aujourd’hui, elle avait fini par le retrouver. Peut-être était-ce dut au fait qu’il s’est introduit plusieurs fois dans sa tête mais elle n’avait jamais été très loin, si elle ne retrouvait que de très brève trace de son passage sans véritable preuve, son instinct semblait tout à faire capable de l’aider à retrouver celui pour qui elle nourrissait tant de rancœur.
Et Aujourd’hui, elle était vraiment proche, elle le voyait, l’observait, elle l’avait vu entrée dans cette église et après quelque longues minutes, elle y était entrée à son tour. Ces leçons avec Lila, elle se les répétait sans cesse, tant et si bien qu’aujourd’hui elle avait, semble-t-il, porté leur fruit. Cacher dans la demeure sacrée, elle y avait laissé les choses se dérouler, un mal nécessaire. Elle n’était armée de rien, voler dans les réserves de Lila n’aurait pas été judicieux et puis contre Sylar…

L’unique chose qu’elle avait emmené avec elle, c’était ce fameux inhalateur, avec l’idée peut-être un peu stupide de l’utiliser pour décupler sa résistance, ses réflexes, sa vitesse et sa force. Ignorant si cela aurait réellement cette effet si c’était un spécial qui l’utilisait. Esquissant un sourire en écoutant les provocations de Sylar, son appel se fit rapidement entendre. Reconnaissant rapidement la voix de ce nouvel invité, ce fut la surprise qu’elle ressenti. N’était-elle pas morte dans l’effondrement ? Il était inutile de se cacher plus longtemps, quittant sa cachette, elle rejoint d’un pas assurée la nef des lieux. Ses cheveux sombres attachés, elle releva la tête vers les deux protagonistes.


« J’avais espéré un autre tête à tête avec toi… »

S’adressant exclusivement à Sylar. La présence de Calamity bousculait quelque peu les plans de la jeune fille, bien que l’esprit psychotique de Gabriel n’y fût pas pour rien. Observant l’otage, elle se voulait rassurante.

« Laisse là en dehors de ça, tu as tout ce que tu veux ici… »
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Sylar
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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Dim 21 Avr - 18:16

L'intérieur de la cathédrale était très silencieux, on entendait à peine le bruit de la foule de policiers et les hélicoptères qui s'affairaient à cerner l'édifice. Sylar était seul avec son otage, assis sur un des nombreux bancs, face au cadavre du prêtre crucifié à plusieurs mètres du sol.

"Pitié ... laissez moi partir."

"Ils viendront, tu verras."

L'adolescente aux yeux humides leva le regard vers son preneur d'otage.

"Un à un, ils viendront ... Tu sais pourquoi ? Pas parce qu'ils veulent te sauver. Parce qu'ils me veulent moi. Ils me détestent, ils me haïssent. Ils veulent me tuer parce que je représente ce qu'il y a de pire pour eux. Toi tu es juste là au mauvais endroit, au mauvais moment. "

De savoir que des gens devaient intervenir mais qu'ils n'auraient pas pour priorité de la tirer de ce mauvais pas ne rassurait en rien la jeune adolescente, laquelle commençait sincèrement à penser ne jamais plus sortir de cette église. Elle ne pouvait contenir ses larmes.

"S'il vous plaît ..."

Sylar la prit violemment par le bras et la força à le regarder droit dans les yeux.

"Tu crois que la vie est une aventure formidable, remplie de bons moments. Tu te dis que si je te tue, tu ne reverras jamais tes parents, tu ne connaîtras jamais ton grand amour, le sexe, la joie d'avoir des enfants. Tu es naïve. Te tuer représente un cadeau dont tu ne mesures pas la valeur. La vie n'est pas précieuse, c'est une torture. C'est un perpétuel cycle pavé de choix douteux dont personne ne veut assumer les conséquences. C'est une remise en question permanente. C'est un numéro de funambulisme sur une corde aussi épaisse qu'un cheveux. Tu as peur de mourir, alors que tu devrais être au moins aussi terrifiée par la vie que tu cherches à préserver."

Elle ne l'écoutait même pas parler, tout ce qui importait, c'était qu'elle parte d'ici, qu'elle s'en aille loin, très loin et qu'elle ne revoit jamais cet homme. Le tueur étira un large sourire sur son visage à cet instant précis, car il sentit deux présences qui lui étaient familières dans le bâtiment.

"Relax. Je ne vais pas te tuer. Je n'en ai jamais eu l'intention. Dès que mes invités seront là, tu pourras partir."

La porte de la cathédrale claqua. La jeune adolescente et le serial killer se tournèrent en même temps. Elle tenta de se lever du banc pour partir en courant, Sylar l'attrapa par le col et la maintint contre lui.

"Tu as dit que tu attendais des connaissances, alors me voilà...Gabriel."

Le tueur sortit de la rangée dans laquelle il était assis, tenant fermement son otage contre lui.

"De toutes les personnes que je m'attendais à voir franchir
cette porte, tu es sans doute celle à qui je m'attendais le moins. Ne prends pas ça pour une déception, au contraire, je trouve ça extrêmement ... intéressant, que tu sois là. "


Au même moment, derrière Calamity, deux formes se dessinèrent dans l'ombre de la grande double porte en bois. Pas de bruit cette fois-ci, ces deux là n'étaient pas entrés de façon conventionnelle. Sylar reconnu l'énergie d'Alex Dumont embellir les lieux et à ses oreilles les battements cardiaques de celle qu'il avait autrefois aimé : Kerry Tomas. Ces deux là empêchèrent Sylar d'apprécier l'arrivée d'une autre personne.

« J’avais espéré un autre tête à tête avec toi… »

Quelle douce voix que celle de Claire Bennet lorsqu'elle s'adresse à son pire ennemi sur ce ton mêlant colère et dégoût. Lors de leur dernière rencontre, Sylar avait avoué à la jeune femme qu'il éprouvait des sentiments pour elle. Les points communs qui les caractérisent étaient un signe trop évident pour que le tueur puisse le nier.

Mais pour lui, c'était il y a une éternité et beaucoup d'eau avait coulé sous les ponts. Il avait perdu tout espoir de devenir un jour l'être aimé qui pourrait séduire et rendre heureuse une fille comme Claire Bennet. Ses sentiments ne s'étaient pas évanouis, mais il avait choisi de les ignorer.

« Laisse là en dehors de ça, tu as tout ce que tu veux ici… »

Force était pour Sylar de constater que la jeune cheerleader, dont la chevelure blonde s'était délicieusement assombris, avait raison

" En effet. J'étais sûr qu'aucun d'entre vous ne pourrait résister. "

Un grand sourire satisfait vissé sur le visage, Sylar déposa un baiser sur la joue de l'adolescente qui lui servait d'otage, puis se téléporta seul derrière l'autel, à l'autre bout de la cathédrale. De là, il pu voir la jeune fille sortir en courant.

"Je suis si heureux que vous ayez accepté de prendre part à cette dernière messe que nous allons célébrer tous ensemble. Je reste toutefois déçu que certains d'entre vous n'aient pas le courage d'assumer leur présence. "

Il tourna la tête vers un coin sombre de la nef, attendant que Peter et Lila daignent se rendre visibles aux yeux de tous. Il laissa ensuite un silence pesant s'installer dans la cathédrale. Les regards s'échangeaient mais personnes ne semblait vraiment oser faire le premier pas. Sylar prit l'initiative d'ouvrir la cérémonie. Il présenta sa main, paume ouverte, aux personnes présentes. Sa peau commença à s'éclaircir, devenant de plus en plus brillante, pour finir par prendre une teinte orangée. Un pouvoir qui en d'autres circonstances aurait rappelé beaucoup de chose à Peter, avant que ce dernier ne devienne amnésique. Pour les autres, la menace était palpable, beaucoup des personnes présentes étaient là, au Texas, à la fête du lycée de Claire, là où tout avait commencé.

"C'est le moment d'en finir, mes amis. C'est le moment de baisser le rideau. Vous et moi sommes liés par tant de choses qui me paraissent interminables. Je ne saurais compter le nombre de fois où nous nous sommes affronter et pourtant nous voilà, tous ici, intacts comme s'il ne s'était jamais rien passé. Je veux que ça cesse. Je veux en finir avec vous tous. Mais ça ne me suffit pas, je veux en finir avec tout. Je vais faire exploser ce pays et tous ses habitants. Et ce ne sera là que le début. Je ne m'arrêterais que quand il ne restera plus rien de vivant sur cette foutue planète. J'ai le pouvoir de Peter depuis plusieurs semaines, autant vous dire que je suis capable d'à peu près tout. Ne soyez pas assez stupide pour en douter. "

Les cartes étaient distribuées. L'enjeu était clair. Le compte à rebours était lancé. Sylar menaçait de redevenir le terroriste qu'il avait déjà été par le passé, à une échelle bien plus grande cette fois-ci. Lévitant progressivement, le tueur finit par s'installer debout sur l'autel.

"Je déclare la guerre à ce monde et il n'y a rien que vous puissiez faire pour m'arrêter. La seule raison qui m'a poussé à vous faire venir ici, c'est pour que vous contempliez, chacun votre tour, un à un, l'étendu de votre immense échec."

A ce moment, un clone du tueur sortit de l'arrière salle de l'église, derrière Sylar. Puis un deuxième l'imita, puis un troisième, et cela ne s'arrêtait pas là. Six copies du tueur formèrent un petit comité d'accueil tout autour de leur modèle d'origine.

" Vous connaissez déjà mes acolytes. J'ai pris la liberté de les faire grandir un peu, je pense que vous apprécierez en temps voulu leurs nouvelles aptitudes. Détail qui a son importance, ils ont le pouvoir de transformer n'importe qui en une copie de ma propre personne. Ce qui me fait penser qu'au moment où nous parlons, certains d'entre eux font connaissance
avec la foule rassemblée dehors."


Sylar se délecta de la mine qu'affichaient les protagonistes de la scène en imaginant une foule de clones de leur pire ennemi à l'extérieur du bâtiment.

" Oui, vous avez bien entendu, je créé ma petite armée personnelle. Après tout, on est jamais mieux servi que par soi-même."

Sylar se laissa aller à une rire une nouvelle fois, bouche fermée, mais la voute amplifiait le son de sa voix qui résonnait très clairement aux oreilles de toutes les personnes présentes.

" Bien ... lever de rideau ! "

Le tueur claqua des doigts, les clones se mirent en mouvement et s'approchèrent rapidement du groupe qui se tenait face à eux.



~~~~~~~~~~~~~~~~ Quelque part dans l'esprit de Calamity ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Calamity sentit un souffle chaud lui traverser le corps, la forçant à fermer brièvement les yeux. Lorsqu'elle les rouvrit, elle se trouvait debout au milieu de ce qui ressemblant sans s'y méprendre à un saloon. Autour d'elle, une foule bruyante mêlant dames bourgeoises, cowboys alcooliques, hommes de rang en costard des années passées et filles de joies. Calamity elle-même pouvait constater que ses vêtements avaient changés, s'apparentant désormais à ceux d'une cowgirl aux holsters fermement ceinturés à ses hanches.

Pas de doute possible, elle venait d'être téléportée dans le Far-West. Personne ne semblait la remarquer, elle qui se tenait debout dans une église en pleine ville il y a quelques secondes encore. Soudain, les doigts d'un pianiste glissent et s'entremêlent en un accord annonçant un morceau de piano. La scène à l'autre bout du saloon s'éclaire, Sylar est assis face à un gros piano, vêtu d'un costard d'époque et d'un chapeau haut de forme. L'air qu'il jouait n'était pas un morceau inconnu, mais ce n'est que lorsque le tueur ouvrit la bouche que la chanson se dévoila vraiment :


I've got youuuuu ... under my skin.

I've got youuuuu ... deep in the heart of me.

So deep in my heart ... that you're really a part of me.

I've got youuuu... UUUUnder my skin.

I haaad tried sooo ... not to give in.

And I said to myself : this affair ... never will go so well.

But why should I try to resist when, baby, I know down well

I've got youuu ... under my skin?

Chanson très connue de Frank Sinatra, dont la voix se retrouvait étrangement sortie tout droit des cordes vocales de Sylar, pourtant piètre chanteur à l'habitude. Les yeux du pianiste ne quitteront que rarement ceux de la cowgirl.


Le morceau se termine, les gens applaudissent, le tueur se lève et se dirige vers une table vide, non loin de Calamity. Les gens s'écartent sur son passage. Il finit par s'asseoir, attendant qu'elle le rejoigne. L'heure semblait être à la discussion.



~~~~~~~~~~~~~~~~ Quelque part dans l'esprit de Lila ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Lila sentit un souffle chaud lui traverser le corps, la forçant à fermer brièvement les yeux. Lorsqu'elle les rouvrit, elle se trouvait dans un dojo. Elle n'avait pas eu l'impression d'avoir bougé, mais constata que sa tenue avait changé pour un kimono blanc et une ceinture noire. A ses hanches était accroché un katana, rangé dans son fourreau.

Elle était seule.

"Tu m'as libéré, une fois. "

Au premier étage, en face de Lila, un petit balcon où se trouvait Sylar, vêtu d'un costume très habillé.

" Le level 5. Je n'ai pas oublié. Tu m'as libéré. A mon tour de te rendre la pareil, Lila. Je vais t'aider à t'enfuir, je vais t'aider à quitter ce monde qui ne mérite aucun d'entre nous. Ce monde gangréné, sali par ses locataires. Lila, je vais te libérer."

Une porte s'ouvrit à droite de la jeune anglaise, laissant entrer une lumière blanche aveuglante. Même scène sur sa gauche. Deux hommes habillés vêtus de vêtements et d'armures métalliques noirs entrèrent alors dans le dojo. Ils se postèrent face à Lila, droits. Dans des mouvements coordonnés, ils sortirent leur katana de leur fourreau et se mirent en garde face à elle. Brisant le silence, Sylar, du haut de son balcon, ordonna d'une voix forte :

"Tuez-la. "

Les deux combattants s'avancèrent alors vers Lila.



~~~~~~~~~~~~~~~~ Quelque part dans l'esprit de Claire ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Claire sentit un souffle chaud lui traverser le corps, la forçant à fermer brièvement les yeux. Lorsqu'elle les rouvrit, elle était dans sa chambre, chez elle, à Odessa. A peine avait-elle le temps de réaliser où elle se trouvait qu'elle pu entendre un cri de détresse provenant du rez-de-chaussée. La voix lui était très familière puisqu'il s'agissait de celle de sa mère adoptive, Sandra.

Lorsque la jeune femme dévala les escaliers, elle put voir le corps de Noah, son père adoptif, gisant dans une mare de sang sur le sol du séjour, égorgé d'une très nette entaille. Sa mère, elle la retrouva dans la cuisine, pendue au ventilateur du plafond, en train de rendre son dernier souffle. Un autre cri, beaucoup plus jeune, émana de la salle de bain. Quand Claire arriva,
Lyle, son petit frère, était solidement attaché par une épaisse couche de glace au fond de la baignoire. Elle était remplie d'eau mortellement froide. Impossible pour elle de le dégager, de faire quoique ce soit. Elle ne pouvait que le regarder tenter de se débattre, cherchant la moindre petite source
d'oxygène, pour finir par rendre l'âme, à son tour.


" Qu'est-ce que ça fait, Claire ?"

Assis sur le rebord de la fenêtre, les pieds appuyés sur le dossier des toilettes, Sylar regarda Claire d'un air menaçant.

"Dis moi, qu'est-ce que ça fait ? Ce sentiment horrible, ce sentiment d'échec. Quand on pense qu'enfin on aperçoit le bout du tunnel après avoir tant souffert, mais que quelqu'un vient tout foutre en l'air."

Sylar se leva de son rebord et avança vers la cheerleader.

"J'avais besoin de toi, tu es venu, tu m'as aidé. Et quand enfin tu aurais pu mettre fin à tout ça, quand tu aurais pu me libérer, tu n'en as pas eu le courage. Tu n'as pas eu le cran de faire ce qui aurait du être fait. Et tu m'as renvoyé vers mes plus sombres démons. J'adorerais te voir mourir, mais nous savons tous les deux que ce n'est pas là ta destinée. La voilà, la conséquence Claire. Je vais détruire tout ce qui compte pour toi et te laisser là, seule, au milieu d'un tas de ruines chaudes et de cadavres dégoulinants de sang. "

Le tueur envoya sa main droite gifler violemment le visage de Claire.

"J'en ai fini de te considérer comme une privilégiée. Il est temps
que tu saches réellement qui je suis et ce que je suis capable de faire subir à quelqu'un."




~~~~~~~~~~~~~~~~ Quelque part dans l'esprit de Alex ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Alex sentit un souffle chaud lui traverser le corps, la forçant à fermer brièvement les yeux. Quand il les rouvrit, il était dans une petite pièce sans issue. Quatre murs composés de petits écrans de télévision le cernaient de toute part. Aucune sortie possible, Alex était seul, enfermé.


Soudain, les écrans s'allumèrent et une foule de visages identiques étaient alors braqués vers Alex, lequel pu aisément reconnaître la personne en question. Un rictus narquois sur le visage, Sylar toisait son ennemi sous tous les angles. Avec un ton jovial et moqueur, le tueur s'amusa à se glisser dans la peau d'un commentateur télévisé.

"BooOOOoonsoir et bienvenue dans notre toute nouvelle émission : 'Fait comme un Rat'. Quoique te traiter de rat est un peu trop réducteur vu l'adversaire que tu représentais, mon cher Alex. Aussi appelons ce divertissement 'Fait Comme Un Diplodocus', veux-tu ? Mhhmm ha-Ha-Ha. "

Le tueur s'esclaffait en 16/9ème tout en se délectant de la mine de sa victime.

"Mon tout petit Alex, tu es sans doute celui qui m'aura le plus challengé durant ces dernières années, ce qui est d'autant plus paradoxale que tu es le plus insignifiant maintenant que ce cher Mister Hyde a mis les voiles. Mais tu auras toujours été le plus juste et le meilleur donneur de leçon, c'est pourquoi je t'ai mis à disposition quantité d'écrans pour que tu puisses admirer
sur chacun d'entre eux l'étendu de ma cruauté, tandis que tu seras coincé ici, seul, impuissant, attendant simplement que j'en finisse avec toi. Que le spectacle commence ... "


Les télés changèrent de chaîne. Selon les écrans, le tueur était encore présent ou laissait place à d'autres visages bien connu du Français. Sur certains d'entre eux, Lila Cruz. Sur d'autres, Claire Bennet. Certains encore mettaient en scène Peter dans un décor apocalyptique. Mais sur une majorité d'entre eux, une belle femme dont la chevelure rousse n'avait pas laissé le tueur indifférent : Kerry Tomas.



~~~~~~~~~~~~~~~~ Quelque part dans l'esprit de Kerry ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Kerry sentit un souffle chaud lui traverser le corps, la forçant à fermer brièvement les yeux. Quand elle les rouvrit, elle n'était plus debout sur ses jambes mais assise à la table d'un restaurant. Un serveur s'approcha et déposa devant elle un plat sous une cloche d'aluminium, avant de repartir.


En regardant autour d'elle, elle réalisa que le restaurant ne lui était pas inconnu, loin de là, puisque c'est celui là même où Sylar les avait attaqué Alex et elle, il y a bien longtemps. C'était le jour où le tueur s'était approprié pour la première fois le pouvoir du Français.

Un serveur revint et ôta la cloche. Une cervelle ensanglantée gisait seule sur le plat. Quand ses yeux se levèrent, ils croisèrent ceux de Sylar, tenant fièrement sa cloche, un grand sourire vissé sur le visage. Fondant ce sourire en un rictus sadique, le tueur attrapa la rousse par la gorge, la souleva de sa chaise et l'envoya voler à travers le restaurant. Sylar se délecta de la chute assez violente que fit Kerry sur une table bien dressée. S'approchant d'elle d'un pas lent et méthodique, il observa avec humour l'indifférence générale de toutes les personnes présentes.

"Alors alors alors Kerry ? A quoi joue-t-on tous les deux ? Baise-moi et tue-moi ?"

Le serial killer pouffa de rire avant de se saisir d'une chaise en bois et de l'envoyer se briser sur le dos de Kerry qui n'avait même pas encore fini de se relever.

" On était censés faire de grandes choses tous les deux, tu sais. Ensemble, main dans la main. Tu me ressemblais tellement. Je nous voyais régner en maîtres. Et il a fallu que tu gâches TOUT."

Sylar envoya son pied dans l'estomac de la rousse. Il finit par s'agenouiller au-dessus d'elle et lui releva la tête en la tirant par les cheveux.

"Je vais te tuer, tu m'entends ? Je vais te tuer. Puis je tuerai Alex. Ensuite j'irais planter la tête de votre petite bactérie insignifiante au bout d'un pic à glace pour être sûr qu'aucun d'entre vous deux n'ai aucune chance de laisser un seul gêne sur cette planète."

Le tueur lâcha les cheveux de la rousse et se releva.



~~~~~~~~~~~~~~~~ Quelque part dans l'esprit de Peter ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Peter sentit un souffle chaud lui traverser le corps, la forçant à fermer brièvement les yeux. Quand il les rouvrit, il sentit une pluie battante s'abattre sur son visage. Les murs de la cathédrales s'étaient évanouis, il était debout au milieu d'une longue route droite, jonchée de buildings. La nuit avait jeté son manteau sur la ville et le ciel ébène était déchiré par les éclairs d'un violent orage.


A travers le rideau de pluie, une forme se dessina alors à quelques mètres devant le jeune Petrelli. La silhouette familière d'un homme que Peter avait appris à haïr. Un homme qui l'avait torturé pour lui subtiliser un pouvoir qui avait fait de lui l'adversaire le plus redoutable qu'il aurait jamais à affronter. Un duel au sommet tant attendu par le serial killer, un duel qui déterminerait enfin lequel des deux était le fort et lequel des deux était le faible. Ce même duel qui allait décider lequel allait vivre ... et lequel allait mourir.

Sylar se posta bien en face de son rival, le toisant légèrement, ne quittant jamais un sourire vainqueur.

"Je pense que nous y sommes, Peter. C'est le début de la fin. Si tu savais comme j'ai attendu ce moment."

Le tueur regarda partout autour de lui, avant de rediriger son regard vers Peter. Attendant que le tonnerre finisse de gronder, il reprit :

"C'est ça, le futur Peter. C'est ce que je vais installer partout. Dommage qu'Alexis Kane ne soit pas parmi nous, je suis sûr qu'il apprécierait. J'espère que toi tu apprécies cette vision d'avenir, même s'il manque un détail assez important."

Plusieurs autres formes se dessinèrent le long des trottoirs, sortant de l'ombre. Elles étaient nombreuses, très nombreuses. L' armée dont le tueur avait parlé tout à l'heure, dans la cathédrale. Elle était là. Des dizaines et des dizaines de clones, formant le ring tout autour des deux adversaires.

"Relax. Ils ont juste insister pour assister au spectacle, ils n'interviendront pas. Ca se passe entre toi et moi. Et cette fois mon cher Peter, cette fois-ci, je te promet qu'il n'en restera qu'un."

Sylar glaça ses poings qui prirent une teinte bleutée. Il avança d'un pas décidé vers son Némésis.

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Calamity
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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Lun 22 Avr - 15:33

Les événements s'enchainèrent assez vite depuis que Calamity fit son entrée dans cette cathédrale. Tout d'abords elle aperçue l'arrivée de Kerry et de son frenchie de copain. Connaissant que trop bien leurs caractères, Kerry avait du voir la prise d'otage à a télévision et n'avait pas pu résister de jouer à Supergirl n'écoutant pas le frenchie tentant de lui faire entendre raison. Dommage pour eux, cette soirée allait bien être la dernière pour eux.
Peter et Lila arrivèrent à leur tour suivit de Claire. Sylar avait réussit à rassembler tout ce beau monde, comme si ils avaient tous répondus présents à l'invitation pour une ultime bataille. Ultime bataille qui allait conclure plusieurs années de combats, de sang versé et de morts également. Sylar avait raison, tout ce termine ce soir.

Calamity écouta le discours du tueur qui déclarait la guerre au monde entier lorsque plusieurs clone du tueur apparurent à côté de lui. Ces derniers s'approchaient des invités. Le début de la fin.


******

Calamity sentit un souffle chaud lui traverser le corps, la forçant à fermer brièvement les yeux. Lorsqu'elle les rouvrit, elle se trouvait debout au milieu de ce qui ressemblant sans s'y méprendre à un saloon. Elle regardait autour d'elle, il y avait des hommes habillés avec des costards d'époque, des dames qui vu leur habits faisaient partie des familles privilégiées, des hommes avachis contre le comptoir et certains négociaient un petit moment de plaisirs avec des filles prêtes à tout pour quelques dollars. Comment de pouvait-elle qu'elle soit dans cette reconstitution de far west ? Elle remarqua que ses habits avaient changés. Elle était vêtue d'un pantalon rigide avec des jambières, d'un ciré et d'un chapeau. Elle avait également deux holsters avec deux pistolets autour de la taille. Une véritable cow girl.
Soudain, un air de piano de faisait entendre. Elle tourna la tête en direction de la scène. Sylar était en train de jouer et de mit à chanter. Il eu même droit à des applaudissements des habitués du saloon. Il descendit de la scène et s'installa à une table non loin d'elle. Après avoir assister à cette scène assez surréaliste, elle s'installa à la table du tueur. A peine fut-elle assise, qu'une serveuse leur servit un verre de whisky. Calamity sourit face à tant de détailles. Elle enleva son chapeau qu'elle déposa à un coin de la table, prit son verre et bu une gorgée de la boisson. Elle reposa son verre et regarda un instant celui sans qui elle n'aurait pas eu la chance de vivre un extrait de la vie de Calamity Jane.


"Alors Gabriel...mais j'y pense en fait, est-ce je parle au vrai Gabriel ou juste à un de ses clones. Peu importe. Que fait-on ici ? Pourquoi tant de mise en scène ? Tu vois, ça toujours été ton défaut, pas assez de simplicité. Je suppose que tous nous amis ont droit à une simulation plus vrai que nature."

Calamity prit une de ses armes et l'observa sur toutes les coutures.

"Toutes ses personnes contre toi, ne crois tu pas que c'est un peu trop même pour un homme si puissant que toi ? Tu as beau être immortel, on sait tous les deux la façon de se débarrasser des personnes comme Claire ou Peter."

Elle se tourna vers le comptoir, visa et tira. La balle de plomb vint percuter une bouteille qui se brisa en morceau. Elle souffla sur le canon et rangea son arme. Elle se retourna vers Sylar.

"J'espère que tu sais ce que tu fais car ils sont tous contre toi...nous sommes tous contre toi..."
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Alex Dumont
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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Mer 24 Avr - 0:14

Peu après leur arrivée, Alex détecta la familière énergie vitale de Claire. A n’en pas douter, cette dernière était dissimulée quelque part à l’intérieur du lieu de culte. Quelques secondes plus tard, le jeune homme put également ressentir la présence de deux autres personnes qu’il connaissait bien : Peter et Lila. Au regard de la soudaineté de leur apparition sur le radar du français, ainsi que du fait qu’aucun son de porte ouverte n’avait résonné dans l’édifice, Alex en conclut que les deux individus avaient emprunté une voie tout aussi peu catholique que le jeune couple.

Puis, les portes de l’église s’ouvrirent avec leur bruit caractéristique, résonnant au travers de l’architecture. Contre toute attente, une jeune femme à l’air impétueux s’avança dans l’allée centrale, s’adressant directement à Sylar : Calamity. Alex lança alors à Kerry un regard contrarié, comme pour tenter une dernière fois de la faire renoncer à sa folle entreprise.

Claire choisit alors ce moment pour dévoiler sa présence, quittant par ce fait sa précieuse cachette. Décidément qu’est-ce qu’elles avaient toute en tête à vouloir absolument lui parler ? Alex leva les yeux au ciel. S’il y avait bien un dieu là haut, c’était maintenant qu’il devait intervenir s’il ne voulait pas que ça se termine dans un bain de sang.

Avec l’intervention de Claire, la jeune otage du criminel en profita pour fuir. Ravi, Sylar semblait avoir anticipé la présence de tout ce petit monde. Encore une mauvaise chose se dit Alex. Cette histoire n’était donc qu’un stupide piège dans lequel tous s’étaient bêtement précipités. Et les choses semblèrent empirer lorsque les paumes du tueur se mirent à irradier d’une lueur de plus en plus vive. Sylar voulait refaire le coup d’Odessa, mais cette fois-ci, à une échelle beaucoup plus grande. C’était au monde qu’il déclarait la guerre, et il avait la ferme intention de le détruire. Et comme si le feu nucléaire n’était pas suffisant, une poignée de clones vinrent prendre place aux côtés du sociopathe alors que celui-ci annonçait à son auditoire que d’autres étaient très certainement en train de sévir à l’extérieur, agrandissant les rangs de ce qu’il appela lui-même sa "petite armée personnelle".

Finalement, Sylar claqua des doigts, provoquant une sorte d’effervescence parmi les clones.

L’instant d’après, Alex sentit une étrange chaleur le traverser et il se retrouva dans une pièce à la superficie limitée. Sur les quatre murs qui le cernaient, il pouvait voir des écrans de télévisions sur lesquels apparaissait le visage du tueur. Aucune porte, aucune trappe, aucune fenêtre, juste un imbriquement d’écrans. Avec un humour plus que douteux, le tueur fit son petit cinéma. Il avait piégé son adversaire, et à présent, il s’adonnait à un jeu de torture mentale. Sur les divers écrans qui entouraient le jeune homme, certains continuaient d’afficher le visage de Sylar, tandis que les autres montraient les diverses autres personnes qui étaient présentes dans l’église, mis en scène de diverses manières.

Calamity, revêtue d’une tenue tout droit sortie d’un farwest, prenait un verre avec le tueur chiquement habillé dans un saloon. Comme à son habitude, la jeune femme joua les provocatrices, semblant à l’aise dans cette mise en scène. Lila, de son côté, armée d’un sabre asiatique, se tenait debout au centre d’un dojo, cernée par deux espèces de samouraïs aux intentions plus que claires. Quant à la cheerleader, courant d’une pièce à l’autre d’une demeure typiquement américaine, elle découvrait un à un, des personnes qui lui étaient chers mortes ou agonisantes. Un cauchemar de plus que semblait vouloir lui faire vivre le tueur. Peter, sous une pluie battante et au milieu d’un paysage apocalyptique mêlant ténèbres et tempête, se retrouvait cerné par Sylar et ses clones. Finalement, Kerry affrontait de nouveau le psychopathe au Liberty, mais cette fois-ci, elle se retrouvait seule face à lui.

Face à ces mises en scène, Alex voulut prendre le temps de réfléchir, de comprendre ce qui était en train de se passer et la signification des images qui défilaient devant ses yeux. Mais celles-ci, notamment la dernière, celle de Kerry battue par Sylar, firent monter un mélange d’inquiétude et de rage dans l’esprit du français, perturbant sa concentration.

Est-ce que tout ceci était vrai ? Est-ce que les images qu’il voyait se passaient vraiment ou bien n’était-ce que des illusions montées par Sylar pour le tourmenter ? Quel était cet endroit et comment pouvait-on en sortir ?

Le jeune homme devait se concentrer et réfléchir de manière efficace.

Ce lieu, il fallait commencer par déterminer où il se trouvait. Comment avait-il pu atterrir ici ? Sylar l’avait-il téléporté ? Non, c’était autre chose. La téléportation avait toujours rendu Alex nauséeux, lui laissant un gout de bile en bouche. Or, ce n’était pas le cas.

En attendant, Kerry était en danger. Seule face à lui, Alex n’était pas sûr qu’elle puisse survivre. S’il ne se dépêchait pas, il risquait de la perdre.

Se plaçant au centre de cette étroite pièce, Alex tendit les bras le long de son corps, ouvrant les doigts, comme s’il dégainait son pouvoir. Sondant l’espace autour de lui, ainsi que bien au-delà de la pièce dans laquelle il se trouvait, il tenta de sentir la moindre forme de vie.

Mais rien. Il n’y avait absolument aucune trace de vie dans les environs.

Les intentions de Sylar à l’encontre d’Alex et de sa famille étaient claires : il voulait tous les tuer. Il fallait l’en empêcher et pour ça, il fallait sortir.

Tentant de retrouver son calme, Alex respira profondément. Mais l’oppression que lui faisait ressentir l’étroitesse de cette pièce ne l’aidait pas vraiment. Ce lieu n’était pas sans lui rappeler la cellule à l’intérieur de laquelle l’Entité l’avait enfermé la première fois qu’elle s’était libérée : une prison à l’intérieur de son propre esprit.

C’était ça ! Il était arrivé ici sans téléportation et ne ressentait aucune vie autour de lui car il était simplement piégé dans son esprit. Le jeune homme venait de répondre à la première de ses questions. Pourtant, la réponse n’était pas vraiment rassurante.

Si ce qu’il voyait sur les divers écrans étaient le reflet de la réalité, alors il y avait de fortes chances pour que chacune des personnes mises en scène soient, tout comme Alex, prisonnières de leur propre esprit, jouet malgré elles de la folie malsaine du tueur.

Restait à trouver comment sortir de ce piège.


« Très bien, qu’est-ce que tu veux ? Où ça va nous mener ton petit jeu ? Combien de temps crois-tu qu’ils vont mettre avant de réaliser que tout ça n’est qu’une illusion de l’esprit ? »

Alex s’adressait tour à tour aux divers écrans sur lesquels apparaissait encore le visage de son ennemi.

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Peter Petrelli

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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Ven 26 Avr - 1:24

Un courant d'air glacé s'engouffra dans les lieux sacrés, en même temps qu'une femme aux airs redoutables. Il ne la connaissait pas, mais sa présence ne semblait guère enchanter Lila. D'autres personnes firent à leur tour leur entrée. Parmi toutes ces essences vitales, Peter ne se souvenait que de celle d'Alex. Même si la part néfaste et terrifiante qui sommeillait en lui s'était évanouie, il reconnaissait le noyau dur, cette aura si particulière qui animait son ami français. Cependant, il ne tarda pas à reconnaître les autres de par leur apparence physique, une fois que ceux-ci se montrèrent : la moitié d'Alex et sa chevelure rousse, la fille Bennet, tant d'éléments-clés réunis en un seul lieu. Il reconnaissait Claire au ton de sa voix et aux mots qu'elle employait. Il y sentait l'influence de Lila, qui avait également été son mentor. C'était un affront risqué que tentait sa nièce. Il était évident que Sylar préparait un raid conséquent envers ses ennemis les plus intimes, et malgré sa capacité de régénération, elle pouvait très bien finir en pâtée pour chats, éparpillée sur les murs de la cathédrale, colorant les vitraux de son sang et plongeant les lieux dans des ténèbres pourpres, tel un voile posé sur le bâtiment par Satan en personne. Peter frissonna à cette idée, qu'il tenta aussitôt de chasser de son esprit. Il devait se concentrer sur son objectif principal.

Il tourna son regard en direction de Lila, toujours dissimulée à ses côtés dans les loges du prêtre. Silencieusement, ils se mirent d'accord sur le fait qu'il était à présent inutile de rester planqués. Ils rejoignirent donc le reste de l'assemblée, sans un mot. Les préparatifs avant leur venue avaient été longs et laborieux. Ils y avaient travaillé ensemble, avec Amelia, envisageant toutes les possibilités, progressant avec prudence dans l'anticipation de ce moment fatidique enfin arrivé. Afin de parer à toutes les éventualités, ils avaient même dressé une liste de tous les pouvoirs que Peter avait redécouverts. Son entrainement avait été long et laborieux, mais il avait porté ses fruits. Étrangement, l'amnésie du cadet Petrelli l'avait renforcé, sans doute grâce au fait qu'il avait limité ses attaches émotionnelles et était à présent capable de penser de manière rationnelle, sans s'emporter ni foncer tête baissée. Il demeurait toujours un brin naïf et idéaliste, mais il semblait avoir gagné en maturité au fil du temps. Peut-être le mode de pensée de Lila avait-il quelque peu déteint sur lui, de même qu'elle était devenue plus humaine à son contact et à celui de Claire.

Personne ne bougeait, nul n'osait tenter d'approche précipitée alors que Sylar prononçait sa déclaration de guerre. Sans doute chacun désirait-il écouter les intentions et motivations du psychopathe. Mais alors que celui-ci semblait avoir terminé son petit discours d'introduction, Peter éprouva une drôle de sensation, comme un souffle chaud à l'intérieur de lui, et tout devint noir.





Lorsqu'il rouvrit les paupières, il était dans un lieu tout autre. Une pluie dense frappait son visage. Devant lui, elle s'éclatait sur le bitume de la longue avenue à laquelle il faisait face. De chaque côté de cette dernière s'étiraient d'immenses immeubles, se dressant si haut qu'il était impossible d'en voir le sommet. Ils disparaissaient tout simplement dans la myriade de gouttes d'eau qui tombait à verse. Il faisait sombre, sans doute quasiment nuit, et des éclairs déchiraient le ciel avec violence. Tout à coup, il distingua une silhouette qui se détachait de ce décor lugubre. L'ombre s'avançait lentement vers lui, et il n'eut pas besoin d'en distinguer les traits pour deviner de qui il s'agissait. Arrivant à distance suffisante, Sylar s'arrêta et le lorgna un moment, l'insanité fendant son visage d'un rictus qui paraissait déformer son visage. Il trépignait d'impatience, cela se voyait dans son regard, dans son attitude, dans chacun des mots qu'il prononça.

"Je pense que nous y sommes, Peter. C'est le début de la fin. Si tu savais comme j'ai attendu ce moment."

Il marqua une pause alors que le tonnerre grondait au loin, menaçant, telle une bête titanesque tapie dans l'ombre et prête à bondir, ses griffes taillées comme des lames de rasoir pouvant transpercer n'importe quoi en moins de deux. Peter resta silencieux, laissant la pluie s'écouler sur son visage scarifié.

"C'est ça, le futur Peter. C'est ce que je vais installer partout. Dommage qu'Alexis Kane ne soit pas parmi nous, je suis sûr qu'il apprécierait. J'espère que toi tu apprécies cette vision d'avenir, même s'il manque un détail assez important."

"Cette vision"... ces mots résonnèrent dans l'esprit de Peter, sonnant l'alarme que quelque chose ne tournait pas rond dans cette scène apocalyptique. Ils ne s'étaient pas téléporté, et n'avaient pas voyagé dans le temps. Petrelli s'était tellement entrainé à l'utilisation de ce pouvoir qu'il connaissait par cœur la sensation qui l'accompagnait. Il n'y avait que deux solutions : soit Sylar avait créé une illusion vraiment très élaborée, soit il utilisait une quelconque forme de pouvoir télépathique. La sensation des essences vitales était à peine perceptible, comme étouffée par un énorme édredon et repoussée au loin. A vrai dire, il n'était même plus sûr de les ressentir, peut-être était-ce un sentiment persistant de la scène qu'il venait à l'instant de quitter, ou simplement un tour de son imagination. Il avait été isolé, mais où ? Dans une sorte de cellule spatio-temporelle ? Il était difficile de s'en assurer, d'autant plus que le tueur en série ne lui laissa pas le temps d'y réfléchir davantage. D'autres silhouettes s'approchaient lentement, à un rythme régulier, presque robotique, mues de manière similaire, comme une seule et même entité. Ces formes s'avéraient être des clones de Sylar, tous identiques à l'original, si ce n'était leur expression neutre. La vie semblait absente dans leur regard inanimé.

"Relax. Ils ont juste insister pour assister au spectacle, ils n'interviendront pas. Ca se passe entre toi et moi. Et cette fois mon cher Peter, cette fois-ci, je te promet qu'il n'en restera qu'un."

A priori, les clones semblaient effectivement inoffensifs. Mais Peter se méfiait tout de même. Un taré tel que Sylar n'avait aucune moralité, il était capable de tous les coups bas pour en venir à bout de son adversaire et savourer cette victoire qu'il attendait temps, comme un enfant qui dévale les escaliers un matin de Noël. Il n'y avait plus que cela qui comptait à ses yeux. Inutile de perdre du temps en bavardages, rien n'y faisait. L'affrontement était désormais inévitable, et il n'allait pas tarder à faire rage dans cet endroit surnaturel.
S'avançant à vitesse progressive, Sylar mena la danse. Ses poings prirent une teinte bleutée d'où s'échappait une fumée comme celle qui sort des congélateurs à -80°C. Tout autour de ses mains, les gouttes de pluie se cristallisaient pour finir leur course sous forme de petits pics à glace, éclatant en mille morceaux sur le sol. Inutile d'avoir recours au feu. Le combat chaud-froid était bien trop classique et inefficace, comme le yin et le yang qui s'affrontement mais jamais ne s'excluent.
La première manœuvre de Peter fut presque inconsciemment d'avoir recours au pouvoir d'une personne qu'il venait de croiser. Il plia les genoux et écarta les bras paumes tendues de chaque côté. C'est dans cette position qu'il émit une onde de choc tonitruante, envoyant valser à la fois Sylar et quantité de ses clones qui se tenaient un peu trop près à son gout. La foule de sosies fut repoussée, pour ne pas dire balayée comme un paquet de poussière gênant. Les parois d'immeubles les plus proches ployèrent même sous la force de l'impact, se craquelant par endroits. Lila lui avait parlé d'une femme capable de maîtriser un tel pouvoir, et lui avait raconté comment elle et Kerry avaient failli y laisser la vie. Ce n'était pas une capacité très difficile à maîtriser, car seul le facteur puissance était à contrôler. Il n'y avait pas de trajectoire définie, étant donné que l'onde se propageait à 360°. Il ne fallait pas non plus la maintenir, c'était comme une explosion, brève, à impact direct. Peter regarda son ennemi se relever d'une expression neutre. Dans son regard, il n'y avait ni haine, ni peur.


" Je n'éprouve absolument rien en te voyant ou en t'affrontant. Je le fais parce que je sais que telle est ma destinée. Mais tu ne représentes rien à mes yeux, si ce n'est l'ouverture vers l'espoir d'un monde meilleur. Dès que tu auras disparu de la surface de la Terre, il sera enfin possible à l'humanité de cicatriser de ses blessures. Pour moi, tu n'es que Gabriel Gray, enfant méprisé par son père, craint par sa mère, petit horloger de pacotille ignoré de tous, ayant trouvé par hasard un pouvoir qui ne lui était pas destiné, et pensant qu'il pouvait devenir quelqu'un en se l'appropriant. Tu étais néant, et tu redeviendras néant. "

Ces paroles n'étaient pas futiles, elles étaient uniquement destinées à effacer ce stupide sourire qu'arborait incessamment le serial killer. Et également à gagner du temps pour l'autre partie de son plan.



* * *



Dans les rues de New York, Peter s'avançait à pas calculé, sans freiner ni accélérer. Il se déplaçait tout droit, fixant de ses yeux immobiles un point au lointain. D'une ruelle voisine venant rencontrer celle où il marchait, un autre Peter se joignit à lui, progressant de manière tout aussi robotique. Un autre arriva d'une rue adjacente, puis un autre, et encore un autre. Bientôt, une foule de Peter progressait vers un point commun. En vue aérienne ou en dézoomant, on aurait pu comprendre que tous ces clones formaient peu à peu un cercle, se resserrant comme un étau sur la cathédrale prise en otage. Ces duplications de Peter ne parlaient pas, ne pensaient à proprement parler pas davantage. Ils avaient reçu un ordre et s'y tenaient, programmés pour accomplir cette tâche de manière coordonnée, comme si une synapse les traversait communément en ce moment-même. Arrivés à distance respectable, où une foule s'était rassemblée et commençait à paniquer à la vue du groupe de Sylar aspirant quelques pauvres innocents. Les Peter les ignorèrent, nageant à contre courant de cette foule terrorisée. Lila avait expliqué à son élève que lors de sa dernière rencontre avec Sylar, elle l'avait vu utiliser des clones, et que forcément, Petrelli était lui aussi capable d'utiliser un tel pouvoir, vu qu'ils s'étaient rencontrés depuis lors, juste après l'épisode de l'amnésie. Ils avaient donc élaboré un plan ensemble, persuadés que le tueur en série se multiplierait lui aussi.

Les rangs bien alignés de Peter continuèrent d'avancer, avant de s'arrêter brusquement, avec une synchronisation dépassant l'imaginable. Chacun d'entre eux se tourna vers un véhicule vide à proximité et tendit les bras en sa direction, pour le soulever par télékinésie. De chacune des mains de ces clones s'échappa un rayon rouge relativement fin et éblouissant. Au contact de ceux-ci, les voitures suspendues dans les airs prirent une teinte rougeâtre, la tôle de leur carrosserie ondulant peu à peu avant de se déformer complètement, approchant le point de fonte. Les Peter remodelèrent alors le résultat et joignit chaque morceau de métal aux autres, comme un puzzle géant. Peu à peu, une muraille métallique se formait autour de la cathédrale. Ce n'était pas vraiment une muraille à vrai dire, mais plutôt un dôme. Un immense dôme métallique auquel les irrégularités de chaque voiture fondue donnait une allure totalement abstraite. Peter s'était longuement entraîné à combiner plusieurs pouvoirs, tel un alchimiste jonglant avec les éléments. Son record était de quatre simultanément. En combinant plusieurs pouvoirs, il était même capable d'en créer de nouveaux. Avec le panel de dons dont il disposait, sa seule limite était son imagination. C'était exactement ce qu'il faisait en ce moment-même. Il n'avait pas le pouvoir de manipuler le métal. Cependant, il maîtrisait à la fois la télékinésie et la pyrokinésie. En utilisant la première pour concentrer au maximum l'action de la seconde, il arrivait à produire une chaleur bien plus ciblée et efficace, capable de faire fondre le métal. Voici la première étape du plan assigné à cette armée de clones. La seconde ne tarda pas. Une fois le dôme constitué de suffisamment de couches de métal fondu, les Peter s'approchèrent de l'étrange structure et posèrent leurs mains sur son épaisse surface. A première vue, rien ne se produisit. Puis, il y eut un étrange tremblement, sourd et menaçant. Tout à coup, le dôme se mit à vibrer intensément, ou plutôt à se déformer. Petit à petit, sa taille se réduisait sous les mains des clones. Il fallait une quantité phénoménale de duplications d'un être aussi puissant que Peter pour modifier la taille d'un tel monument. Progressivement, il rapetissait encore et encore, de même que tout ce et ceux qui se trouvaient à l'intérieur.

Lila avait appris à Peter à maîtriser son pouvoir d'agrandissement/rétrécissement. Elle lui avait expliqué comment il fonctionnait, lui avait fait étudier les sensations qui y étaient liées, les secrets derrière un talent aussi difficile à aborder à la première approche. Chaque jour, pendant des mois entiers, il s'entraînait sans relâche à combiner ses pouvoirs, changer la taille des objets, voyager dans des lieux de plus en plus précis et de plus en plus éloignés. Il ne faisait des pauses que pour tenir en compagnie d'Elizabeth, sortir boire un verre avec elle ou s'occuper de leur enfant. Il était tellement terrorisé à l'idée de devenir ce monstre sanguinaire qu'il avait rencontré dans le futur, qu'il avait mis toute son âme dans l'entraînement que lui avait concocté Lila. Même lorsque cette dernière s'absentait pour se reposer ou pour aller s’entraîner avec Claire, il continuait à travailler d'arrache-pied. Il ne ressentait pas vraiment la fatigue, n'avait pas besoin de dormir plus de deux heures par nuit, ce qui lui laissait pas mal de temps.

Une fois le dôme ayant atteint la taille d'une boîte à chaussure, les deux Peter restés en contact avec celui-ci retirèrent leurs mains, et se postèrent silencieux à ses côtés, de même que les centaines d'autres clones devenus momentanément inactifs. L'original les avait reprogrammés pour agrandir à nouveau la structure si la bataille était remportée. De cette manière, toute tentative de Sylar d'éradiquer la population du pays était a priori vaine. Si le tueur terminait vainqueur, les clones avaient pour ordre d'envoyer automatiquement le dôme aussi loin que possible dans l'espace et dans le temps, là où l'espoir de s'en sortir était quasiment vain. Evidemment, il ne sous-estimait pas son adversaire et savait qu'il y avait toujours l'infime possibilité qu'il s'échappe, mais il voulait réduire au maximum les probabilités que cela ne se produise. Désormais, les héros prisonniers du dôme allaient devoir livrer un combat à mort, dont le seul espoir de liberté était la victoire.




* * *




A l'intérieur du dôme, captif de cette étrange scène mijotée par Sylar, Peter se tenait toujours debout sous cette pluie battante. Son ennemi s'était relevé, mais il ne lui laissa pas le temps de reprendre ses esprits. Utilisant la force et la vitesse surhumaines de Liam Caldwell, l'homme qui avait causé son amnésie en lui tirant dans la tête, il se propulsa derrière Sylar et lui asséna un coup dans lequel il avait mis toutes ses forces. Le serial killer (ou un énième clone de sa conception) fut expédié à vitesse grand V dans une partie de ses semblables. Strike.

" Pour quelqu'un qui attendait ce moment depuis si longtemps, je m'attendais à une meilleure performance. "

Il ponctua sa phrase d'un mouvement de bras vers le ciel, puis pointa le doigts vers son Némésis, utilisant la foudre qui tombait pour le frapper de plein fouet, illuminant l'immense avenue d'un flash aveuglant.
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Kerry Tomas
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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Dim 28 Avr - 11:52

Kerry et Alex sortirent de leur cachette lorsque tous les protagonistes furent présents dans la cathédrale. De toutes façons, Sylar les avaient déjà repéré il était donc inutile de se cacher plus longtemps. Calamity se trouvait à côté de l'ex horloger, devant eux il y avait Claire en mode Xena, Peter et enfin Lila qu'elle n'avait pas revu depuis qu'elle avait fait un séjour à l'hôpital à la suite de l'effondrement de l'immeuble de Peter.
Sylar commença son discours, annonçant qu'il allait faire la guerre au Monde, recommencer ses actions de psychopathes. Le monde allait connaître l'horreur et la faute sera mise sur les Spéciaux, tout ça à cause d'un seul homme. Soudain des clones du tueur apparurent. Ce dernier évoqua la présence d'autres clones dans la foule à l'extérieur de la cathédrale. Tout ceci n'annonçait rien de bon.
Kerry sentit un vent chaud lui caresser le visage, elle ferma un instant les yeux et lorsqu'elle les ouvrit, le décor avait changé. Elle n'était plus dans l'entrée austère du lieu de culte mais dans une salle de restaurant, visiblement assez chic. Elle reconnu le lieu assez facilement. La salle appartenait au Liberty, restaurant où elle et Alex avaient diné avant que Sylar les attaque. La journaliste était assise à une table, ses vêtements avaient changé, elle portait une tenue de soirée de circonstance pour un tel restaurant. Elle observait les clients qui discutaient, mangeaient dans le calme. Kerry chercha à comprendre. Il y a deux secondes elle était dans une cathédrale face à deux tueurs et là elle se trouvait dans un restaurant.
Du coin de l'oeil, elle vit un serveur lui déposer un plat sous cloche qu'il retira. Là se trouvait une cervelle. Elle leva la tête et vit Sylar lui offrir un sourire sadique dont lui seul avait le secret. Avant même qu'elle réagisse, elle se retrouva propulsée dans les airs jusqu'à une table située à l'autre bout de la salle. Le choc fut violent mais malgré ça, les clients faisaient comme si rien ne passait. Alors qu'elle tentait de se relever, Sylar lui brisa une chaise sur le dos et lui donna des coups de pieds dans l'estomac. Elle sentit le goût du sang dans la gorge, elle en cracha d'ailleurs quelques gouttes sur le sol.

"Je
vais te tuer, tu m'entends ? Je vais te tuer. Puis je tuerai Alex.
Ensuite j'irais planter la tête de votre petite bactérie insignifiante
au bout d'un pic à glace pour être sûr qu'aucun d'entre vous deux n'ai
aucune chance de laisser un seul gêne sur cette planète."

"Le discours habituel..."

Avec pas mal d'efforts et en essayant de résister à la douleur, elle se releva et fit face à son adversaire. Les clients ne bougeaient toujours pas, comme si Kerry et Sylar n'étaient pas dans cette salle. Peut-être bien que c'était le cas. Elle utilisa son pouvoir et sonda l'environnement. Tout ceci sonnait faux. Elle comprit.

"C'est donc ça, tout ceci n'est pas réel. J'aurai du m'en douter que tu n'allait pas agir dans la simplicité. Toujours en rajouter, mais si tu veux jouer sur ce terrain là..."

Malgré les attaques du tueur elle tenta d'utiliser son énergie pour se concentrer. La salle disparue pour laisser place à des murs gris, des cellules, des couloirs étroits qui appartenaient au Level 5. Kerry venait de modifier la vérité, créant une illusion dans l'illusion. Kerry habilée comme à 'époque où elle agent de l'OWI, se trouvait face à Sylar mais cette fois-ci elle n'était pas seule. Six membres du SWAT braquaient le tueur avec leurs armes. Ils firent feu sur le tueur qui reçu un grand nombre de balles mortelles. Alors qu'il tombait au sol, Kerry s'approcha de lui et lui leva la tête en tirant ses cheveux.

"Même si ce n'est qu'une illusion, ça fait mal hein ?"

Le décors changea à nouveau pour devenir une grande salle d'un entrepôt désaffecté. Au centre, se trouvait une femme, attachée sur une chaise, morte. Kerry s'approcha de Sylar.

"Tu te souviens d'elle ? Ta mère ne méritait pas ce qui lui est arrivé. Ce sont tes actions qui l'ont conduites ici, à mourir ici. Elle m'a même suppliée de la laisser en vie mais comme tu l'as dis, j'étais comme toi."

Kerry jouait un jeu très dangereux en utilisant cette carte de la famille du tueur mais c'est un risque à prendre.

"Tu as détruit tout ce qu'il y avait de bon en toi. Maintenant, regarde toi, tu as tous les pouvoirs que tu voulais et maintenant tu veux te battre contre le monde entier. C'est du grand délire ! A cause de toi les gens comme nous vont être traqués pour arriver au règlement de compte."

Les points de la rousse s'enflammèrent, elle était prête à combattre pour sa vie et surtout pour sa famille.
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Claire Bennet

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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Lun 6 Mai - 11:42

Ses yeux rivés sur Sylar, ses poings se serraient sans qu’elle ne puisse véritablement contrôler toute la haine et le dégout qu’elle ressentait pour cet homme. Dire qu’elle n’avait pas peur était un euphémisme, mais aujourd’hui il n’y avait pas que la crainte qui guidait ses pas, elle semblait avoir vieillit en peu de temps, elle n’était plus l’adolescente, loin de l’image de la cheerleader qu’il fallait à tout prix sauver. Loin de la jeune fille qu’il avait vu la dernière fois. Ne pouvant s’empêcher de ressentir une certaine empathie pour l’adolescente qu’il maintenait prisonnière, il se lassa rapidement de ce jouet, il se téléporta, invitant les derniers protagonistes de la scène à se présenter aux yeux de tous. Les yeux de Claire se posèrent sur Lila, sa présence lui rappela chaque enseignement qu’elle lui avait transmis, lui insufflant une nouvelle force. Le combat n’était certainement pas gagné d’avance mais il semblait clair dans l’attitude de chacun qu’ils mettraient tout en œuvre pour remporter la bataille.

Observant le show de Sylar, elle écoutait l’homme dévoilé ses intentions dans un discours transpirant le narcissisme absolue. Ponctuant son discours de rire sombre, elle observait chacun des clones au fur et à mesure qu’ils apparaissaient, ne pouvant s’empêcher de penser à tous ceux à l’extérieur, elle s’était d’ailleurs retournée vers la porte avant de sentir le souffle chaud, à peine avait-elle fermé et avait-elle reprit sa place initial que le décor avait complètement été modifié. Reconnaissant son ancienne chambre, elle ne pouvait s’empêcher de culpabilisé à l’idée de s’être autant éloigner de sa famille. Incapable aujourd’hui de dire depuis combien de temps elle ne les avait pas revu. Mais elle n’eut le temps d’y penser plus longtemps, un hurlement strident attira son attention, descendant les marches quatre à quatre, elle se retrouva face à une scène dont l’horreur dépassait ses pires cauchemars. Elle contourna le corps de celui qu’elle avait toujours considéré comme son père, son souffle se coupant sur la seconde scène qui lui était révélé. Les sensations se mélangeaient dans son esprit tant et si bien qui lui était à l’heure actuelle impossible de réfléchir et de se dire que tout ça n’était que le fruit de l’imagination macabre du tueur.
Un nouveau cri, arrivant rapidement à la salle de bain, elle se retrouva face à une nouvelle scène d’horreur. Voyant son frère se débattre pour trouver l’air qui lui manquait derrière la vitre de glace, Claire se précipita sur la baignoire, ses genoux contre la glace, elle frappa à mainte et mainte reprise celle-ci dans l’espoir de briser la couche. Forcée de voir mourir sous ses yeux son petit frère, il ne lui restait plus que ses larmes pour pleurer.

La voix du tueur s’éleva enfin dans la pièce, incapable de lever les yeux de l’image de son frère noyé, il lui rappela en quelque mot le nombre interminable de fois où elle avait ressenti ce sentiment, cette terrible impression que quoi qu’on fasse tout est voué à l’échec. Lui dressant le portrait de sa future vie, elle n’en écouta pas un mot, les yeux rivés sur le visage inerte de son frère. Une vive douleur frappa son visage, lui faisant perdre l’équilibre, glissant sur la glace et se retrouvant le dos contre le carrelage de la salle de bain. Contre le carrelage de la salle de bain, elle se laissa soudainement aller à un rire incontrôlé, se moquant délibérément du tueur qui lui faisait face.


« C’est donc ça le vrai visage de Sylar… »

Se relevant légèrement, elle resta pourtant assise, adossé contre la baignoire où gisait son frère mort, le gout du sang venant se mêlant à sa salive, elle essuya d’un revers de la main la petite coupure à sa lèvre.

« Un gamin qui ne demande qu’à être aimé… »

Posant ses yeux sur Sylar, elle marqua un lourd silence durant lequel elle ne fit que l’observer un long moment. Les choses auraient-elles pu être différentes ? Elle l’avait aidé sans véritablement savoir ce qui avait animé ses gestes en cet instant précis.

« Et après ? »

Esquissant un sourire, elle ne le quittait pas des yeux.

« Tu feras quoi après ? »

Elle se leva enfin, s’approchant doucement de Sylar.

« Tu vas continuer d’espérer ? Ou te délecter de me voir aussi seule que toi ? Tu peux tout me retirer, absolument tout, cela n’effacera jamais toute la haine et le dégout que je ressens pour toi, ça tu ne pourras jamais me le retirer et toi ? Tu auras quoi ? Plus de pouvoir à voler, plus de peur à engendrer, aucun espoir de repenti, plus rien à détruire… »

Se penchant à son oreille, elle murmura :

« Le néant absolue… »

D’un geste vif, sa main attrapa la tête de Sylar qu’elle frappa contre le mur avec force, elle s’écarta légèrement, en position de défense elle était prête à presque toute les éventualités. Elle savait que ce ne serait pas facile. Il voulait jouer et elle était visiblement prête à se joindre à la partie, oubliant l’église, aveuglé par sa propre colère, obsédé par sa culpabilité d’avoir aidé ce monstre. Elle se laissait entièrement submergé par la scénette qu’il avait écrit et imaginer pour elle. La douleur qu’elle avait ressentie en voyant chaque membre de sa famille mourir était bien trop forte pour qu’elle puise, en cet instant, douté de la réalité des faits.

« Il ne reste plus que toi et ton échec… »

Quittant la pièce, elle savait qu’il finirait par la suivre, la salle de bain n’était pas un terrain de jeu assez grand pour lui comme pour elle. C’est dans le salon qu’elle l’attendit. Un lieu de souvenir pour lui comme pour elle, patientant, elle était prête à se sacrifier si cela était nécessaire, ne mesurant pas l’ampleur de ses décisions et de ses pensées, une partie d’elle pourtant n’était pas sans savoir qu’elle décevrais par cette attitude, Lila avait passez tant de temps à essayer de lui inculqué bien des choses qu’elle semblait, en quelque seconde, préféré ignorer aujourd’hui. Les idées bien trop abstraite ne faisaient pas le poids face à sa colère et sa rage.
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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Ven 10 Mai - 1:38





La scène avait tout d'une vaste blague. Pourtant le danger, lui, était bien réel. Elle avait suffisamment approché Sylar pour savoir quelle menace il représentait pour quiconque osait se mettre en travers de son chemin. Et l'Anglaise n'avait pas fait les choses à moitié, puisqu'elle l'avait provoqué en direct sur la chaîne nationale et s'était jurée de le tuer de ses propres mains. Elle n'était probablement pas la seule à s'être fait cette promesse, mais elle tenait à jouer un rôle crucial dans la chute définitive de l'incarnation du Mal. En entraînant Claire puis Peter, elle avait en quelque sorte construit une petite armée dont l'objectif principal était de combattre cette menace qui pesait depuis bien trop longtemps sur ce monde. Elle ne voulait laisser aucune place au hasard, avait élaboré le plan du dôme, avait des centaines et des centaines de fois anticipé toutes les réactions possibles de Sylar, toutes les situations dans lesquelles elle pourrait se retrouver. Pourtant, elle avait du mal à comprendre ce qui était en train de se produire. Il y a seulement quelques instants, elle échangeait un regard avec Claire au beau milieu de la cathédrale, où elle se tenait aux côtés de Peter, et voilà qu'à présent, elle se trouvait dans un dojo, avec ce psychopathe qui la toisait de son air supérieur du haut de son balcon. Quelle était donc cette mascarade ? Même ses vêtements avaient changé. De ce fait, elle en conclut qu'ils ne s'étaient pas téléportés. Puis elle venait de faire un saut dans l'espace avec Petrelli, donc la sensation demeurait encore au fond de ses tripes. Là, c'était différent. La première chose à laquelle elle pensa, était qu'il devait s'agir d'une illusion. Après tout, c'était l'un des pouvoirs que Sylar se plaisait le plus à utiliser. Tout à coup, un shoji coulissa sur le mur de droite, s'ouvrant sur une lumière aveuglante. Lila leva une main pour filtrer la lumière entre ses doigts, et posa l'autre main sur le katana accroché à sa hanche, par pur réflexe. Dans la lueur se détachèrent rapidement deux silhouettes imposantes, dont l'armure cliquetait à chaque pas. Il s'agissait sans doute de Samurais. Lorsque la porte se referma, Lila recula de quelques pas. Au signal du serial killer, les deux sbires se mirent à avancer vers elle. Tout en tenant sa garde, elle s'adressa brièvement à Sylar.

- Je m'attendais à quelque chose de ridicule, mais là, ça surpasse toutes mes attentes.







Elle esquiva le premier coup par une roulade latérale. La lourde épée s'abattit sur le sol avec fracas, faisant vibrer le plancher et s'élever la poussière. Adossée à une poutre, elle eut à peine le temps de reprendre son souffle, que l'épée du second fendit l'air, transperçant le bois du pilier auquel elle était appuyée. Avec une rapidité échappant à l'œil et l'habileté d'un félin, elle avait effectué un saut et se trouvait à présent sur ladite épée plantée dans le pilier. En prenant appui de son pied sur la paroi, elle effectua un bond qui l'expédia derrière ses deux ennemis. Parant à toute éventualité, elle avait envisagé la possibilité qu'ils pouvaient en réalité être deux de ses alliés manipulés comme des marionnettes, et transformés en redoutables Samurais par un quelconque jeu d'illusion. Elle ne voulait certainement pas attaquer avant d'être sure de ne pas tuer accidentellement un coéquipier. Mais très vite, elle se mit à contre-attaquer. Elle avait observé leurs mouvements, leur vitesse de déplacement, leur façon de se battre. Elle connaissait les styles de combat d'Alex, de Kerry, de Claire et de Peter. Aucun d'entre eux ne se battait de la sorte. Lorsqu'ils retournèrent vers elle, elle continua de croiser les fers un moment avec eux, bloquant chaque attaque avec la lame de son katana, qui dansait de gauche à droite devant son visage. Le bruit du métal en friction constituait une mélodie rythmée qui ne cessait d'accélérer au fil du combat. Profitant d'une ouverture, elle attaqua le bras d'un de ses opposant. Mais l'armure d'un Samurai est robuste, fabriquée pour résister aux attaques à l'arme blanche. Elle n'avait qu'un seul point faible : entre le menton du masque et la collerette.

Alors qu'elle était peu à peu encerclée par les deux colosses, elle continua à jouer de sa lame. Puis tout à coup, elle pivota sur elle-même et balança un coup de pied retourné à l'un des adversaires, qui fit volte-face et se retrouva dos à elle. D'un coup de katana violent, elle écarta le second qui tituba à l'écart de son allié. Lila effectua alors une roulade, passa entre les jambes du premier et se retourna d'un coup pour lui trancher la tête. Elle retourna vers, l'autre, qui eut à peine le temps de se retourner vers elle pour lui aussi se retrouver instantanément décapité. Les deux têtes tombèrent l'une après l'autre sur le tatami avec un bruit sourd, et roulèrent un peu plus loin avant de s'immobiliser. Leurs corps sans vie d'où jaillissait le sang par la jugulaire sectionnée, tel un geyser pourpre, s'étalèrent eux aussi sur le sol. Au milieu de l'effusion de sang, le visage de Lila tâché de rouge fixait de ses deux grands yeux noisette le visage de Sylar, qui n'avait pas bougé depuis sa loge.


- N'oublie pas les applaudissements pour clore le cliché. Ensuite, ce sera quoi ? La nana fringuée en écolière avec sa scie sphérique ? Le dragon ? Sangoku ?

Tout à coup, elle eut comme un déclic. Cela ne pouvait pas être une illusion. Elle aurait perçu d'une manière ou d'une autre les autres personnes présentes dans la cathédrale. Peter aurait même pu dissiper l'hallucination par ses propres moyens. Quelque chose clochait. Il était seul avec elle, dans un lieu qui la caractérisait vulgairement. Ses yeux, cachés derrière son masque parsemé d'hémoglobine, firent rapidement le tour de la pièce, avant de se poser à nouveau sur Sylar.

- Ici... nous sommes dans mon esprit, n'est-ce pas ? Tu crois pouvoir nous rendre barjo en nous enfermant dans nos propres pensées ? Hé bien laisse-moi te dire une chose.

Tout en s'avançant vers lui, elle rengaina son katana et écarta les bras.

- Une personne avec un mental de fer comme le mien, ne sera JAMAIS prisonnier de son propre esprit.

A ces mots, les murs du dojo volèrent en éclats, s'ouvrant à un jardin japonais aux arbres multicolores. Les pétales de cerisiers entamèrent une danse aérienne sous l'impact des murs brisés, virevoltant comme des flocons de neige pris dans un courant ascendant. S'ils étaient dans le lieu de ses pensées, alors elle avait indubitablement un certain pouvoir dessus, un pouvoir dont la seule limite était l'imagination. C'était son terrain, solidement construit au fil des années, et renforcé par sa récente sérénité relationnelle. Elle avait retrouvé sa mère, s'était attachée à Claire, avait lié des relations qu'elle n'aurait jamais soupçonné avoir il y a de cela quelques années. Toutes ces personnes sur qui elle comptait, en qui elle avait confiance et pour qui elle se battait, constituaient une nouvelle force en elle. Elle avait acquis la volonté d'avancer, de se battre pour des personnes qui en valaient la peine. Elle avait trouvé un but à sa vie. Et tout cela venait endurcir son caractère déjà fort et téméraire. Bien entendu, c'était à Sylar qu'elle faisait face, et celui-ci avait réussi à infiltrer son esprit. Elle savait qu'il détenait un certain pouvoir où qu'il soit, même s'il pouvait être affaibli s'il menait le même combat dans l'esprit de chacun de ses opposants. Elle devait donc rester prudente. Mais au moins, elle avait mis le doigt sur ce qui clochait dans cette situation.

- Très bien, mon chaton. Et si nous passions aux choses sérieuses ? Je trépigne d'impatience à l'idée de te remettre les pendules à l'heure.

Ses cheveux flottant au vent, son visage tâché de rouge et son katana à la main lui donnaient l'air d'un spectre démoniaque au milieu de ce décor paradisiaque, inspirant la beauté et la tranquillité. Pendant un bref instant, un silence paisible bercé par une douce brise s'éleva, seulement interrompu par le claquement régulier d'une fontaine à bascule faite de bambou.
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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Sam 11 Mai - 10:36

-- Dans le monde réel, Cathédrale Saint Patrick, extérieur --
L'ambiance à l'intérieur du bâtiment saint était électrique. Les badauds curieux et autres journalistes étaient parqués derrière des barrières de sécurité mobiles, férocement gardées par la police. Le SWAT était arrivé et avait déjà cerné le bâtiment, mais impossible d'avoir un visuel clair sur ce qui se passait à l'intérieur tant les vitraux déformaient la réalité.

Soudain, la double-porte en bois s'ouvre, l'otage en ressort, terrifiée. Les hommes des forces d'intervention se jetèrent sur elle et l'emmitouflèrent dans une épaisse couverture, avant de l'emmener en sécurité derrière un camion du SWAT. Un agent s'approche de la jeune adolescente et lui réajuste la couverture.


"Ça va aller mademoiselle ?"

Elle ne répond pas, elle en est incapable. Ses yeux sont fixés sur le sol. Soudain, un hurlement. Elle lève la tête et suit le regard de l'agent. Quelque chose est en train de se passer dans la foule. Les gens finissent par se mettre à courir, mais il est trop tard. Les badauds, les policiers, les journalistes, personne n'est épargné. Des clones du serial killer, sortis de nul part, s'en prennent à eux et les métamorphosent, les uns après les autres.

L'agent du SWAT se retourna et plaça brusquement la jeune adolescente dans le fourgon, claqua les portes et tapa plusieurs fois contre la porte. Le camion démarra en trombe et s'enfuit. L'agent n'eut que le temps de se retourner avant d'être saisi par deux Sylars.


"Rejoins-nous !", dirent-ils en chœur avant de poser leur main sur son torse.

L'homme se transforma progressivement, troquant sa tenue de combat du SWAT pour un ensemble noir, les traits de son visage se remodelant en ceux du serial killer. Le silence s'installa progressivement, la foule qui s'était amassée s'était soit enfuie, soit transformée. Seulement voilà, rapidement, les cris laissèrent place à des bruits de pas, des pas synchronisés, comme une marche militaire. Les clones du tueur se tournèrent tous vers la même direction, pour constater l'arrivée d'une armée de répliques du cadet Petrelli, Peter.


Leurs poings se serrèrent, ils s'avancèrent vers leurs adversaires mais hélas leur résistance fut vaine. La petite cinquantaine qu'ils étaient ne pouvaient pas faire le poids face aux hordes de Peters. Une fois que ceux-là eurent raison des clones du tueur, il s'attelèrent à fortifier la cathédrale, érigée en forteresse pour préserver le combat qui s'y déroulait. Enfin, ils combinèrent tous leur force et en un seul homme, transformé en titan, ils réduisirent la taille de l'édifice qui se retrouva aussi petit qu'un colis Fedex mal emballé.



-- Dans le monde réel, Manhattan, caserne du SWAT --

Le fourgon se gara dans la caserne, le chauffeur en descendit et alla ouvrir à la jeune adolescente. Elle était encore pétrifiée de terreur, recroquevillée sur elle-même dans un coin du camion. Le chauffeur se voulait rassurant :

" Allez allez, viens, c'est fini maintenant."

Mais elle ne parvenait pas à bouger. L'agent ôta son arme de par dessus son épaule et la posa contre la porte du fourgon, avant de monter dans celui-ci. Il s'assit lentement à côté d'elle.

" Tout va s'arranger, tu verras. "


Elle se décida à réagir et vint se blottir contre l'homme, lequel lui ouvrit ses bras pour qu'elle puisse poser sa tête contre sa poitrine. Le policier posa sa main sur la tête de la jeune femme.



-- Quelque part dans l'esprit de Lila --

La jeune anglaise avait le sang chaud et ne comptait pas se laisser impressionnée par deux hommes en armures. Le combat fût un spectacle dont le tueur se délecta du haut de son balcon. Lila était vive, agile et incroyablement coriace. L'issue de l'affrontement n'était pas surprenante et c'est comme s'il s'y attendait que le tueur observa les deux combattants se faire décapiter par la jeune femme. Cette dernière, le visage maculé du sang de ses adversaires, s'adressa alors au serial killer :

" N'oublie pas les applaudissements pour clore le cliché. Ensuite, ce sera quoi ? La nana fringuée en écolière avec sa scie sphérique ? Le dragon ? Sangoku ? "

Sylar étira un large sourire. Son caractère était resté intacte et elle était aussi délicieuse que la première fois qu'ils s'étaient rencontrés, le côté sexy du sang et du kimono en plus.

" Ici... nous sommes dans mon esprit, n'est-ce pas ? Tu crois pouvoir nous rendre barjo en nous enfermant dans nos propres pensées ? Hé bien laisse-moi te dire une chose. Une personne avec un mental de fer comme le mien, ne sera JAMAIS prisonnier de son propre esprit. "

Elle s'était avancée vers lui, bras écartés, en appuyant chacun de ses mots. Elle voulait se battre, elle y était préparée. Elle défiait le tueur et ce dernier fût surpris de voir qu'elle parvint rapidement à reprendre une forme de contrôle sur son esprit. Le dojo disparu, envolés en éclats, pour laisser place au décor imaginé par Lila. C'était un cadre paisible aux tons asiatiques très charmants. Les arbres de toutes les couleurs, les cerisiers, la fontaine à bascule, tout était là, un vrai jardin japonais. Et elle osait accuser Sylar de jouer les clichés ...

Le serial killer était là, debout, face à la jeune anglaise. Il se tenait droit comme un i, les bras le long du corps, attendant une quelconque action de la part de Lila pour réagir en conséquence. Mais elle n'attaqua pas, se contentant d'asseoir sa confiance en elle-même et de prouver qu'elle n'avait pas peur face à lui, en jouant sa carte fétiche : la provocation.

" Très bien, mon chaton. Et si nous passions aux choses sérieuses ? Je trépigne d'impatience à l'idée de te remettre les pendules à l'heure. "

Sylar étira ses lèvres en un rictus plaisantin. Il répondit sèchement :

" D'accord. "

Tout arriva très vite, trop vite pour Lila. La main droite du tueur passa dans son dos et quand elle en ressorti, il tenait une arme de poing. A peine eut-elle le temps de reconnaître l'objet que le coup partit, droit dans son genou. L'os éclata sur l'instant, la douleur se révéla insoutenable quasi-instantanément. Sylar la regarda tomber, tout sourire. Il porta le canon de son glock à sa bouche et souffla le peu de fumée qui s'en échappa, avant de se mettre à avancer vers l'anglaise. Malgré les gémissements, il s'adressa à elle sur un ton calme :

" Non Lila, je ne pense pas te rendre barjo et non je ne cherche pas à t'enfermer dans tes pensées. Mais une personne au caractère aussi trempé soit-il n'en reste pas moins esclave de son propre esprit. Et ton esprit qui comme tous les faibles esprits croit que tout ce qu'il voit est réel, eh bien il vient d'interpréter le message suivant : tu as pris une balle dans le genou. Il a donc envoyé un message à ton cerveau qui lui, malgré sa complexité et sa sophistication, a cru ton esprit sur parole et a envoyé la réponse nerveuse adéquate. T'as pris une balle dans l'os, ce qui est logiquement très douloureux. Et putain, la logique, ça fait mal. "

Il ricana, avant de s'agenouiller à côté d'elle, l'empêchant de se mouvoir avec sa télékinésie. Il bougea son bras et posa le canon encore chaud de son arme contre la blessure de la jeune femme, pour la torturer encore davantage.

" Tu as le même défaut que moi, tu sais. Tu te crois invincible. A la différence que moi je le suis dans une certaine mesure et que toi, tu es juste trop sûre de toi. "

Sylar jeta son glock au loin et le laissa s'évaporer dans le décor. Il se releva et s'approcha d'un des bancs qui peuplait le jardin. Il y ramassa un katana qu'il sortit de son fourreau et se tourna vers Lila, lui rendant sa liberté de bouger.

" Tu peux contrôler ton esprit, mais tant que je serais là, moi aussi. Et je l'utiliserais pour te faire souffrir jusqu'à ce que tu me supplies de t'achever. "

Il avança vers elle, conscient qu'elle avait maintenant un sérieux handicap. Il leva son bras et tenta de lui porter un premier coup visant à lui sectionner la main.



-- Quelque part dans l'esprit de Claire --

Sylar s'attendait à beaucoup de réactions lorsqu'il avait porté la main sur la jeune cheerleader, mais la voir pouffer de rire était probablement la dernière à laquelle il avait pensé. Avait-il déjà réussi à la faire craquer ? S'abandonnait-elle à son tour à ses plus bas instincts pour devenir aussi folle que lui ?

« C’est donc ça le vrai visage de Sylar… Un gamin qui ne demande qu'à être aimé. »

Ses mots résonnaient aux oreilles de tueur qui la regardait se relever. Il la laissa entamer une série de questions existentielles orientées vers son ennemi. Que ferait-il lorsqu'il aurait tout détruit ? Tout consommé ? Que lui resterait-il à faire ? Que lui resterait-il tout simplement ? Elle avait déjà la réponse à ses questions :

« Le néant absolue… »

Tout s'enchaîna vite, trop vite pour Sylar qui n'eût pas le temps de réagir. Sa tête heurta le mur de la salle de bain et il sentit son arcade se fendre sur le coup. La douleur l'empêcha d'entendre correctement la phrase prononcée par Claire, mais il distingua très nettement le mot "échec". Lorsqu'il reprit ses esprits, elle s'était enfuie de la salle de bain. Il la rejoignit vite dans le salon, se postant face à elle, le visage teinté de sang.

" Qu'est-ce que tu espères faire contre moi, au juste ? "

Dit-il d'un air suffisant, la laissant admirer le spectacle de sa blessure se régénérant, le laissant intact. Se ruant vers elle à la vitesse de la lumière, il la saisit par la gorge et la souleva par la seule force de son bras, la privant momentanément d'oxygène.

" Je ne veux pas te voir devenir moi, espèce de petite conne. C'est toi qui a raison, je ne veux pas te voir pleurer ni te voir seule pour l'éternité. Ça voudrait dire que je n'ai pas retenu la leçon. Je dois en finir avec toi. "

Il la laissa tomber au sol et récupérer un peu d'air. Mais avant qu'elle n'ai vraiment le temps de se remettre, il avança et d'un pas férocement violent lui écrasa la main, laissant son pied solidement enfoncé sur ses phalanges.


" Je veux te voir morte, pleine de sang, égorgée comme un animal, sans possibilité de te régénérer. "

Le regard aussi noir que la nuit, Sylar forma un pic de glace dans sa main, se baissa, saisit la tête de Claire d'une main, la souleva légèrement du sol, puis lui enfonça le pieu glacé dans la gorge, directement à travers le cou. Il la relâcha alors, se leva et recula.

" Tu meurs aujourd'hui, Claire. C'est aujourd'hui que ça finit, c'est aujourd'hui que je te tue. "



-- Quelque part dans l'esprit de Kerry --

" C'est donc ça, tout ceci n'est pas réel. J'aurai du m'en douter que tu n'allait pas agir dans la simplicité. Toujours en rajouter, mais si tu veux jouer sur ce terrain là... "

L'indifférence des clients du restaurant avait rapidement eu raison de l'illusion mentale échafaudée par le tueur. Sylar n'en attendait pas vraiment moins de Kerry, après tout elle était capable de beaucoup de choses. Et pourtant, il fût le premier surpris lorsqu'il perdit le contrôle de sa propre création, laquelle était désormais devenue le jouet de la belle rousse.

Le décor changea progressivement et lorsque les choses se stabilisèrent, le tueur se trouva face à six mitraillettes, tenu en joug par des membres imaginaires du SWAT. Les coups de feu partirent, il tenta de leva la main pour stopper les projectiles, mais il n'avait rien vu venir. Il fût transpercer vingt, peut-être trente fois, avant de seulement commencer à tomber. Au sol, inerte, le regard vide, il sentait les balles être éjectées de son corps, une par une, par son pouvoir de régénération cellulaire. Au-dessus de lui, la tête de Kerry se dessina.


" Même si ce n'est qu'une illusion, ça fait mal hein ? "

S'il avait eut envie de rire et qu'il en avait été capable, il dirait sans doute une connerie du genre "Tu l'as dit, bouffie", mais là tout de suite il était incapable de bouger. Le décor se remit à trembler, à couler comme de la peinture, pour se ré-assembler quelques instants plus tard. Sylar était à nouveau sur pieds, dans un grand entrepôt désaffecté. La scène lui était familière et il comprit rapidement pourquoi. A quelques mètres, le corps d'une femme d'une cinquantaine d'années, attachée sur une chaise. Kerry s'approcha en rappelant à Sylar sa part de responsabilité de ce tragique évènement. Elle voulait le faire craquer en lui rappelant qu'il était à l'origine de la mort de sa mère adoptive.

" Tu as détruit tout ce qu'il y avait de bon en toi. Maintenant, regarde toi, tu as tous les pouvoirs que tu voulais et maintenant tu veux te battre contre le monde entier. C'est du grand délire ! A cause de toi les gens comme nous vont être traqués pour arriver au règlement de compte. "

Elle enflamma ses poings, signe qu'elle était prête à se battre pour défendre ce en quoi elle croyait. Les mains de Sylar s'écartèrent pour accueillir deux orbes électriques. Il acceptait le duel, mais lui ne se battrait pas pour ses idées, mais pour la destruction de tout ce en quoi il avait foi.

" Non ... Il n'y aura pas de règlement de compte ... "


Il se tourna vers la rousse, le regard féroce, mais légèrement humide.

" ... parce que demain il n'y aura plus rien à régler. "

Il leva son bras droit d'un geste rapide et envoya un éclair se déchaîner sur Kerry. Quand elle fut à terre, il se jeta sur elle et lui plaqua les mains contre le béton froid et humide. Laissant s'échapper un métal froid et liquide de ses paumes, il attacha la belle rousse par les poignets contre le sol avec une épaisse couche d'acier qui se solidifia quasi-instantanément. Il répéta l'opération au niveau de ses chevilles, puis la bâillonna, remplissant une partie de sa bouche et de son visage d'un épais filet de glace.

"Quand ta fille est venue du futur et que je l'ai rencontré, je savais que je ne la reverrais jamais mais j'ai tenu à faire quelque chose qui la marquerait à jamais. Alors je l'ai embrassé. Je l'ai souillé avec mes lèvres. Je sais qu'on ne se reverra plus jamais Kerry, alors même si rien de ceci n'est réel, je vais faire quelque chose qui va te souiller toi aussi, pour être sûr que quoiqu'il arrive, tu ne m'oublies pas, jusqu'à ton dernier souffle."

Usant de son index comme un guide pour sa télékinésie, il découpa soigneusement le chemisier de la belle rousse, dévoilant sa peau nue et son soutien gorge. Il en fit de même avec son pantalon, la laissant presque en sous-vêtements. Ses intentions perverses se lisaient dans son regard, il se rendit maître de la situation et déstabilisa tellement Kerry qu'il l'empêchait de modifier à nouveau le décor. Il posa alors sa main sur l'endroit le plus intime de sa victime, encore protégé par un linge, et plongea ses yeux dans les siens.


" Même si ce n'est qu'une illusion, ça fait mal ... Hein ? "



-- Quelque part dans l'esprit de Peter --

Le séisme fût puissant, Sylar sentit ses pieds décoller du sol et en moins de temps qu'il ne lui aurait fallu pour terminer son expiration, il se retrouva dans les airs avec plusieurs dizaines de ses semblables. Comme effacé par effervescence, il s'évanouit dans la nuit et les torrents qui tombaient du ciel, tandis que ses clones retombèrent violemment au sol.

Le tueur se reforma goutte par goutte face au jeune Petrelli, lequel ne montra aucun signe de peur, de faiblesse, ni même de colère. Peter traduisit cette neutralité dans une petite tirade qui en disait long sur son rôle dans cette illusion. Il ne voulait pas se battre, mais il ne voulait pas laisser Sylar faire encore davantage de mal à ce monde. Il avait un choix à faire, laisser le serial killer agir avec le risque que ce dernier dise vrai et soit réellement capable de détruire le monde, ou se battre pour tenter de mettre fin à ce cauchemar et renvoyer Sylar à l'état de poussière d'où il était venu, comme chaque humain avant et après lui.


Peter se téléporta derrière le serial killer et le frappa dans le dos, de toutes ses forces. Sylar décolla une nouvelle fois et fut projeté dans ses clones, qui s'envolèrent à leur tour. Sans attendre, le tueur se releva et se tourna à nouveau vers son adversaire.

" Pour quelqu'un qui attendait ce moment depuis si longtemps, je m'attendais à une meilleure performance. "

Tout arriva très vite. Le jeune Petrelli leva une main au ciel, un éclair tomba dans sa main, avant qu'il ne pointe son doigt vers Sylar pour orienter la foudre. La rue fût éclairée d'une lumière aveuglante, alors que l'éclair frappa le tueur de plein fouet.

La pluie s'arrêta net. Le silence s'installa. La lumière se dissipa. La nuit venait de reprendre ses droits sur ce paysage de mort.

Le serial killer se tenait debout, droit comme un i, la tête levée vers le ciel. Il baissa le regard vers Peter, lequel pu s'apercevoir que les iris de son adversaire étaient désormais constitués de deux orbes électriques. La foudre n'avait pas eu l'effet escompté.

" Tu permets ... je me chauffe. "

Sylar se pencha en avant et à la vitesse d'un missile s'envola droit vers Peter. Le heurtant de plein fouet, il l'agrippa par la taille et l'entraîna avec lui. Utilisant son adversaire comme un bélier, le tueur brisa chaque mur de chaque bâtiment qui se trouvait sur sa trajectoire. La colonne vertébrale de Peter du encaisser une dizaine de chocs avant que Sylar ne décide de s'arrêter. Ils tombèrent tous les deux sur le sol froid et trempé.

Le tueur releva le jeune Petrelli et lui envoya un crochet du droit dans l'estomac, le faisait voler sur une bonne dizaine de mètres le long de la rue, avant qu'il ne s'écrase violemment dans le bitume. Sylar s'approcha de lui d'un pas lent, alors que ses clones sortaient de toute part, semblant peupler cette ville peu importe où les deux titans iraient se battre. Ils encerclèrent Peter, avant de l'agripper et de le relever. Sylar le frappa une nouvelle fois, en plein visage cette fois-ci. Les clones le tenaient fermement, il ne pouvait même pas encaisser les coups.

" Tu es faible. "

Un nouveau crochet du droit vint heurter la mâchoire du cadet Petrelli.

" Regarde tous les pouvoirs que tu possèdes et le piètre usage que tu en as fais. Tu aurais pu devenir mille fois plus puissant que moi, mais tu n'en as jamais eu le cran. "

Sylar lui envoya un nouveau coup, de genou cette fois-ci, dans l'estomac. Les clones le relâchèrent, le laissant tomber dans les flaques d'eau qui jonchaient le sol.

" Ces pouvoirs, je les ai pris parce qu'ils étaient gaspillés par des êtres aussi insignifiants que toi. Non ce n'était pas les miens, mais c'est à moi qu'ils revenaient. Le seul pouvoir qui ai jamais été à moi m'a permis d'accomplir ma destinée. C'était un signe trop évident. Je devais faire ce que j'ai fais, je devais devenir l'homme le plus redouté. Et toi ... "

Sylar attrapa Peter par le col, le releva, puis le souleva face à lui d'une seule main. De l'autre, il prépara un nouveau coup de poing.


" ... Tu es un nuisible qui entrave ma suprématie. "



-- Quelque part dans l'esprit d'Alex --

« Très bien, qu’est-ce que tu veux ? Où ça va nous mener ton petit jeu ? Combien de temps crois-tu qu’ils vont mettre avant de réaliser que tout ça n’est qu’une illusion de l’esprit ? »

Le tueur, qui était présent sur plusieurs écrans, répondit du tac-au-tac :

" Je te trouve bien sûr de toi, Alex. Tu me poses cette question comme si je m'amusais juste avec eux pour passer le temps, en espérant qu'ils tiendront le plus longtemps possible. Il est vrai que tout ceci n'existe pas, j'ai échafaudé chacune de ces situations dans vos esprits respectifs. Mais si je peux manipuler chacun de vos esprits pour faire de vous mes marionnettes, je peux également faire croire à votre esprit que tout ceci est réel. Donc la douleur sera aussi insupportable qu'elle le serait dans le monde réel. Et je ne saurais trop te déconseiller de tenter de te suicider, des fois que tu penserais que ça pourrait t'aider à t'échapper d'ici."

Sylar se tût alors, laissant le français admirer le déroulement de chacune des situations sur les différents écrans. Il le laissa voir chacun de ses alliés, à l'exception de Calamity, aux prises avec des répliques du serial killer. Lequel reprit sur ses écrans :

" Ce n'est pas un petit jeu Alex. C'est le commencement de la fin. J'ai réunis les personnes qui me connaissent le mieux pour être sûr qu'une fois que je les aurais éliminées, plus personne ne puisse m'arrêter. On ne joue plus Alex. Je prépare la destruction de ce monde et toi tu es là, impuissant, pendant que ça se produit. "


Les écrans changèrent alors tous de chaîne pour montrer l'évolution de l'affrontement entre Sylar et Kerry. Alex pouvait voir sa bien aimée, otage du tueur, lequel semblait se préparer à la violer. Les écrans changèrent encore de chaîne, sauf que sur aucun d'entre eux Alex ne pouvait voir la suite de cette situation.
Le tueur, majoritairement diffusé, reprit :


"Dis moi Alex, si tu me tenais physiquement entre tes mains maintenant, qu'est-ce que tu ferais ?"

Les rires du tueur provenant de chaque moniteur envahirent l'esprit d'Alex.

"Qu'est-ce que ça fait, Alex ? Ce sentiment, quand tu sais que tu es coincé ici alors que ta petite amie aurait tellement besoin de ton aide. Et je ne parle même pas de ta fille. "

Sur ce dernier point, Sylar bluffait. Il ignorait totalement où se trouvais Lisa. Non pas qu'il serait incapable de la localiser, ni prêt à lui faire du mal, mais il gardait cette option comme plan de secours au cas où tout son stratagème s'effondrerait. Le tueur fixait les yeux du français à travers tous les écrans et y décrypta toute sorte d'émotion.

"Jusqu'où serais-tu prêt à aller pour les sauver ? Qu'est-ce que tu ferais pour m'empêcher de les tuer ?"

Le tueur effaça tout rictus ou sourire de son visage, il parlait le plus sérieusement du monde.

"J'ai vu le futur, Alex. Je sais comment tout ceci va se terminer. Beaucoup de gens sont déjà morts ... Et beaucoup d'autres vont mourir. "



-- Quelque part dans l'esprit de Calamity --

"Alors Gabriel...mais j'y pense en fait, est-ce je parle au vrai Gabriel ou juste à un de ses clones. Peu importe. Que fait-on ici ? Pourquoi tant de mise en scène ? Tu vois, ça toujours été ton défaut, pas assez de simplicité. Je suppose que tous nous amis ont droit à une simulation plus vrai que nature."

"Tu supposes bien, Cal'. Et j'attends un peu plus de respect d'une ... chose ... qui me doit l’entièreté de son existence. Je t'ai créé en faisant naître les germes de ta personne dans celle qui fût ton hôte, alors appelle moi par mon vrai nom. Après tout je ne t'appelle pas Kerry, moi. "

Le tueur regarda le double maléfique de la belle rousse tenter de se donner un peu de contenance en déblatérant des idioties sur la posture du serial killer, comparant ses faiblesses -inexistantes- à celles des autres immortels. Elle finit par dégainer son arme et tirer une balle vers le comptoir, éclatant une bouteille au passage. Elle souffla sur le canon fumant de son colt à six-coups avant de le ranger. Les gens présents ne réagirent pas.

"J'espère que tu sais ce que tu fais car ils sont tous contre toi...nous sommes tous contre toi..."

Le tueur se leva et commença à marcher autour de la jeune femme.

"Voyons voir. Je tiens actuellement en otage cinq individus, dont la puissance n'est pourtant pas moindre, à la seule force de mon esprit, le tout simultanément et par l'intermédiaire de clones télépathes. Pendant ce temps, je suis physiquement assez loin de l'endroit où vous vous trouvez tous réellement, en train de mettre en place la bombe qui vous enverra vous cinq, ainsi que tous les citoyens de la région, manger les pissenlits par la racine avant le lever du soleil. Bien entendu, quand cela arrivera, je serai déjà loin, en train de préparer la prochaine bombe qui ne sera que la deuxième d'un série assez importante dont l'issue sera la destruction totale de notre civilisation. "

Il s'arrêta de marcher et fixa Calamity dans les yeux.

"Oui, Calamity, je sais ce que je fais. "

Il se rassit à la même table, prenant même l'aise de mettre ses pieds dessus.

"La question c'est est-ce que TOI, tu sais ce que tu fais ? Répondre à un appel que je lance à mes ennemis et te pointer comme une fleur. Je n'ai rien contre toi Cal', qu'est-ce que je pourrais avoir comme motif pour me battre contre toi ? Tu es tout ce que j'aimais chez Kerry. Ma femme parfaite, en somme. Alors bon Dieu qu'est-ce que tu viens foutre ici ? Ces gens là ne t'aiment pas plus qu'ils ne m'aiment moi, t'es du mauvais côté de la balance, comme moi. Qu'est-ce qui te dit qu'ils ne te tueront pas le moment venu ?"



-- Dans le monde réel, Manhattan, caserne du SWAT --

La jeune adolescente était touchée couchée dans les bras de l'agent du SWAT, ne pouvant contenir ses larmes de soulagement. Elle avait frôlé la mort, elle en était sûre. L'homme lui caressait lentement les cheveux pour tenter de la rassurer.

"C'est fini maintenant, tout ira bien."

Elle sanglota, ses larmes se perdant dans le tissu noir de la combinaison du policier. Ce dernier l'aida à se relever et ils se tinrent un moment debout à l'arrière du fourgon. Finalement, elle le regarda à nouveau, cherchant ses yeux à travers son casque. Entre deux sanglots, elle articula :

"Cet ... Cet homme ... Non, ce monstre ... Il faut l'arrêter. Il ... Il va faire beaucoup de mal."

"Il ne fera aucun mal à personne. Il va libérer cette ville, ce pays. Il soulagera tout le monde. "

Elle s'arrêta de sangloter et releva la tête vers l'homme. Ce dernier porta ses mains à son casque et l'enleva de sa tête pour dévoiler son visage. Sylar, en chaire et en os. Pas un clone, pas une illusion, le vrai serial killer, celui qui avait causé l'explosion de New York. Il se métamorphosa et troqua sa tenue de militaire pour son habituel complet noir. Il acheva cette mise en scène en vissant une casquette ébène sur le haut de sa tête.

C'était le coup de trop, l'adolescente tomba à genoux, suppliant de ses dernières forces, répétant le mot "Non" comme si c'était le seul qu'elle pouvait encore prononcer. Il avait joué le rôle d'un agent du SWAT pour la rassurer et lui redonner espoir, tout ça pour mieux la briser. Il fallait qu'elle soit le plus faible possible pour que son plan fonctionne. Il s'agenouilla à côté de sa victime, laquelle tourna la tête pour ne plus avoir à croiser son regard.


" Comment tu t'appelles, petite ? "

Elle ne daigna pas tourner la tête. Elle ne répondit pas non plus. Sylar leva son doigt et tel un marionnettiste força la jeune femme à tourner la tête en mimant un geste de rotation avec sa main.

" Regarde moi quand je te parle ... Emma. "

Ses yeux s'écarquillèrent, comment connaissait-il son nom ? Qui était donc cet être si noir aux capacités si hors du commun ? Et comment en était-il arriver à vouloir tant de mal aux autres ?

" Je vais te faire un cadeau Emma. Je vais t'offrir quelque chose qu'une seule personne avant toi a eu le privilège de recevoir. Je vais t'accorder cet immense honneur, en faisant de toi la prochaine bombe qui anéantira toute cette ville, et bien plus encore. "

Elle ferma les yeux, à nouveau des larmes commencèrent à couler. Elle était à bout de force. Sylar la saisit violemment, la releva et la plaqua contre un pan du fourgon. Il posa alors sa main sur le cœur de la jeune femme.


" Quand tu te réveilleras, dans une heure, peut-être deux, ce sera la fin. N'essaye pas de lutter, tu n'y arriveras pas, tu n'es pas préparée à ce qui t'attend. Malheureusement pour toi, la seule façon pour y mettre un terme sera de te tuer. Mais je ne te laisserais pas de quoi te suicider et je ne laisserais personne te mettre une balle entre les deux yeux. "

- Pitié ...

Elle pu alors voir un halo lumineux se mettre à scintiller dans le torse du tueur. La lumière ressemblait à une fumée incandescente qui se déplaçait le long du bras qui la tenait adossée contre le fourgon, pour finir par entrer en elle par l'intermédiaire de la main qui était posée sur son cœur. Lorsque la lumière disparue, elle ressentit une très vive douleur. Elle poussa un cri, Sylar la relâcha et la laissa tomber sur le plancher du fourgon. Elle poussa d'autres cris, convulsa, cracha des gerbes de salive, pour finir par s'évanouir.

Sylar sortit du fourgon et ferma les portes derrière lui. A cet instant, deux hommes, probablement des agents du SWAT en repos dans la caserne, arrivèrent dans son dos. L'un d'entre eux demanda :


" On a entendu crier, il se passe quoi ici ? "

Le tueur se retourna pour leur faire face. Leur visage se décomposèrent. Ils portèrent tous les deux leur main à leur arme de service, mais Sylar fût plus rapide qu'eux. Il les aspira vers lui et leur attrapa leur visage, avant de les transformer en clones. Quand ils furent métamorphosés, il leur ordonna :

"Vous deux, mettez vous en tenue et armez vous. Ensuite vous prenez ce fourgon et vous patrouillez dans le cœur de la ville, sans laisser quiconque vous arrêter. Si quelqu'un se met en travers de votre chemin, faites le donc rejoindre nos rangs. Et si ce quelqu'un est trop coriace, vous le tuez. C'est compris ? Exécution !"

Les deux clones approuvèrent d'un geste de la tête coordonné, avant de se mettre en mouvement. Le fourgon quitta la caserne quelques minutes plus tard, le temps pour Sylar de coloniser tout le bâtiment, commençant à nouveau la création d'une petite armée, chaque clone nouvellement créé se mettant immédiatement à la recherche d'une autre personne à transformer.

Les grands garages de la caserne du SWAT ouvrirent leurs portes. Les clones sortirent à pied, en fourgon, en voiture, même en moto. Ils se séparèrent et commencèrent à arpenter les ruelles environnantes. Certains assurèrent l'escorte du fourgon qui sillonnait les rues new-yorkaises, tandis que d'autres descendirent dans le métro.

Sylar, quant à lui, se téléporta directement dans un lieu d'où il pourrait admirer New York sombrer, et surtout d'où il pourrait contempler son armée grandir de façon exponentielle dans les prochaines minutes : le sommet de la Statue de la Liberté.


C'est là que les autres sentiront sa présence, c'est là qu'ils iront le chercher et c'est là qu'en personne, seul, il les attendrait.

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Calamity
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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Dim 12 Mai - 13:03

La jeune femme, bien installée sur sa chaise, écoutait attentivement le discours de Sylar, lui donnant plus de détails sur ses plans les concernant. Le tueur avait déjà préparé une bombe non loin de la cathédrale qui détruirai le quartier entier. Le pire était que d'autres bombes étaient en préparation. Il n'avait pas changé, il jurait toujours par la destruction, par le chaos.

"La question c'est est-ce que TOI, tu sais ce que tu fais ? Répondre à un appel que je lance à mes ennemis et te pointer comme une fleur. Je n'ai rien contre toi Cal', qu'est-ce que je pourrais avoir comme motif pour me battre contre toi ? Tu es tout ce que j'aimais chez Kerry. Ma femme parfaite, en somme. Alors bon Dieu qu'est-ce que tu viens foutre ici ? Ces gens là ne t'aiment pas plus qu'ils ne m'aiment moi, t'es du mauvais côté de la balance, comme moi.
Qu'est-ce qui te dit qu'ils ne te tueront pas le moment venu ?"


Calamity ne pu s'empêcher de sourire. Elle était loin d'être naïve ou stupide. Elle savait très bien qu'elle était du mauvais côté de la ligne, que les autres n'hésiteraient pas à la tuer dès que l'occasion se présenterait à eux.


"Sans déconner Gab...Sylar ! Je sais très bien que je ne suis pas aussi populaire que Miss USA ces temps-ci. Évidemment qu'ils vont essayer de me liquider . Pour eux nous sommes à mettre dans le sac. Et pourtant je ne veux pas détruire ce monde comme toi. A quoi ça servirait franchement hein ? Mon objectif est plus...simple. Je veux l'asservir, diriger en maître. Je veux que les gens pensent qu'ils sont sauvés, qu'ils n'ont plus rien à craindre, mais en vérité je serais toujours là, les dirigeant comme des pantins. Alors je veux éviter le plus possible d'avoir un royaume en ruine."


Red Jane se leva à son tour et s'approcha de Sylar.
"Tout ceci on aurait pu le faire ensemble, main dans la main..."

Elle recula la table, faisant par la même occasion tomber les pieds de Sylar sur le sol. Elle s'installa à califourchon sur les cuisses du tueur. Son visage n'était qu'à quelques centimètres du siens.

"Tu as dit que j'étais ta femme parfaite, tu sais que c'était réciproque ?"

Elle déboutonna petit à petit les boutons de la chemise du tueur et fit glisser ses mains sur son torse découvert.

"Un homme sûr de lui, fort, virile et...terriblement sexy."
Elle déposa un baiser sur ses lèvres, lui rappelant les quelques temps qu'ils avaient passé ensemble. Ils avaient été en symbiose, sur la même longueur d'onde.

"Je t'aurais tout donné, suivi n'importe où, j'étais prête à tout pour toi."


D'un geste vif, elle se releva et fit basculer le tueur de sa chaise, le faisant tomber au sol.


"Mais tu m'as tourné le dos !"

Elle profita que Sylar soit encore au sol pour lui donner un violent coup de pied dans l'abdomen.

"Tu te souviens ? Ce jour où j'ai rendu une petite visite à ce peintre junkie. Tu as cru que j'avais manigancé avec un Peter venu du futur. Il était venu me prévenir que tu allais mourir. J'essayais de te sauver idiot !"

Elle lui redonna un coup de pied.


"A cause de ça je me suis retrouvé coincée dans la caboche de cette rousse, forcée d'assister à son amour gerbant pour le français ! Et je te raconte pas quand elle a su qu'elle attendait l'autre mioche !!."

Elle attrapa d'une main le col de la chemise du tueur.

"Si seulement tu m'avais fait confiance, je n'aurais pas du subir tout ça."

Elle lui frappa le visage avant de s'éloigner un peu.

"Voilà ce que je fou ici Sylar. Depuis que je suis libre, je rêve de te faire vivre un enfer comme tu me l'a fait vivre.

Elle ferma les yeux, se concentra. Soudain une onde de choc frappa la saloon. Les tables se soulevèrent, les divers miroirs se brisèrent, une partie du plafond s’effondra et les clients ainsi que Sylar furent projetés contre les murs
. Red Jane se retourna vers lui.

"Alors toujours pas de raison de te battre contre moi ?"
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Alex Dumont
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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Dim 12 Mai - 23:51

Les intentions de Sylar semblaient claires. Avant toute notion de vengeance, le tueur tenait à mettre à un terme à l’existence des personnes qui étaient à même de le stopper dans son dessein : l’anéantissement pur et simple de tout. Toute cette machination n’avait qu’un seul objectif : assurer au tueur d’être libre d’agir.

Plus que toutes autres mises en scène, c’était bien celle de Kerry sur laquelle se reportait l’attention du français. Bien que malmenée par le tueur, la jeune journaliste parvenait à conserver sa dignité ainsi que ce soupçon d’insolence qui la caractérisait bien. Rapidement, elle comprit également que tout ceci n’avait rien de réel. Puisant dans sa volonté, la jeune femme parvint même à retourner l’illusion mentale contre son adversaire modifiant le décor au gré de son envie. En lieu et place du Liberty, Kerry et son psychopathe d’adversaire se trouvait à présent dans les anciens locaux de l’OWI. Plus précisément, ils étaient au level cinq, accompagnés de plusieurs agents de sécurité qui criblèrent de balles Sylar qui s’écroula à même le sol. L’attrapant par les cheveux pour le redresser, Kerry usa une nouvelle fois de sa force d’esprit pour altérer l’environnement dans lequel ils évoluaient.

A présent, ils se trouvaient dans un entrepôt. Au centre, une femme d’un certain âge, gisait morte, attachée sur une chaise. Fronçant les sourcils, Alex ne comprenait pas où voulait en venir son amie. Lorsqu’il entendit les propos de la jeune rousse, il préféra détourner le regard. Même s’il savait que cette partie de l’histoire faisait partie intégrante de la femme qu’il aimait, il préférait occulter ce moment d’égarement. Par pudeur, tout autant que par crainte d’en savoir trop, il n’avait jamais voulu aborder cet épisode de la vie de Kerry. Chacun était à même de faire des erreurs, tout comme chacun avait le droit de se racheter par la suite. Il était inutile d’entrer d’avantage dans les explications pour connaitre des détails qui avaient plus à voir avec une forme de voyeurisme malsain, plutôt qu’avec un réel objectif de rédemption.

En fraction de seconde, Sylar reprit l’avantage, frappant la jeune femme avec des éclairs. Une fois à terre, le tueur se rua sur elle, l’immobilisant à l’aide d’une sorte de métal et la bâillonnant en obstruant sa cavité buccale avec de la glace. Sylar réaborda alors l’épisode de son baiser volé avec Lisa. Serrant les mâchoires autant que les poings, Alex continuait de fusiller du regard la scène, ignorant complètement ce qui était en train de se dérouler dans les autres scénettes.

Lorsque le tueur commença à user de sa télékinésie pour ôter les vêtements de la jeune femme, la laissant vulnérable à ses assauts de pervers, Alex hurla de rage. Et lorsqu’il posa ses immondes mains sur sa peau délicate, n’y tenant plus, le français frappa de toutes forces l’écran, envoyant son poing s’écraser à la surface de l’image qui grésilla et sursauta un instant avant de se stabiliser.


« Dis-moi Alex, si tu me tenais physiquement entre tes mains maintenant, qu'est-ce que tu ferais ?

- Je t’étranglerais espèce de taré ! Et quand bien même tu reviendrais à la vie, je recommencerais encore et encore ! »
hurla Alex.

« Qu'est-ce que ça fait, Alex ? Ce sentiment, quand tu sais que tu es coincé ici alors que ta petite amie aurait tellement besoin de ton aide. Et je ne parle même pas de ta fille. Jusqu'où serais-tu prêt à aller pour les sauver ? Qu'est-ce que tu ferais pour m'empêcher de les tuer ? »

Les mains posées sur les écrans en face de lui, Alex, haletant, fixait le sol. Qu’était-il prêt à offrir pour les savoir seines et sauves ? Seule une personne incapable d’aimer comme Sylar pouvait poser une telle question tant la réponse était évidente.

Soudain, le ton jusqu’alors sadique du tueur, se mua pour laisser place à un air d’un sérieux d’autant plus inquiétant. Le visage grave, le tueur semblait fixer le français à travers les écrans télévisés.


« J'ai vu le futur, Alex. Je sais comment tout ceci va se terminer. Beaucoup de gens sont déjà morts ... Et beaucoup d'autres vont mourir. »

Alex resta silencieux. En lui, se mêlaient inquiétude, fureur et haine. Il se surprit même à penser qu’importait le nombre qui devraient mourir du moment que Kerry et Lisa n’en faisaient pas parti. Même si apparemment dans une impasse, Alex devait quand même trouver une échappatoire pour elles deux. Pourtant, traiter avec Sylar, le jeune homme le savait bien, était futile. Ce dingue était tout bonnement incapable de tenir parole. Et quand bien même la notion d’honneur existait chez lui, la haine qu’il nourrissait à l’encontre d’Alex et de sa famille était telle qu’il n’accepterait très certainement jamais d’épargner l’un d’entre eux.

Mais le jeune homme devait se rendre à l’évidence pour le moment. Piégé dans cette illusion mentale, il était tout bonnement impuissant et coincé. Seul, il n’avait aucune chance de faire tomber cette mascarade pour se libérer et pouvoir porter secours à Kerry. Sans autre possibilité, Alex redressa la tête pour faire face à l’image du tueur. Prenant sur lui, il tenta de calmer sa colère, inspirant profondément, alors que l'ensemble de son corps était parcouru de frissons de rage. D'une voix aussi posée qu'il put, il s'adressa alors à Sylar.


« Tu m'as demandé jusqu'où je serai prêt à aller pour les sauver. Alors je te le demande : que veux-tu de moi pour les laisser en vie ? Qu’attends-tu de moi ?! »

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Peter Petrelli

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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Lun 13 Mai - 1:53

Lorsque la foudre cessa de frapper Sylar, Petrelli put apercevoir sans surprise que l'attaque fut sans effet. Au contraire, il était possible de déceler dans ses yeux de petits rayons, comme s'il s'était régalé de cette électricité. A peine sa petite boutade terminée, le psychopathe s'élança comme une fusée sur Peter, l'écrasant sur la paroi d'un bâtiment, puis une autre, et encore une autre, l'écrasant sur chaque mur avec toujours plus de violence. Les obstacle ne l'arrêtaient pas, au contraire. C'était comme s'il ne cessait d'accélérer. Bien trop sonné par cette ruée tonitruante de placages, Peter n'arrivait pas à se concentrer pour pouvoir riposter, ni même pour se téléporter. Il fallait bien l'avouer, Gray maîtrisait ses pouvoirs avec une habileté qui dépassait l'entendement. Cette puissance le grisait, mais l'aveuglait également. Il était bien trop obsédé par son but, assoiffé de la jouissance malsaine que lui procurait ce moment piteusement glorieux.

Après avoir joué le bélier sur un nombre de façades qu'il était incapable d'estimer, Peter roula plusieurs mètres sur le bitume trempé. Ce ne fut qu'à ce moment qu'il put sentir les morceaux de verre encastrés dans sa peau, ses os brisés, ses vertèbres anéanties. Il savait pertinemment qu'il était en situation de faiblesse, dans l'attente d'une régénération progressive et douloureuse. Il était trop abîmé pour se relever à temps. Sylar, lui, était déjà debout et lui assena un nouveau coup dans l'estomac. Bien entendu, l'impact lui fit subir un vol plané qu'il put à peine amortir grâce au pouvoir de son frère. Le tueur l'attrapa et le frappa à nouveau, au visage cette fois. Il continua encore et encore, les clones finissant par se charger de le tenir debout alors qu'il encaissait les coups.


" Regarde tous les pouvoirs que tu possèdes et le piètre usage que tu en as fais. Tu aurais pu devenir mille fois plus puissant que moi, mais tu n'en as jamais eu le cran. "

Il ne put rétorquer, et n'en eut de toute façon pas le temps. Un nouveau coup dans le ventre vint bloquer sa respiration momentanément. Les clones n'avaient plus besoin de le tenir, il s'écroula lamentablement au sol. Illusoire ou pas, cette pluie eut au contact de son visage un effet presque agréable. Sa sensation douce et fraiche réveilla quelque peu son esprit engourdi par le passage à tabac qu'il venait de subir. Il toussa, le temps que l'air s'engouffre à nouveau dans ses poumons. Sylar semblait décidé à ne pas lui laisser de répit.

" Ces pouvoirs, je les ai pris parce qu'ils étaient gaspillés par des êtres aussi insignifiants que toi. Non ce n'était pas les miens, mais c'est à moi qu'ils revenaient. Le seul pouvoir qui ai jamais été à moi m'a permis d'accomplir ma destinée. C'était un signe trop évident. Je devais faire ce que j'ai fais, je devais devenir l'homme le plus redouté. Et toi ... "

Lentement, il souleva Peter par le col et le porta d'une main à plusieurs centimètres du sol. Son autre poing se préparait à frapper à nouveau.

" ... Tu es un nuisible qui entrave ma suprématie. "

Peter, par réflexe, posa les mains autour du cou de Sylar pour tenter de l'étrangler, le repousser, peu importait l'acte dans un tel moment de désespoir. Physiquement, le serial killer détenait l'avantage. Lui lancer une gerbe de flamme ou le cribler d'éclairs ne ferait qu'attiser sa frénésie. Rassemblant ses esprits, Peter cria de toutes ses forces alors que deux formes pointues transpercèrent le coup de Sylar, ressortant par le sommet de son crâne. Un éclair zébra le ciel au même moment où le hurlement de l'assimilateur retentit dans l'immense avenue. Peter savait que le cerveau était le point faible de tout être auto-régénérant. Il en avait lui-même fait les frais il y a quelque temps de cela, au prix de sa propre mémoire. Même s'il ne l'avait pas tué, il avait au moins mis son ennemi hors d'état pendant un moment. Il le regarda tomber au sol devant lui, sa tête transpercée de part et d'autre, les deux objets pointus formant un X dont les deux branches intérieures entraient par le cou et les supérieures dépassaient par le crâne.

- Ta suprématie, je compte bien l'enterrer avec toi dans ta tombe.

Ces armes improvisées, d'une couleur blanc nacrée tâchée de sang, étaient tout simplement ses cubitus. Par télékinésie, il avait brisé les os de ses avant-bras, les propulsant hors de son corps pour se planter dans celui de son adversaire. La douleur était au-delà de tout ce qu'il avait pu imaginer, au point qu'il en tomba à genoux, incapable de tenir davantage. Ses deux bras pendaient au sol, inertes, tels deux animaux morts. Ils ne changeraient pas d'aspect tant que les os ne s'étaient pas régénérés, et il ignorait combien cela prendrait pour que le processus se termine totalement. De plus, il n'était même pas sûr d'avoir neutralisé le vrai Sylar. Il était encore entouré de clones, qui semblaient toujours actifs. Non, ce n'était pas le bon. Soit celui-ci se planquait parmi la foule de sosies, soit il n'était même pas là. Après tout, cette scène n'était pas réelle. Mais malgré la douleur, cet prise d'avantage très futile lui laissa un instant pour réfléchir. L'avantage des clones étaient qu'ils rapportaient des informations à l'original où qu'ils soient. Il y avait une sorte de lien psychique très fort entre eux. Il savait donc que le dôme avait fini d'être formé. Mais il savait également autre chose.




Quelques instants plus tôt...


Alors que l'éclait frappait Sylar, illuminant de son flash aveuglant tout le paysage désolant qui se dressait dans ce lieu improbable, un clone se détacha furtivement de Peter et disparut grâce à sa télékinésie. Il avait profité de l'éblouissement général pour filer en douce. Mais l'endroit où il atterrit ne manqua pas de le surprendre. En effet, il était dans une maison. Le soleil filtrait doucement entre les branches des cerisiers du Japon dans la cour intérieure de cette demeure. Il y faisait calme, et y régnait comme une atmosphère candide et empreinte de sentiments positifs. Lentement, il s'avança dans l'allée qui bordait le jardin, ses chaussures humides faisant grincer les planches de bois. Il chercha toute présence humaine autour de lui, mais n'en trouva aucune. Il fit coulisser avec délicatesse une porte à sa droite, et entra dans la pièce ornée d'une table basse, d'un tapis et d'un cadre servant de support à deux armes en bois. Peter s'approcha de ces dernières, comme un myope qui voyait mal sans ses lunettes, et effleura du bout des doigts l'un des bâtons.

- Des bokutô...

- Alors tu t'en souviens.

La petite voix fluette derrière lui le fit sursauter. Il se retourna et se retrouva nez à nez avec une charmante personne. La jeune japonaise portait une robe à froufrous et arborait une magnifique chevelure rose, encadrant à la perfection son visage harmonieux. Ses deux yeux innocents fixaient Peter avec une sorte de bienveillance. Elle semblait le connaître, même si lui ne parvenait pas à se rappeler de qui elle était. Comme si elle lisait dans ses pensées, elle reprit.

- Ton cerveau a subi des dégâts, mais ton cœur est resté intact. Tes souvenirs y sont conservés, purs comme le diamant, mais tu l'ignores encore. Tout ce dont tu crois te rappeler, la personne que tu es devenue, les actes que tu as accomplis, tout cela est intimement lié à ces souvenirs inaccessibles. Tu finiras par les retrouver, Peter.

Elle le prit par la main et le conduisit hors de la pièce. Comme par enchantement, lorsqu'ils franchirent la porte, ils se retrouvèrent dans un tout autre endroit, une chambre sombre éclairée par une petite veilleuse qui projetait des motifs lumineux de lunes, d'étoiles et de soleils sur les murs. L'odeur était celle de l'enfance, de la naïveté et de la vie neuve. Dans un coin de la chambre au papier peint bleu orné d'une frise dessinée, Elizabeth berçait tendrement son fils dans ses bras. Par réflexe, Peter voulut se précipiter vers elle pour lui dire qu'elle était en danger près de lui en ce moment, et qu'elle devait fuir. Mais la japonaise le retint par le poignet.

- Ne t'en fais pas, elle est en sécurité. Ce que tu vois ici n'est qu'un reflet d'elle et de votre enfant. Je voulais juste te montrer que cette personne que tu étais devenue avant ton amnésie s'est retransmise dans celui que tu es à présent. Il reste en toi tout ce que tu as hérité de cette vie antérieure, qui t'a construit jour après jour. Tu ne pourras jamais te détacher de tout ça, car tu ES tout ça. Tu es moi, car je suis un souvenir qui vit en toi. En chaque être humain demeure ce précieux trésor que constitue son passé, un album photo qui ne peut être détruit, malgré les épreuves du temps. Il se remplit jour après jour, comme une toile solide qui se tisse et forme une structure unique. Il ne disparaît qu'avec son propriétaire. Sans lui, nous ne sommes rien, et sans nous, il n'a aucune raison d'exister. J'espère que tu comprendras.

Interloqué, Peter ne parvint pas à formuler une seule question. Trop d'interrogations et de pensées confuses se bousculaient dans son esprit. Il regarda à nouveau vers le fauteuil, mais Elizabeth n'y était plus. Il se retourna alors vers Asami, mais elle avait disparu également. Il se trouvait à présent seul dans cette chambre d'enfant. Il savait que la clé de l'énigme se trouvait dans les paroles de la japonaise aux cheveux roses. Elle n'était pas venue lui rendre visite sans raison, surtout à un tel moment, après avoir fui ce lieu artificiel. Puis tout à coup, l'évidence le frappa de plein fouet, comme une vague démesurée qui venait de s'abattre sur lui. Ce qu'il venait de voir n'avait rien de réel, mais lui semblait incroyablement familier. Il y avait vu Eliz, leur, fils, et cette jeune femme qu'il était persuadé de connaître. Du moins, il en avait l'intime conviction. Oui, il n'y avait aucun doute, il s'agissait là de souvenirs. L'un datant d'avant son amnésie, l'autre d'après. Et si, en fuyant la scène de combat, il avait atterri là, c'est parce qu'ils se trouvaient dans son esprit. Par ailleurs, comme il possédait le pouvoir de tépathie, il était tout à fait capable de sortir de là. Il lui suffisait de faire un mappage complet de son esprit, et de s'évader par une sortie qui échappait à la surveillance de Sylar. Un lien entre son esprit et la réalité physique dont le serial killer ignorait l'existence. Sa première rencontre avec Elizabeth et leur nuit bien arrosée qui s'était finie de manière très charnelle semblait constituer le coin le plus sûr, car il était persuadé que Sylar n'en connaissait pas l'existence, du moins pour le moment. Tout cela constitue bien entendu un raisonnement très abstrait, simplifié de cette manière par Peter afin de mieux savoir comment maîtriser son pouvoir de télépathie.

C'est le clone qui dut s'évader de cette quarantaine psychique imposée par Gray. L'original ne pouvait quitter son propre esprit... du moins pas pour le moment. Il en avait la capacité, mais ne désirait pas laisser Sylar ou même ses clones voguer librement dans son esprit en son absence, c'était trop dangereux. Mais comme le clone avait été créé dans l'esprit de Peter, ce dernier n'était pas sûr qu'il était capable de se matérialiser dans le monde réel. Il fallait que la copie conforme trouve un autre esprit dans lequel se projeter. N'importe lequel, à proximité. C'était déjà un début, le temps de trouver une solution. Le clone se concentra et s'éjecta littéralement des lieux par la sortie de secours.





-- Quelque part dans l'esprit de... ? --


Après la pénombre, le clone de Peter fut aveuglé par la lumière artificielle qui se reflétait dans toute la pièce. Il lui fallut quelques instants pour s'accommoder à cette luminosité. Lorsqu'il fut en mesure d'ouvrir complètement les yeux, il se retrouva nez à nez avec divers écrans. Dessus, il reconnut Sylar, ainsi que la rouquine aperçue plus tôt aux côtés d'Alex. Une discussion le fit émerger de sa contemplation. Il se retourna et vit alors le Français, faisant face à des écrans sur lesquels on apercevait un gros plan de Sylar, comme s'ils étaient en vidéoconférence. Peter s'avança vers son ami. Furtivement, le souvenir de leur dernière rencontre le submergea, et un frisson lui parcourut l'échine. Cependant, la personne qui se tenait devant lui n'avait plus rien du monstre enragé qu'il avait croisé à Central Park, et dont le seul but était d'aspirer toute forme de vie pour gagner en puissance. Les yeux azur du Frenchie en étaient les premiers témoins. Mais ce regard, bien qu'empreint de gentillesse, était également envahi par la peur et la colère. Peter s'approcha de lui et parla à mi-voix, même s'il savait que Sylar les entendait.

- Je suis désolé que l'on se retrouve dans de telles circonstances, Alex. J'ai oublié la plupart des choses qu'on a vécues ensemble par le passé, mais je suis sûr d'une chose. J'ai promis à ta famille de veiller sur elle, quoiqu'il arrive. Et cette promesse, je compte bien la tenir.

Il marqua une pose, laissant son regard vagabonder sur les écrans montrant Kerry en très mauvaise posture. De telles images, réelles ou fausses, devaient constituer une atroce torture pour le pauvre homme, qui ne pouvait rien faire contre les assauts psychiques.

- Qu'est-ce qui s'est passé ici ? Il faut qu'on agisse au plus vite, pour nous sortir de ce putain de bordel de merde.
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Kerry Tomas
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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Lun 13 Mai - 18:29

Kerry attendait la riposte de son adversaire suite à sa provocation. Elle savait qu'elle avait joué une carte très risquée. La riposte arriva vite. Sylar fit apparaître un arc électrique qui vint frapper la rousse de plein fouet sans qu'elle n'eut le temps d'attaquer la première. Elle fut projetée sur quelques mètres avant d'atterrir violemment sur le sol poussiéreux de l'entrepôt. Très vite Sylar se jeta sur elle et lui bloqua les poignets avec de l'acier provenant des mains du psychopathe. Il en fit de même avec les chevilles. Il termina par déposer de la glace sur sa bouche et une partie de son visage. Elle était complétement immobile, elle ne pouvait pas bougé, la glace sur sa bouche et son nez rendait la respiration difficile.
Sylar lui raconta que lorsqu'il avait rencontré la version futuriste de Lisa, il l'avait embrasé, la souillant par ses lèvres. Maintenant il allait faire de même avec la journaliste. Elle le regarda s'éloigner un peu et pointer son index sur elle. Elle sentit son chemisier se déchirer et partir en lambeau. Le tueur en fit de même avec son pantalon. Ses intentions étaient désormais claires. Il n'allait pas se contenter d'un simple baiser pour la dégoûter. C'était bien plus pervers que ça. Il allait commettre l'un des actes les plus ignobles au monde. Son corps se raidit lorsqu'il déposa sa main sur ses parties intimes. Elle sentit son souffle chaud sur son visage lorsqu'il se pencha pour bien la regarder dans les yeux. Elle aurait voulu utiliser sa pyrokinésie pour le faire brûler vif mais impossible. Elle tenta également de s'échapper de ses liens d'aciers mais en vain. Elle n'arrivait plus à se concentrer. Son adversaire venait de la soumettre complétement, il pouvait lui faire tout ce qu'il désirait.
La jeune femme commença à trembler, son poux s’accéléra ainsi que sa respiration. Elle était tétanisée. Elle aurait donné n'importe quoi pour être loin d'ici, loin de ce tueur pervers, loin de ce moment ou il allait lui voler sa dignité.
Lorsque Sylar lui ôta la dernière barrière en linge qui protégea son intimité, la jeune femme se raidit encore plus et ferma les yeux. Sylar commença son action.



*****


Cela ne dura que quelques minutes mais pour la jeune femme ça avait duré une éternité. La torture était réussie. La voilà avec une folle envie de vomir comme si ça pouvait effacer ce qu'il venait de se passer. Elle sanglota même si le son de sa tristesse et de la honte était étouffé par la glace sur son visage. Sylar avait réussit à la détruire psychiquement. Elle ouvrit doucement ses yeux remplis de larmes et regarda l'homme qu'elle avait aimé autrefois, qu'elle avait haït aussi et qui était désormais son violeur. Elle le vit très satisfait de son action avant de sombrer dans l'inconscience.


"Kerry reveilles toi !"

Elle lutta pour ouvrir ses yeux. Elle vit sa soeur Christie accroupie à côté d'elle.

"Je sais que c'est difficile, mais tu dois te lever."

Kerry se rendit compte qu'elle n'avait plus de glace sur le visage.

"Je ne peux pas...je n'en n'ai pas la force après ça."

"Bien sûr que si ! Ca ne peut pas se terminer comme ça. Il ne peut pas s'en sortir sans que tu riposte. Ce qu'il a fait est monstrueux mais tu ne peux pas le laisser savourer sa victoire sans rien faire."

"A quoi bon ? Il a gagné..."

"C'est n'importe quoi !"

Christie avait disparu, Calamity était là à sa place.

"Il a gagné parce que tu es là a rester allongé, à ne pas vouloir lui faire payer !"

"Si je suis là c'est à cause de toi !"

"Allons allons, ta colère tu devrais la retourner contre ce salopard pas contre moi. Tu peux le faire, tu peux te lever et t'occuper de lui. Après tout, ceci est ton esprit."

Kerry se reveilla. C'était vrai, ceci est son esprit, Sylar était juste un intrus, un visiteur indésirable. Malgré la déchéance, elle se concentra sur ses liens. Elle les fixa jusqu'à ce que ces derniers disparaissent comme par enchantement. Même chose pour ceux de ses chevilles. Elle fit disparaître également la glace sur son visage. De nouveau libre, elle se releva. Sa nudité se retrouva couverte par ses habits qui étaient de nouveaux intacts. Elle regarda Sylar avec unr egard rempli de colère.

"C'est mon esprit...par conséquent je peux faire ce que je veux, avoir les pouvoirs que je veux."

D'un geste de la main, elle projeta Sylar et le plaqua contre le mur. Elle s'approcha de lui et tendit son index vers lui.

"Je me suis toujours demandé ce qu'on pouvait ressentir en faisant ça..."

D'un geste précis et méthodique elle commença à découper le crâne du tueur comme il le faisait souvent. Une entaille apparue sur le front de Sylar et ne cessait de s'élargir.
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Claire Bennet

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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Mer 15 Mai - 9:12

Entouré par la haine, son esprit était incapable de véritablement réfléchir. La seule chose qu’elle souhaitait en cet instant c’était la vengeance, le tuer, offrir aux autres ce qu’elle n’avait jamais pu avoir : Une vie normale. Prête à combattre, elle était cependant beaucoup trop aveuglée par ses espoirs et ses déceptions qu’elles étaient devenu à présent des chaines invisibles, ses sentiments l’entravaient, c’est pour cette raison qu’elle ne le vit pas bondir en face d’elle, lui attraper la gorge, la seule chose qui l’alerta de ce geste ne fut que la conséquence, le manque d’air. Cette sensation, elle était d’autant plus atroce qu’elle pouvait être éternelle. Ses yeux exorbiter ne quittait pas le visage de Sylar alors que ses mains et ses ongles tentaient de lui faire lâcher prise, griffant en vain la poigne d’acier du tueur. Ses jambes battaient l’air, il finit par la jeter au sol, ne lui laissant que très brièvement la possibilité de reprendre de l’air, un temps beaucoup trop court que déjà une vive douleur venait lui écraser la main. Elle sentait et entendait ses doigts craquer sous la pression de sa chaussure, laissant échapper un long cri, la douleur était bien réel, lui foudroyant les os et la tête. Aucun répit, aucune pause, se retrouvant à nouveau à battre l’air de ses jambes, elle senti son souffle se couper d’un coup.

Une vive douleur lui traversait la nuque mais ce n’était pas le pire, le gout métallique de l’hémoglobine se répandait dans sa bouche alors qu’elle avait la terrible sensation de se noyer. Incapable d’écouter un mot de plus du tueur, ses seules réponses à ses provocations furent des râles peu ragoutants, la bouche béante cherchait de l’air à retrouver alors que ses doigts venaient toucher le pieu glacé qui lui traversait la gorge. Elle chuta, genou en premier, le corps tremblant, elle observait alors ses parents qui gisaient déjà non loin. Elle avait beau posséder le don de se régénérer, cela n’empêchait pas son esprit de croire à la mort imminente, cela ne l’empêchait pas elle, de se sentir mourir, partir. Perdant la force de réfléchir, de s’accrocher, elle se laissa tomber, le sang se répandait tout autour d’elle alors qu’elle fermait les yeux.


****

« Je ne t’ai donc rien apprit… »

L’obscurité des lieux ne lui permettait pas de distingué le visage derrière cette voix mais elle était parfaitement capable de reconnaitre ce petit accent d’aristocrate anglais qui avait toujours eut une fâcheuse tendance à l’irrité. Mais ce qui la marqua dans un premier temps, ce n’était pas la voix mais bien l’endroit où elle se trouvait, lui rappelant alors le douloureux souvenir de cette trahison, de cette captivité, de la mort qu’elle aurait voulu voir…

« Barbie…Tu me déçois tellement… »

Elle hoqueta, incapable de lui répondre car elle sentait encore cette sensation au fond de sa gorge, cette obstruction, le manque d’air et le sang dans sa bouche. Le visage et le corps lui apparut enfin, en face d’elle, ses mains se posant ses épaules, elle fixait Claire de ses yeux sévères.

« Souviens-toi ! »


****

Tout autour de Claire, le paysage semblait se désintégré, morceau par morceau, le corps gisant de la jeune fille pouvait la faire croire morte mais son esprit lui était bel et bien vivant, morceau par morceau, chaque coin et recoin des lieux disparaissaient pour laisser place dans un premier temps à un espace entièrement vierge, blanc immaculé, il était même devenue impossible de savoir si ils étaient sur un sol ou si ils flottaient. Des gémissements se fit entendre, par la force d’une main, elle se releva avec difficulté, vomissant un mélange de salive et de sang, elle attrapa d’un coup le cône de glace, le saisissant et le retirant sans difficulté…Et comme lui avant elle, elle le laissa admirer la blessure se refermer alors qu’elle se relevait. Le visage empreint d’une sérénité nouvelle, il ne laissait entrevoir aucun véritable sentiment, neutre, Claire semblait même en parfaite harmonie avec elle-même, en pleine méditation.

Elle s’était vu mourir tant de fois, avait senti la douleur tant de fois, alors pourquoi aurait-elle encore peur aujourd’hui de quelque chose qu’elle connaissait tellement bien ? C’était l’espoir qui amenait au désespoir, se libérant d’un fardeau qui l’entravait dans ce combat, la jeune fille comprenait enfin tout le sens de chacune des paroles qui lui fut donner d’entendre durant son voyage avec Lila. Ses yeux posés sur Sylar, elle gardait le silence, un interminable silence au beau milieu d’un paysage vierge. Attendant les premiers assauts du psychopathe, elle esquiva certaines attaques, en encaissa d’autre, apprenant à la connaitre, cette douleur-là, la domptant, l’apprivoisant, jusqu’à ce qu’elle n’en ait simplement plus peur.

Posant son regard sur lui, il n’y avait plus de colère, plus de dégout, il ne restait plus que lui et elle. Prenant alors les devant, elle mena la danse, elle était plus rapide, plus précise, ses coups n’étaient certes sans gravité mais elle avait un but bien précis. Elle ne lui laissait pas le répit de pouvoir utiliser ses dons ici, les lieux semblaient infini, ni mur, ni véritable sol, ni arme, le néant comme il le souhaite…


****

Dans la réalité :

Bien que personne n’en était véritablement témoin, le corps de Claire avait inconsciemment prit une position assise, bien qu’on aurait pu la croire endormie et que du certaine manière elle l’était encore, sa respiration régulièrement et lente laissait à penser qu’elle était en simple méditation. Si durant son entrainement il s’agissait de l’exercice qu’elle comprenait le moins et auquel elle était plus que médiocre, imitant plus qu’apprenant…En cet instant précis, elle semblait avoir parfaitement compris l’enseignement qui lui fut donné. Contrôlant sa respiration, et contrôlant son esprit, Claire de cette réalité ou de l’autre semblait connectée, consciente. La mort est une inéluctable interrogation, on ignore tout de celle-ci, certain imagine le paradis ou l’enfer, d’autre plus fataliste y voit simplement une fin, comme un livre que l’on referme pour ne jamais plus l’ouvrir. L’ancienne Cheerleader connaissait ces réponses, elle l’avait vu à mainte reprise, incapable peut-être d’y mettre les mots, son esprit et ses souvenirs eux étaient parfaitement intact et lui était amplement nécessaire pour comprendre. Puisant sa force de son savoir et de son expérience, éliminant chaque chaine de son esprit…
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Lila Cruz

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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Dim 19 Mai - 13:50

Sylar n'hésita pas une seconde à lancer les hostilités. Il sortit un pistolet de derrière son dos et tira une balle dans le genou de Lila. Cette dernière, malgré sa tentative d'esquiver le coup, en fut cependant incapable. Le projectile se logea dans son genou et, même s'il n'était pas réel, provoqua une vive douleur qui parcourut tout son corps. Elle lança un gémissement, davantage sous l'effet de la surprise qu'en réaction à la douleur. A la distance où se trouvait le psychopathe, il était inutile d'essayer quoi que ce soit sans être d'une prévisibilité affligeante. Elle laissa la paume de sa main appuyée à l'endroit où la balle l'avait traversée afin d'éviter l'écoulement de sang. Puis, elle se rendit compte que c'était ridicule, et qu'en cet endroit, elle ne pouvait avoir ni hémorragie ni perte de conscience... vu que probablement, elle était d'ores et déjà inconsciente. Sylar se mit à avancer vers elle en lui parlant d'une voix calme.

" Non Lila, je ne pense pas te rendre barjo et non je ne cherche pas à t'enfermer dans tes pensées. Mais une personne au caractère aussi trempé soit-il n'en reste pas moins esclave de son propre esprit. Et ton esprit qui comme tous les faibles esprits croit que tout ce qu'il voit est réel, eh bien il vient d'interpréter le message suivant : tu as pris une balle dans le genou. Il a donc envoyé un message à ton cerveau qui lui, malgré sa complexité et sa sophistication, a cru ton esprit sur parole et a envoyé la réponse nerveuse adéquate. T'as pris une balle dans l'os, ce qui est logiquement très douloureux. Et putain, la logique, ça fait mal. "

Lila lança un ricanement. C'était tout ce dont elle était capable pour le moment, s'obligeant à serrer les dents pour mieux endurer la souffrance. Elle regarda Sylar droit dans les yeux alors qu'il venait se poser à côté d'elle, l'immobilisant avec sa télékinésie. Tu parles d'un combat à armes égales, se dit-elle intérieurement. Mais étant donné qu'ils se trouvaient dans son esprit, elle se demanda un instant si sa pensée n'avait pas résonné tout haut. Tout à coup, elle sentit un objet brûlant se poser sur sa blessure. C'était le canon de l'arme encore fumant que Sylar appuyait sur son genou. La douleur était vive, intense, elle s'incrustait au plus profond du corps de Lila, mettant en branle chacune des cellules de son corps. Mais malgré cela, elle ne put s'empêcher de sourire, un sourire qui aurait pu faire penser à une réaction de folie. Bravo, pensa-t-elle, tu viens de cautériser ma plaie imbécile. Hémorragie réelle ou non, elle connaissait la sensation éprouvée lorsque l'on cautérisait une blessure ouverte. Elle s'était en effet déjà administrée elle-même ce genre de premiers soins, cela faisait partie de son boulot après tout. Elle prit de grandes inspirations.

" Tu as le même défaut que moi, tu sais. Tu te crois invincible. A la différence que moi je le suis dans une certaine mesure et que toi, tu es juste trop sûre de toi. "

Le serial killer jeta son arme qui se désintégra aussitôt. Il retourna quelques instants dans le jardin pour aller chercher le katana et revint vers Lila. Elle se rendit compte qu'elle était à nouveau libre de ses mouvements. Cependant, elle ne bougea pas tant qu'il était à distance.

" Tu peux contrôler ton esprit, mais tant que je serais là, moi aussi. Et je l'utiliserais pour te faire souffrir jusqu'à ce que tu me supplies de t'achever. "

Il approcha encore et abattit son sabre en direction de la main de l'Anglaise, sans doute dans le but de la trancher comme une vulgaire tranche de jambon. Avec rapidité et précision, Lila leva les mains et les joignit de toutes ses forces pour bloquer le katana, sur chaque flanc de la lame. Bien entendu, ses extrémité aiguisées lui coupèrent légèrement une partie des paumes, mais ce n'étaient que des blessures superficielles comparées au drame de perdre une main. Une perle de sueur s'échappa de son front pour couler le long de son visage. C'était moins une. Un léger filet de sang coula entre ses doigts, glissant sur une partie de la lame à l'arrêt avant de tomber au sol.

- Tu me connais bien mal, Gabriel.

D'une poussée de son pouvoir, elle réduit le katana à l'état de cure-dent. Celui-ci tomba au sol sans même un bruit. Puis, elle arracha le pendentif qu'elle avait autour du cou. Elle ignorait si elle l'avait depuis le début, ou s'il faisait tellement partie intégrante de sa personne qu'elle avait réussi à le matérialiser, même dans son esprit contrôlé par Sylar. Il n'en demeurait pas moins que l'espadon était là, comme il l'avait été ces dernières années, depuis sa dernière mission à Miami*. Elle l'avait gardé sure elle sans jamais s'en séparer, développant une sorte de valeur sentimentale envers cet objet quelconque. Il se trouvait au coup d'un des trafiquants qu'elle avait traqué, mais elle se l'était appropriée, pour elle ne savait quelle raison. Elle l'avait juste pris. Ce n'était pas dans ses habitudes, elle ne s'emparait jamais d'effets personnels sur les corps de ses victimes. Mais cette fois-là, elle sentait qu'elle avait besoin de le faire.

D'un geste d'une vélocité et d'une précision à faire peur, elle enfonça la pointe du minuscule pendentif en forme de poisson dans la gorge de Sylar. Puis, enchaînant avec un naturel déconcertant, elle l'agrandit jusqu'à ce que la pointe atteigne la taille d'une grande dague transperçant le cerveau de Sylar.


- Les forts ne sont pas ceux qui vont chercher la puissance ailleurs, ce sont ceux qui la puisent au fond d'eux-mêmes.

Elle rassembla toute la puissance qu'elle était encore capable d'exercer pour agrandir encore l'espadon, n'hésitant pas à jouer la carte de la démesure. Sa taille décupla encore et encore, envahissant le crâne de Sylar, exerçant une violente pression jusqu'à le faire exploser. Un bruit de craquement accompagné d'un déchirement visqueux se fit entendre alors que des bouts de crâne et de cerveau s'éparpillèrent dans le jardin paisible, tachant l'herbe et les objets alentour de sang et de morceaux de cervelle.

C'était vrai, il la connaissait bien mal. Jamais elle ne l'aurait suppliée, et jamais elle n'aurait flanché face à la douleur, virtuelle ou réelle. Elle avait appris à vivre avec la souffrance, qu'elle soit physique ou mentale. Son sensei le lui avait appris lorsqu'elle avait 17 ans (de la même manière qu'elle l'avait appris à Claire lors de leur voyage au Japon pour l’entraîner), mais divers événements de sa vie également. Alors que Sylar se livrait à un combat sans merci contre Arthur Petrelli lors de l'attaque de la Compagnie, Lila avait été grièvement blessée par l'un des sbires de Pinehearst. Il lui avait broyé chacun de ses os, une douleur qui était resté en elle depuis qu'elle avait frôlé la mort de près. Sans l'intervention de Peter, elle ne serait plus de ce monde. Ce n'était pas la seule fois qu'elle avait connu des douleurs inimaginables, mais c'était probablement la plus marquante. Et depuis, elle avait appris à vivre avec.
La douleur mentale due à la perte de sa mère et la descente aux enfers de son père devenu fou avait aussi aidé Lila à s'endurcir. Heureusement, depuis, elle avait retrouvé sa mère, et c'était comme si cela lui avait donné une puissance supplémentaire. Elle se sentait récompensée par ses efforts, comme si la vie s'était finalement décidée à lui tendre la main.

Ahurie, presque étonnée de son propre geste, elle regarda le tronc inerte de Sylar qui gisait au sol, des morceaux de sa tête éparpillés tout autour.


- Finalement, ce n'est pas moi qui avais la grosse tête.

Cependant, quelque chose l'inquiétait. Elle ne pouvait pas avoir réellement tué Sylar. C'était beaucoup trop simple, beaucoup trop rapide. Mais elle avait beau chercher, elle ne trouvait aucune trace de la présence du tueur dans son esprit. Il avait disparu de ces lieux qui lui appartenaient. Quel que fut le soulagement accompagnant cette sensation, il lui restait du moins à quitter ce monde imaginaire. Pour reprendre le contrôle de son esprit et empêcher tout intrus de s'y infiltrer, elle ne voyait qu'une solution. Son esprit n'appartenait qu'à elle, et elle en occuperait chaque infime parcelle. Elle décida donc de grandir, grandir encore. Elle devenait immense, titanesque dans ce paysage onirique qui représentait son monde intérieur. Alors qu'elle s'élevait de plus en plus vers les plafonds célestes de son esprit, elle sentait que les barrières qui y avaient été posées pour l'y emprisonner commençaient à céder. Elle se craquelaient de part en part, s'affaiblissaient, prêtes à céder. Puis tout à coup...





____________________
* Cf. L'espadon
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Sylar
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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Mar 21 Mai - 22:07

~~ Quelque part dans l'esprit de Calamity ~~


Sylar écouta avec beaucoup d'attention les explications qui lui donna le double maléfique de Kerry. Il réalisa alors qu'il l'avait mal jugé et ne lui savait pas autant d'ambitions. Elle s'était corrigée et l'avait appelé Sylar ... Ce qui voulait dire qu'elle n'éprouvait pas autant de mépris que les autres à son égard. Elle évoqua même une hypothétique collaboration, si les choses s'étaient déroulées autrement. D'un geste sec, elle recula la table.
Les pieds du tueur tombèrent au sol, il voulu se lever comme pour se défendre mais Calamity s'assit sur ses cuisses, le chevauchant. Son visage collé au sien, elle lui avoua qu'il était sa vision de la perfection comme elle l'était pour lui.
Sylar baissa sa garde, entièrement sous le charme de la jeune femme. Elle se rapprocha progressivement de ses lèvres, décrivant successivement ce qui lui plaisait chez lui. Finalement, elle l'embrassa. Elle conclut alors, parlant au passé, en disant qu'elle aurait pu faire des folies pour lui.

Sylar était désarmé par la stratégie de Calamity. Elle l'avait en très peu de temps placé entièrement sous son emprise. Là tout de suite, il était prêt à la suivre jusqu'au bout du monde. Mais ce n'était là que pour mieux le surprendre, car il ne vit absolument pas venir les attaques hostiles de la jeune femme. Elle le fit basculer de sa chaise, il tomba violemment en sol et sentit une vive douleur dans le dos. Elle l'accusa de l'avoir trahi, avant de le frapper au torse avec un coup de pied bien senti. Sylar se cambra et bascula su le côté, se tenant le ventre. Il se sentit stupide d'avoir été aussi naïf, comment avait-il pu se laisser avoir aussi facilement ? Il réalisa alors que malgré sa puissance, le sex-appeal de Calamity avait eu raison de sa froideur, jouant avec sa virilité pour mieux le soumettre.

Elle l'écouta lui raconter comment il s'était trompé sur son compte tout du long. Comment il l'avait abandonné, enfermée dans le corps de Kerry, subissant malgré elle l'amour de la rousse pour un homme qu'elle haïssait, tout comme l'enfant qui naquit de cet amour. Elle lui reprocha son manque de confiance et voulait le voir souffrir pour lui avoir fait endurer tout ça. Le tueur réalisa alors les erreurs qu'il avait commise et à quel point il aurait pu vivre une vie différente, bien meilleure, s'il avait prêté davantage d'attention à Calamity. Son amour pour le pouvoir avait eut raison de ses sentiments et malheureusement pour lui, il avait franchi le point de non retour.

Le tueur commença à se relever, mais il n'eut pas le temps de se mettre droit sur ses jambes. Une onde de choque souffla le saloon et il se retrouva collé au mur avec les autres personnes présentes. Il retomba violemment sur le sol poussiéreux. Calamity s'approcha et le défia, lui demandant si après les coups qu'elle venait de lui porter, il ne souhaitait toujours pas se battre contre elle. Il se traina sur le sol comme une larve, sentant son dos le torturer, pour finir par se mettre à genoux face à elle.




~~ Monde réel, couronne de la Statue de la Liberté ~~

Sylar sentit un petit pincement au cœur qui l'emplit rapidement de tristesse. Il s'avança et posa ses mains sur la balustrade, sondant le vide qui le séparait du sol. Il avait déjà vu tout ce qui se passait dans l'esprit de chacune des personnes captives de sa télépathie, mais cette scène entre lui et Calamity le chamboula une seconde fois avec la même intensité.
Il ne pouvait s'empêcher de regretter le déroulement des choses entre elle et lui. Tout aurait pu être si différent s'il lui avait prêté plus d'attention. Il aurait pu trouver en elle l'âme sœur qu'il recherchait tant et ensemble ils auraient marché sur ce pays tel deux titans. Malheureusement, rien ne s'était déroulé de cette façon et aujourd'hui Sylar avait le dos au mur.

Dans l'avenir qu'il avait vu, son clone télépathique se relevait pour aller affronter la jeune femme. Ils se battraient pendant quelques minutes, mais il allait être vaincu par Calamity. Essuyant une larme qui perla au coin de son œil, Sylar se dit que cela ne servait à rien de s'obstiner et que pour une fois il pourrait faire quelque chose pour Calamity, même si à ce stade plus rien ne changerait.




~~ Quelque part dans l'esprit de Calamity ~~

Le clone, toujours à genoux devant le double maléfique de Kerry sortit un colt à six coups de son dos et le tenait pointé vers le sol. Articulant faiblement, la gorge sèche et les lèvres perlées de sang, il regarda Calamity droit dans les yeux avant de dire :

"Tu as moins d'une heure pour t'éloigner au maximum de cette ville."

Sylar, ou plutôt son clone, releva le revolver, se colla le canon dans la bouche et pressa la détente. Son crâne éclata en morceaux et son cadavre retomba sur le sol. Les autres personnes présentes dans le saloon disparurent instantanément, avant que le saloon ne finisse par fondre à son tour, rendant à Calamity le contrôle de son rêve et surtout, lui rendant la possibilité de se réveiller.



~~ Monde réel, couronne de la Statue de la Liberté ~~

Et voilà, ça y était, la première des six personnes captives était sur le point de se réveiller. Sylar porta sa montre à son regard. Son plan se déroulait plutôt bien, il avait espéré les retenir un peu plus longtemps dans leur esprit respectif, mais il avait déjà gagné pas mal de temps. Et il leur avait préparé une distraction supplémentaire pour les occuper encore davantage une fois qu'ils seraient tous sortis de leur rêve.

Le réveil de Calamity signifiait le réveil de tous les autres dans les prochaines minutes. Cela voulait dire que Sylar pouvait amorcer la seconde partie de son plan. Il sortit un talkie-walkie de sa poche :


"Fourgon, à partir de maintenant nous communiquerons toutes les 5 minutes. Si je ne réponds plus, vous réveillez la fille. Si vous ne répondez plus, je livrerais moi même le colis. Terminé."

Il tourna le bouton de fréquence du talkie-walkie.

"Caserne, c'est à vous. Terminé."


~~ Quelque part dans l'esprit de Lila ~~


Le coup de katana porté par le clone de Sylar n'atteignit jamais le poignet de la jeune anglaise. Cette dernière, dans un mouvement rapide et mesuré, stoppa nette la lame en pleine course. Le tueur sourit néanmoins en sentant l'acier aiguisé s'enfoncer légèrement dans les mains de son adversaire. Le sang coula le long de la lame pour finir par tomber goutte par goutte sur le sol. Sylar voulu se dégager pour porter un second coup, mais il vit alors son arme lui échapper des mains, rapetissant à vue d’œil pour devenir aussi petit qu'un coton tige. II était désarmé.

Lila n'attendit pas de le laisser répliquer d'une autre façon, elle lui enfonça un pendentif taillé en pointe directement dans la gorge. Sylar porta ses mains à son cou, mais avant qu'il ne puisse poser ses doigts sur le collier, ce dernier se mit à grandir. La respiration coupée, une douleur atroce le paralysant totalement, il tenta de se dégager mais rien à faire, le pendentif donc la taille était maintenant celle d'un poignard, s'agrandit encore.


- Les forts ne sont pas ceux qui vont chercher la puissance ailleurs, ce sont ceux qui la puisent au fond d'eux-mêmes.

La taille du poignard ne cessa de grandir dans la gorge de Sylar, déchiquetant le haut de son corps, exerçant une pression grandissante sur son crâne. Et finalement, sans qu'il ai pu faire quoique ce soit, sa tête explosa en un spectacle explosif fait de morceaux de cervelle et d'os.
Le clone décapité tomba droit au sol.


- Finalement, ce n'est pas moi qui avais la grosse tête.

A son tour, Lila avait réussi à se débarrasser du sbire envoyé par Sylar dans son esprit. Cependant, c'est elle qui avait échafaudé le décor dans lequel ils évoluaient depuis quelques instants, c'est pourquoi ce dernier ne disparu pas avec le clone.
Lila réfléchit alors à la meilleure façon selon elle de sortir de cet endroit : elle se mit à doubler de volume, puis à tripler, à quadrupler, ainsi de suite jusqu'à ce que tout son champ de vision soit occupé par sa propre personne. A la force de son pouvoir matérialisé dans son esprit, elle finit par briser les cages de son propre rêve. A son tour, elle était libre de se réveiller.




~~ Monde réel, couronne de la Statue de la Liberté ~~

Sylar s'agenouilla, sentant une vive douleur dans le cou. Pour tenter d'apaiser un peu le mal, il passa sa main dans sa nuque et frotta comme si cela pouvait atténuer la souffrance. Son esprit était fort, mais son corps commençait à faiblir.



~~ Quelque part dans l'esprit de Claire ~~

Sylar fit un pas en arrière après avoir enfoncé le pieu glacé dans la gorge de Claire. Il voulait admirer le spectacle et ce dernier ne manqua pas d'être de toute beauté. Semblant vouloir gémir tout en respirant normalement, Claire était incapable d'accomplir aucune des deux actions tant le sang lui remplissait la gorge et les poumons. Et finalement, elle tomba. Le sang forma progressivement une mare autour d'elle, imbibant ses vêtements.
Le tueur, une mine satisfait vissée sur le visage, métamorphosa sa main droite en une scie manuelle. Sa peau se liquéfia comme de l'argile pour se remodeler en cet objet tranchant aux dents meurtrières. Il se mit à genou à côté de la cheerleader. Lui trancher la tête l'empêcherait de se régénérer, donc de reprendre le contrôle de son rêve. Elle serait coincée à tout jamais dans son propre esprit. Sylar approcha la scie de la nuque de Claire.

Soudain, un bruit face à lui. Un morceau du mur du living room venait de se détacher et de disparaître devant les yeux incongrues du serial killer. Un deuxième ne tarda pas à l'imiter dans un grand bruit, puis un autre. Sylar se releva et recula. Prisonnier d'une scène dont il n'était pas à l'origine et à laquelle il ne maîtrisait rien, il regarda le décor qu'il avait lui-même créé se désintégrer sous ses yeux, jusqu'à ce qu'ils ne restent que Claire et lui dans une pièce blanche sans fin.

Finalement, un râle. Claire toussa, cracha le peu de sang qui lui restait dans la gorge, avant de commencer à se relever. D'un geste fort et précis, elle arracha le pic de glace planté dans sa chaire, puis laissa Sylar admirer le spectacle de sa régénération cellulaire. Comment était-ce possible ? Comment pouvait-elle avoir repris le contrôle ? Cette cheerleader insignifiante, elle était faible, une ado pleurnicheuse, comment avait-elle pu trouver la force d'accomplir un tel exploit ? Les yeux de Claire se plantèrent dans ceux du tueur.

Le clone serra les poings et s'avança vers la jeune femme. Il tenta de lui porter un premier coup de poing droit dans la mâchoire, mais la blonde esquiva le coup. Le suivant n'eut pas plus de succès, aucune des attaques du tueur ne parvint même à frôler la cheerleader. Jusqu'à un crochet du droit qui vint se coller dans son estomac. Elle se cambra à peine, encaissant le coup comme si c'était une chatouille. Sylar était désemparé, Claire venait de se métamorphoser sous ses yeux en ... en une femme, une femme combative, une femme résistante, une femme forte, physiquement et mentalement.

Sylar s'arrêta, il n'en pouvait plus. Se tenant la tête, serrant les dents, il recula, il devenait fou. Elle ne le considérait même pas, il voulait la torturer physiquement, c'était impossible, il voulait utiliser ses pouvoirs, elle l'en empêchait. Cette pièce vide, ce néant blanc s’immisça peu à peu dans l'esprit du tueur. Il était seul, seul face à elle, seul face à tout le monde. Seul et impuissant. Cette idée même avait l'effet d'un explosif cérébral. Cherchant un appui, du réconfort, du soutien partout autour de lui, Sylar finit par porter une main à son nez, pour constater que ses doigts étaient teintés de son sang. Son regard enragé se leva vers Claire. Ses orbites s'illuminèrent, il ouvrit la bouche pour hurler mais là aussi une vive lumière blanche vint remplacer l'intérieur de sa bouche. Tombant à genoux, le néant blanc l'aspira, l'absorba, le détruisant, le réduisant à l'état de rien du tout, tel un comprimé effervescent dans un lac.

Le mentale de Claire, qui était devenue une force psychique à l'état brute, venait de faire une démonstration de puissance qui lui permit à son tour de reprendre sa liberté.



~~ Monde réel, couronne de la Statue de la Liberté ~~

Sylar qui était agenouillé et se tenait la nuque se releva brusquement pour aller s'appuyer contre le balcon. Pris d'une violente quinte de toux, il peinait à rester sur ses deux jambes, jusqu'à ce qu'un crachat de sang vint mettre un terme à son calvaire. Il se laissa tomber à terre, contre la balustrade, prenant de grandes inspiration. Il porta une nouvelle fois sa montre à ses yeux, avant d'étirer ses lèvres ensanglantées en un sourire qui ne présageait rien de bon. Il dit finalement d'une voix faible, mais enjouée :

"Showtime."



~~ Monde réel, Bronx, New York, Hunts Point Station ~~

Une foule de badauds étaient réunis sur le bord du quai, attendant impatiemment l'arrivée du métro. La station Hunts Point était toujours bondée de monde quand approchait les heures tardives. Un homme en sweatshirt des Lakers secoua sa manche pour laisser tout le monde voir sa Rolex en or, fraîchement dérobée à la station précédente. C'était une scène comme on pouvait en voir souvent dans cette ville.

New York, la ville qui ne dort jamais, mais qui paradoxalement vit perpétuellement son pire cauchemar. Tel un grand orphelinat sombre et lugubre, elle abrite des centaines de milliers d'enfants égarés, terrifiés par le mal qui les guette à chaque coin de rue.
Ce soir, plus que jamais, le mal avait un visage. Un visage que de nombreux new-yorkais avait déjà vu par le passé et qu'ils allaient redécouvrir pour leur plus grand malheur.
Un bruit au fond du tunnel, le métro arrivait. Les rames entrèrent en gare et tout de suite ce qui choqua l'ensemble des personnes présentes c'était l'absence totale de lumière dans l'ensemble du véhicule.

Spontanément, alors que par habitude tout le monde se serait rué vers les portes pour être sûr d'avoir une place, les gens reculèrent. Le métro ralentit progressivement. Une légère fumée bleutée s'échappa de l'intérieur de la rame à travers les joins des portes et des fenêtres. L'obscurité empêchait de voir ce qui se tramait dans ce train fantôme. Les rames s'immobilisèrent. Les portes s'ouvrirent.




Un clone de Sylar surgit alors de chacune des ouvertures, puis une autre, et encore un autre. Une nuée de copies du serial killer le plus redouté des États-Unis s'échappèrent des rames, attrapant chacun à leur tour un autre civil pour le transformer en un des leurs. Hommes, femmes, enfants, personne n'était épargné et chacun à leur tour telles des sculptures de terre ils étaient remodelés, façonnés à l'image de leur nouveau maître : Sylar.



~~ Monde réel, New York ~~

La façon la plus spectaculaire d'admirer la scène serait de la contempler d'une vue aérienne. Des nuées noires s'échappaient des escaliers de métro et des lieux publics pour envahir les rues. Chaque passant croisé avait à peine le temps de se retourner, fuyant un clone, pour se retrouver face à une autre copie du tueur, lequel le transformait en un rien de temps. Les avenues devenaient des fourmilières où détalaient des clones, toujours en quête de civils à façonner à leur image.

Cette épaisse nuée noire qui possédait plusieurs épicentres à travers la ville peupla tout Manhattan en quelques minutes à peine. Le fourgon qui transportait la jeune fille était escorté par une armée et désormais rendu intouchable. Certains clones s'étaient même couchés dessus pour anticiper une attaque aérienne. Le Bronx, Harlem, le Queens, chaque quartier céda ses lumières et sa diversité au profit d'une armée de Sylar aux proportions démesurées.

Il aura fallu moins de 10 minutes aux clones du tueurs pour contaminer le cœur de la ville, et ils ne semblaient pas s'arrêter. D'ici une demi heure, peut-être moins, ce serait tout New York qui tomberait sous leur emprise. Hôpitaux, aéroports, gares. Puis restaurants, hôtels, immeubles. Les bâtiments étaient infiltrés et quelques instants plus tard déversaient leurs occupant dans les rues.

New York venait de tomber aux mains de Sylar.




~~ Monde réel, couronne de la Statue de la Liberté ~~

Sylar éclata d'un rire démoniaque qui résonna à travers son esprit jusque dans le rêves des personnes qui étaient encore entièrement sous son emprise : Alex, Peter et Kerry. Sa tête était bouillante comme le cœur d'un volcan et sans le pouvoir de Claire qui lui conférait une énergie quasi sans-limite il serait déjà mort depuis longtemps. Tous ces clones, des dizaines, non des centaines de milliers, peut-être des millions, tous reliés à lui. Il avait sous ses ordres la plus grande armée jamais recrutée en si peu de temps.

Un éclair zébra le ciel noir comme la mort, la pluie commença à tomber. La vision d'avenir qu'il avait promis à Peter était en train de se réaliser.

Ses mains vissées de part et d'autre de son crâne, il tomba au sol, toujours victime d'une crise de fou rire mégalomaniaque. Son rire était tellement fort et strident que les rêves où étaient piégés Kerry, Alex et Peter se mirent à trembler, les assourdissant de ce rire insupportable.




~~ Quelque part dans l'esprit d'Alex ~~

- Qu'est-ce qui s'est passé ici ? Il faut qu'on agisse au plus vite, pour nous sortir de ce putain de bordel de merde.

Les murs se mirent à trembler. Les écrans de télévision changèrent tous de chaîne au profit d'un Sylar qui retranscrit ici son rire dans un volume aux décibels douloureux. Parvenant à se calmer au bout de quelques secondes, le tueur articula encore sous le coup de l'euphorie :

" Il est trop tard ... Vous avez échoué, comme je l'avais prédis. "

Le mur qui était dos aux deux héros se brisa, créant un pont vers l'esprit de Kerry. Peter et Alex pouvaient la voir, tenant un clone de Sylar, lui faisant subir la pire des morts. Ils étaient libre de la rejoindre, tous comme elle pouvait marcher vers eux. Ils étaient réunis, tous les trois.
Le tueur reprit sur les moniteurs :


" La bombe est en marche. Plus que quelques minutes et tout ce qui se trouve dans cette région va partir en fumée. Mais je ne suis pas comme ça, je ne voudrais pas que vous ratiez le spectacle pour rien au monde. Je veux que vous puissiez voir ce que j'ai fais à votre monde pendant que vous étiez endormis. Je veux que vous puissiez contempler l'étendu de ma puissance. Je veux voir votre échec cuisant vous exploser en plein visage. TOUT LE MONDE DEBOUT !!"

Sylar avait hurlé cette dernière phrase, laquelle fit exploser les moniteurs. Les murs prirent feu, enfermant Kerry, Alex et Peter dans un cercle de flammes grandissantes. La chaleur augmentait rapidement. Quand les flammes provoquèrent à chacun d'eux une douleur atroce, ils furent rattrapés par la réalité, désormais libres de l'emprise du tueur.



~~ Monde réel, couronne de la Statue de la Liberté ~~

De la façon dont Sylar avait vu la scène, les évènements coïncidèrent de telle sorte que les six personnes qu'il avait maintenu endormies sous son emprises se réveillèrent en même temps, à quelques secondes d'intervalle. Les visions d'avenir n'étant pas parfaite et faisait souvent ellipse du superflu, Sylar ne pouvait pas expliquer comment ils allaient retrouver leur taille normale ni comment ils allaient sortir du bâtiment. Mais ce dont il se souvenait très clairement, c'était ce bruit lointain qui semblait se rapprocher progressivement de l'endroit où ses six victimes se trouvaient. C'était comme si le vent était battu, fendu régulièrement par des lames géantes.



~~ Monde réel, Cathédrale Saint Patrick ~~



De loin on pouvait voir arrivée une ligne de lumières clignotantes dont on devinait aisément qu'il ne s'agissait pas d'avions de ligne vu leur altitude. Les pales de plusieurs hélicoptères se firent alors entendre en approche de l'endroit où se trouvait la Cathédrale Saint Patrick. A en juger par le bourdonnement grandissant, il n'y avait pas qu'un ou deux hélicos. Non il y en avait plus, bien plus.

Sept engins estampillés "SWAT" bravaient le vent en direction de la cathédrale, zigzagant à travers les éclairs et découpant la pluie. Avançant à grande vitesse, de petites lumières clignotantes les repérant dans la nuit. Soudain, un coup de tonnerre, un éclair frappe la carlingue et l'un d'entre eux tombe comme une pierre sur la ville.

Les autres ne ralentirent même pas, ils continuèrent d'avancer à toute vitesse. Arrivés au-dessus de la cathédrale, ils se positionnèrent en ligne et ne tardèrent pas à ouvrir le feu à grand coup de mitrailleuses pour éliminer les clones de Peter qui protégeaient encore l'édifice.

A l'intérieur de l'hélicoptère placé au centre de l'escadrille, un clone parlait à travers son talkie walkie :


"La cible est dégagée. Je répète, la cible est dégagée."

Sylar répondit sèchement depuis la Statue de la Liberté :

" Feu à volonté. "

Sans se soucier de savoir si les personnes visées étaient encore sur place, les engins ouvrirent le feu. Les mitrailleuses éclatèrent les vitres et trouèrent le bitume. Les bombes déchaussaient les trottoirs, faisaient tomber des pans de mur tandis que les missiles perforaient les flancs des bâtiments, leur laissant pour seul souvenir un orifice béant. Cela dura peut-être deux minutes, mais quand le silence redevint maître et que la fumée se dissipa légèrement, il ne restait de la Cathédrale et de tout les immeubles environnant qu'un tas de ruines chaudes.



~~ Monde réel, couronne de la Statue de la Liberté ~~

Le tueur regarda par le balcon les colonnes de fumée s'élever au-dessus des immeubles. La ville était à feu et à sang, les clones colonisaient les habitants et détruisaient tout sur leur passage. Sylar était la clef pour y mettre un terme. S'il mourrait, les clones seraient libres et les habitants de New York seraient saufs. Si le serial killer savait ça, ses ennemis le savaient probablement aussi. Seulement voilà : il était immortel et gavé de pouvoirs, il n'avait pas l'intention de se laisser éliminer comme un cafard. Mais il savait que ses adversaires préféreraient venir l'affronter lui seul plutôt que de tenter d'éliminer son armée, tuant foule d'innocents au passage.

Sylar porta une nouvelle fois sa montre à son regard. La grosse aiguille avança d'un cran et la montre sonna 22h pile. Ses yeux s'écarquillèrent. C'était l'heure.




~~ Monde réel, cœur de New York ~~

La jeune adolescente ouvrit les yeux à l'arrière du fourgon. Elle ne tarda pas à réaliser où elle se trouvait, ni à se rendre compte que le véhicule était en mouvement. Reprenant ses esprits au plus vite, elle tenta d'ouvrir la porte pour sauter du véhicule mais tout était verrouillé. Elle était enfermée à l'arrière de la camionnette.

Elle porta sa main à sa poche pour en sortir son téléphone portable. Et là, elle sentit quelque chose de différent, quelque chose d'inconfortable, de brûlant. Son mobile commença à fumer légèrement et elle le lâcha sur le coup de la surprise, avant de constater que des morceaux de plastique avait fondu sur sa main. C'est là qu'elle réalisa que ses doigts prenaient une teinte légèrement orangée.

Rapidement, elle sentit une boule chaude naître dans son estomac ... et son cœur s'accélérer.






[HRP : Vous noterez que j'ai pris soin de ne pas mentionner l'état de la cathédrale à aucun moment, donc vous êtes seuls juges quand à son état avant / pendant que les hélicos frappent ! Wink ]

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Calamity
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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Mer 19 Juin - 17:16

Calamity observait Sylar, au sol devant elle. Il rempait avec difficultés vers elle. Combien de fois avait-elle imaginé ce moment où elle avait le dessus sur le tueur ? Beaucoup de fois. Maintenant elle y était. Même si ce n'était pas vraiment la réalité, elle sentit une satisfaction immense à le voir dans cette situation de faiblesse. Mais ce qui allait suivre, elle ne l'attendait pas une seconde. Le tueur sortit une arme, approcha le canon de l'arme vers son visage et pressa la détente. Du sang l'éclaboussa le visage.
Dans la seconde qui suivit, le saloon et ses clients disparu laissant un vide autour de la jeune femme. Même le corps de Sylar n'était plus là. Il n'y avait plus qu'une porte. Calamity s'approcha et l'ouvrit. Un halo de lumière s'échappa de l'ouverture. La jeune femme se sentit happée, comme si une personne lui prit le bras et l'attira pour traverser la porte.

***


Calamity ouvrit les yeux. Elle reconnu les murs de la Cathédrale autour d'elle. Elle se releva et vit les autres qui étaient comme endormis. Sylar venait de la libérer en premier. Elle imagina que les autres n'allaient pas tarder à se reveiller. Peut-être devrait-elle suivre le conseil du tueur et de vite quitter la ville pendant qu'elle le pouvait encore. Non, elle était là pour une raison et elle ne partirai pas avant qu'elle atteigne son objectif. Elle regarda un à un ses adversaires et s'arrêta sur Kerry. La rousse dormait encore mais elle pouvait voir de légers mouvements de tête signe que son "rêve" était agité. Que pouvait bien lui faire vivre Sylar ?
Soudain un bruit de pales tranchant le vent envahit le monument. Elle tourna la tête et vit non pas un mais sept hélicoptères s'avancer dangereusement. Une rafale de balles fit exploser les vitraux et autres vitres de la cathédrale. Les balles frappèrent également les murs qui finirent pas s'effondrer. Calamity reçut plusieurs balles mais grâce à son pouvoir, celles-ci retombèrent sur le sol sans la traverser. Ce carnage dura plusieurs minutes, on se serait cru en temps de guerre. Il ne restait quasiment rien de la cathédrale à part des pans de murs. Calamity regardait  les helicos partir dans le ciel de New York, laissant derrière eux un tas de ruines.


"Putain de merde !"

Elle regarda les hélicops s'éloigner. Elle ferma les yeux et écarta les bras. Elle respira un bon coup. Le sol commença à trembler, les pans de murs qui tenaient encore debout s'effondrèrent. Lorsque Calamity ouvrit les yeux,  une immense onde de choc fila à toute vitesse sur les hélicoptères. Ces derniers se retrouvaient bien vite en mauvaise posture. Deux d'entre eux se percutèrent avant de se crasher. Les autres explosèrent en plein vole.

Elle marcha ensuite dans les décombres de la cathédrale. Elle chercha un moment avant de la trouver. Elle dormait encore. Elle la sortit des ruines et la traina à l'écart. Calamity attendait désormais que Kerry se réveille.
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Alex Dumont
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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Sam 22 Juin - 2:54

Toujours tiraillé entre haine et désespoir, Alex parvint tout juste à entendre la voix familière de Peter derrière lui. Lorsqu’il se retourna, il découvrit le jeune new yorkais. Désolé des conditions de telles retrouvailles, le jeune Petrelli semblait vouloir aider le français et ses proches. Suspicieux, Alex toisa le jeune homme de longues secondes, tout en gardant le silence. Etait-ce le véritable Peter, ou bien était-ce encore une autre manipulation de Sylar pour faire naitre un futile espoir avant de le réduire à néant ?
 
Lors de leur dernière rencontre, Petrelli s’était montré plutôt agressif envers le français, n’ayant plus aucun souvenir de leur passé commun. Au contraire, il ne voyait dans les traits d’Alex que ceux de l’Entité contre laquelle le fils d’Angela avait dû se battre.
 
Où était la vérité ? Sans son pouvoir, Alex était incapable de déterminer avec certitude si l’homme debout devant lui était bien son ami ou un abjecte stratagème du sociopathe. Devait-il céder à la facilité et croire en ce Peter ? Ou au contraire, devait-il rejeter cette éventuelle illusion ?
 
Les écrans tapissant les murs se mirent alors à trembler, diffusant une image d’un Sylar hilare. Le son de son rire diabolique ne tarda pas à vriller les tympans d’Alex, qui se plaqua les mains sur les oreilles, tentant de minimiser la douleur auditive. D’après ses dires, il était trop tard.
 
L’un des murs d’écran se brisa alors, révélant à la vue de Peter et d’Alex la scène dans laquelle évoluait Kerry. Sans attendre une seconde de plus, le français se précipita vers sa moitié.
 
Sylar reprit alors son discours, annonçant à tous qu’une bombe n’allait pas tarder à exploser, rasant les environs. Ce scénario tristement célèbre et toutes les conséquences désastreuses qu’il avait eues sur la vie d’Alex, firent frémir le jeune homme.
 
Un étrange incendie se propagea dans le décor artificiel, encerclant rapidement les trois jeunes gens. Rapidement, la chaleur ne tarda à se faire insupportable.
 
***

L’esprit engourdit comme s’il était réveillé en plein milieu de la nuit de manière brutale, arraché bien trop tôt des bras de Morphée, Alex peina à ouvrir les yeux. Durant ce qui lui parut durer un long moment, mais qui en réalité ne prit qu’une fraction de seconde, le jeune homme parvint finalement à émerger et à se réveiller.
 
Posée sur le dallage froid de la cathédrale, sa joue était comme anesthésiée. Se redressant lentement, il rechercha autour de lui une trace de sa compagne. Kerry se trouvait à côté de lui au moment où ils avaient perdu connaissance. En toute logique, elle aurait dû être à ses côtés à leur réveil. Pourtant, elle était absente.
 
Mais un bruit de fond de plus en plus insistant le força à cesser de s’attarder sur Kerry. Ce son était semblable à  celui de ventilateurs géants.
 
Des hélico !
 
Les balles ne tardèrent alors pas à fuser à l’intérieur de la cathédrale, réduisant en miettes les magnifiques vitraux et dévastant statues, mobilier et autres fresques sculptées. N’ayant pas eu le temps de vérifier l’état de conscience des autres personnes présentes dans la cathédrale, Alex commença à s’inquiéter pour le reste de ces compagnons. Si certains s’avéraient particulièrement résistants, d’autres, comme Lila et Kerry, restaient vulnérables à ce genre de projectiles, d’autant plus à la vue du calibre utilisé.
 
Rampant afin de se mettre à l’abri le long de l’un des murs de l’édifice, le français dut malgré tout essuyer une pluie de débris. Une fois callé contre un mur, il n’osa ouvrir les yeux, dans un futile espoir de les protéger. Le vacarme à l’intérieur de la cathédrale, amplifié par l’acoustique des lieux, faisait passer le rire Dolby Surround de Sylar dans la vision d’Alex, pour une douce mélopée.
 
Pourtant, malgré ce déluge de feu, de verre, de pierre, de métal et de bruit, une seule chose obsédait réellement le jeune homme : s’assurer de la sécurité de ses proches. Ce fut à ce moment là qu’il aurait voulu pouvoir tous les maintenir en vie en même temps. Mais c’était tout bonnement impossible tant la dépense d’énergie pouvait potentiellement se montrer mortels pour Alex. S’ils avaient pu tous être comme Peter ou Claire, au moins, le jeune homme n’aurait pas eu de souci à se faire.
 
A moins que …
 
Non, c’était tout bonnement impossible.
 
Pourtant, le risque que l’un d’entre eux ne meure restait omniprésent, et s’il était possible d’éviter ce genre de tragédie, alors, cela pouvait valoir le coup.
 
Tendant une main en face de lui, Alex tenta de localiser ses compagnons. Les plus simples à repérer furent bien entendu Claire et Peter. De sa main tendue, le français capta l’essence vitale de la jeune texane. La saisissant délicatement de sa main tendue, et sans frayeur comme cela aurait été le cas il y avait encore peu de temps, il créa alors un lien entre lui et Claire. Puis, avec assurance, il vint placer ce lien dans son autre main. Tendant de nouveau sa main libre, il répéta l’opération avec Peter. Puis, il fit de même avec Lila et Kerry. Enfin, il déposa un lien vers sa propre force vitale à ces quatre essences.
 
Etait-ce possible ? Ou bien Alex voyait-il trop gros ? Après tout, il semblait bien que son pouvoir, poussé à son paroxysme était capable d’infléchir la Vie elle-même. Certes, ses talents n’étaient pas de ce niveau, mais peut-être pouvait-il également agir autrement sur cette étrange énergie contenue en chaque être vivant.
 
Tout était une question de volonté … enfin, le jeune homme tenta de s’en convaincre. Ceci fait, il serra brusquement la main qui retenait chaque lien, provoquant un genre d’amorce.
 
« Yes ! »
 
Il semblait bien que cela avait fonctionné. Alex était parvenu à lié chacune des personnes les unes aux autres. Ainsi, chacune partageait la vitalité des quatre autres, les essences circulant à travers le corps d’Alex, ainsi qu’à travers les liens qu’il avait tissé et qu’il tenait à présent dans sa main fermée.
 
Au travers des flux et des reflux des divers essences vitales, notamment celles, très abondantes, de Claire et Peter, le français sentit les divers blessures occasionnées par l’assaut des hélicoptères se refermer.
 
Toujours plaqué contre un mur, Alex attendit que le bombardement ne cesse avant d’ouvrir les yeux et de rouvrir sa main, brisant ainsi les liens entre eux cinq. Une chose était sûre : tous étaient en vie.
 

Pourtant, le spectacle qui s’offrit à Alex lui fit froid dans le dos. De la cathédrale, il ne restait que des ruines.

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Peter Petrelli

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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Lun 24 Juin - 15:54

Voyant arriver l'armée d'hélicoptères, les clones de Peter se réunirent au milieu du dôme pour lui rendre sa taille normale. S'ils périssaient, leurs occupants resteraient prisonniers à l'intérieur. La moitié d'entre eux s'attela à lui rendre ses dimensions d'origines, pendant que les autres tentèrent de repousser les hélicoptères. Mais sous l'assaut de projectiles, cette barrière de sosies finit par périr. L'autre moitié suivit, mais elle eut cependant le temps de finir sa manipulation. Restait à espérer que le dôme tiendrait suffisamment longtemps, ou qu'au moins il ne réduise les dégâts, le temps que le vrai Peter et ses camarades soient prêts à se défendre.






Dans l'esprit d'Alex...
 


Alex fixa sur Peter ses yeux d'azur sans vraiment montrer une quelconque réjouissance. Il y avait dans son regard comme une méfiance mêlée à une grande colère. A bien y regarder, on remarquait également de la souffrance et de l'impuissance. Cela n'avait rien d'étonnant, si l'on considérait ce que Sylar s'amusait à lui montrer sur les écrans de télévision. Etait-ce réel, ou juste une autre illusion destinée à torturer l'esprit vulnérable du Français ? La réponse à cette question n'était pas à leur portée. Ils ne le sauraient sans doute que lorsqu'ils retrouverait Kerry, s'ils s'en sortaient vivants.
Voyant qu'Alex n'était pas prompt à faire confiance à Peter pour le moment -et c'était compréhensible, étant donnée la réaction que ce dernier, amnésique, avait eue lors de leur dernière rencontre- le cadet Petrelli recula d'un pas. Peut-être aurait-il dû le laisser régler ses comptes avec Sylar seul. Mais son altruisme inné l'avait poussé à se projeté dans l'esprit de l'un de ses alliés et amis chers pour s'assurer qu'il n'était pas en situation critique. Si Sylar avait voulu les tuer, il l'aurait fait bien plus aisément. Non, il y avait là quelque chose d'anormal. Il n'était pas dans les habitudes du psychopathe de s'amuser de manière aussi lente à torturer ses ennemis. Il était plutôt du genre expéditif et radical. Même dans un moment pareil, moment qu'il attendait sans doute depuis belle lurette, il y avait quelque chose qui clochait dans ses manières détournées.

Le rire de clown fou émis par Sylar le sortit de ses pensées. Le visage ondulant du serial killer avait remplacé les éprouvantes images précédentes, comme une interférence sur des ondes télévisuelles. Le son semblait se répercuter sur toutes les parois de l'esprit d'Alex, amplifiant de manière graduelle ce son immonde, qui ne cessa que lorsqu'éclata l'un des écrans. Derrière se trouvait la scène qu'ils avaient vue précédemment, avec Kerry en très mauvais état, pleine de rage face à une énième réplique de Grey. Alex courut vers elle, alors que Peter resta immobile, à les regarder. Il était prêt à intervenir en cas de piège ou d'une autre attaque de Sylar. Mais ce dernier resta dans les coulisses, se contentant de leur débiter un discours à propos d'une bombe qu'il allait ravager la ville.
Alors c'était donc ça. Cette manœuvre télépathique avait eu pour but de faire diversion pendant qu'il préparait son véritable assaut, les obligeant à assister à leur propre défaite. Même s'ils réussissaient à sortir de la prison mentale dans laquelle il se trouvaient, comment sauraient-ils où se trouve la bombe en question ? Il s'imaginait déjà une horde d'autres clones de Sylar les attendant dans le monde réel, les empêchant de mener toute action d'opposition. Ils étaient pris au piège. Quelle était l'issue ? En existait-il seulement une ?

Les écrans s'embrasèrent alors tous simultanément, transformant la pièce en un étau de flammes étouffantes. Elles grandissaient, les enveloppant tous les trois d'une chaleur mordante, dévorante, insupportable. La vue de Peter se brouilla, il ne vit plus qu'une marée ondulante de feu au milieu de laquelle les silhouettes de Kerry et Alex s'amenuisaient, comme un oiseau qui disparaissait dans le ciel du crépuscule. Peter, ou plutôt son clone, fut consumé par les flammes. Mais avant de disparaître, il espéra de tout cœur que ses amis s'en sortiraient.
 
 
 
* * *
 
 
 
Dans l'esprit de Peter...

 
Acculé par la foule de copies de Sylar qui l'encerclait, Peter reçut toutes les informations de son clone infiltré. Encore à genoux, subissant les élancements abominables de ses avant-bras brisés comme des branches sèches, il sentit son cœur s'emballer. Non, il ne pouvait pas échouer, pas une fois encore. Il poussa un rugissement tout en libérant toutes sa puissance, et une onde de choc à 360°, au rayon exponentielle, détruisit tout ce qui se trouvait autour de lui. La nuée de clone fut éjectée au loin, réduite en petits morceaux, les immeubles furent rasés, ce paysage gris et sinistre anéanti. La pluie tombant à verse fut déviée dans sa trajectoire, suivant la direction de cette onde se propageant toujours plus loin. Quelques secondes plus tard, Peter se releva avec peine. Autour de lui, il ne restait plus rien. Seulement des débris et de la poussière retombant lourdement sous l'impact de la pluie. Il était essoufflé, même s'il doutait que cet état d'épuisement ne relève d'autre chose que de son imagination. Debout, à moitié vacillant dans ce paysage d'apocalypse, il leva la tête. Les gouttes d'eau tombant sur son visage lui procurèrent une douce sensation de lucidité, comme si elles le purifiaient de toutes les pensées qui parasitaient son esprit. Il entrouvrit les yeux, les braquant sur ces nuages gris de désolation, puis posa un genou à terre. Pour prendre appui. Laissant derrière lui un nuage de poussière, il s'envola vers ces cieux déchirés par la tempête, avec une vitesse telle qu'il était à peine possible de le suivre du regard.


* * *


Lorsqu'il reprit ses esprits, il eut l'impression de faire une chute vertigineuse dans un gouffre sans fond. Par réflexe, il tenta d'agripper tout ce qui se trouvait à sa porter. Ses mains pataugèrent dans les débris alors qu'il suffoquait, les yeux exorbités et le cœur battant à la chamade. Pendant un long moment, il ne parvint plus à se souvenir où il se trouvait. Ses globes oculaires tournèrent dans tous les sens de manière compulsive. Puis, sa main ressentit un contact humain, un contact qu'il connaissait et qui fit office d'appui dans ce tumulte de sensations confuses. Il tourna la tête vers cette sensation et se trouva face à Alex, qui le tenait, utilisant son pouvoir. L'espace d'une seconde, il croyait que le Monstre était revenu et le vidait à nouveau de ses ressources. Mais il comprit très vite que ce n'était pas du tout le cas. Il tenta de se calmer, de reprendre ses esprits et de réguler sa respiration. Son éveil ajouté au pouvoir d'Alex s'exerçant sur lui avait provoqué une violente sensation lorsqu'il reprit conscience. Mais il s'était à présent remis de ses émotions.
 
- Bien joué, Alex, murmura-t-il d'une voix encore enrouée.
 
La cathédrale s'était transformée en un tas de débris informes. Peter espéra qu'il n'était pas la cause de cette débâcle, se rappelant ses derniers moments dans son esprit. Mais s'il avait utilisé une onde de choc, ses camarades ne seraient sans doute pas là. Chacun à son tour se réveillait, reprenant connaissance. Alex semblait les avoir devancés. Il redonnait des forces aux troupes par l'intermédiaire de Claire et Peter, les deux sources intarissables d'essence vitale. Par réflexe, Peter regarda ses poignets. Il n'y avait plus aucune trace de blessure, plus aucun os ne ressortant. Il avait pourtant la solide impression persistante que la douleur était bien là, mais ses avant-bras étaient indemnes.

En s'attardant un peu plus longtemps sur le spectacle désolant qui s'offrait à eux, Peter remarqua soudain que deux personnes manquaient à l'appel : Kerry et la femme aux ondes. Cela ne pouvait rien présager de bon. Lorsqu'il fut libéré de la poigne d'Alex, Peter se mit directement à les chercher grâce au pouvoir qu'il partageait avec le Français. Elles n'étaient pas très loin. Planquée dans un coin de la cathédrale (ou plutôt de ce qu'il en restait), Calamity était agenouillée aux côtés de la rousse, comme si elle veillait sur elle. Quelles étaient les réelles intentions de cette personne ? Avait-elle, comme les autres, conscience qu'une bombe allait bientôt exploser et tous les anéantir ? Combien de temps leur restait-il, d'ailleurs, avant que les sombres prédictions de Sylar finissent par se réaliser ?
Afin de ne pas prendre de risques, Peter se releva et se téléporta dans le dos de la femme aux ondes. Il posa une main dans sa nuque, de la même manière que s'il braquait une arme sur elle.


- Qu'est-ce que tu comptais faire, toute seule dans ton coin ?
 
 
 
* * *
 
 
 



Les rapports des spécialistes convergeaient tous dans la même direction quant à la source précise du départ de l'impact. Il n'y avait pas de doutes à ce sujet. En remontant la trajectoire de la cible -mouvante au moment fatidique- il finirait par la retrouver, en toute logique. Il se doutait de son point de départ, il connaissait sa destination. Il ne restait plus qu'à la retrouver entre le point A et le point B. L'ombre traversait rapidement les rues de New York, bondissant de toit en toit, ses sens les plus aiguisés en alerte. Ce n'était plus qu'une question de minutes, voire de secondes. Il n'y avait pas de temps à perdre, l'erreur n'était pas permise. Il pouvait déjà voir au loin les clones de Sylar gagner du terrain, se répandant comme un virus contaminant la population de la ville toute entière. Il se déplaçait en hauteur afin d'échapper à leur champ de vision. Pour ce qui était des autres moyens d'être localisé, il ne s'en souciaient guerre. Il avait l'attirail nécessaire pour éviter le plus perspicace des télépathes, et même le pouvoir d'Alex Dumont. Après un temps de recherche, il finit par tomber sur la fourgonnette qui sillonnait les rues à vive allure. Déjà, une lueur jaunâtre émanait de l'arrière du véhicule. Il arrivait juste à temps. D'un saut rapide et précis, il atterrit sur le toit du blindé en silence, avec l'agilité d'un félin. Lentement, comme si le déplacement ne semblait pas l'affecter, il se releva. Le bas de son long imperméable sombre ondulait au vent comme un voile sinistre.

Cette catastrophe avait changé trop de choses, avait entamé la lente agonie de ce monde en proie à la peur et à la haine. Les hommes s'entre-tuaient car ils ne se faisaient plus confiance. On ne croyait plus en la justice, ni aux héros, ni à l'espoir d'une vie meilleure. L'ambition s'était muée en peur, l'amour en haine, et la soif de pouvoir poussait les plus puissants à se déchirer mutuellement pour savoir qui héritera de la moindre parcelle de ce pauvre monde pourrissant. Aveuglés par la convoitise ou la soif de vengeance, ils ne prêteront plus attention aux dommages collatéraux, qui finalement deviendront des blessures au cœur même de l'humanité, et de la Planète Terre. Être forcé de vivre dans un tel monde au fil des années, des décennies, des siècles, était le plus violent des supplices qu'un homme puisse vivre. Il n'existait nul mot pour exprimer la souffrance infligée à l'esprit d'un utopiste ayant toujours suivi la voie de l'altruisme, qui voyait son univers s'éteindre à petit feu, sans l'espoir qu'un jour cela ne finirait par s'arranger. Il avait perdu ses amis, soit parce que la mort les avait emportés, soit parce que c'était la folie qui s'en était chargée. Etait-il lui-même encore assez lucide ? Il en doutait. La seule chose sur laquelle il ne doutait pas, c'était ses pouvoirs. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ? Il l'ignorait. Au fur et à mesure que le temps s'écoulait, il devenait de plus en plus incertain de l'efficacité de ses plans, la réalité le frappait si fort qu'il avait du mal à croire qu'il pouvait encore éviter qu'elle ne se produise. Il avait été happé par les gouffres ténébreux du désespoir, incapable de revoir la moindre lueur d'espoir. Peut-être y était-il devenu aveugle, à force de vivre dans la pénombre qui avait contaminé son vieux cœur meurtri.

Il ferma les yeux et se téléporta dans la fourgonnette. A l'intérieur, la chaleur était presque étouffante. L'adolescente se tenait dans un coin, hurlant face au spectacle terrifiant qui s'offrait à elle. Elle regardait ses mains luisantes avec une expression d'effroi, comme si son propre corps était devenu un monstre qui l'attaquait, sa bouche béante dévoilant des crocs acérés. Un peu plus loin, au sol, se trouvait un téléphone portable littéralement fondu. Les vêtements de la jeune fille commençaient eux aussi à prendre une teinte sombre, brûlant au contact de la peau de la pauvre victime. Le Peter du futur s'approcha d'elle, indifférent à la radioactivité qu'elle dégageait. A sa vue, la demoiselle eut un mouvement de recul, comme un animal pris au piège qui cherchait malgré tout une échappatoire. Elle trouva encore la force de bouger, longea la paroi du véhicule pour tenter de fuir, mais Peter lui assena un coup rapide et précis dans la nuque. Elle fut assommée sur le coup et tomba au sol, inconsciente. Peu à peu, la lueur s'estompa, mais ne disparut pas complètement. Sylar lui avait donné ce pouvoir, personne ne pouvait le lui reprendre. L'inhibiteur avait été rayé de la surface de la terre, et Peter ne pouvait pas voler un pouvoir qu'il possédait déjà. Par précaution, il lui administra un puissant sédatif, afin de s'assurer qu'elle ne se réveille pas et ne soit à nouveau gagnée par la panique. Cela laisserait un peu plus de temps à sa version du passé et ses camarades pour retrouver Sylar et arranger la situation. Le serial killer mettrait un certain temps avant de se rendre compte que ses plans avaient été contrecarrés, d'autant plus que Peter avait agi avec discrétion. C'était le maximum qu'il puisse faire. Il ne pouvait pas intervenir directement dans le combat et risquer de mourir ou de rester coincé à cette époque, car ça créerait une incohérence temporelle particulièrement dangereuse. Il avait appris des erreurs de Lisa et de Hiro. Mais il pouvait influencer le cours des évènements, pour laisser la porte ouverte sur la possibilité d'une victoire en la faveur des siens.  Et surtout, l'espoir que la fin de ce monde soit évitée.

 

Il ferma à nouveau les yeux, et disparut. Au fond de son cœur dévasté, brillait encore une minuscule lueur. L'espoir qu'en rentrant chez lui, ce cauchemar soit enfin fini.
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Kerry Tomas
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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   Ven 28 Juin - 11:50

Kerry avait le bras tendu, l'index dirigé vers le front de Sylar sur lequel une ligne rouge sang se dessinait. La journaliste pouvait entendre un bruit d'os qu'on découpait. Elle connaissait ce bruit par coeur, elle qui avait été la victime de cette torture plusieurs fois. Par miracle elle avait toujours survécu, soit parce que le tueur n'avait pas été au bout de son action ou bien parce qu'elle avait été sauvé par Alex.
Désormais c'était elle qui était en train de découper un crâne et à ce moment précis elle ne se contrôlait plus et même si elle savait quie ce n'était pas vraiment Sylar qui était devant elle. Ce dernier tomba sur le sol,  du sang coulait de son crâne avant de former une flaque de sang. Kerry abaissa son bras et s'adossa contre un mur avant de le laisser glisser et de s'assoir. La voilà revenu à des années en arrières. Sylar venait de la renvoyer à ce qu'elle avait fait de plus horrible par le passé. La haine l'avait contrôlé, refaisant d'elle pour un instant la tueuse qu'elle avait été. Le rire de Sylar retentit, un rire si fort qu'il l'obligeait à protéger ses oreilles avec ses mains. Là elle aperçut Peter et Alex. Etait-ce une autre illusion du tueur faite pour la torturer encore une fois ? Lorsque le Français s'approcha d'elle, elle resta néanmoins méfiante. Des flames firent leur entrée, rendant l'atmosphère difficilement respirable. Elle se protégea des flammes comme elle le pouvait puis elle se sentit partir, comme extirpée de ce lieu hostile.

***


Kerry ouvrit les yeux. Autour d'elle,  il n'y avait que des débris. Où était se trouvait-elle. Avant que Sylar ne joue avait leur esprit, elle était dans la cathédrale, alors où était-elle ? Soudain un visage apparut dans son champ de vision, celui de Calamity. Par reflex, elle recula mais se retrouva bloquée par un tas de gravas qui l’empêchait d'aller plus loin. Calamity allait dire quelque chose lorsque Peter apparut dans son dos. Il apposa sa min contre la nuque de la brunette, comme si il avait une arme.
Kerry se releva et remercia Peter d'un signe de tête. Elle regarda ensuite son alter ego et approcha son visage d'elle.

"C'est une bonne question ça, que voulais tu faire hein ? Me tuer ? Pas de chance tu arrives trop tard."

Elle s'approcha de son oreille et lui murmura.

"Je le suis déjà..."

Elle la frappa ensuite au visage. Elle lui attrapa le col de sa veste pour l'attirer à elle et lui redoona un coup au visage. Ceci continuait pendant plusieurs minutes. Ses points s'enflammèrent leur donnant une couleur  bleu. Kerry continuait ses "explications" avec Calamity. C'était vraiment un acharnement pur et simple sur Red Jane. Après de nombreuses minutes, Kerry s'arrêta. Laissant tomber Calamity tomber sur le sol. La rousse regarda ensuite Peter qui n'avait pas bougé. En le voyant, un autre de ses pouvoirs s'activa, celui de connaître la Vérité. Elle sût que Sylar avait utilisé la jeune otage pour créer une bombe humaine et qu'une version du futur de Peter était venue pour ralentir le processus. Grâce à cela, ils avaient gagné un peu de temps mais la jeune otage allait se réveiller et son pouvoir obtenu par Sylar allait de nouveau s'emballer.

"Il y a une jeune femme dans un fourgon du SWAT, elle va devenir une bombe humaine d'ici peu de temps. Elle est endormie pour le moment mais lorsqu'elle se réveillera il faudrait mieux pour tout le monde qu'on soit très loin d'ici. Il ne faut surtout pas que cette bombe explose."


Elle réfléchit un instant avant de reporter son regard sur le cadet Petrelli.

"J'ai trouvé un moyen d'arranger ça. Pendant ce temps garde un oeil sur Calamity, j'essaye de faire vite."

La journaliste disparue dans un voile noir avant de réapparaître dans le fourgon. Là elle vit la jeune femme qui était l'otage de Sylar allongée sur le sol. Elle semblait paisiblement endormie. Personne ne pouvait penser qu'elle était devenue une bombe humaine, pourtant elle en était une. Une petite lueur émanait d'elle et les parois de la camionnette était devenues noir. Kerry s'approcha doucement. Elle devait agir avant qu'elle ne se réveille. Elle soupira mais elle devait le faire sans quoi la situation deviendrait bien pire. Elle se pencha au dessus de la jeune femme et approcha sa main vers sa bouche.

"Je suis désolée..."
 

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MessageSujet: Re: It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]   

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It Ends Tonight [Alex, Kerry, Claire, Calamity, Peter, Lila]
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