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 [UK] Fly Away

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Lila Cruz

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MessageSujet: [UK] Fly Away   Ven 13 Juil - 20:54

Du haut des 200 mètres que se vantait d’arborer le luxueux Four Seasons Hotel, Lila contempla la ville de New York sombrer dans l’anarchie. Les cris déchiraient le silence offert par l’altitude, témoins d’une guerre civile qui échappait à tout contrôle. Les camps, encore flous jusqu’à présent, commençaient peu à peu à se former, et la tournure que tout ceci prenait ne plut guère à Lady Cruz. Elle avait déjà préparé ses affaires, activé le verrouillage maximum de son appartement, et attendait son hélicoptère privé qui ne tarda pas à pointer le bout de son nez. Il était temps pour elle de rentrer au pays. Non, ce n’était pas du tout une forme de fuite face à tout cela. Chacun avait son combat à mener, et celui-ci ne concernait pas Lila. Elle avait d’autres plans en tête, notamment une proie invisible à traquer. D’un geste indolent, elle ouvrit son portable et relut le message anonyme qui lui avait été adressé à l’hôpital, lorsqu’elle rendait visite à Kerry.

« Surtout ne fais pas équipe avec Sylar. Il a perdu toute once d’humanité. »

Les lettres pixellisées défilaient devant les yeux vides et glaciaux de Lila. Elle rangea l’appareil de sa poche en lâchant un petit ricanement.

*Qui que tu sois, tu ne resteras pas caché bien longtemps* murmura-t-elle à sa seule intention.

Dans son regard insensible se reflétaient les flammes de véhicules embrasés jonchant la 57ième rue. Des bruits de vitres brisées, des alarmes de voiture se mêlaient aux cris de haine ou aux lamentations qui s’élevaient à travers la ville toute entière. L’homme était vraiment le plus stupide des animaux. Par pur réflexe, Lila avait passé un coup de fil à Claire dès que les émeutes avaient éclaté. Mais la jeune femme lui avait répondu qu’elle préférait rester, pour des raisons personnelles. Il n’y avait pas grand-chose d’autre à faire, la chercher à travers la ville toute entière pour l’emmener contre sa volonté serait une grossière perte de temps. L’Anglaise l’avait laissée avec un bagage de compétences suffisantes à survivre, même au milieu d’un tel chaos. Il ne tenait plus qu’à elle d’en faire bon usage.

- Tu vas devoir te passer de ma super compagnie, avait balancé Claire au téléphone.

- Ca me fera enfin des vacances ! Tâche de ne pas te faire bouffer dans cette jungle, Britney. N’oublie pas tout ce que tu as appris au Japon. On se reverra quand t’auras sauvé le monde.

Et elle avait raccroché. Elle mit quelque secondes à réaliser qu’elle était stupidement en train de serrer très fort le portable contre son cœur. Lorsqu’elle s’en rendit compte, elle lâcha quelque chose à mi-chemin entre le soupir et le rire étouffé. Puis elle se mit aussitôt à organiser sa sortie de New York, sans perdre une seconde de plus. Un rendez-vous au sommet de l’un des plus hauts hôtels de la ville pour une exfiltration clandestine mais minutieusement préparée par ses soins. Il faut dire que le toit du Four Seasons n’avait rien d’un héliport, mais les autorités avaient suffisamment à faire avec ces émeutes, ils n’auraient pas le temps d’aller voir ce qui se passera au sommet d’un gratte-ciel alors qu’en bas, dans les rues, c’était la folie au sens propre du terme.

Les hélices tournoyantes de l’hélicoptère soulevèrent la queue de cheval de Lila, ainsi que quelques mèches qui virent balayer son visage impassible. Alfred, son pilote, n’était pas venu seul cette fois. Il avait amené sa femme et sa fillette de douze ans, bien déterminé à quitter lui aussi le pays pour rejoindre de lointains cousins dans la banlieue londonienne. La petite famille était calme et simple, ce n’était pas le genre de personnes qui dérangeait particulièrement Lila. Ils n’étaient ni plus ni moins qu’une présence ordinaire face à laquelle Cruz ne broncherait pas, surtout après tant d’années de bons et loyaux services de la part d’Alfred. Lorsque ce dernier descendit de l’appareil, l’aristocrate ouvrit le salua brièvement et ouvrit la portière latérale. Elle y balança son sac, qui contenait le strict nécessaire, et rejoignit le pilote qui contemplait avec tristesse la ville sous leurs pieds.


- Comment l’homme a-t-il pu en arriver là ? Tant de haine, de violence, d’intolérance ?

- Ce n’est pas agréable à voir, mais si l’être humain en vient à s’entre-déchirer de la sorte, c’est qu’elle en a besoin pour son évolution.

- Mais des milliers d’innocents vont y laisser la vie, Lady Cruz ! Avec tout le respect que je vous dois, ne trouvez-vous pas votre point de vue un peu trop radical ?

- Ce n’est qu’un point de vue, Alfred. Cela ne va pas changer la face du monde. Contentez-vous de sauver ceux qui vous sont chers, et je suis sûr que nous pourrons compter sur des esprits forts, combattifs, pour mettre un terme à cette folie.

- J’espère que vous dites vrai, Lady Cruz. Je l’espère vraiment…


Les derniers mots d’Alfred s’étouffèrent dans sa gorge serrée. Le bonhomme faisait peine à voir, lui qui était incapable de montrer ne fût-ce qu’une once de méchanceté. Ce brave homme était plongé dans l’incompréhension et la confusion, il n’arrivait pas à trouver d’explication à cette boucherie. Lila resta quelques secondes à ses côtés avant de tourner les talons et d’embarquer à bord de l’appareil. En chemin, sans se retourner, elle lança d’une voix puissante et autoritaire.

- Venez Alfred, avant que les voies aériennes ne soient elles aussi condamnées.

L’homme ne se fit pas attendre et prit place à bord du siège du pilote. Ils avaient des réserves de carburant à bord dans le pire des cas, mais ils espéraient pouvoir trouver de quoi refaire le plein dans quelques petits aérodromes en chemin. Ils remonteraient au nord vers le Canada en longeant la côté, puis bifurqueraient vers l’Est, direction le Groenland, puis l’Islande, avant d’enfin arriver au Royaume-Uni. C’était le moyen le plus sûr en hélicoptère, pourvu que les émeutes ne se propagent pas à une échelle mondiale. Mais Lila s’était tenue informée, et les émeutes semblaient se concentrer sur les Etats-Unis, en particulier New York et quelques grandes villes comme Washington, Chicago ou encore Miami.

Lentement, le train de l’hélicoptère quitta le toit de l’hôtel, les pales ayant pris suffisamment de vitesse pour soulever l’appareil. Ils survolaient désormais la ville qui n’était plus qu’un bain de feu et de sang. Le visage appuyé contre la vitre, Lila se demanda intérieurement quelle pourrait bien être l’issue d’un tel carnage.





Quelques heures plus tard…


Retour aux sources. Abbingdon, ce charmant quartier situé non loin de York, au nord de l’Angleterre, était la définition même de la paix et de la quiétude. Ses habitants, généralement de bonne famille, étaient des personnes paisibles et distinguées, dotés d’une culture générale largement supérieure à la moyenne. Les établissements scolaires de la région étaient d’une extrême exigence, répondant aux demandes des familles qui désiraient voir leurs enfants grandir avec la meilleure éducation qui soit, pour plus tard intégrer les meilleures universités. Lila n’avait pas fait exception à la règle, à la différence près qu’elle avait reçu un enseignement privé, chez elle, au manoir de ses parents. Enfant, elle avait toujours vu les autres gamins comme des mystères, à la fois lointains et effrayants, avec leurs jeux étranges, leurs manies parfois sauvages.

Les présences autoritaire de sa mère et dévouée de son père constituaient un pilier des plus rassurants pour elle, du moins jusqu’à l’accident qui fut fatal à la petite famille. Revoir cet endroit raviva énormément de souvenirs de son passé, surtout lorsqu’elle franchit le portail de l’immense demeure et pénétra dans les jardins. Le domaine était toujours aussi bien entretenu. Winston vivait seul dans ses appartements jouxtant le manoir, depuis que ses deux fils avaient quitté le nid et que sa femme avait rendu l’âme. Il s’occupait de la maison, faisant si nécessaire appel à un autre domestique, plus jeune et plus rigoureux. C’était également lui qui s’occupait des finances et contactait les jardiniers toutes les deux semaines. Cet homme dévoué était la seule personne en qui Lila avait une entière confiance, plus encore qu’à son sensei, au Japon.

Il avait sacrifié une bonne partie de sa vie pour s’occuper de Lila lorsque cette dernière s’est vue privée de sa présence maternelle, et que son père plongeait peu à peu dans une folie obsessionnelle à propos de la disparition de sa tendre épouse.
Quand il vit par la fenêtre Lila s’engager dans l’allée principale, chargée de son imposant sac de voyage, il se rua dehors et se dirigea vers sa protégée avec un sourire illuminé. Les années ne l’avaient pas rajeuni, il était encore plus trapu qu’avant. Sa fragilité semblait avoir atteint son point culminant, à un point tel que Lila refusa de lui laisser porter des affaires.


- Ma petite Lila, est-ce bien toi ? Oui, je ne rêve pas ! Quel bonheur de te voir.

Chose rarissime et inattendue de la part d’une personne froide et distante comme Lila, cette dernière s’avança vers Winston et le prit dans ses bras. Cette accolade tendre et affectueuse reflétait toute l’estime que la miss portait à l’égard du majordome et ami de ses parents. Il était le seul à l’avoir vu grandir et traverses les épreuves difficiles de son enfance, il n’y avait que lui qui puisse la comprendre.

- Je suis contente de vous voir aussi, Winston. Cela faisait bien trop longtemps, je le concède ! Et si nous allions discuter autour d’une bonne tasse de thé, qu’en dites-vous ?

- Avec joie ! Je m’en vais de ce pas préparer le thé. Installez-vous et mettez-vous à l’aise en attendant.


Winston savait que les années n’avaient pas bouleversé les vieilles habitudes de Lila. Une fois rentrée chez elle, cette dernière aimait enfiler un pantalon de training et un débardeur tout simple, circulant à pieds nus dans la grande demeure. Le plus simple des apparats, en somme.

Une fois douchée et changée, elle rejoignit son vieil ami dans le salon de thé et se laissa tomber dans l’un des confortables fauteuils. Elle avait l’impression d’être dans un autre monde que celui qu’elle avait vu quelques heures auparavant, où la violence régnait en maîtresse absolue. Cet endroit semblait à l’épreuve de toute catastrophe, même si la famille Cruz avait eu son lot de malheurs au cours de toutes ces années. Le fait que rien n’avait changé en l’absence de Lila confirmait que ces lieux avaient quelque chose d’intemporel, comme un sanctuaire prêt à tenir pendant des millénaires, insolent vestige faisant affront aux ravages du temps.

Winston servit deux tasses de thé fumant, dont la parfaite infusion laissait échapper son doux arôme si plaisant aux narines de la Lady. Attendant que le breuvage refroidisse un tantinet, les deux amis commencèrent à rattraper le temps perdu en se racontant nombre d’anecdotes que l’autre avait manquées. Bien entendu, il vint un moment où l’inévitable sujet des émeutes aux Etats-Unis pointa le bout de son nez. Les journaux du monde entier ne parlaient que de cette actualité particulièrement sensible. Aucun autre pays n’avait été touché, mais des tensions avaient commencé à se faire ressentir au Mexique, au Moyen-Orient et dans d’autres pays sensibles à ce genre d’évolutions surnaturelles.


- C’est vraiment dramatique, ce qui se passe là-bas. Tu as bien fait de revenir au pays, Lila.

- Je sais bien, répondit Lila en soufflant à la surface de sa tasse de thé. Je sentais qu’il était nécessaire que je me retire quelques temps.

- Ton père disait toujours que la prise de distance était l’attitude du sage.

- Plutôt ironique venant de quelqu’un qui a complètement perdu la raison.


Winston la dévisagea en fronçant ses sourcils broussailleux. Son front se plissa et il secoua la tête avec désolation.

- Tu ne devrais pas dire ça, Lila. Richard avait ses convictions, il s’est battu jusqu’à sa mort pour ses principes. Il nous a quittés avec le seul regret de ne pas avoir pu retrouver la dépouille de ta mère.

- Ouais, c’est sûr qu’il ne regrettait pas de s’être adonné à des recherches insensées au détriment de l’éducation de sa fille.


Le vieil homme ne répondit pas tout de suite. La mine serrée, il prit quelques délicates gorgées de son thé encore brûlant. Seul le crépitement du feu émanant du foyer interrompait le lourd silence qui plombait la pièce. Finalement, Winston posa les yeux sur Lila et s’exprima d’un ton sec, respirant la déception.

- Tu as bien changé, Lila. J’avoue avoir du mal à te reconnaître, on croirait entendre une autre personne.

- Les gens changent, mon cher Winston. Tout change. Il suffit de regarder autour de vous, le monde ne sera plus jamais pareil. L’humanité a fait un bond spectaculaire dans…

- Mais nous restons des êtres humains, Lila, tous autant que nous sommes. Nous garderons les mêmes forces et les mêmes faiblesses, nos qualités et nos défauts, nos valeurs et nos querelles. Tout ça, au fond, ne changera jamais.


Cruz se contenta de rester muette face à cette assertion. Elle n’avait rien à y répondre, car elle ne pouvait réfuter ce que le vieillard venait de dire. Il avait raison. Mais elle détestait avouer ses torts, surtout sur une question aussi évidente que radicale. En quelques gorgées, elle vida sa tasse et la posa sur la table de verre située entre les deux fauteuils. Après s’être levée, elle s’éloigna en direction de la porte qui menait aux escaliers.

- Je vais traîner un peu dans le bureau de père. Je suppose que vous n’avez rien touché depuis mon départ.

Elle n’attendit pas la réponse et se rendit au premier étage. En chemin, la pensée du Wek lui revint en tête. Ce foutu produit qui avait pour but de freiner l’ascension la plus spectaculaire de l’humanité. Jamais elle n’y toucherait, et elle l’éradiquerait même si elle le pouvait. Son pouvoir était une partie d’elle, elle vivait en communion avec lui. Si chacun recevait la formation nécessaire au contrôle de son don, il n’arriverait aucun accident semblable à l’explosion de New York. La société masquait son incompétence à gérer cette évolution en accusant ceux qui en faisaient l’objet. Au lieu de les aider, elle leur lançait la pierre, car c’était bien plus facile que de fournir un effort et de travailler ensemble à un monde plus cohésif. Non, l’être humain n’avait toujours rien compris. Mais Lila devait bien avouer que ce n’était pas sa tasse de thé, elle n’était pas vraiment douée pour coopérer en dehors d’une mission de groupe.

Arrivée dans le bureau de feu son père, elle remplit une lampe à huile et l’alluma. Elle alla ensuite chercher quelques carnets de note dont l’épaisseur dépassait pour certains celle de la Bible, avec des tas de post-it et de feuillets attachés à l’aide de trombones. Ces vieux récits de bord fourmillaient d’informations archéologiques précieuses, mais ce qui intéressait Lila concernait l’ultime recherche de son père. Comble de l’ironie, n’est-ce pas ? Un archéologue amené à effectué des fouilles pour retrouver sa propre femme, même s’il savait qu’il se trouverait littéralement effondré en voyant son corps congelé et peut-être même écrasé sous des éboulements de rochers. Mais il n’eut jamais à faire cette sinistre découverte, puisqu’il avait rendu l’âme bien avant.

Les doigts fins mais robustes de Lila commencèrent à parcourir les pages à la lueur tamisée de la lampe à huile. Cette pièce sentait bon l’ancienne paperasse et les souvenirs enterrés, lui donnant un cachet mystérieux absolument délicieux. L’Anglaise était une femme d’action, mais adorait également se cultiver, lire, apprendre des tonnes de choses sur le passé, qu’il s’agisse du sien ou de celui des autres. C’était une femme très intelligente, tout comme sa mère.
Un nombre considérables de notes avaient été prises lors d’expéditions effectuées par son père aux quatre coins du monde, du Pérou à l’Australie, en passant par la Mongolie, l’Alaska ou encore le Gambie. Le travail de toute une vie se trouvait sur ces papiers, avec bien plus de secrets que les ouvrages officiels publiés par son père ne pouvaient révéler. Lila les parcourut avec intérêt, avant d’arriver à la partie pour laquelle elle avait déterré ces souvenirs.

Les recherches concernant sa mère faisaient l’objet d’un carnet tout entier, certes plus fin que les autres, mais se distinguant par sa couverture plastifiée et un état bien plus confus. Au fil des pages, les notes devenaient désordonnées, voire même incompréhensible. On pouvait voir dans l’écriture de Richard Cruz à quel point ce dernier perdait peu à peu la raison, à force de courir après un fantôme. Lila en eut un léger pincement au cœur, se rappelant à quel point cette période de sa vie avait été éprouvante. Con paternel avait été un idiot inconscient, quelqu’un qu’elle s’efforçait de ne jamais devenir. Il avait laissé ses sentiments obscurcir son jugement, en avait oublié tout le reste. Pourquoi courir après quelque chose d’inaccessible, alors qu’une personne qui avait besoin de lui se trouvait juste sous son nez, là, à portée de main ?

Comme une enfant trop curieuse de connaître la fin de l’histoire, Lila sauta toutes les lamentations et notes indéchiffrables pour se rendre à la dernière page du carnet. Au moment où elle allait en commencer la lecture, elle fut surprise par la lampe à huile qui venait de s’éteindre.


- Quoi, déjà ? Je pensais pourtant l’avoir remplie…

A tâtons, elle chercha son portable dans sa poche. Heureusement, celui-ci était doté d’une lampe de poche. Elle s’en servit pour lire l’ultime page, seul élément de la pièce éclairé au milieu de l’obscurité la plus totale.

« Ceci est la dernière page de ce journal, mais probablement aussi la dernière que je serai capable d’écrire. Je vais donc l’utiliser pour exprimer ce qui me tient le plus à cœur. J’aurai failli à ma mission, celle de retrouver ma bien-aimée, qui restera à jamais un mystère. Lorsque je serai mort, j’hanterais si je pouvais ces lieux jusqu’à trouver les réponses à mes questions. Mais bon, on a beau me traiter de fou, je sais bien que c’est impossible.
Je voudrais terminer cet ultime ouvrage de ma vie en parlant du plus beau cadeau qui m’ait été donné, la personne qui m’est la plus précieuse au monde. Je parle de ma fille, ma petite Lila, cette personne si extraordinaire. Je regrette tellement de ne pas lui avoir accordé plus de temps. Je regrette de m’être laissé mourir à petit feu au lieu de prendre soin d’elle, de lui apprendre à devenir une femme, de lui montrer toutes les richesses que pouvaient lui offrir la vie. Elle restera à jamais dans mon cœur, et je l’aime plus que tout, même si je n’oserai jamais le lui dire. J’ai foi en elle, c’est quelqu’un de bien, quelqu’un de fort. Le destin des Cruz repose désormais sur ses épaules, et je suis persuadé que Winston sera un bon guide pour cette jeune âme qui découvre la vie.
Ma petite Lila, si tu lis ceci un jour, sache que tes parents t’aimeront toujours, et que tu es la plus belle chose qui nous soit arrivée. Si tu réussis à devenir une personne extraordinaire, alors ta mère et moi pourrons reposer en paix, où que nous soyions.

Je t’aime, Lilabouh.

Papa. »


Peu à peu, la lampe à huile se ralluma, redonnant à la pièce son apparence initiale. Une seule chose avait changé suite au passage momentané de l’obscurité : Lila.
Une larme teintée de mascara s’écoulait sur sa joue, roula jusqu’à son menton et s’écrasa sur la dernière page du journal. L’Anglaise tint quelques secondes avant de s’écrouler littéralement sur le carnet. Elle plongea la tête dans ses bras, les sanglots agitant sa poitrine au rythme de soubresauts irréguliers. Pour la première fois depuis la mort de son père, elle pleurait à chaudes larmes. Toutes ces années passées à se forger un barrage émotionnel venaient de partir en poussière, laissant à découvert la personne meurtrie qui sommeillait à l’intérieur. Cette fillette privée de l’amour de ses parents, forcée de grandir orpheline, se sculptant elle-même, avec ses propres moyens. Cette gamine que jamais elle ne voulait montrer à quiconque, cette personne faible et vulnérable qui la dégoûtait, mais qui ne l’avait jamais lâchée. Elle se maudissait avec une haine incommensurable d’avoir craqué de la sorte.

Tout à coup, un grincement la sortit de ses sanglots. A vrai dire, c’était le bruit de son portable vibrant sur le bureau. Reniflant encore par à-coups, elle le déverrouilla pour lire le message qu’elle venait de recevoir. Comme elle s’y attendait, l’expéditeur était anonyme. Le contenu, par contre, était plus surprenant.


« Maintenant, tu es prête. Nous nous rencontrerons bientôt. »
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Chris Miles
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MessageSujet: Re: [UK] Fly Away   Lun 16 Juil - 21:39

- Je suis enceinte.

Ces trois mots allumèrent une petite mèche dans le cœur de Chris, déclenchant une explosion de bonheur lorsqu’Asami lui confirma que ce n’était effectivement pas une blague. Il laissa éclater un rire empli de joie en prenant sa bien-aimée dans ses bras, sans trop la serrée, connaissant à présent sa délicatesse et sa sensibilité sur le bout des doigts. Certes, il était jeune pour devenir père, mais dans l’esprit un peu déjanté du garçon, cette nouvelle était une véritable bénédiction. Il savait qu’Asami était son âme sœur, celle avec qui il terminerait ses jours. Il n’en avait aucun doute. Cet enfant était la consécration de cet amour aussi inattendu qu’infini, un lien solide renforcé jour après jour, franchissant les obstacles, bravant vents et tempêtes.

Elle lui avait annoncé la nouvelle alors qu’il venait de rentrer du boulot. Trois mois s’étaient écoulés depuis leur retour à New York et la visite imprévue de Symphony. Après s’être installés, Chris avait commencé à chercher un job en répondant à un maximum de petites annonces. Il avait fini par trouver un poste de veilleur de nuit dans un petit musée à 15 minutes en bus de l’appartement. Le job idéal pour le maladroit qu’il était, étant donné qu’il ne se passait jamais rien de spécial la nuit dans ce lieu d’un calme sépulcral. Il n’avait donc qu’à rester là, effectuer des rondes et observer les écrans de surveillance pour voir si rien d’anormal ne se passait. Le matin, une fois son service terminé, il rentrait chez Asami, passait un peu de temps à parler avec elle et allait dormir. Parfois, il se réveillait dans la journée et l’aidait un peu au magasin ou en allant faire des courses.

Il avait aussi appelé un vitrier afin de changer les carreaux de la boutique dès qu’il en avait eu les moyens, y ajoutant un système de volets de sécurité et une alarme, afin qu’un incident similaire ne se reproduise plus. Ils menaient un petit train de vie parfait, qui leur convenait à merveille, jusqu’à l’émission sinistre qui avait tout bouleversé dans l’esprit des Américains. Dans un premier temps, les discussions allèrent bon train à chaque coin de rue. Les habitants ne cessaient de débattre sur ce Wek, la problématique des êtres à pouvoir qui sombraient dans la délinquance ou le terrorisme et les conséquences dramatiques que cela avait pu entrainer jusqu’alors. Mais ensuite, l’animosité grandit, des querelles explosèrent un peu partout, des manifestations se succédaient jours après jours tandis que la tolérance envers les évolués s’amenuisait progressivement. New York devenait une ville dangereuse pour les personnes comme Asami et Chris. C’est pourquoi, lorsque la nipponne lui annonça qu’elle attendait un enfant, leur enfant, il dut prendre une décision assez difficile.

Outrepassée sa joie tellement grande qu’il ne tenait plus en place, il dut se rendre à l’évidence et réfléchir à une solution au dilemme qui se présentaient à eux : allaient-ils poursuivre leur vie tranquille à New York, au risque que la situation ne s’aggrave, ou prendraient-ils congé quelques temps afin de s’éloigner de tout ce chahut ?
Ils en discutèrent quelques temps, pesant le pour et le contre. Mais alors que Chris rentrait du boulot un matin, il aperçut des manifestants en prise avec une jeune femme apparemment spéciale. La confrontation virait à la bagarre et la violence des propos émanant de la bouche des humains ‘ordinaires’ choqua énormément l’Anglais. Il s’empressa de rentrer à l’appartement, croisant d’autres querelles en cours de route. La tension devenait presque palpable dans les rues, quand tout à coup une explosion retentit au loin. Elle fut suivie de cris, des hurlements de haine ou encore des sanglots. Les gens commençaient à s’agiter et à courir partout, les véhicules restaient immobilisés au milieu des avenues, les bruits violents et terrifiants commençaient à surgir de toutes parts. Paniqué et poursuivi par le souvenir de la fois où il avait cru perdre Asami à tout jamais. Il se précipita vers la boutique et prit sa dulcinée par la main.


- Il faut partir d’ici, ça devient bien trop dangereux. Occupe-toi de nos bagages, mais prends le strict minimum. Un sac à dos chacun avec uniquement le nécessaire pour quelques jours maximum. Et de l’argent, bien sûr. De mon côté, je m’occupe de fermer la boutique, d’abaisser les volets et de mettre le système d’alarme en route.

Devant l’expression d’incompréhension un peu ahurie d’Asami, Chris la poussa gentiment dans le dos pour l’inciter à se dépêcher.

- On n’a pas de temps à perdre, tu comprendras quand on sortira d’ici. Fais-moi confiance ! Et sois prudente, surtout…

Chacun s’exécuta en triple vitesse et cinq minutes plus tard, ils quittèrent le magasin, chargés de leur sac à dos. Dehors, le chaos s’installait peu à peu dans les rues. Les bus étaient déjà immobilisés, et Chris était prêt à parier qu’il en était de même des métros. Ils n’avaient que deux options : quitter la ville à pieds, ou utiliser leur pouvoir. La première option était bien trop périlleuse aux yeux de l’Anglais, qui pensait avant tout à sa chérie et leur futur enfant. Ils traversèrent quelques rues, optant pour les plus calmes, mais se trouvèrent très vite coincés. D’un côté, un camion s’était renversé et barrait l’intégralité de la route. De l’autre, des émeutes d’une violence inouïe venaient d’éclater.

Paniqué, et dans un geste presque insensé, Chris leva les yeux et aperçut une femme, debout sur le toit du Four Seasons Hotel, au bord du vide. Au-dessus d’elle, un hélicoptère s’apprêtait à se poser, probablement pour l’embarquer. Le britannique posa le regard sur la nipponne.


- On n’a pas le choix. Il faut embarquer dans cet hélicoptère, en espérant qu’il quitte la ville.

Quelques secondes plus tard, Asami et Chris ne formaient plus qu’un courant d’air invisible à l’œil nu, virevoltant verticalement à une vitesse soutenue. Ils ne mirent pas longtemps à atteindre le toit de l’hôtel, effleurant le visage de Lila Cruz et soulevant sa longue queue de cheval. Toujours sous leur forme éthérée, ils entrèrent dans l’hélicoptère et s’y posèrent. Chris fut ravi d’entendre l’élégante jeune femme à la queue de cheval parler avec un accent anglais, accent qu’il n’avait pas entendu depuis bien trop longtemps. Après avoir échangé quelques mots, la Lady et le pilote entrèrent à leur tour dans l’appareil, qui ne tarda pas à décoller. Heureusement, ce moyen de transport privé était suffisamment grand pour contenir deux compartiments séparés par une porte coulissante : un pour les passagers, et un autre pour les bagages. Ce dernier n’était pas totalement rempli, laissant juste assez d’espace pour deux personnes. Asami et Chris eurent donc l’occasion de se matérialiser dans ce cockpit sans être repérés par les gens de l’autre compartiment, et prirent une longue valise en guise de siège. L’arrière de l’appareil contenait un hublot qui leur permettait de profiter du paysage.






Délicatement, l’hélicoptère quitta le toit de l’hôtel, se soulevant avec allégresse pour rejoindre les cieux embrasés de l’aurore. En-dessous, le chaos et la violence régnaient. Mais peu à peu, ils s’éloignaient de ce cauchemar, se plongeant dans les cumulus ouatés qui surplombaient la ville. Ignorant l’enfer qui régnait sous leurs pieds pour savourer le paradis visuel qui s’offrait à eux en altitude, Chris prit la main d’Asami dans la sienne, geste symbolique qui avait jadis ouvert les portes à leur amour et était devenu une sorte de petite habitude chez le couple. Il déposa un baiser sur les lèvres fruitées de la jeune femme, plus heureux que jamais de l’avoir à ses côtés, et qu’elle porte en elle leur enfant. Il dut murmurer afin de ne pas se faire entendre des passagers à l’avant de l’appareil, même si la gamine parlait quasiment en permanence de sa petite voix fluette.

- Je suis vraiment désolé de t’avoir précipitée comme ça. Mais tu comprends, ça devient trop dangereux ici. Et je ne veux pas qu’il t’arrive encore un malheur, surtout maintenant que tu n’es plus seule dans ce corps…

Il posa son front sur celui d’Asami, alors que l’hélicoptère survolait cet océan duveteux formé par les nuages. Cet endroit avait quelque chose de magique, isolé de tout, des problèmes, de la violence, de la bêtise humaine. Il n’y avait qu’eux, quelques oiseaux volant en V et le soleil matinal. Cet univers ignorait tout le reste, il était là, tout simplement, dans sa quiétude la plus savoureuse. Difficile de se dire que ce splendide tableau faisait partie de la même réalité que le bain de sang qu’ils venaient de quitter.

Chris commençait à avoir l’habitude de voyager, et avait une petite idée de l’endroit où ils pouvaient se rendre, s’ils en avaient l’occasion. Un retour au pays ne serait pas de refus, d’autant plus que Bristol était une bourgade calme, où aucune émeute ne risquerait jamais d’éclater. Quoiqu’il puisse arriver suite aux événements dramatiques survenus récemment à New York et cette émission qui devait avoir secoué le monde entier, la ville natale de Chris en serait épargnée à coup sûr. C’était l’endroit idéal pour rester à l’abri. Il trouverait bien l’une de ses anciennes connaissances, celle-ci accepterait sûrement de les héberger un moment. Tout le monde se connaissait à Bristol, et chaque habitant était toujours prêt à aider un voisin. Même si le voyage risquait d’être long, c’était le plan le plus sûr qui soit. Et cette fois, il avait largement les moyens de leur payer le trajet !

Le vol dura plusieurs heures, avec deux ou trois escales. Il n’y eut aucun problème en cours de route. Chris s’assoupit un moment, mais tenta de rester éveillé un maximum, au cas où les passagers surprendraient leur présence. Puis par la même occasion, il pouvait profiter de la présence inestimable de celle qu’il aimait, et qu’il chérirait à jamais. Le couple ignorait encore que pour une fois, la chance allait leur sourire, et qu'après avoir déposée la Lady, le pilote ramènerait sa famille à Londres, où les bus pour Bristol étaient nombreux et faciles à réserver.
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MessageSujet: Re: [UK] Fly Away   Sam 28 Juil - 7:46

Assise sur du carrelage glacé, elle tenait d’une main un bâton de plastique sur lequel se dessinait deux traits rose, de l’autre, une feuille de papier à la police d’écriture petite mais compréhensible. Elle avait dû relire le mode d’emploi à mainte et mainte reprise tellement la surprise fut grande. Ses sentiments oscillaient entre un bonheur intense et une crainte qu’elle n’arrivait pas à nommer. Le monde ne cessait de changer autour d’elle et aujourd’hui il semblait vouloir atteindre le pire, une épreuve déjà en soi pour quelqu’un comme elle. La dernière émission télé sur le sujet mutant avait eu raison d’elle, terminant le débat en larme lorsqu’un enfant s’était tout simplement à défendre la cause. Ce visage, jamais elle ne l’oubliera. Confortant la nipponne dans ses idéaux et ses espoirs de voir simplement un monde meilleur naitre pour tout le monde. Les gens avaient peur et c’étaient compréhensible.
Les yeux rivés sur les deux petits traits, les larmes lui montaient doucement aux yeux, oscillant telle une girouette entre bonheur intense et panique complète. Au bout de longue minute à faire le yo-yo, elle sécha ses yeux, se releva, inspira lentement et reprit doucement son calme. Elle ne devait pas avoir peur, ce qui grandissait à présent en elle était très certainement le plus beau des cadeaux du monde. C’est le cœur plein de cette nouvelle force qu’elle quitta la salle de bain, retrouvant rapidement la routine du boulot….Bien qu’aujourd’hui, c’était beaucoup plus joyeuse encore que d’habitude qu’elle renseignait les quelques clients qu’elle avait. La journée lui semblait longue tant elle souhaitait apprendre la nouvelle à tout le monde, se faisant violence pour ne pas joindre ses ami(e)s. Il n’y avait qu’une personne qui devait être mis en courant en tout premier lieu…

Et cette personne franchissait à l’instant les portes de leur appartement. Se retournant, elle n’avait même pas prit le temps de s’asseoir pour l’attendre, ses yeux pétillaient de malice et de joie. Le sourire sur les lèvres, ce fut calmement qu’elle annonça alors la nouvelle…Et à l’instant où elle lâcha les trois mots, la peur noua à nouveau sa gorge, et si…
Chassant les si de sa tête, elle fixait à présent l’anglais, attendant sa réaction et la première fut bien évidemment la surprise, à un tel point qu’il se permettait de croire que la demoiselle se moquait de lui mais lorsqu’enfin il comprit tout le sérieux de cette déclaration, c’est un éclat de rire et de joie qui explosa devant elle, se retrouvant dans ses bras. La japonaise ne pouvait retenir plus longtemps une nouvelle coulée de larme, elle qui était déjà si sensible se retrouvait à présent être la proie de sa nouvelle condition de femme enceinte. Au bout d’un long moment d’expression heureuse, la discussion vira sur quelque chose de plus sérieux : Devait-il resté à New York. La jeune femme n’en démordait pas dans un premier temps, il n’était pas question pour elle d’abandonner tout ceux qu’elle aimait et qui aurait très certainement besoin d’elle mais au fil de la discussion elle devait se rendre à l’évidence d’une chose : elle ne devait plus penser qu’à elle. Aussi paradoxale qu’était cette révélation, la nippone devrait très certainement se résoudre à devoir penser à autre chose qu’aider les autres. Les jours passèrent et la mangaka espérait silencieusement que les choses se calment dans les rues. Un espoir vain.

Sa vitrine fut ce jour-là envahit d’œuf, si le dessin de l’enfant à la télévision était étrange, il n’en restait pas moins, quelque part, assez ressemblant. L’originalité des tenues de la demoiselle et sa couleur de cheveux ne faisaient certainement plus aucun doute pour le voisinage qui voyait alors d’un très mauvais œil la présence de celle-ci. Elle s’apprêtait à fermer le magasin plus tôt qu’à l’ordinaire lorsque Chris en poussa la porte avec précipitation. Paniqué, la demoiselle aux cheveux verts ne sut comment réagir sur le moment. Délicatement poussé à se dépêcher, obéissant. Au fond d’elle, elle savait que ce jour arriverait. Laissant derrière toute son extravagance naturelle, elle fourra dans son sac à dos que des vêtements classique, qu’elle ne mettait d’ordinaire jamais. Ses robes prenaient bien trop de place. Remplissant son sac de tout le nécessaire possible en plus des vêtements, elle en fit de même pour le sac de Chris, s’assurant de n’avoir rien oublié d’essentiel. Elle lui faisait confiance, le lui assurant d’un mince sourire malgré la peur qui se lisait devant ses yeux. Asami avait beau avoir affronté la mort à plusieurs reprise, cela ne l’avait jamais empêché de continuer à avoir peur des situations dangereuse.
Retrouvant trop rapidement le cauchemar extérieur, Chris eut bien du mal à faire avancer la japonaise.

Devant le chaos, il lui semblait extrêmement égoïste de sa part que de fuir alors qu’elle pourrait simplement aider certaine de ses personnes. Les cris, les hurlements, la haine dans leur parole, le cœur de la japonaise se tordait d’une étrange sensation. Finissant par enfuir son visage contre Chris, c’est ainsi qu’elle préféra lentement avancer, ne pas voir tout ce chaos, ne pas voir ce cauchemar. Marmonnant quelque parole dans sa langue natale, leur route s’arrêta au bout d’un moment. Coincé entre une émeute et un camion, elle enserra un peu plus la main de l’anglais. Ses yeux se posèrent sur son bien aimé, suivant son regard pour pouvoir observer ce que lui-même regardait ainsi avec insistance. L’idée était complètement folle mais Chris avait raison : ils n’avaient pas vraiment d’autre option. Retrouvant cette sensation de liberté et de bien-être, les deux jeunes gens n’étaient plus qu’un courant d’air, mélange, entremêlé, à l’image même de tout ce qu’ils ressentaient l’un pour l’autre. Montant, plus haut encore, rejoignant alors ce qui semblait être leur dernier espoir de fuite. Laissant derrière elle que le délicat parfum de rose qu’elle portait continuellement sur sa peau. Invisible à l’œil nue, ils passèrent à côté de la femme qui semblait être à la base l’unique passagère de cet hélicoptère.
Retrouvant leur forme humaine caché avec les autres bagages, elle observait un moment Chris, la crainte se lisait dans ses yeux mais sur son visage s’exprimait toute la confiance qu’elle lui accordait. Tenant encore sa main, ce geste lui permettait de retrouver son calme, une certaine sérénité, celui-ci semblait si symbolique pour le couple. Assise contre une valise, elle posa simplement sa tête contre l’épaule de Chris.

L’appareil quitta le sol du toit, et depuis le début de ce périlleux voyage, la japonaise n’avait pas dit un mot. Posant ses iris noisette dans ceux de l’anglais qui l’accompagnait, elle esquissa un mince sourire devant ses paroles. Le front posé contre le sien, elle baissa doucement les yeux :


« J’ai peur… »

Murmura-t-elle doucement.

Le voyage était long, et il n’était pas rare qu’Asami trouve les bras de Morphée, la tête posée sur les genoux de Chris. Ce fut au bout de longues heures que l’appareil sembla enfin s’immobiliser, relevant la tête vers l’anglais, sa main encore dans la sienne, elle les fit alors tout simplement disparaitre. Ils étaient invisible lorsque la porte du cockpit s’ouvrait, intangible lorsque des bagages quittèrent leur place pour se retrouver sur la piste d’atterrissage de l’hélicoptère. Asami ignorait complètement où elle se trouvait, laissant à Chris mener leur courant.


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MessageSujet: Re: [UK] Fly Away   Lun 20 Aoû - 17:09

Les paroles de frayeur de la nippone se déposèrent avec son souffle chaud et humide sur la commissure des lèvres de Chris. Il le sentait bien, qu’elle avait peur. Front contre front, ils restèrent ainsi, profitant d’une proximité qui leur avait été enlevée pendant bien trop longtemps pour qu’une vie toute entière puisse rattraper ce temps perdu. Il replaça doucement une mèche verte derrière l’oreille d’Asami et l’embrassa calmement.

- Ne t’en fais pas, tant que nous sommes ensemble, il ne nous arrivera rien. Puis tu sais, je pense qu’il faut plus avoir peur de ce qui se passe à New York de ce qui nous attend, loin de… tout ça.

L’Anglais n’était pas à son aise non plus, mais il sentait la responsabilité de compagnon et futur père lui peser sur les épaules, il ne pouvait pas se permettre de flancher et de céder à la panique. Pour le moment, ils étaient à l’abri, confortablement installés dans un nid de bagages. L’hélicoptère était luxueux et la lucarne de la soute offrait une vue très appréciable.
De temps à autre, Asami finissait par s’assoupir sur les genoux de Chris, qui s’obligeait à rester éveillé afin d’anticiper toute irruption des occupants de l’hélicoptère dans le compartiment où ils étaient planqués. L’hélicoptère fit quelques haltes, sans doute pour refaire le plein d’essence, et il dut une fois disparaître lorsque la femme à la queue de cheval entra pour prendre sa valise. Apparemment, le pilote la déposait quelque part avant de rentrer chez lui avec l’appareil.

Finalement, il se déposa une dernière fois et éteignit enfin le moteur. Ce changement d’ambiance sonore réveilla Asami qui, de manière un peu précipitée, prit la forme du vent pour sortir de l’hélicoptère. Les lieux semblaient étrangement familiers au jeune britannique. Il était venu ici il y a quelques années de cela, lorsqu’il avait quitté sa terre natale pour voler en direction des States, à la recherche de son oncle. Pas de doute possible : ils étaient au London City Airport.
Il n’en revenait pas d’avoir eu autant de chance sur ce coup-là. Certes, il avait cru entendre un accent qu’il ne connaissait que trop bien lors du voyage, mais il n’imaginait pas qu’ils tomberaient pile à l’endroit qu’il espérait. Voyant qu’Asami s’était arrêtée, ne sachant où se rendre, il les dirigea vers les sanitaires, où ils purent se rematérialiser. Pendant que la perle d’Orient reprenait ses esprits, Chris partit vers les guichets et en revint quelques minutes plus tard.


- C’est parfait, il y a un bus qui part de la Victoria Coach Station, tout près d’ici, et qui s’arrête dans le centre de Bristol !

Il s’arrêta quelques secondes, n’étant pas sûr qu’Asami ait tout saisi.

- C’est là que je suis né et que j’ai grandi. J’ai plein d’amis là-bas, ils pourront sûrement nous héberger. Tu verras, ils sont sympas, et tu seras traitée comme une reine. On pourra suivre les événements de New York à la télé, et quand tout ça se sera calmé, on pourra rentrer chez nous. A moins que tu ne préfères plutôt retourner à Tokyo et attendre là-bas ?

Le jeune homme dissimula discrètement les billets de bus qu’il venait tout juste d’acheter, un peu gêné de ne pas avoir pensé à ce qu’Asami désirait. Il était persuadé qu’elle recevrait les meilleurs soins du monde et se sentirait bien à Bristol, mais il est vrai que la future maman avait peut-être envie de retrouver son ancien cocon. Il l’avait déjà assez baladée d’un continent à l’autre, il était temps de la laisser choisir.
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MessageSujet: Re: [UK] Fly Away   Dim 7 Oct - 13:07

Elle avait acquiescé sans un mot de plus à ses paroles. Essayant de réprimer une partie d’elle qui ne pouvait s’empêcher de culpabiliser à l’idée qu’elle laissait derrière beaucoup d’autre ami(e) qui aurait pu avoir besoin de son aide. Mais à l’heure actuel, et il le lui avait déjà fait remarquer, elle ne pouvait plus penser qu’elle n’avait "rien à perdre". La tête posé contre lui, elle avait machinalement posé sa main sur son ventre, elle n’était plus seule aujourd’hui. Si elle venait à être blessée, elle aurait beaucoup trop à perdre. Inspirant profondément, elle calmait doucement sa peur, ses nerfs, essayant de penser à leur avenir mutuel. Se laissant aller à s’endormir une bonne partie du voyage, et lorsqu’enfin ils quittèrent l’hélicoptère, c’est dans des toilettes, à l’abri des regards que le couple reprenait doucement forme. Il laissa la jeune femme seule, profitant de cet instant de solitude pour se pencher au-dessus de l’une des cuvettes. Le voyage avait été éprouvant pour elle et la grossesse n’était pas de tout repos. Revenant vers les éviers au bout de quelque minute, elle se rafraichissait le visage et l’esprit. Sortant des sanitaires, elle patienta à l’entrée de celle-ci le retour de Chris à ses côtés.

Un sourire s’était dessiné sur ses lèvres lorsqu’il était revenu vers elle. Il s’enthousiasmait, parlait rapidement et malgré les années passé à présent à New York, il lui arrivait parfois de ne pas comprendre ou saisir un mot. Son air d’incompréhension semblait avoir alerté l’anglais, qui reprit plus calmement, lui expliquant qu’il était né dans cette fameuse ville où il semblait vouloir l’emmener. Et très rapidement l’enthousiasme du futur père se propagea en elle. Secouant la tête d’un signe négatif lorsque celui-ci proposa de retourner au Japon si elle le préférait. Lui attrapant délicatement une main :


« C’est à mon tour de découvrir tes racines ! »

Enthousiaste et presque taquine, elle l’attirait vers lui, lui volant un simple baiser avant de l’attirer de plus belle vers les arrêts de bus qu’ils pouvaient tout deux observer de loin. S’éloigner de New York, s’éloigner des problèmes, tout cela permettait à la japonaise de retrouver une partie d’innocence qu’elle semblait avoir perdu au fil du temps. Impatiente de découvrir les lieux à présent, elle chassait du mieux qu’elle le pouvait les idées sombre qui la ramenait à la Grande Pomme. S’installant sur un banc, caché à l’intérieur d’un petit abris, ils attendaient là l’arrivée du véhicule.
La petite taille de la demoiselle faisait qu’elle ne touchait que très rarement le sol lorsqu’elle s’installait sur un banc public, si bien qu’elle balançait légèrement les pieds, ne pouvant se défaire du sourire qui s’affichait sur son visage. Observant le paysage, découvrant déjà une partie de cette Angleterre qu’elle ne connaissait pas.


« Depuis combien de temps tu n’es pas revenu ici ? »

Avait-elle fini par poser comme question. Elle savait depuis combien de temps tout deux vivaient ensemble mais elle n’avait jamais vraiment posé de question sur le passé de Chris. Elle-même évitait de parler de son propre passé, et il fallait bien admettre que ces derniers temps avaient été forts en émotion pour tous les deux. Ils s’étaient à peine découvert quand elle fut victime de son étrange accident et amnésie. Et maintenant qu’elle y réfléchissait, qu’elle y pensait, une multitude de question gagnait son esprit, il y avait tant de chose qui allait changer dans leur vie respective, dans leur histoire commune.
A la fois excitée et un peu terrifié à l’idée de rencontrer les personnes qui faisaient partie de la vie de Chris, elle pointa l’horizon du doigt au bout de quelque minute, indiquant l’arrivé d’un bus.


« C’est celui-là ? »

Demanda-t-elle naïvement, après tout, le système des transports en commun n’était jamais le même de pays en pays. Il lui arrivait déjà de se perdre à la Grande Pomme.

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MessageSujet: Re: [UK] Fly Away   Jeu 11 Oct - 15:41

Ce fut un soulagement de constater qu’Asami approuvait l’idée de Chris. Et ce n’était pas par politesse ou parce qu’elle ne savait pas dire non. Elle désirait réellement découvrir la ville natale de son compagnon, ce qui lui procura une joie démesurée. Après avoir déposé un tendre baiser sur ses lèvres, elle l’entraîna à l’arrêt de bus. D’après les panneaux que Chris avait rapidement survolés en allant acheter les billets, ils n’auraient pas à attendre très longtemps. L’endroit était bien desservi par les transports en commun, quelle que soit la destination où l’on désirait se rendre. Bristol n’était certainement pas une ville où beaucoup de touristes désiraient se rendre, mais elle était tout de même assez importante en termes de population, et se trouvait sur la route menant à Plymouth. Les bus passant par là étaient donc assez fréquents.

Ils étaient assis, là, tous les deux, sur ce banc situé sous l’abri. Il adorait la voir balancer ses jambes lorsque ses pieds ne touchaient pas le sol. Il y a seulement quelques semaines de cela, il aurait donné n’importe quoi pour à nouveau la voir faire ça. Il lui prit délicatement la main, comblé de bonheur, malgré leur fuite précipitée des Etats-Unis. Ils étaient sains et sauf, et la petite famille était au complet, c’était le principal. Chris eut une brève pensée pour Alex et Peter, qui étaient probablement restés là-bas, n’ayant aucun autre endroit où aller. Même s’il était Français, Alex semblait s’être totalement intégré au pays, et plus rien ne le retenait en Europe. Il avait lui aussi sa famille à protéger. L’Anglais n’aurait jamais voulu qu’Asami assiste à davantage d’horreurs, elle avait eu son lot d’émotions fortes. En faisant la file pour les billets, il observait cette petite télévision qui diffusait les News, et l’état de la Grosse Pomme n’était guère des plus plaisants. Comme il s’y attendait, les vols en partance et à destination de New York étaient tous annulés. Ils se retrouvaient livrés à eux-mêmes. Quelle chance inespérée d’avoir trouvé un moyen de locomotion pour fuir cet enfer ! La douce voix d’Asami interrompit le cours tumultueux de ses pensées.


« Depuis combien de temps tu n’es pas revenu ici ? »

Chris lâcha un petit rire. A vrai dire, il n’y avait pas vraiment pensé, il avait l’impression que sa vie n’avait aucun sens avant qu’il ne la rencontre. C’était comme si pendant toute ces années, il attendait dans un cocon, avant d’enfin découvrir la lumière du jour, ce que la vie avait à offrir de plus beau.

- Woah, tu me poses une colle ! Ça fait des siècles, carrément ! En fait, quand nous nous sommes rencontrés, je venais à peine d’arriver à New York. Depuis, je n’ai pas eu l’occasion de revenir. Donc comme tu peux le constater, ça fait au moins trois ans que je n’ai pas vu l’Angleterre. J’ai l’impression que ça fait beaucoup plus longtemps…

Il réalisait qu’hormis depuis l’histoire de l’amnésie d’Asami, ils n’avaient jamais vraiment parlé de leur passé. Lisa avait réussi à déceler toute la peine qui était liée à ses souvenirs, l’ayant fait remonter à la surface grâce à ses pouvoirs. Il savait que la nipponne n’avait pas non plus toujours eu la vie facile, mais elle s’était bien battu. Elle était beaucoup plus forte que son apparence physique le laissait croire de prime abord.

« C’est celui-là ? »

Le doigt d’Asami pointait le bus qui arrivait vers eux. En voyant le numéro ainsi que les multiples destinations, Chris ne put réprimer un large sourire.

- Ouais, on a de la chance ! On n’aura pas attendu trop longtemps.

Il fit signe au véhicule, qui s’arrêta à leur hauteur en ouvrant ses portes en accordéon. Chris invita Asami à monter la première et présenta les billets au chauffeur avant de prendre place.





Le bus n’était pas très peuplé, l’ambiance était paisible. Ils quittèrent les alentours de l’aéroport pour sillonner les routes bordées de larges plaines verdoyantes. Le ciel d’un gris clair semblait couvrir l’horizon de son voile reposant. L’Angleterre était très différente des Etats-Unis, tant par ses petites maisons traditionnelles que par ses verts pâturages ou son temps toujours maussade. Le fait de conduire à gauche était aussi très déboussolant pour quelqu’un n’y étant pas habitué. Mais Asami étant Japonaise d’origine, cela ne devait pas vraiment la perturber. Au contraire, cela devait avoir quelque chose de rassurant pour elle, cela faisait un point commun entre leurs deux cultures. Détournant le regard du paysage qui défilait devant ses yeux pour le poser sur la jeune femme. Il la prit dans ses bras, savourant le contact chaud et confortable qu’elle offrait. Il ne parvenait toujours pas à réaliser la chance qu’il avait de l’avoir retrouvée. Il avait peur que ce ne soit un rêve et qu’il finisse par se réveiller et tout perdre à nouveau. Asami était la personne la plus merveilleuse du monde à ses yeux.

- Je t’aime, chuchota-t-il à son oreille.

C’était la première fois qu’il osait le lui dire depuis leur séparation, n’étant pas très branché sur l’expression des sentiments d’ordinaire. Mais il avait tant et tant de fois imaginé le moment où il le lui dirait, lorsqu’il l’avait perdue et qu’il souffrait de la solitude entraînée par son absence, un sentiment pire que l’enfer. Malgré les épreuves qu’ils avaient traversées tous les deux, ils avaient réussi à se retrouver, bravant l’oubli, la distance et la douleur. Il avait l’impression que plus rien ne pouvait les séparer désormais. Il voulait veiller sur elle pour que plus rien ne lui arrive. De plus, ils allaient être parents maintenant, il allait bientôt y avoir une autre petite vie à protéger. Bristol semblait le meilleur endroit du monde pour y élever un enfant, en attendant la fin des catastrophées à New York.


- Tout va bien se passer, tu verras. Les gens sont comme une grande famille là-bas. Même si je ne les ai pas revus depuis des années, je suis sûr qu’ils nous accueilleront à bras ouverts. En particulier une personne…


Il ne se trompait pas. Quelques heures plus tard, lorsqu’ils descendirent du bus et se retrouvèrent face aux petites maisons de banlieue, ils ne tardèrent pas à comprendre qu’ils avaient trouvé une véritable oasis de paix au milieu d’un désert aride de sang et de souffrance.
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MessageSujet: Re: [UK] Fly Away   Ven 16 Nov - 17:29

Son rire contagieux l’avait contaminé le temps de quelques secondes, un instant d’innocence simple alors qu’il lui expliquait que cela lui semblait être une éternité. Calculant de part elle-même depuis combien de temps ils n’y avaient plus mit les pieds, attisant alors sa curiosité. Elle avait hâte de voir les gens qui le connaissaient, c’était comme lire un tout nouveau livre, découvrir des choses nouvelles, et c’était d’autant plus excitant pour elle étant donné qu’il s’agissait du père de son enfant à venir. Dans un geste instinctif, elle posa une main sur son ventre quelque seconde à peine avant de désigner du doigt l’approche d’un bus. Confirmant qu’il s’agissait du leur, elle s’était levée, accompagnant l’anglais à l’intérieur de celui-ci.

Installée côté fenêtre, la jeune japonaise profitait sans en rater une miette du paysage qui défilait sous ses yeux. Elle n’avait pas énormément voyagé durant son existence, même si les deux voyages qu’elle avait fait n’était pas des plus court, les allés et retour entre son pays natal et la grande pomme n’avait plus aucun secret pour elle. Mais ici, c’était un tout nouveau pays qui se découvrait sous ses yeux, l’architecture y était différente, le paysage y était différent. Elle détourna doucement ses yeux de la vitre lorsque Chris la prit dans ses bras, s’y lovant tout simplement, elle profitait du contact et de la chaleur qu’il produisait, la tête contre lui. Loin de tout, elle oubliait petit à petit le sentiment de culpabilité qui la rongeait, connaissant à présent la valeur d’une vie, il lui serait beaucoup trop douloureux de choisir entre son empathie naturelle et l’amour de sa vie, trop difficile de choisir entre son éternel besoin d’aider les autres et le petit être qui grandissait en elle. Elle avait fait ce choix, et ainsi dans les bras de celui qu’elle aimait, elle le savait, elle avait fait l’unique choix qu’il y avait à faire : Le bon.
Balayant toute ses angoisses en lui murmurant les trois mots, clé du bonheur, elle avait lentement relevé la tête pour le regarder dans les yeux, un sourire doux dessiné sur ses fines lèvres. Dans son pays natal, ces trois petits mots n’avaient pas de réel sens, d’ailleurs on ne dit pas "Je t’aime" là d’où elle venait mais elle connaissait bien l’importance de ces mots, et elle le vivait à l’instant, son cœur battait la chamade et elle se sentait presque euphorique. Si bien, qu’elle avait fini par lui répondre dans un murmure intimiste :


« Je t’aime aussi… »

Posant son front contre le sien, elle le regarda un moment, sa main cherchant la sienne à l’aveugle et lorsqu’elle la trouva, c’est sur son petit ventre qu’elle déposa leur doigt entrelacer. Reposant sa tête contre son épaule, elle garda sur son ventre la main de Chris, observant alors le paysage défiler sous ses yeux, le sourire aux lèvres. Son pouce caressant le dos de sa main, essayant de chasser une certaine nervosité qui la gagnait en même que la curiosité et l’excitation. Il était naturel de se soucier des gens qu’elle allait rencontrer, et elle ne tenait pas à décevoir celui avec qui elle faisait ce voyage.
Avait-il senti sa nervosité ? Il fallait croire que oui lorsqu’il lui expliqua qu’il n’y aurait aucune inquiétude à avoir, tout se passerait bien, persuadé qu’ils seraient tous heureux de le revoir et de la rencontrer. Piquant sa curiosité à vif en nommant quelqu’un sans véritablement lui donner de nom, elle se retourna, se redressant, et l’interrogeant du regard.


« Qui donc ? Tu en as déjà trop dit maintenant, tu es obligé de m’en parler ! »

Laissant échapper un petit rire, le chemin lui paraissait d’autant plus long, et lorsqu’enfin le bus s’arrêta et que Chris invita Asami à le quitter, elle le suivit sans un mot, le sourire sur ses lèvres exprimait à lui seul l’état dans lequel elle se trouvait. A présent dehors, elle profita d’un instant pour se dégourdir un peu les jambes et respirer l’air frais et vivifiant des lieux. Se tournant vers Chris, elle lui tendit une main :

« Alors, où vas-tu m’emmener maintenant ? »

Et cet instant lui rappelait alors leur toute première rencontre, elle avait été son guide jusqu’à l’université. Ils étaient même allé jusqu’à se glisser dans un cours, c’était ce même jour qu’elle avait pu voir ses dons lui revenir, leur escapade se terminant sur le toit d’un bâtiment de l’université.

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MessageSujet: Re: [UK] Fly Away   Lun 10 Juin - 1:13






Cassie s'occupait à merveille d'Asami. Mois après mois, elle lui avait installé un petit nid douillet dans la chambre d'amis de la maison qu'elle louait avec son compagnon, Kieth. Cassie était une fille un peu illuminée et semblant venir d'un autre monde, mais elle avait un cœur d'or, qui semblait pouvoir abriter tout l'amour du monde. Dès leur première rencontre, elle avait apprécié la Japonaise, et Chris en était ravi. Il n'avait pas vu son amie depuis des années, et il était un peu gêné de débarquer à l'improviste. Il savait que la grande blonde était la seule personne sur qui il pouvait compter en toutes circonstances, et qui l'accueillerait à bras ouverts. Il ne connaissait pas son copain, mais ce dernier semblait être un brave gars. Il était professeur d'arts plastiques dans le lycée de la ville, et était au moins d'une décennie plus âgé que Cassie. Mais à bien y réfléchir, le couple s'accordait assez bien. Ils étaient aussi originaux l'un que l'autre, et une ambiance chaleureuse régnait dans leur petit cocon. Bristol était un coin relativement calme, hormis quelques adolescents un peu turbulents en pleine crise, se plaisant à transgresser les interdits et causant du grabuge pour se trouver une identité et se sentir vivants. On ne pouvait pas les en blâmer, Chris et Cassie avaient été pareils à leur âge. Ils fumaient, se droguaient, allaient à des soirées se terminant au lever du soleil et arrivaient en cours avec des cernes jusqu'au menton. Mais l'ambiance dans cette petite ville britannique demeurait toujours agréable, comme si nul mal ne pouvait effleurer sa tranquillité.

Les tempéraments d'Asami et de Cassie s'accordaient assez bien. La blonde les avait immédiatement accueillis, ayant même semblé étonnamment peu surprise par l'arrivée de son ami de longue date. Elle avait entendu parler de ces émeutes qui ravageaient New York, et était contente qu'il ne soit rien arrivé à Chris. Dès qu'elle le vit, elle le prit dans ses bras et le serra tellement fort qu'il en eut des vertiges. Il la repoussa gentiment en l'informant qu'elle l'étouffait, et lui présenta Asami, qui eut droit à la même étreinte. Les épaules endoloris, Chris se demanda pendant un instant si elle n'allait pas écrabouiller leur enfant en serrant si fort. Mais ce geste d'affection n'était pas bien dangereux. Après avoir écouté les folles histoires du couple concernant leur long périple, elle les amena à la chambre d'amis et leur apporta tout ce dont ils avaient besoin : couverture, quelques vêtements à leur taille, du nécessaire de toilette, et un petit singe gris en peluche. Chris le reconnut tout de suite.


- C'est Monkey Man ! Putain, tu l'as toujours, ça doit faire 20 ans au moins ! C'est carrément dingue, il a même pas souffert du poids des années. Il est comme neuf ! Regarde Asami, dis bonjour à Monkey Man ! "Salut toi ! T'es bien fichue dis donc !". Hey, Monkey Man, j'te vois venir. Pas touche à ma copine, compris ? "Désolé".

Dès le départ, l'atmosphère était détendue, aux antipodes du stress, de la pollution et de la violence new yorkais. Keith dégotta pour Chris un petit boulot parmi le personnel d'entretien du lycée de Bristol. Cela lui faisait bizarre de revoir ces longs couloirs ornés de casiers qu'il avait fréquenté des années auparavant. Tout lui semblait beaucoup plus petit avec le temps, et les élèves avaient l'air beaucoup plus jeune qu'à l'époque où il fréquentait encore l'établissement. Ils ont vraiment l'air de gamins tout juste sortis du primaire, avait-il pensé. Mais c'était sûrement l'effet de l'âge. Nettoyer les allées bordées de détritus et vider les poubelles ne le dérangeait pas. Chris n'était pas un garçon exigeant. Tant qu'il rapportait de l'argent pour prendre soin d'Asami, cela lui convenait. Une fois son travail terminé, il rentait et emmenait la nipponne faire une balade dans le quartier, pour lui montrer où il avait grandi. Son ancienne maison, son ancien lycée, l'endroit où il sortait souvent avec ses potes. Il s'attendait à croiser beaucoup de visages connus, mais finalement il n'en rencontra que très peu. Beaucoup des anciens de sa promo avaient poursuivi des études universitaires dans des plus grandes villes, certains s'étaient déjà installés ailleurs. C'était comme s'il s'était retrouvé au même endroit, mais dans une dimension parallèle. Les rares visages connus, hormis Cassie, étaient ceux de la boulangère, de quelques professeurs qui exerçaient toujours à Bristol, du facteur,... Il croisa une fois Effy, la petite sœur d'un ancien ami, qui était en dernière année au collège. Les temps évoluaient tellement vite. On part quelques années, et en revenant on ne reconnait plus personne. Pourtant, c'était le genre de petit village où tout le monde se connaissait.

Au fil des mois, le ventre d'Asami s'arrondissait. Alors que l'été pointait paresseusement le bout de son nez, elle arriverait bientôt au terme de sa grossesse, et Chris était de plus en plus impatient de voir leur futur enfant naître. Plus aucune inquiétude ne le traversait désormais. Il savait qu'ils étaient en sécurité. Il avait construit un berceau et des tas des jouets, qui ne ressemblaient pas toujours à grand chose. Même s'il était débrouillard, l'Anglais n'était pas un excellent bricoleur. Tous les soirs, ils suivaient au journal télévisé l'évolution des émeutes aux Etats-Unis. Elles s'étaient étendues à l'ensemble du continent de manière pandémique, puis s'étaient installés comme une sorte d'étrange quotidien auquel les citoyens s'accommodaient jour après jour. Les manifestations et violences urbaines s'étaient peu à peu muées en simples différends, donnait parfois naissance à des bagarres, mais sans replonger dans cette folie telle qu'ils l'avaient connue en quittant la Grosse Pomme. Peut-être que la situation finirait par s'arranger. Ce serait bien que Peter et les autres remettent un peu d'ordre là-dedans, pensait souvent Chris. De toute façon, il n'était pas pressé, il était bien là. Mais il s'inquiétait pour Asami, et espérait que New York ne lui manquait pas trop. Un soir, il s'approcha d'elle et l'embrassa tendrement.


- Dis, tu te sens bien ici ? Ton chez toi ne te manque pas trop ?
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Asami Barairo
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MessageSujet: Re: [UK] Fly Away   Jeu 13 Juin - 17:49

Découvrir de nouvelle culture, découvrir une partie de la vie de Chris, la jeune japonaise prenait un plaisir à se balader avec le père de leur futur enfant, il lui racontait des histoires, des anecdotes, elle rigolait et enchérissait sur ses propres expériences, leurs bêtises d’adolescent, rajoutant de la douceur et de la candeur de tout ce qu’ils avaient pu vivre, aussi bien lui, qu’elle. Elle avait fait la connaissance de Cassie, se souvenant encore de la gentillesse de celle-ci lorsqu’elle découvrit la japonaise, le calin. Les deux demoiselles avaient bon nombre de point commun, et il était agréable de préparer avec elle l’arrivée du tout petit, de penser tout simplement à autre chose. Cassie était de ces personnes que rien ne semblait atteindre, allégeant le poids des inquiétudes. Pendant un temps, elle pouvait penser à cette petite vie tranquille, loin de la Grande Pomme, loin du danger.
Monkey Man avait trouvé sa place dans le lit du futur enfant, découvrant ensemble leur enfant qui grandissait, la première échographie, l’annonce du sexe de l’enfant. Un petit garçon…S’en était suivit la recherche d’un prénom qui offrait au couple et leurs amis des soirées de fou rire. Un défilé de prénom dont la majorité avait des origines anglaises et parmi lesquels venaient se mêler des prénoms qui sonnaient mieux à l’oreille japonaise d’Asami. Des mois avaient défilé, et aucun prénom n’était encore trouvé. Le ventre bien arrondit de la japonaise lui donnait une nouvelle aura. L’été semblait venir dire bonjour aux amoureux qui profitaient du temps clément pour se promener durant les soirées plus douces.

Mais malgré tout ce bonheur, ni Chris ni Asami ne pouvait se permettre de complètement oublier leurs amis restés à New York. Si ils n’arrivaient pas avoir de nouvelle direct de ceux-ci, ils essayaient de se rassurer un peu en observant les informations télévisées, espérant en silence que rien n’était arrivés à leur amis. C’était un soir comme ceux-ci, les yeux posés sur la petite télé qui diffusait les dernières informations, Asami se perdait lentement dans ses pensées, une partie d’elle n’avait jamais réellement quitté la Grande Pomme, la culpabilité finissait toujours par pointer un peu le bout de son nez, se mélangeant à la raison, Chris avait eu raison de l’emmener ici. Là-bas, ce n’était pas seulement sa vie à elle qu’elle risquait mais celle du petit être qui grandissait en elle. Elle ne regrettait pas d’être partie, elle s’inquiétait, elle aurait aimé leur annoncé la nouvelle à chacun d’entre eux. Leur dire "J’attends un bébé", voir leur tête, rire, sourire, partager ces instants de bonheur qu’elle vivait à présent. Elle sorti subitement de ses pensées lorsqu’elle sentie le contact des lèvres de Chris, esquissant un sourire attendrit, elle posa ses yeux sur le jeune homme qui s’inquiétait.


« Je suis très heureuse ici…C’est juste que… »

Son regard se posa à nouveau sur le petit écran, il était difficile de ne pas s’inquiéter pour eux. Pourtant, un petit coup de pied vint la faire légèrement sursauter de surprise, posant sa main sur son ventre bien rond en souriant.

« Lui il se plait très bien ici en tout cas… »

Attrapant la main de Chris, elle le posa sur son ventre, lui laissant profiter des mouvements agiter du petit. C’était une véritable sensation nouvelle, se souvenant avec nostalgie de la première fois et de la façon dont elle s’en était écriée. Cassie l’avait rejoint à toute vitesse, les deux mains tendue pour ne pas rater ce moment. Posant sa main sur le côté, elle caressa légèrement par simple réflexe maternelle.

« N’importe où sera chez moi tant que toi et lui vous êtes là »

Elle l’embrassa, doucement. Le petit pouvait arriver à n’importe quel moment maintenant et le pauvre n’avait toujours pas de prénom. Se penchant légèrement en avant, elle se releva aidé par Chris. Un sourire un peu embarrasser se posa sur ses lèvres, si elle se sentait bien en tant que futur maman, il y avait malgré tous des situations où elle avait l’impression de ne pas être particulièrement "utile". Attrapant le petit livre qui regroupait un nombre incalculable de prénom, elle se tourna vers lui. Son sourire se mua en un petit air taquin.

« On va finir par y arriver… »

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MessageSujet: Re: [UK] Fly Away   Lun 22 Juil - 16:55

« Je suis très heureuse ici…C’est juste que… »

Suivant son regard dirigé vers l'écran, il comprit qu'elle faisait allusion à leurs amis restés aux Etats-Unis.

- On ira voir comment ils vont dès que ça sera devenu moins dangereux.

Il ne pensait pas si bien dire, sachant qu'en cet instant-même, des Sylar n'allaient pas tarder à contaminer la moitié de la population New Yorkaise. Le danger était plus violent, plus intense que jamais. Mieux valait rester le plus loin possible de ce fléau, en priant pour qu'il se calme. Asami eut une sorte de petit sursaut qui détacha les yeux de Chris de l'écran de télévison.

« Lui il se plait très bien ici en tout cas… »

Elle lui saisit la main et la déposa sur son ventre rond comme un ballon. sous cette peau tendue, on pouvait sentir des petits coups, faible pour le commun des mortels mais pourtant déjà plein d'énergie pour un si petit être qui n'avait même pas encore vu la lumière du jour. Dire qu'ils avaient conçu cet enfant ensemble, grâce à leur amour. Cela avait quelque chose de miraculeux aux yeux de Chris. Ils ont réussi à créer la vie. C'était une sensation étrange, à la fois réconfortante et chargée de responsabilités.

« N’importe où sera chez moi tant que toi et lui vous êtes là »

Après lui avoir déposé un baiser sur les lèvres, elle s'empara du petit livre des prénoms qui avait suscité tant de polémique entre eux durant ces dernières semaines. C'était devenu une petite guéguerre amusante entre eux, et ils ne cessaient de se taquiner en tentant de faire valoir leur grand favori. Inutile de dire que Chris n'était pas très doué pour les prénoms, et que les plus farfelus lui venaient toujours à l'esprit. Le fait que leur enfant aurait probablement des pouvoirs lui aussi, n'arrangeait rien et stimulait davantage son imagination incontrôlable.

« On va finir par y arriver… »

Chris lui sourit, mais son expression se mua rapidement en une moue d'inquiétude, les sourcils froncés. Son regard fixait quelque chose un peu en-dessous du livre. Sa bouche s'entrouvrit, il mit du temps avant d'arriver à prononcer quelque chose.

- Asami tu... tu es en train de perdre les eaux je crois !

Finissant par reprendre ses esprits, il se leva d'un bond et appela Cassie, qui lui répondit presque dans un cri d'hystérie que c'était génial, et qu'elle allait appeler une ambulance. Pendant ce temps, Chris rassembla rapidement quelques affaires et aida Asami à se lever. Au passage, elle laissa tomber le livre des prénoms. Le petit ami de Cassie n'était pas là, il était parti jouer au squash avec un ami d'enfance, et la blonde n'arrivait pas à le joindre. Elle s'affairait en jurant sur la lenteur des ambulanciers, qui n'étaient toujours pas arrivé. La clinique de Bristol n'était pourtant pas si loin. Chris tenait la main d'Asami qui devait sûrement être au comble de la nervosité. Tout en lui tenant compagnie, il remarqua le livre des prénoms, posés au sol. En tombant, il s'était ouvert sur une page au hasard. Afin de penser à autre chose et de ne pas paniquer, il se mit distraitement à lire le contenu de la page visible, et son regard tomba sur un prénom.

- William ?
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[UK] Fly Away
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