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 [Ep. 2] ZZ pas top (PV Zoya, Zach et Elena)

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Destiny
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MessageSujet: [Ep. 2] ZZ pas top (PV Zoya, Zach et Elena)   Jeu 12 Juil - 20:53

Stan regarda nerveusement sa montre. Il était moins le quart. Fin d’après midi oblige, la luminosité dans la rue commençait à décliner. Le soleil déjà lus bas dans le ciel n’avait à présent que très peu de chance d’atteindre l’asphalte des rues protéger par les rangées d’immeubles de New York.

S’il ne se dépéchait pas un peu, Stan serait en retard. Accélérant le pas, le new yorkais traversa la rue, remontant sur le trottoir face à lui dans un petit bond. Puis, poursuivant son chemin, il se rendit au lieu du rendez-vous. Poussant la porte d’une main, le jeune homme pénétra dans un bar. D’un rapide coup d’œil, il repéra celui qui l’attendait déjà dans un coin de la pièce.


« Un demi de blonde s’il vous plait », lança-t-il à la serveuse avant de rejoindre le bookmaker qui le regardait.

Tirant une chaine, Stan s’assit alors en face de l’homme à la mine peu avenante. Puis, sortant une enveloppe, il la lui tendit.


« Voilà, je ne te dois plus rien. »

L’air toujours aussi peu amicale, l’homme ouvrit l’enveloppe et en sortit une liasse de billets qu’il compta.

« Tu me fais pas confiance !?

- Non …

- Attends, je suis clean, tu me connais ! Ok, j’aime pas perdre, mais j’ai jamais cherché à t’arnaquer !

- Y a un début à tout …

- Sérieux ! T’abuses …

- J’te fais autant confiance qu’à ces saloperies de mutants, qu’on soit bien clair.

- Je me sens vraiment insulté là … tu me traites d’arsouille en recomptant, et maintenant, tu me traites de terroriste …

- Ouais … et il manque cent dollars. »


D’un signe de tête, le bookmaker indiqua à ses 2 acolytes assis plus loin de venir expliquer à Stan la conversion dollars / phalanges. Deux types à la carrure imposante se levèrent alors et s’approchèrent du parieur.

« Euh … on peut discuter, non ?

- Non. »

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Zoya Ivanek

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MessageSujet: Re: [Ep. 2] ZZ pas top (PV Zoya, Zach et Elena)   Ven 13 Juil - 19:53

« TU PIGE PAS CONNARD ! Si je prends le wek je la tuerai une deuxième fois ! »
______________________________

« Salut gamine, t’es en retard »
« Désolé, j’ai eu…Un contre temps… »

Le contre temps en question s’appelait Zach Quins, "mon amour" de squatteur. Ce mec était un véritable déchet, il écoutait à peine ce que je lui disais et pourtant plus les jours passaient et moins je pouvais imaginer ma petite routine sans sa présence parasitant mon atmosphère. C’était un boulet mais au final c’était un chouette gars, il ne posa pas de question ou très peu, on était parfois sur la même longueur d’onde et il arrivait même qu’on arrive à déconner un soir ou deux en fumant un petit joint. Je maudissais cette partie de moi qui m’avait fait le ramener ici. Arrivant derrière le bar, je pouvais encore le voir se vautrer au milieu de la salle, être sortie, et je pouvais encore voir son visage ensanglanté contre l’asphalte…Tu parles d’un mec.
Mon patron ne posa pas de question, me précisant juste que le retard serait retenu sur mon salaire. Tu me paye déjà comme une merde, heureusement que je garde les pourboires pour ma gueule.


« Une demi-blonde s’il vous plait ! »

S’il vous plait ? Je regardais l’homme en question, celui-là, pour dire « S’il vous plait », il devait être nouveau dans le coin. Note, je ne crache pas sur la politesse, enfin si, mais là tout de suite non. Remplissant la demi-blonde de Monsieur, je le regardais une tête qui elle, par contre, m’était déjà familière. C’était le bookmaker du coin, il venait souvent faire ses affaires ici et pour cause, ce rade attirait assez de débile pour prendre le risque de jouer. Et là, je le sentais très mal, m’occupant au passage d’un ou deux clients qui patientait au bar, je pris enfin le verre contenait sa blonde. Ca, c’était typiquement le genre de boisson que je qualifiais de « chochotte , c’était pas la genre de boisson que la clientèle prenait…Ca arrivait, mais en règle général c’était pour deux raisons : soit le client avait pas de fric, soit en effet c’était une merde pas capable de supporter plus fort. Là, je visais la première option.

« - Sérieux ! T’abuses …

- J’te fais autant confiance qu’à ces saloperies de mutants, qu’on soit bien clair.

- Je me sens vraiment insulté là … tu me traites d’arsouille en recomptant, et maintenant, tu me traites de terroriste …

- Ouais … et il manque cent dollars. »

« Euh … on peut discuter, non ?

- Non. »


Posant le verre sur la table, je prenais directement les devants :

« Pas de ça à l’intérieur ! Tu le sais très bien ! »

Dis-je pour le bookmaker de service. Ce mec était une enflure, enfin, je ne l’ai jamais réellement vu arnaqué un mec mais il n’avait aucun scrupule d’accepter les paris d’un mec sans le sou, et c’était pire encore qu’il n’avait pas plus de regret que d’exploser la figure à cette même personne. Il profitait de la misère des autres. J’évitais de me frotter à ce type, pourquoi ? Parce que je connaissais que trop bien ses idées sur les mutants, il ignorait peut-être que j’en étais un, ils ignoraient jusqu’à mon identité dans ce rade ! Pour eux, j’étais rien d’autre qu’"Amy", et si ce prénom ne collait pas à mon accent russe, aucun posait de question, ça leur suffisait, ils avaient mieux à penser.

« Ça fera 1$ pour ta blonde, et la maison fait pas crédit… »

Je le précisais, vu les emmerdes qu’il devait avoir, il avait plutôt intérêt à avoir le pognon parce que si ce n’était pas le cas, il n’y aurait pas que les deux colosses derrière lui qui voudrait régler des comptes.
En ce moment nous comptions beaucoup plus de bagarre dans le bar, si bien que ça en devenait impossible. J’avais eu pour ordre de mettre dehors le premier qui cherchait des problèmes et si en règle générale la majorité finissait par quitter les lieux pour régler leur problème, il y en avait toujours pour me dire merde et se battre à l’intérieur. Au final, je finissais ma soirée à nettoyer les dégâts et ça c’était dans le meilleur des cas, dans le pire, je finissais par avoir un coup et la dernière fois ça avait failli finir en drame. Je contrôle que moyennement mes dons et quand andouille joue avec nerfs, il prenne le risque de faire face à un barbecue sur patte. Jusqu’à présent j’avais été capable de cacher ma véritable identité, mes dons, et si quelque part j’avais l’impression que ce bar était devenu ma seconde famille, je ne prenais toujours pas le risque de leur dire.


Je me méfie des gens…

Même des amis…

Je sais ce que je fuis et s’il fut un temps où ce que je fuyais me faisait plus peur que n’importe quoi d’autre, aujourd’hui, depuis cette émission télé…C’est tout autre chose qui m’effraie. Zach est un con, un andouille qui voit dans le Wek un putain de remède. Il ne comprend pas que nous ne sommes pas malades et j’ai pourtant essayé de lui faire comprendre que cette saloperie, ce n’était pas pour moi.
Mes doigts toujours sur le verre, j’attendais d’être payé mais aussi que ces mecs sortent pour régler leur compte.

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Zach Quins
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MessageSujet: Re: [Ep. 2] ZZ pas top (PV Zoya, Zach et Elena)   Sam 14 Juil - 8:18

C'est face à une porte violemment claquée que je demeure immobile, interdit. Ma "relation" avec Zoya n'avait jamais été sans vague, mais il y avait bien un sujet sur lequel nous n'arrivions définitivement pas à nous entendre. Le WeK. Il faut dire qu'avant ça, je n'avais pas grand chose à penser à part ruminer mon maudit passé et attendre que la vie passe. Elle m'avait toléré, hébergé, nourri, sans vraiment de raison. Plus le temps passait et plus j'avais l'impression qu'elle était celle qui me rattachait à la vie. Chaque jour ses allers-retours, ses chansons, ses coups de gueules et ses joints ponctuaient ma vie de zombie et je me décollait petit à petit du vieux matelas où j'avais élu domicile.
Mais depuis le WeK, une toute autre énergie était venue couler dans mes veines et activer mon cerveau. Elle était la solution à tout les travers desquels j'avais sali ma vie. Le remède. J'ai commencé à chercher des informations par les réseaux que j'atteignais de mon pouvoir, et un jour, j'étais sorti de moi-même. C'est à la prison de New York que je suis venu cherché des informations, et étrangement, c'est chez Alexis Kane que j'ai trouvé des réponses. M'apprenant que l'expérience du WeK n'était pas sans souffrance, il ne m'avait pas découragé mais plutôt emplis d'une détermination plus forte encore. Il me fallait en trouver.
Bien sûr, comme cette simple obsession me hantait jour et nuit, il n'était pas étonnant que mes conversations finissaient invariablement par arriver à ce sujet. Mais Zoya n'avait pas le même point de vue que moi sur la chose. J'aurais pensé trouver une alliée en une fille qui comme moi, cachait ses pouvoirs et avait parfois du mal à les contrôler. Sa pyrogenèse était en plus une capacité bien plus dangereuse pour autrui que mes petits tours de passe-passe. Mais elle ne voyais pas le WeK comme un allié loin de là. Chacun restant ferme sur ses positions, nous finissions souvent par couper court à la conversation et garder le silence quelques minutes.

Aujourd'hui, elle avait finit par s'en aller en criant et en claquant la porte. Me traitant de connard et prononçant une nouvelle phrase que je n'étais pas vraiment sûr de comprendre. Comme si elle m'avait enfermé, je restais planté devant la porte en lui en voulant. Elle devait travailler bien-sûr, et je n'étais pas du tout enjoué à l'idée de passer une soirée sur une telle rupture. Grognant, faisant quelques pas dans l'appartement d'un air hésitant, je finis par sortir d'un pas rapide en empoignant une casquette. Remontant le col de mon blouson de cuir, j'espérais passer inaperçu parmi les délinquants et les magouilleurs qui à cette heure-ci doivent lentement s'éveiller.
Je ne connaissais pas vraiment le coin car je sortais très rarement de ma propre initiative. Le bar où Zoya travaillait, je l'avais fuis comme la peste sachant qu'il était aussi celui où je m'étais fait violemment tabassé par trois gros bras. Dans le reste de quartier de Brooklyn détruit par Sylar, on aime pas beaucoup les spéciaux. Mais étant l'un des rares bars du coin, je n’eus qu'à suivre les quelques silhouettes voutés dans la rue pour atteindre la destination. Je ne savais qu'elle témérité ou quelle insouciance me gardait de croire que j'allais rencontrer mes agresseurs à nouveau, mais devant la porte, j'hésitais, et me ravisa.
M'éloignant de quelques pas, je m'adossais au mur de l'entrée et sortit un reste de mégot de ma poche. Remarquant alors que je n'avais pas de briquet pour aller avec, j'eus une grimace étrange d'agacement et d'amusement. Il était vrai que le pouvoir de Zoya était bien pratique dans cette situation. Soupirant, je gardais quand même le mégot dans ma bouche. J'inspectais discrètement autour de moi mais heureusement personne ne faisait de même. Sûr de ne pas être remarqué, je me concentrais alors sur l'intérieur du bar. Collant une main sur la paroi salle du mur, je sentais sous ma peau tinter les clochettes de l'électricité. Derrière ça, je pouvais capter la présence d'individus à écran et touches numériques. Rapidement, j'en vins à repérer le portable familier de Zoya et lui envoya un message.

[Je suis dehors. Sors quand t'as le temps.]

Je ne savais pas bien ce que j'allais pouvoir lui dire et je n'étais même pas sûr de vouloir m'excuser. M'excuser pour quoi ? Vouloir me débarrasser de cette tare qui fait de moi un monstre ? D'un long soupir, j'essayais de chasser cette idée de ma tête en sachant que ça n'arrangerais pas les choses de penser ainsi.
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Zoya Ivanek

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MessageSujet: Re: [Ep. 2] ZZ pas top (PV Zoya, Zach et Elena)   Jeu 26 Juil - 19:05

Le dollar fini par être posé sur la table, je l’aurais bien traité de radin, et le pourboire dans tout ça ? Reposant mes yeux sur le bookmaker, je m’assure d’un regard qu’il ne fera pas le con. Même si une partie de moi n’en a que faire des problèmes d’un idiot qui pense pouvoir faire fortune en pariant. Récupérant le billet, je reviens vers le bar pour le ranger dans la caisse…Et sentir dans le fond de ma poche mon portable vibré. Putain, ce n’est pas possible. Je le sors, et je devine au simple fait qu’il n’y a même pas de numéro affiché sur le message que celui-ci ne peut être rédigé par qu’une seule et unique personne. Il espère quoi ? Et puis merde, qu’est-ce qu’il fou ici ? Il n’en a pas eu assez de sa première raclé ? Et surtout ! Il croit que je peux prendre ma pause et sortir comme ça en claquant des doigts ?
Je soupire, énervée, on me commande une bière que je fini par servir, j’encaisse et je réfléchis là derrière le bar. Sortir ou ne pas sortir ? Les secondes passent, la soirée est calme en apparence, y a du monde mais beaucoup rumine et des mecs qui ruminent, c’est des mecs qui consomment pas assez. Je vois déjà le patron me faire une remarque et quelque part j’attends le moment où il me demandera simplement de monter sur scène histoire de réchauffer un peu l’ambiance. Mouais…L’ambiance est chaude, si ils ruminent, si ils sont comme ça, c’est justement parce qu’elle est tendue et pour cause : l’émission n’a plus cessé de quitter leur conversation depuis sa diffusion…

Je sens mon cœur se pincer légèrement, j’ai pris mes habitudes ici, la majorité de cette clientèle je suis capable de donner leur commande habituel et leur nom. Au fil du temps, ce rade est devenu l’unique chose de véritablement familier pour moi, l’unique endroit où je ne me détruis pas vraiment et surtout, ici, il est rare que je croise les yeux imaginaires de ma sœur jumelle.
Je laisse les minutes filer, je le fais attendre, histoire qu’il comprenne que je n’ai pas franchement envie de lui parler, cet imbécile pense que nous sommes malade, que sa vie est un véritable enfer avec ses pouvoirs et pourtant…Il s’en sert aussi souvent qu’il le peut et que ça lui arrange. Un bel hypocrite. Il ne se rend pas compte que c’est tout ce qui le définit, c’est comme dire à un mec qu’il n’est pas normal parce qu’il a 5 doigts à chaque mains ou parce qu’il a les cheveux bruns…Ces dons, c’est absolument tout ce qu’il me reste de ma vie d’avant, de mon enfance, de mes souvenirs, les pires comme les moins pires mais c’est surtout tout ce qu’il me reste de Kate et il ne peut pas le comprendre…

Je devrais peut-être un jour lui raconter…

Je fais signe au patron, genre je veux fumer une clope et il acquiesce, au final, il est tellement de mauvais poil qu’il ne veut même pas se battre avec moi pour la pause. Je ne m’en inquiète pas et je fini par quitter le bar, sortant un paquet de cigarette, un bâton de mort que je glisse entre les lèvres et c’est à un client à l’extérieur que je demande qu’il me l’allume. Feindre la normalité, au final, je ne suis pas plus honnête que Zach, je suis une belle hypocrite aussi mais moi…Moi j’ai mes raisons, je suis obligé de réagir ainsi, je suis obligé de me cacher parce que si je commence à attirer l’attention je ne donne pas chère de ma peau. Papa me retrouvera, il me renfermera et le cauchemar recommencera. Tant que je ne serai pas prête, tant que je ne contrôlerai pas à la perfection chaque aspect de mes capacités, je n’irai pas le revoir, je veux m’assurer une victoire écrasante.
Je regardais sur le trottoir d’en face après Zach mais ce n’est pas là que je le retrouvais, ce con était sur le mur du bar, non mais sérieusement ? Me dirigeant vers lui, je lui attrape le bras sans ménagement, l’attirant un peu plus loin dans la rue, je bifurque sur la droite, l’arrière du bar, là où j’aurais dû sortir habituellement. Le plaquant contre le mur d’en face, je lui crache presque dessus :


« Qu’est-ce que tu fou ici ? T’en as pas assez de tes envies de suicides ? Tu crois quoi ? Que t’es super léger que c’est une vrai partie de plaisir que de porter ton corps jusqu’à l’appart ! »

Si je m’inquiète pour lui ? Non, je m’inquiète pour mon dos surtout ! Et pour ma couverture…
Le fixant droit dans les yeux, je fini par lâcher le col de son vieux t-shirt…D’ailleurs, ce n’est pas un des miens ? Ok j’ai des fringues de mec mais quand même…Je soupire, m’adossant sur le mur d’en face.
Je baisse les yeux, je regarde le sol, le bout de mes pieds, qu’est-ce qu’il me veut ? Ce n’est pas des excuses qu’il va me balancer et de toute façon je n’en veux pas, il croit tellement en ces propres conneries qu’il peut se garder ses mensonges. Tirant sur la cigarette, je fini par souffler vers le sol la fumée, et j’entends presque la voix de ma sœur me dire quelque mot dans notre langue maternelle. J’esquisse un sourire que j’efface aussitôt, les cheveux devant mon visage…


« Désolé pour tout a l’heure….Et pour ça aussi… »

Putain, Kate…Tu me fais vraiment me ramollir des fois…

« Je pense qu’il serait peut-être temps que je te raconte… »

Ouais, autant tout lui balancer, histoire qu’il comprenne ce qu’il faut et ne faut pas dire, histoire qu’il arrête de me faire chier, qu’il arrête avec ces bêtises, qu’il arrête de faire le con tout bêtement…

Histoire de me libérer…


« Ma sœur Ekaterina et moi, on est née dans une bourgade de la Russie. On était bien, jusqu’à ce que je mette le feu à la baraque après une forte fièvre, ma sœur s’en est sortie parce qu’elle pouvait…Contrôler ce brasier, elle pouvait me toucher sans se brûler, mais visiblement ce n’était pas héréditaire, et maman y est resté. »

Je marque une pause, juste le temps de gonfler de poison mes poumons avant de les vider.

« Papa nous a dit qu’il allait nous soigner… » J’esquisse un sourire mesquin en regardant cette fois-ci Zach. « Il nous a fait croire que c’était une maladie, une tare comme tu dis, on s’est retrouvé dans un genre d’hôpital, on était jeune et naïve alors forcément, quand papa nous dit un truc, on le croit… »

Reposant les yeux sur le sol, je ne tiens pas franchement à lire la pitié dans ses yeux.

« Les jours, les semaines, les mois et les années sont passé et on s’est doucement rendu compte que tout ça…C’était pas pour nous soigner…Les expériences, les douleurs, c’était pas pour notre bien, c’était entièrement pour le sien…Je lui ai promis que je la sortirai de là. »

Inspire et expire Zoya, ce n’est pas le moment de perdre le contrôle de toi, ce n’est pas le moment de laisser cette ardente sensation s’exprimer.

« J’ai pas pu tenir ma promesse, elle est morte durant une expérience…Le plus étrange, c’est que plusieurs jours après sa mort…J’ai commencé à avoir les mêmes capacités que Kate…A la base, je ne pouvais que créée le feu… »

Engouffré dans mon récit, je ne fais même plus attention à ce qui se passe autour, ces souvenirs…J’ai l’impression qu’ils font juste un peu moins mal quand je les raconte.

« J’ai fini par réussir à m’enfuir, mais rester au pays c’était simplement prendre le risque qu’Il me retrouve, et que toute cette merde reprenne. Alors j’ai fini par fréquenté les mauvaises personnes, les femmes de chez nous sont très prisé dans la prostitution et ces connards nous promettent maison, travail, nouvelle vie quoi…C’est seulement à l’arrivé qu’on te donne la note et que tu te rends compte que le prix est exorbitant… »

Un des rares bon souvenir que je peux avoir, oui, j’ai aimé voir la peur sur son visage lorsque je lui ai fait une petite démonstration de mes dons…

« C’est la dernière fois que j’ai utilisé mes capacités… »

Sous-entendu, je l’ai tué…

« Et j’ai fini par trouvé un job avec un mec pas trop regardant, il se contente gentiment du prénom que je lui ai filé : Amy. Tant que le boulot est fait, il pose pas de question… »

Reposant mes yeux sur Zach…

« Maintenant que tu sais tout…J’ai quelque chose à te demander Zach… »

Je quitte mon mur, je laisse ma cigarette tomber à terre et je m’approche assez près pour qu’il soit véritablement obligé de me regarder dans les yeux.

« Kate était-elle un monstre ? Est-ce qu’elle méritait qu’elle soit enfermée et puis tuer ? Ce que je fais aujourd’hui n’a donc aucune valeur alors ? »

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Zach Quins
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MessageSujet: Re: [Ep. 2] ZZ pas top (PV Zoya, Zach et Elena)   Ven 27 Juil - 10:20

Le temps passe et comme un idiot je reste là, une clope pas allumée au bec. Suspect ? Y a pas plus suspect que moi dans le coin et pourtant je suis le plus inutile de tous les pecnots. Alors que la rumeur des conversations à l'intérieur du bar me bercent, mes pensées se perdent et retrouve les derniers souvenirs que j'ai de ce petit bar sympathique. Allongé dans le caniveau, mon sang alimentant lentement les égouts du coin, j’accueillais la pression de la mort comme un soulagement sur mes épaules. La vue d'une blonde que j'avais pris pour Claire Bennet comme dernière vision de ce monde cynique me parvenait parfaitement, mais il a fallu qu'une fois de plus, on me repêche comme un moins que rien et qu'on m'épingle à la corde à sécher.
Zoya, même si je ne suis plus aussi voué à mourir qu'il y a quelques mois, je ne sais toujours pas si je dois la remercier ou lui reprocher de m'infliger le supplice de continuer ma misérable existence. Si elle ne l'avait pas fait, je n'aurais pas cette énergie, cet espoir qui m'a animé depuis que le délicat son de "WeK" avait atteint mes tympans et mon cerveau. L'antidote, la délivrance, je l'aurais aussi trouvé dans la mort et plus sûrement que dans cette rumeur bancale et mystérieuse. Mais quelque chose en moi, démon ou héros, s'accroche encore à la vie, à l'espoir, au rêve que ma vie ne se terminera pas dans cette idiote farce que me plaque le destin au visage. Peut-être est-ce pour ça que dans mon esprit ce produit prend des airs de miracle et de solution ? Je sais que même si ce sont à cause de mes pouvoirs que ma vie à prit une tournure catastrophique, le fait d'en être débarrassé ne me rendra pas ma vie d'avant. Odessa, le lycée, Sam et Deny, Claire, ma mère... Tout ça n'était pas QCM où j'avais le choix entre une option ou une autre. Aussi pourri que ma vie était devenue, je devrais la trainer derrière moi, la Trace inchangeable de mon existence. Mais que faire, que chercher pour le futur si ce n'est une certaine forme de solution. Le WeK était mon espoir d'une vie meilleure, une vie ou au moins je ne serais rien d'autre qu'un gamin d'Odessa et où cela me suffisait.
Je comprenais que Zoya me trouve stupide, borné, naïf, mais je ne pouvais m'empêcher de lui en vouloir pour ne pas me comprendre. Elle qui m'avait sauvé la vie, raccroché à un nouveau wagon pour que je reprenne mon existence, pourquoi ne voyait-elle pas ce que cet chose représentait pour moi ? Pourquoi s'obstinait-elle à me voir survivre mais pas vivre ? Était-elle un nouveau messager de la moquerie que le Ciel se passionnait de faire de ma personne ?

Remontant mon col, je chasse cette idée et me cache d'un regard suspicieux que me porte un homme massif qui entra à l'intérieur sans plus s'attarder. Peut-être était-ce un des gorilles qui s'était amusé à me marteler sur le bitume, je ne saurais les reconnaitre. Enfin, il me serait très facile de les revoir de mes pupilles blanches en usant de mes pouvoirs, mais l'idée ne me vint pas à l'esprit. Toussant doucement, je me renfrogne et commence à sentir le temps s'allonger et le stress m'envahir. J'étais vraiment stupide de me ramener ici alors que la rumeur qu'un petit mutant s'est fait casser la gueule ici même avait dû tourner au dessus des pintes de bières. Le temps avait dû effacer quelque peu l'histoire, mais il ne doit pas se passer grand chose de plus passionnant dans ce quartier pourri.
Mais peut-être ce lieu était-il destiné à marquer un nouveau pas dans ma vie ? Il m'avait vu mourir, presque, peut-être m'appuierais-t-il dans ma renaissance ? Si Zoya ne me laissait pas poursuivre cet espoir de tout remettre en ordre, c'était comme si ce soir là, elle m'avait laissé à moitié mort sur le trottoir. Était-ce ce que je voulais lui faire voir ? L'idée ne me plaisait pas vraiment. J'apprécie beaucoup cette fille bien que la plupart du temps on a l'air de se détester. Je voulais lui faire entendre raison, pas la porter dans un cul de sac pour lui soutirer un appuis à contre cœur.
Perdu dans mes pensées, je ne faisais plus attention aux allées et venues des clients plus ou moins alcoolisés. Parfois une chevelure blonde attirait mon regard mais je ne vis pas celle de Zoya virevolter en ma direction. Je crus ma dernière heure venue lorsqu'une poigne puissante vint attraper mon bras. J’eus le temps que c'était la délicatesse notoire de ma chère camarade qui me mena dans une ruelle adjacente. Un peu soulagé de la trouver elle et pas un grand baraqué violent, je laissais un petit sourire étirer mon visage pâle. Il ne resta cependant pas très longtemps alors qu'elle me plaqua contre un mur en me gueulant dessus.
"M-Mais non je..." balbutiais-je, pris au dépourvu. La blonde avait compris le fond de ma pensée bien plus rapidement que moi-même. Dans ses yeux brillait une colère noire qui ne semblait pas l'avoir quittée depuis qu'elle avait quitté l'appartement alors que j'avais eu le temps de méditer mes pensées. Un instant, j'eus même peur qu'elle prenne feu mais elle finit par me lâcher en soupirant. Un peu perdu, je l'observe tirer sur sa cigarette pour se calmer et je remarque que la mienne à dû tomber alors qu'elle m'attrapait comme une brute. Une moue un peu jalouse anima mes lèvres alors que j'observais la fumée quitter ses poumons dans un long soupir.

Elle s'excusa alors en fixant le sol. Intrigué, je ne parvins même pas à refuser ses excuses tout en sachant qu'elle avait parfaitement raison de réagir de la sorte. Ce genre de comportement lui arrivait parfois. Faire sa pute puis d'un coup, se ramollir comme si le masque fondait doucement. Je trouvais ça bizarre et la plupart du temps ça me rendait assez mal à l'aise pour que je l'ignore. Mais l'ignorer ne sembla pas une excuse lorsqu'elle se lança dans sa confidence. Je voulu l'arrêter sans savoir si c'était pour moi ou pour elle que j'estimais que cet échange ne serait pas bénéfique. Mais je ne pus et alors qu'elle se lança, je restais muet, ne voulant pas l'interrompre.
Une cigarette, j'en aurais bien besoin alors que la belle demoiselle déballe toute son histoire à ma personne idiote et naïve comme elle l'a si bien remarqué. Était-il vraiment temps que j'entende tout ça ? Aurait-il jamais été temps ? Quoi qu'il en soit je ne me sentais pas le droit d'écouter tout son récit, mais je restais attentif. Une sœur jumelle décédée, une mère tuée par sa faute, un père menteur et cruel, des expériences, à chaque nouvelle péripétie, mon visage s'assombrissait alors que son regard se perdait dans ses souvenirs sombres.
Lorsqu'elle releva enfin la tête pour venir chercher mes yeux, je n'osais même pas les détourner. Ça n'était pas de la pitié, de la tristesse ou de la gêne qu'elle put voir briller dans mes yeux clairs mais de la colère. J'aurais pus comme à mon habitude me dire que face à elle, mes problèmes n'étaient rien et que je devais avoir l'air bien ridicule, mais aucune pensée ne vint polluer mon attitude. Mâchoire et poings serrés, je ne pouvais sentir qu'une fureur sans mots. Ce monde est vraiment pourri.

Sa question me prit au dépourvu. A vrai dire, toute cette histoire avait ôté notre conflit de ma tête et je ne vis pas tout de suite le lien qu'elle fit. Son regard attristé si différent de la masse qui s'apposait sur moi habituellement me fit frissonner. Je voulu la prendre dans mes bras mais mes poings lentement desserrés restèrent immobiles. Je ne savais pas quoi répondre.
"N-Non..." finissais-je par dire d'une voix enrouée comme si j'avais été l'orateur de cette longue confidence. "Mais le WeK..." je m'arrêtais un peu trop tard dans mon élan et me mordis la lèvre. Je n'avais pas vraiment envie de relancer le débat alors que se posait un lourd poids sur sa balance, mais je ne pouvais lui faire croire que tout cela avait changé mon point de vue. "Avec le WeK vous n'auriez pas eu tout ces problèmes" voulus-je lui dire mais je savais que cela représenterais une nouvelle lame dans sa poitrine. Avec le WeK, ta mère serait vivante. Avec le WeK, ta sœur et toi serait encore en Russie. Avec le WeK, ton père serait certes encore le connard qu'il est mais tu ne le saurais peut-être pas. Avec le WeK, tu serais peut-être en train de chanter dans la chorale de ton lycée plutôt que de ramasser un inconnu mort dans le caniveau qui a fait péter tes ampoules. Mais je gardais ces mensonges pour mon propre espoir.
"Mais ton père..." une idée s'était logée dans mon esprit alors que je ressassais toutes les horreurs qu'elle m'avait conté. Sans grand dégoût, je me souvins que le grand méchant de l'histoire partageait mon point de vue. Les soigner, c'est ce qu'il avait tenté de faire. Je comprenais parfaitement que la jeune fille le haïsse pour tout ce qu'il ait fait, pour leur avoir menti. Mais si au lieu d'avoir menti, il avait simplement échoué ? Mon regard se porta sur Zoya et ma gorge s’assécha d'un coup. Allais-je vraiment lui demander si son père n'aurait pas développer un antidote similaire au WeK finalement ? Je ravalais ma salive.
"... c'est un genre de mafieux russe ?" finis-je par dire avec un petit rire craintif. Je craignais ma bourde si près passée mais elle dû le voir comme l'attitude normale d'un Zach peureux face aux personnages sombres. En effet, j'avais toute les raisons de le craindre aussi. Les organisations, les machinations, les expériences, elle ne le savait pas mais j'en avais aussi eu ma dose et rien que leur mention me donnait la chair de poule. Russe ou Américain, les spéciaux devaient subir le même genre de traitement. Pourtant, tentant toujours de détendre un peu l'atmosphère, je continuais sur mon ton léger mais quelque peu angoissé. "En tout cas tu pouvais pas trouver meilleure planque ! Je veux dire... Brooklyn ? Il faudrait que tu fasse un feu de joie visible de la Lune pour qu'il te remarque dans ce patelin paumé !" concluant d'un petit rire rassurant, je ne remarqua pas que de la porte arrière du bar, quelqu'un nous avait entendu. Qui et depuis quand ? Seul le destin pouvait en décider.
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MessageSujet: Re: [Ep. 2] ZZ pas top (PV Zoya, Zach et Elena)   Mar 31 Juil - 2:19

La serveuse aux cheveux blonds venait de sortir dehors sous le regard haineux du bookmaker. Cette petite pétasse venait de lui faire perdre cents dollars (tout du moins temporairement) et elle comptait s’en sortir comme ça. C’était mal le connaitre. Elle avait voulu jouer, c’était très bien. Il était un expert en jeu. Aussi, d’un air détaché, il se leva, laissant ce crétin qui lui devait encore du pognon sous la surveillance de ses deux gorilles. L’air de rien, il se dirigea vers la sortie de derrière. Il comptait bien lui mettre la main dessus dans la rue et lui donner son point de vue.

Mais avant qu’il n’ouvre la porte de sortie, il entendit à travers cette dernière des voix dans la ruelle. Il y avait deux personnes : un homme, vraisemblablement jeune vu le timbre, et une fille. Avec un peu de chance, ce serait cette serveuse.

Doucement, il entrouvrit la porte, histoire de mieux entendre les propos de la conversation. Après tout, quand on voulait jouer, il était bon de connaitre les règles, et surtout de connaitre son rival. Avec un peu de chance, une information croustillante tomberait et deviendrait par la suite, un moyen de pression.

Quelle ne fut pas la surprise du bookmaker en réalisation le sujet de la conversation : la blondinette cachait un secret vraiment pas anodin : c’était un de ces monstres. Une info pareille valait son pesant d’or.

De longues minutes, il laissa les deux jeunes discuter de leurs problèmes existentiels assommants. Puis, une fois qu’il jugea le bon moment venu, il ouvrit plus grand la porte.


« Bah en voilà une chose pas banale ! Comme ça t’es pas humaine toi. J’suis certain que ton patron serait ravi d’apprendre ça. T’en dis quoi ? Ce serait dommage que je lui apprenne ça par accident, si tu vois ce que je veux dire. Remarque, tout est négociable dans ce bas monde. Alors, on trouve un moyen de s’arranger ou bien tu files directement ta démission ? »
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MessageSujet: Re: [Ep. 2] ZZ pas top (PV Zoya, Zach et Elena)   Jeu 2 Aoû - 12:57

Il avait commencé une phrase qu’il eut l’intelligence de ne pas terminer. Je le voyais bien, je savais très bien ce qu’il voulait dire, je l’entendais presque de sa tête, me murmurer qu’avec le Wek, rien de tout ça ne serait arrivé, ma mère serait en vie, ma sœur aussi, et nous serions innocente et naïve, ignorante aussi…Ne connaissant pas le véritable visage de notre père et à notre place, d’autre personne aurait souffert…Tout ça était arrivé à présent, c’était arrivé pour qu’on me dise la vérité sur lui, c’était arrivé pour que je souffre assez pour vouloir me venger, c’était arrivé pour qu’un jour…Toute cette mascarade s’arrête enfin ! Je pouvais entendre les mots qu’il ne prononçait pas et plus je les imaginais, plus je les lisais dans ses yeux et plus je réprimais cette rage en moi, cette envie de le cogner pour lui faire comprendre que le Wek n’était pas une solution, c’était un poison, c’était contre nature ! CA C’était contre nature ! C’était modifier nos gênes pour pouvoir nous rendre parfaitement normal, c’était comme empêcher un animal d’évoluer pour pouvoir survivre à son nouvel environnement, cela n’avait pas de sens et ceux qu’on traitait de monstre contre-nature, c’était nous ? La bonne blague. Changeant alors de sujet, il s’attarda sur celui de mon père. J’aurais presque éclaté de rire en l’écoutant, un genre de mafieu russe, quelque part je me rendais compte que je ne savais toujours pas qui il était réellement. Ce que je savais de lui, c’était qu’il avait un grand pouvoir de persuasion, capable de nous faire gober n’importe quel connerie comme : « je veux vous soigner les filles ».

« J’ai l’air d’une gosse de mafieu ? »

Question idiote, parce que oui, quelque part j’aurais pu avoir l’image parfaite d’une gosse de mafieuse mais non, les mafieux russes avaient quelque chose de classe, et moi j’étais quoi ? Qu’une putain de serveuse et chanteuse dans un rade. Enfin, j’avais beau me plaindre, aujourd’hui j’imaginais difficilement ma vie sans cet emploi. J’aimais le cadre, j’appréciais la franchise des clients, c’était un endroit qui me ressemblait bien en fait. Et c’était certainement pour ça que je m’y sentais tout simplement à ma place, oubliant qu’au fond, je n’étais absolument pas comme eux…

« Je crois que c’était un scientifique…Je ne sais pas grand-chose sur lui au final… Je sais juste qu’il a largement les moyens de me retrouver s’il le voulait et je sais qu’il le veut. »

Est-ce que je le savais vraiment ? Ou est-ce que j’espérais qu’il souhaite me retrouver…
J’esquissais un sourire face à sa remarque, laissant bientôt échapper un rire. Oui, Brooklyn était assez éloigné de la Russie pour espérer qu’il ne me retrouve pas mais je devais veiller à ne pas trop attiré l’attention sur ma gueule et c’était bien pour ça que j’évitais de faire des feux de joie comme il le disait bien Zach. Mais ce bref instant de plaisir, de rire, s’interrompit lorsque la porte grinça et que je vis, face à moi, cet enfoiré de bookmaker ! Il laissait clairement entendre qu’il était derrière cette porte depuis assez longtemps pour savoir qui j’étais réellement ! Et Monsieur comptait bien s’en servir.

J’étais dans la merde, je le savais, je le sentais…Il y a parfois ces moments où on sent que quelque chose va arriver à quelqu’un, quelque chose de mal, habituellement on se dit que ça va être un proche qui va en prendre sur la gueule mais là, je savais que c’était ma vie que je risquais. J’aurais pu entrainer Zach dans tout ça, mais je le regardais, lui faisant un signe de tête de s’en aller. Il n’avait rien à voir avec ça et mes problèmes restaient mes problèmes, je n’étais pas du genre à faire déborder ça sur les épaules d’un autre. M’approchant du Bookmaker, je fais le tour de lui, finissant par m’adosser sur la porte…Esquissant un sourire en coin…Sans la clé, cette porte ne s’ouvrait pas de l’extérieur.


« Troisième option, tu vas fermer ta gueule de rat avant que je ne t’aide à le faire… »

Quelque part, je me disais que Bob n’en aurait rien à cirer si il apprenait qui j’étais réellement, je me disais qu’après tout ce temps où il m’avait aidé à sa façon, il se ficherait de ça. Il n’avait pas pris part au débat durant cette émission, et je me rendais compte qu’en réalité, je ne l’avais jamais entendu exprimer quoi que ce soit sur la question. J’espérais juste…
J’espérais…L’espoir Zoya, tu sais ce qu’il entraine…

Portant la cigarette à mes lèvres, je tirais légèrement dessus tout en fixant l’homme qui nous avait espionnés, je misais sur la peur, essayant de contrôler la mienne. Cigarette encore sur les lèvres, inspirant son poison, je lui fis un clin d’œil…Au même instant, une longue gerbe de flamme, similaire à celle d’un lance flamme s’était échapper du bout incendier de ma cigarette, venant frôler l’homme qui me faisait face. J’avais fait attention à ne blesser personne…
Retirant la cigarette de mes lèvres après que la longue flamme soit revenue à sa place et ait consommer toute la tige de mort, je laissait les cendres et le mégot brulé tomber à terre.


« Tu tiens vraiment à voir de quoi je suis capable ? »

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MessageSujet: Re: [Ep. 2] ZZ pas top (PV Zoya, Zach et Elena)   Ven 3 Aoû - 21:08

Surprit, je sentit mon rire se coincer dans ma gorge alors que mon corps fut animé d'un bond phénoménal. Les traits amicaux de Zoya auraient dû m'avoir distrait de la tension que m'inspirait ce lieu, mais il semblait qu'à l'intérieur le stress avait bouillonné silencieusement. En un flash, je revoyais les trois gorilles me frapper sur le trottoir et cru les retrouver derrière moi. Un seul voix s'éleva cependant, celle d'un homme bien plus méprisant et malicieux que les gros bras de mon expérience. "T'es qui ?!" avais-je voulu aboyer, mais je trouvais mes lèvres scellées par un tremblement incontrôlable.
Zoya prit les devant en allant élégamment piéger l'inconnu. Elle me fit signe de m'en aller mais je ne le vis pas, et même si ce fut le cas, la surprise m'avait cloué sur place. Je ne pus qu'observer l'homme et son sourire satisfait alors qu'il dévisageait la fille qu'il pensait piéger. Il ne fallait jamais se réjouir d'un sourire satisfait.
L'inconnu menaçait d'aller la serveur à son boss, le propriétaire du bar. Cette enseigne pourrie, je savais bien ce qu'elle renfermait : la haine des spéciaux. Zoya berçait peut-être des espoirs que son service lui ai permit d'avoir quelques alliés mais l'illusion était toute autre pour moi. Combien de fois lui conseillais-je, lui demandais-je de quitter ce job pour un où elle ne risquait pas sa vie pour un pet de travers ? Je ne me souviens plus de ses réponses mais aucunes d'elle n'abondait dans mon sens. Fuir, voilà la seule et unique option à mes yeux et pourtant, mes jambes refusaient d'exécuter mes désirs.

Comment pouvaient-ils être si calme, alors que nos deux vies oscillait sur le fil fin de leur conversation ? Je ne voyais dans les yeux de l'individu aucune merci et dans ceux de la blonde aucune peur, ne comprenaient-ils rien de la situation ? La peur, elle m'envahissait à une vitesse incroyable et avec une telle puissance que je sentais presque à nouveaux les poings tueurs de mes agresseurs sur mon corps diminué. Le souffle saccadé, je dû prendre appui sur le mur pour ne pas me laisser tomber. "N-Ne dites rien... P-Par pitié." balbutiais-je faiblement, plein de détresse, alors que c'était plein d'assurance que Zoya venait lui poser la même "requête".
Ils étaient là, juste de l'autre côté du mur. Je pouvais les sentir. Combien ? Dix ? Vingt ? Ils déferleraient sur nous avec violence dans quelques instants et nous restions là à parlementer. Ou à fumer. Mon regard fébrile s'aventura sur le visage de Zoya, si détendue, si séduisante, si ordinaire. Pour effrayer son interlocuteur, elle alluma sa cigarette d'une longue flamme dansante sur son index, mais je ne vis là aucune menace suffisante. Je l'avait tant de fois observer jouer ainsi de son pouvoir que j'en oubliais que c'était une démonstration très anormale pour quiconque ne s'y était frotté auparavant.
"Tu crois vraiment qu'il va la fermer ?!" m'énervais-je soudainement, les lèvres toujours animées de tressaillements nerveux. La sueur de la panique faisait briller mon front et mes yeux d'une lueur folle. Mon regard se dirigea vers l'épieur qui, même quelque peu gêné ne m'avait pas l'air près à garder le silence. Non, ses lèvres étaient capable de reprendre se sourire satisfait et de laisser filer les mots. Le seul silence que nous pouvions lui acheter, se payait d'un prix bien plus cher que des simples menaces.
D'un geste nerveux, un ancien réflèxe mais toujours aussi agile, je dégainais mon pistolet pour le pointer droit sur la face de la fouine. Le descendre, exploser la cervelle dans laquelle il garderait le secret, il n'y avait que cela à faire pour se sauver du déferlement de violence qui nous attendait juste derrière cette porte.

Mais cette vision, cette stance...
La dernière fois que je dégainais cette chose, c'était une tête blonde qui se dessinait derrière mon canon. Claire Bennet. Le souvenir me fit trembler de plus belle. Claire Bennet. J'avais tiré mais sans résultat. Claire Bennet. Sa plaie s'était refermée comme si mon acte n'était qu'un jeu. Claire Bennet. Que pour faire semblant. Claire Bennet. La bête de foire.
Et maintenant ? Qui se trouvait face à mon arme ? Le trou ne se refermerait pas chez lui non, ça n'était qu'un humain. Un humain comme les autres. Un humain qui n'avait rien demandé à personne. Un humain qui jamais n'aurais quitté Odessa, qui jamais n'aurait pointé son arme ou voulu la mort d'un autre s'il n'y avait eu Claire Bennet, et ces putains de pouvoirs.
Mais voilà je n'étais plus humain, j'étais un monstre et par mes gestes je me révélais une fois de plus cette horreur. Tuer ce pauvre homme, et pour quoi ? Pour sauver des erreurs de la nature d'être enfin corrigées ? "Voilà ? Voilà de quoi nous sommes capables ?" expirais-je alors, la gorge serrée de dégoût et de tristesse. Alors que quelques secondes plus tôt j'y voyais mon seul salut, l'idée de tuer cet homme me révulsait horriblement. Alors, c'est de nouveau vers une blonde que mon canon pointa.
Ça n'était pas Claire Bennet pourtant, elle en avait toute la beauté et la monstruosité. Mon soleil, mon but, elle me fuit et c'est en la poursuivant sans relâche que j'appris à courtiser la mort, sa mort. Zoya, battante, détruisant tout de son touché, c'est pourtant elle qui me raccrocha à la vie. Mais quelle vie ? N'était-ce une corde pour me pendre et suffoquer éternellement qu'elle me tendit en ce lieu même ? C'est une nouvelle farce du Destin qui l'avait mit sur ma route pour pouvoir se foutre un peu plus longtemps de ma misérable personne, et moi, comme un con, j'avais docilement suivit. Moi un monstre ? Seulement leur pathétique animal de compagnie. Elles me nourrissaient d'espoir et je leur léchais la main. Mais il est temps de sortir les crocs.

Combien de coup ? Combien de balle ? Je ne sais même pas si j'ai vraiment tiré mais un son retentissant vint exploser mes tympans et chasser les conneries de mon cerveau pour n'y laisser que la peur. "Non..." gémissais-je fébrilement lorsque le tremblement de mon corps se répandit au delà du mur.


[HRP: Pardon pour le trip, la fatigue. Si y a des trucs que vous comprenez pas hésitez pas à me demander par MP XD]
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MessageSujet: Re: [Ep. 2] ZZ pas top (PV Zoya, Zach et Elena)   Ven 3 Aoû - 23:00

Si le type avec son air à la ramasse avait l’air complètement terrifié par ce qui venait de se passer, au contraire, la serveuse gardait tout son aplomb face au bookmaker. L’un était tétanisé sur place alors que l’autre se permettait même de pavaner avec son air provocateur. La jeune blonde, pleine d’assurance, rembarra son interlocuteur tout en le menaçant, accompagnant ses propos d’une démonstration chaleureuse de son aptitude. La gerbe de flamme fit reculer d’un pas le bookmaker, surpris par un tel potentiel. Puis, se ressaisissant, il reprit position, croisant les bras tout en s’appuyant sur la porte.

Cette gamine en avait dans le ventre, on ne pouvait pas le nier. Pourtant, c’était tout de suite plus facile d’être grande gueule quand on se savait en position de supériorité grâce une arme telle qu’en disposait la serveuse. Cette hardiesse fit d’avantage sourire le bookmaker.

De son côté, le jeune homme peinait à aligner deux mots, et était totalement incapable de formuler une phrase compréhensible. Il venait surement de se fumer un tapis entier pour être dans cet état là. Où bien Dame Nature avait eu beaucoup d’humour le jour de sa conception.

La flambeuse, dans tous les sens du terme, avait su conserver son calme, bien au contraire du pseudo junky qui péta un plomb et dégaina une arme, la pointant en direction du bookmaker. Etrangement, ce dernier fut plus inquiété par le pistolet que par la capacité de la serveuse. Elle avait la tête froide, du coup, elle savait se maitriser. Lui, il était complètement à côté de ses pompes, du coup, il était capable de la pire connerie à la moindre occasion.

Puis, l’improbable se produisit. Super-camé changea de cible subitement, mettant en joue la serveuse. Ce type avait un sérieux grain. La jeune blonde sembla aussi surprise que le bookmaker d’un tel revirement de situation.

C’était l’occasion à ne pas rater. Cet avorton venait d’offrir la diversion en or. D’un geste vif, le bookmaker sortit l’arme qu’il avait de dissimuler à l’arrière de son pantalon. Visant la serveuse, il tira sans hésitation. Vu la courte distance qui les séparaient, c’était impossible qu’il la rate. Le coup résonna dans la ruelle.

De toute manière, c’était elle ou le bookmaker, et ce dernier en avait conscience. Au moins, avec ça, elle ne lui causerait plus d’ennui et maintenant, on verrait si elle ferait toujours autant sa maligne.

Dans un coin de sa tête, le bookmaker anota qu’il devrait remercier l’un de ses contacts la prochaine fois qu’il le croiserait. Ce type lui filait souvent des tuyaux, moyennant finance bien entendu, rien n’était gratuit de nos jours. Cette fois-ci, il lui avait filé une munition soit disant spéciale. Un truc expérimental capable de neutraliser des monstres, les privant de leurs pouvoirs. Ce truc marchait-il vraiment ? Il fallait espérer que oui.

La serveuse se retrouvait donc avec un projectile planté en plein milieu de l’abdomen, un trio d’aiguilles fermement plantée dans son derme.

Le bruit du coup de feu n’était bien entendu pas passé inaperçu, et déjà, une petite foule commençait à se former à partir des passants et des clients du bar.


« Cette gonzesse est une de ces saloperies de mutant, elle lance des flammes. Et j’suis certain que son p’tit con de copain en est un aussi ! »

Mettant en joue le jeune homme, le bookmaker poursuivit.

« Pose ton flingue gamin ! »
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MessageSujet: Re: [Ep. 2] ZZ pas top (PV Zoya, Zach et Elena)   Sam 4 Aoû - 21:39

Je n’avais pas quitté des yeux cette enflures, j’attendais l’instant où il allait tout simplement faire dans son froques et s’en aller sans demander son reste mais il a fallu qu’il ouvre sa gueule, il a fallu qu’il ne m’écoute pas, colocataire de mon cœur quand tu t’y mets tu es vraiment un gros boulet. Si je pensais qu’il allait la fermer, oui, et si il le faisait pas il était clair que je n’hésiterai pas à lui fermer sa grande gueule moi-même. Je ne tue pas par plaisir, mais par nécessité, je ne laisserai personne se mettre en travers de ma route, en travers de mon objectif, le but, la raison pour laquelle je suis encore là, la raison pour laquelle je n’ai pas cramé mon cerveau avec une injection mortel, allez simple vers un trip cosmique mais fatal. Tu t’es sentie des couilles te pousser dans le jeans et c’est pour ça que tu as décidé de rester ? C’est pour ça que tu as décidé de l’ouvrir pour me faire passer pour une conne !
J’ai une boule au ventre, j’ai l’impression que quelque chose va arriver et je m’inquiète…Je sais que quelque va arriver, quelque chose de mal. Je vois ma sœur sortir de l’ombre, se plaçant entre Zach et moi, je fixe son triste visage, son regard. Je me sens doucement paniquée alors que je remarque une arme, un canon pointé sur moi. Ma peau doucement s’illumine, enfin, j’ai l’impression que les secondes sont devenue des heures, je sens la chaleur, le feu en moi réclame à sortir et très bien…C’est mon corps tout entier qui s’enflamme d’un bruit sourd mélangé à la détonation d’une arme.

La douleur est vive au creux de mon ventre, et j’entends la voie de Kate, elle m’appelle, elle hurle, elle pleure…Mes genoux touches terres, mes vêtements ont doucement commencé à bruler mais sans que je ne puisse vraiment comprendre pourquoi, le doux coquons des flammes s’atténue doucement, et au fur et à mesure où elle s’atténue, je commence doucement à sentir la chaleur, pour moi le feu n’a jamais était rien d’autre une coquille, qu’une bulle, il ne me réchauffait pas vraiment, mais là je la sentais ! C’était léger, ça a piqué et puis…Plus rien, rien d’autre que l’odeur de vêtement calciné, et le froid…
Le froid.

Je lève les yeux vers Zach, mais ce n’est pas lui que je veux voir, c’est Kate…Ekaterina…
Elle n’est plus là…

Mes yeux se posent alors sur mon ventre, je m’attendais à voir une tâche écarlate, à sentir le sang couler, je m’attendais simplement à mourir mais c’est là que je me rends compte que ce qui est planté dans ma peau ce sont trois aiguilles…Elle me donne l’amère impression de n’être qu’un animal qu’on essais de chasser. Je retire les aiguilles, j’aurai pu être rassurée que ce ne soit pas la balle du revolver de Zach que soit dans mon ventre mais en cet instant précis, l’instant où je me rends compte que ce qui coule dans mes veines vient de tuer la dernière chose qui comptait pour moi…Le Wek ? Est-ce vraiment ça ?
Elles glissent de mes doigts, tombe par terre, je l’entends hurler ce goret !
J’ai attrapé son mollet, j’ai tiré aussi fort que possible. Et lorsqu’il tomba à terre, j’ai ramassé la première chose que j’avais sous la main pour le frapper au visage. Un tesson de bouteille, les crasses ne manquaient pas dans ces ruelles. Le verre traverse sa gorge, tranche sa trachée et je l’entends se noyer dans son propre sang. Le verre me tranche un peu la paume de la main mais la douleur n’est rien face à celle que je ressens maintenant :


« TU L’AS TUÉE »

Je pleure…
Mais je n’ai pas le temps pour ça, lâchant le verre enfoncé dans la gorge, je me lève, tremblante. J’ai si froid maintenant, mes vêtements à moitié brulé n’y aident pas. Observant la foule, je me rends compte que la merde…Elle vient seulement de tomber. Au-dessus de nos têtes, c’est toute une fosse septique qui est prête à nous noyer.
Pendant un long moment, la clientèle restait un silencieuse, observant la scène sans vraiment comprendre et je cherchais un regard familier, je cherchais : Bob…
C’était lui qui m’avait filé ce job, sans rien me demander d’autre que d’être à l’heure et de faire le boulot sans me plaindre. Il avait fini par accepter au bout d’un moment que je fasse quelques petits concerts. Il avait été un ami, il m’avait défendu contre certains de ses connards à la main trop baladeuse.

Et là, je voyais quelqu’un d’autre d’entièrement différent.

Va-t’en Zoya…

J’attrape la main de Zach :


« COURS ! »

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MessageSujet: Re: [Ep. 2] ZZ pas top (PV Zoya, Zach et Elena)   Lun 13 Aoû - 9:59

La détonation m'avait terrorisé, figé sur place, mais "heureusement" pour ma cible, ça n'était pas mon canon qui avait fait feu sur son beau visage enflammé. Ou était-ce les flammes qui me paniquait à tel point que je n'avais pas le réflèxe de fuir ? Tirer sur une torche humaine, Zach mon vieux tu es vraiment le seul à croire qu'une balle de ton arme peut régler un tel problème.
Mais pour une fois je ne semble pas le seul dans mon trip et c'est l'autre abruti qui, sortant son arme avait fait plein feu sur le brasier. Je n'ai pas le temps de voir, pas le temps de comprendre que devant moi fait effet le produit que je cherche. Les yeux écarquillés et le doigt tremblant toujours sur la gâchette, j'observe le mur de flamme qui lentement s'affaiblit. Est-ce la colère ou la vie qui s'éteint devant moi ? Aucune des deux car bientôt m'est révélée la blonde, toute aussi raide et menaçante qui me jette un regard étrange. Ce n'est pas mon regard qu'elle vient chercher mais je suis quand même le sien, et mes yeux tombent sur sa poitrine nue, puis les dards qu'elle extrait.
Qu'est-ce que c'est ? Je ne parviens pas à faire l'effort de prononcer ces mots mais mon regard fait tout le travail. Zoya semble comprendre quelque chose, mais le dégoût qui s'affiche sur ses traits ne m'inspire aucune réponse. Je n'avais pas sentis, moi, l'étrange sensation de ne plus rien sentir du tout, d'avoir son pouvoir si simplement aspiré hors de son être.

Je n'entendais qu'à moitié l'homme ameuter les clients du bar pour venir nous tabasser alors que quelques secondes plus tôt, je pétais les plombs à cette idée. Dans ma main, l'arme qu'il me demandait de lâcher n'était pas plus dangereuse qu'une simple cigarette, car il ne visait plus rien en particulier.
Mais Zoya elle, était très dangereuse et c'est seulement lorsque je la vis se ruer sur le bookmaker qu'un sursaut me sortit de ma contemplation. Effrayé, je l'observais hurler et trouer le pauvre gaillard avec une bestialité que je ne lui connaissais pas. Et pour cause, pourquoi ne le cramait-elle pas ? Pourquoi se trainassait-elle dans la boue ainsi telle une vulgaire... humaine ?
Les humains qui débouchent du bar restent un instant choqué par le spectacle qui les attends. Un silence étrange tombe sur les cris de Zoya pour ne laisser que le gargouilli dégueulasse de la gorge tranchée de l'inconnu.
Mes yeux bleus tombent sur ceux verdâtres d'un client du bar. Tous deux choqués et surpris, nous nous dévisageâmes sans autre expression que l'incompréhension. Mais doucement, je vois son regard glisser vers le mort, son arme, la fille, mon arme. Il ne comprends pas mais mes neurones semblent enfin parcourus d'un éclair d’intelligence.

"LE WE-" m'exclamais-je alors en déclenchant la fureur et les cris des gros soulards. Brusquement interrompu et tiré par Zoya, je me trouve éloigné contre mon gré du lieu où j'aurais pu trouver le remède miracle. Cherchant frénétiquement du regard les aiguilles tombées au sol ou le pistolet du macchabée, j'oppose un peu de résistance à ma pauvre sauveuse qui me tire comme une folle.

"NON !" criais-je puérilement alors que foulé par une dizaine d'homme en furie, ma précieuse solution disparu. Mais bien obligé de me rendre compte qu'une vingtaine de poings ne cherchaient que mon joli visage pour venir s'écraser avec force, je fis enfin volte face et me mis à courir à mon tour. Prenant les devant, j'avais l'avantage d'avoir des chaussures et les ailes que ma trouillardise me donnaient pour prendre mes jambes à mon cou.

Tirant la jeune fille au gré des intersections sans faire attention à ses quelconques indications, je courais comme un dératé, cherchant toujours à distancer le plus possible les cris des poursuivants. Il me semblait malheureusement que malgré la distance, les voix se faisaient plus bruyantes, plus nombreuses, et notre souffle faiblissait, nos foulées ralentissaient à force de courir à en perdre haleine.
Instinctivement, j'avais prit la direction du seul endroit proche que je connaissais. Le cocon rassurant et protecteur de l'appartement de Zoya.
Mais alors que ma course n'était qu'un maladroit trot à cause d'un douloureux point de côté, j’aperçus à l'approche de l'immeuble des silhouettes suspectes. Je nous entrainais alors dans une petite ruelles étroites à quelques mètres de là, où les grosses poubelles me semblèrent être une bonne protection. Me laissant tomber sur le sol derrière l'un des bacs puants, je peinais à reprendre mon souffle mais surtout à retenir ma frustration.

"MERDE !" laissais-je échapper en soufflant le plus silencieusement que me permettait ma colère. J'avais le WeK sous les yeux, à porté de main et il m'avait fallu juste assez de temps pour m'en rendre compte pour qu'il me passe sous le nez ! Même dans mon esprit la chose restait très confuse. Combien d'aiguilles ? Était-ce des aiguilles ? Et le pistolet ? Alors que je sentais peu à peu le souvenir m'échapper, ma mâchoire se serrait bloquant mon souffle saccadé dans mes poumons.
Il me fallu un certain temps avant de me rendre compte que je n'étais pas seul dans cette galère. Malheureusement et stupidement, ça n'étais pas vraiment l'inquiétude qui me mena vers Zoya, mais la curiosité malsaine. "Ça va ? Comment tu te sens ? Tiens met ça." J'ôtais ma veste de cuir pour venir la poser sur ses épaules dénudées, mais je ne pus m'empêcher d'ôter mon regard des trois points rouges sur son ventre qui indiquait l'impact des aiguilles. N'avait-elle vraiment plus son pouvoir ? Se brûlerait-elle alors si on exposait sa peau à une flamme ? Je ne me rendais pas compte que la dernière fois que ce genre de pensées sadiques m'envahissaient, c'était une autre blonde qui se trouvait en ma compagnie. Je me maudissais intérieurement. Mais pourquoi ? Pour avoir un raisonnement similaire à celui de son père qu'elle haïssait au delà du possible et fuyait comme la peste ou pour ne pas avoir de briquet ?
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Destiny
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MessageSujet: Re: [Ep. 2] ZZ pas top (PV Zoya, Zach et Elena)   Lun 13 Aoû - 21:40

Le bookmaker, trop sûr de sa victoire, ne vit pas l’attaque de la serveuse arriver. En quelques secondes, il se retrouva au sol, la gorge entaillée par une blonde hystérique, à coup de tesson de bouteille. Silencieux, il se vida de son sang tel un animal.

Autour, les murmures de mécontentement mêlés à ceux de peur ne tardèrent pas à parcourir l’attroupement de clients et de passants. Ce fut à ce moment que la serveuse prit la décision de fuir, entrainant avec elle son ami. Le danger s’éloignant, certains clients trouvèrent alors un semblant de courage pour lancer quelques insultes et autres menaces aux deux fuyards, tandis que d’autres commençaient à se lancer à leur poursuite sur une courte distance, renonçant après quelques dizaines de mètres.

Certains passants sortirent leurs portables, envoyant des messages à leurs contacts pour leur expliquer le spectacle dont ils venaient d’être témoin : le meurtre d’un citoyen américain des mains d’un de ces mutants. D’ici quelques heures, le district entier serait au courant de ce qu’il venait de se passer.

Entre terreur et haine, la frontière étant si mince, les choses pouvaient basculer d’une seconde à l’autre dans ce quartier new yorkais.
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MessageSujet: Re: [Ep. 2] ZZ pas top (PV Zoya, Zach et Elena)   Dim 16 Sep - 19:54

Elle était dans les nuages, elle voguait dans les nuages depuis plusieurs heures, invisible, dispersée dans le vent et dans les nuages d'orage qui se dirige vers New York, la ville qui ne dort jamais. À de nombreuses reprises, elle s'était rendue par là bas, bien sur, tuant quelque passant au passage, elle ne pouvait pas ignorer cette envie de meurtre, elle y prenait plaisir ... Tout en ignorant cette petite voix qui la supplie d'arrêter au fond d'elle, mais elle s'en fiche, ce n'est pas ses affaires. Elle fait ce qu'elle veut, quand elle veut, personne ne peut la toucher, même avec le fameux Wek, oui elle en avait entendu parler, elle n'en avait jamais vu mais elle savait que cette chose existait. Elle s'était presque étouffée avec son café en entendant dire que les mutants étaient malades par un groupe de personnes dans un café. Elle était malade ? Depuis quand ? Elle se sentait bien, tuer sans retenue c'est le pied, surtout qu'on croit qu'elle a disparut depuis qu'elle est enfant, on ne sait pas qui elle est, une inconnue. Qu'ils sont bêtes ces humains, il ne savent pas reconnaître que les choses changent, même si vous nous éradiquez maintenant, nous reviendrons grâce à vos enfants, on ne peut pas arrêter l'évolution ... Et si vous croyez pouvoir le faire, et bien, vous êtes aussi bête qu'une huître ! Elle survolait la ville, descendant peu à peu sur la ville, se déposant dans une ruelle pour se reformer, ses cheveux lisses se courbant dans son dos, elle donnait juste l'illusion de pouvoir être touchée, bien sûr, elle pouvait solidifier chaque partie de son corps quand elle le voulait pour ne pas montrer sa particularité, car elle ne la montre pas trop sauf quand c'est pour tuer quelqu'un, qui que ce soit. Elle marchait, pourtant on entendait pas le bruit de ses talons, elle arrivait bientôt dans une rue quand elle se fit transpercée par un homme, un homme accompagné d'une femme blonde, au loin, elle entendait les humains mais elle s'en fichait au fond, ce qu'elle voudrait savoir c'est pourquoi cette fille est presque nue ? Même si elle n'a presque plus de conscience, elle aimerait le savoir, ce n'est pas interdit par la loi, c'est vrai qu'elle est pas trop intéressée par les lois et toutes ces choses qui y touchent d'habitudes mais c'est étrange quand même, c'était la première fois qu'elle se faisait heurtée par une femme à moitié nue.

Elle s'était maintenant attachée au vêtement du garçon, en particule d'air pendant que le reste de l'illusion du corps disparaissait lentement mais sûrement alors qu'elle était transportée sans vraiment le vouloir dans une ruelle, derrière de gros sacs poubelle. Elle se détachait lentement des vêtements du garçon tout en les observant, toujours invisible, mais sa présence pouvait se sentir, si on sentait bien le vent qui tourbillonne bien sûr. Elle sentait qu'il y avait quelque chose d'anormal qui se passait en ce moment, et ces trois traces rouges sur le corps de la blonde, c'était intriguant. Elle toucha les marques de sa main aérienne et invisible, on ne le sentait que par un petit frisson, rien de bien grave. Elle les observa encore un moment alors qu'il lui demandait comment elle se sentait en lui passant son gilet sur les épaules. C'est ce moment là qu'elle choisit, qu'elle choisit pour apparaître, le vent se mit à remuer assez fort à côté des deux amis, ce qui est surement le cas, elle apparût bel et bien cette fois, elle était solide mais elle pouvait encore être fusionnée avec l'air si elle le souhaitait, mais il n'y avait pas de menace, qu'est ce qu'il y aurait de dangereux, ils avaient l'air inoffensifs dans cet état, mais après tout, elle aussi à l'air inoffensive... Accroupie à côté du garçon, elle les regardait, ses longs cheveux bruns se balançant au gré du vent, elle n'avait pas envie de les tuer, du moins pas tout de suite, elle devait d'abord savoir ce qu'étaient ces marques sur la blonde. C'était peut être une meurtrière mais elle n'était pas conne pour autant, elle devait savoir tout d'abord, s'informer puis agir.

- C'est quoi ces marques ?

Bien sûr, elle savait qu'elle allait peut être faire peur à l'un des deux mais c'était le prix à payer pour apparaître comme ça sans prévenir, elle souriait innocemment, elle pouvait faire son hypocrite parfois mais la véritable mauvaise Elena refaisait toujours surface. On ne peut pas vraiment cacher ce que l'on est, on finira toujours par le découvrir, qu'importe qui vous êtes, où vous êtes, vos secrets seront toujours dévoilés, par vous ou par d'autres, de ce cas là ce serait surement par elle. Elle ne peut pas faire semblant très longtemps, l'envie la reprenait peu à peu, elle avait soif de meurtre, elle avait envie de tuer, que quelqu'un meurt sous ses yeux, agonise avant de pousser son dernier souffle, quelqu'un qui appelle à l'aide en vous regardant, désespéré. C'est une chose dégueulasse que de regarder les gens mourir sans rien faire mais elle y trouve une part jouissive. Elle est sadique, c'est juste une enflure qui cache une personne sensible et qui l'étouffe, qui la fait souffrir chaque jour qui passe en tuant une personne ou même plus par jour, elle est égoïste, pour qui elle se prend pour pouvoir contrôler quelqu'un sans représailles ? Sans son pouvoir, la véritable elle, la petite fille heureuse, pourrait reprendre le contrôle, se retrouver dans un corps de femme ...Mais ce n'est peut être pas si bon que ça, si elle reprenait le contrôle ça voudrait dire qu'elle devrait prendre la culpabilité de tous ces meurtres ... Devenir la meurtrière alors qu'elle n'était pas elle même, être enfermée et sûrement exécutée ou alors elle irait en prison jusqu'à la fin de sa vie, jusqu'à son dernier souffle ... Mais, elle ne peut rien y changer, elle devrait assumer les meurtres même si elle n'en est pas vraiment l'auteur, même si elle en a bien une part de responsabilités en étant celle qui a le pouvoir. Son seul problème aura été de ne pas avoir pu le contrôler et c'est ce qui causera surement sa perte.
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MessageSujet: Re: [Ep. 2] ZZ pas top (PV Zoya, Zach et Elena)   Lun 1 Oct - 12:05

J’avais attrapé sa main et je l’avais tenu de toutes mes forces ! J’avais l’impression que cette main que je tenais était tout ce que je possédais à présent, j’avais absolument tout perdu. Ma mère, mon enfance, ma sœur, mon père et aujourd’hui l’unique chose qui me permettait de me maintenir encore en état : mes capacités. Je courrais, je courrais à en perdre haleine parce que nos vies en dépendait, j’avais mal au pied et je pouvais sentir un bout de verre briser se glisser sous ma peau en une écharde douloureuse mais cela ne m’empêchait pas de courir, toujours plus vite, toujours plus loin. Je n’étais pourtant pas la plus rapide de nous deux, c’était Zach qui menait la danse, il courrait plus vite et me guidait dans différente intersection, espérant qu’on les perdrait en cours de route, nous fuyons, je fuyais…Encore une fois. Je n’avais fait que ça toute ma vie, Le fuir, et aujourd’hui c’était un tout autre mal que je devais fuir, mais pendant un moment, un bref instant, je me suis demandé si tout ça en valait la peine ?
L’unique raison de ma propre fuite était de pouvoir mieux Le retrouver, Lui faire payer ce qu’il m’avait fait et surtout ce qu’il avait fait à Ekaterina. Et aujourd’hui, comment pouvais-je espérer y arriver maintenant ? Je n’avais plus rien du tout pour me défendre, je n’étais plus qu’un déchet, un corps tout ce qu’il y a de plus normal, je n’avais plus aucun intérêt et ma sœur était morte une deuxième fois, par ma faute.

J’étais incapable de tenir les promesses que je faisais…

Mes pas ralentissaient mais j’étais forcée de continuer à courir, tirer par la force de fuir dont faisait preuve Zach. Pour une fois, les rôles étaient changer, le boulot ce n’était plus lui, c’était moi. Je reconnaissais le quartier, je pouvais même apercevoir notre immeuble mais les silhouette à ses pieds ne présageaient rien de bon, si bien qu’il nous fit bifurquer sur une autre ruelle, cacher derrière les grands bac de métal puant les ordures. Je laissais mon corps tremblant tomber sur le sol, réalisant petit à petit toute les conséquences de ce qui venait d’arriver. J’avais une telle envie d’exploser en cet instant mais l’unique chose que je ressentais en moi n’était plus la douce chaleur d’un feu ardent mais le néant total, le froid hivernal de ma Russie natale. Les larmes doucement me montaient aux yeux et j’avais l’impression de me sentir morte de l’intérieur, je n’étais absolument rien, plus rien, et l’unique réconfort que j’avais était une veste de cuir posé sur mes épaules. Sa voix n’exprimait aucune inquiétude, ses yeux ne quittaient pas les trois points encore saignant sur mon ventre, et je le maudissais ! Je le maudissais en sachant pertinemment, qu’en cet instant précis, il aurait voulu être à ma place.

Je n’avais donc personne sur qui compter ?
Personne pour comprendre…

Pire que tout, j’étais incapable de me résoudre à le laisser là, seul, alors qu’une partie de moi ne voulait plus le voir, une autre suppliait muettement que jamais il ne quitte cette ruelle.

Baissant la tête, j’essayais à ma manière de cacher mon visage, Zach n’avait jamais eu le plaisir de me voir autrement qu’en étant une fille forte et pleine de caractère, il n’était pas question que cela change même si j’avais perdu une bonne partie de moi-même. Je ne voulais pas qu’il me voit pleurer mais c’était un combat perdu d’avance, tout m’échappait, à commencer par mes émotions.
Je ne répondais à aucune de ses questions, que je trouvais toute plus cruelle les unes que les autres, elle sonnait comme un « ça t’a fait mal ? » malsain, et avant que je ne puisse réellement reprendre mon souffle, l’apparition d’une brunette me fit sursauter. Fronçant les sourcils, cette idiote pensait pouvoir me poser des questions sans même prendre le temps de se présenter.


« Vas-y, montre tes capacités, c’est exactement ce qu’il nous faut maintenant Connasse ! »

Enervée et à bout de nerfs, je n’étais pas d’humeur à faire la conversation à une mutante trop curieuse, qui apparaissait là comme un cheveu dans une soupe et demandait des explications naturellement, ne voyait-elle donc pas que ce n’était ni le lieu ? Ni le moment ? Mon pied saignait légèrement, adossé contre le mur, je pris un morceau de cuir du col entre mes dents, fixant le plante de mon pied. L’écharde de verre, je devais absolument l’enlever, je la voyais là, luisante au milieu du peu de sang qui s’écoulait de la petite blessure. J’inspirais profondément, mordant plus fort dans la matière sombre alors que de mes ongles j’ôtais le verre. Au moins, cette scène me servait d’excellent prétexte pour pouvoir pleurer sans avoir à m’en expliquer.
M’adressant aux deux autres, je les observais :


« Il est trop tard pour moi…Vous devriez dégager d’ici vite fait ! »

Me tournant vers la brune, j’avais cru comprendre en vue de son apparition surprise qu’elle était au moins capable de se rendre invisible :

« Tu peux le rendre invisible avec toi ? »

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MessageSujet: Re: [Ep. 2] ZZ pas top (PV Zoya, Zach et Elena)   Mer 10 Oct - 17:41

Un courant d'air parcouru la petite ruelle me poussant à recouvrir les épaules nues et frissonnantes de Zoya avec mon blouson de cuir. A quoi pensait-elle ? Le rideau blond de ses longs cheveux m'empêchaient de voir son visage et ne trouvant pas de réponse de ce côté là, je ne pouvais que reporter la question sur moi-même. Je pensais au WeK. Le rythme encore effréné de mon coeur envoyait dans mes veines des ondes d'adrénaline qui me donnait envie de bondir, sortir de ma cachette pour aller récupérer le précieux produit des mains du macchabée. L'envie était telle qu'elle me donnait des frissons, pourtant je ne bougeais pas, restant auprès de Zoya à me questionner.
Avais-je vraiment envie de récupérer du WeK ? Tout en dehors de cette envie viscérale m'indiquait le contraire. Dehors, rôdaient des dizaines de personnes qui attendaient que je sorte pour pouvoir m'étriper et l'endroit du meurtre était le dernier endroit où je devais me trouver. Aussi, la vue de ma camarade abattue, immobile et silencieuse, si différente de la blonde effrontée et agressive que j'avais côtoyé ces derniers mois. Dans ma tête, le WeK était la solution, la chose qui me sauverait de ce cauchemar, pourquoi Zoya me donnait l'impression que c'était tout le contraire ?

Je ne pus me plonger plus longtemps dans ce labyrinthe de réflexion alors qu'une voix s'éleva dans notre silence. Sursautant, j'aperçu la jeune femme brune encore à moitié transparente. Une personne dotée de pouvoir il n'y avait aucun doute la dessus. Par réflexe, je portais ma main à ma poche pour y saisir mon arme, mais mon blouson était sur les épaules de Zoya, rendant mon geste inutile. Rapidement, j'entourais la jeune blonde de mes bras protecteurs en fusillant du regard l'étrangère, faute de pouvoir faire autre chose. Zoya s'énerva d'une manière un peu plus bruyante et, tendu, je jetais un regard dans la ruelle pour être sûr que personne n'avait été alerté par les éclats de voix. Personne en vue, mais qui sait si quelqu'un n'avait pas entendu et se précipitait pour tous nous anéantir. D'une petite pression sur les épaules de la jeune fille, j'essayais de lui faire comprendre qu'il valait mieux baisser d'un ton.
Le contact des manches de cuirs contre mes mains me rappela alors que mon arme était à portée maintenant que je m'étais rapprochée de Zoya. Discrètement, ma main glissa jusqu'à la poche et mes doigts effleurèrent le métal froid. Alors que mon poing se refermait sur le manche, j'eu un regard pour ma cible et m'arrêta. Elle était aussi jeune que nous, et bien qu'elle n'avait pas l'air aussi effrayée, elle était aussi une spéciale et donc était aussi menacée. Allais-je vraiment lui tirer dessus alors qu'elle se réfugiait comme nous ? Le bruit du coup de feu alerterait tout le monde et j'avais aussi l'agaçante impression que la balle allait peut-être la traverser sachant qu'elle était apparue de nulle part. Sans lui tirer dessus, je sortis tout de même mon pistolet pour le loger dans la poche arrière de mon jean pour me rassurer. Obligé de ne pas voir cette inconnue comme une ennemi, je pris la peine de lui répondre à la place de Zoya.

- Elle s'est faite tirée dessus. Avec du WeK. dis-je d'un ton calme mais sec. Je sentit le dernier mot me laisser un goût amer sur la langue, mais je m'empressais de réfréner une nouvelle envie de me jeter dehors à la recherche de la chose.
Sentant que la jeune fille s'agitait entre mes mains, je remarquais alors le verre, le sang. Je la lâchais pour lui permettre d'enlever le fragment de son pied en s'adossant au mur. J'eu une grimace de dégoût et un frisson nauséeux lorsque la blonde extirpa le morceau de verre.
- Il faut pas rester ici, y a plein de gens qui nous cherche pour nous abattre. annonçais-je pour l'inconnue brune, ne sachant pas vraiment si elle était au courant de la situation. Tu peux devenir invisible ? Si c'est le cas c'est peut-être la meilleure chose à faire pour toi. C'est nous deux qu'ils cherchent.
Mais coupé dans mon élan de gentillesse et d’héroïsme, je découvris que Zoya avait un tout autre plan. Servant le discours cliché et ridicule du camarade blessé, elle demanda à ce qu'on la laisse derrière pour s'enfuir. Elle avança un autre point qui me fit bondir.

- Mais t'es complètement conne ou quoi ? soufflais-je, complètement furieux. Qui était donc cette faiblarde pathétique ? Je la fusillais du regard sans parvenir à reconnaître l'énergie habituelle de la Zoya qui m'agaçait chaque jour avec ses mots acides et ses moqueries constantes. J'eu presque envie de la gifler pour la débarrasser de sa connerie.
- Si y a quelqu'un à laisser derrière c'est moi abrutie ! Depuis que tu m'as sauvé devant ce bar miteux, tu- Tu sais bien comment je suis ! J'suis d'la putain de chair à canon, voilà ce que je suis !
Pas de réflexion, pas de grandes questions philosophiques cette fois-ci. Les mots coulèrent dans ma gorge sans passer par mon cerveau et c'est avec un étrange soulagement que j'écoutais mes propres paroles. Alors voilà ce que Zach Quins pense lorsqu'il ne rumine pas de la merde me disais-je comme un auditeur tiers.
Je me relevais, furieux et fit face à l'intruse, les yeux flamboyants d'une énergie étrange. La saisissant par les épaules pour être sûr qu'elle m'écouterait, je sentis mes mains se refermer sur une substance plus ou moins solide, comme de l'air dense.
- Si tu peux la cacher, cache la. Si tu peux la protéger, protège la. Sinon barre-toi. lui ordonnais-je alors sans grande délicatesse. Mes yeux bleus se plongèrent dans les siens comme si j’espérais y trouver quelque chose à laquelle me raccrocher, quelque chose m'assurant que je pouvais laisser ma sauveuse entre ses mains. Je ne sais si je trouvais ce que j'espérais, mais, lançant un dernier regard à Zoya, je sortis à grand pas de la ruelle.

Alors voilà ce que Zach Quins fait lorsqu'il ne tremble pas comme une feuille sous une menace fictive du monde extérieur observais-je comme un observateur tiers. Il s'éloigne, sort son arme, et déclenchant un boucan monstre loin de la cachette de Zoya, il tire le reste de son chargeur en l'air.
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MessageSujet: Re: [Ep. 2] ZZ pas top (PV Zoya, Zach et Elena)   Sam 13 Oct - 23:15

« Cibles repérées, elles sont au nombre de trois. Attendons ordres pour la suite des opérations. Terminé. »

Le type au long imperméable noir cessa alors d’exercer la pression de son doigt sur son oreillette. Accoudé à la fenêtre d’un immeuble, il observait le duo devenu trio depuis peu. Lui et ses gars avaient été informés que des individus dotés de capacités avaient fait du grabuge dans un bar du quartier. En cavale, ils espéraient très certainement fuir leurs agresseurs. Pourtant, s’ils avaient su, ce ne serait pas cette bande d’ivrogne qu’ils craindraient le plus. En surveillant les fréquences radio de la police locale, c’était dingue tout ce qu’on pouvait apprendre. A présent, il attendait les ordres de ses dirigeants pour lui et ses hommes. Fallait-il laisser filer ces cibles jugées non prioritaires ? Fallait-il les arrêter ? Ou mieux, les abattre ?

Ce silence radio sembla interminable pour l’homme de main. Nerveusement, ou bien était-ce l’excitation, il glissa sa main dans la poche de sa veste et s’assura de trouver ce qu’il cherchait d’un simple contact du bout des doigts. Le précieux inhalateur était là, bien au fond. Le moment venu, ce petit bijou de chimie ferait son effet.

Enfin, le silence radio fut rompu de l’autre côté. Quelqu’un venait de donner la marche à suivre.

Celle qui semblait blessée n’avait aucun intérêt. Quant aux deux autres, la brunette et le gamin, les hommes de main avaient pour ordre de mission de les enlever.


« On y va les gars. On les attrape vivants, sauf s’ils ne se laissent pas faire, mais ça ne veut pas dire qu’on n’a pas le droit de les abimer un peu. Go ! Go ! Go ! »

Le groupe de cinq hommes se mit alors en mouvement, descendant l’escalier de l’immeuble dans lequel ils étaient en planque depuis un moment maintenant. Revêtus de gilet en kevlar et équipés de divers armes à feu et autres gadgets adaptés à la chasse aux spéciaux, ils se dispersèrent une fois arrivés dans la rue pour mettre en place un déploiement d’encerclement.

Une fois que chacun eut confirmé qu’il était bien en position, les choses sérieuses pouvaient commencer.


« Ok, les mecs, on prend sa bouffée et on y va. »

Accompagnant le geste à la parole, le leader du groupe porta le précieux inhalateur à ses lèvres et en inspira une profonde bouffée. Chacun de ses hommes fit de même. Dans les secondes qui suivirent, le produit fit son effet, chacun voyant ses sens décuplés, percevant plus clairement le monde autour d’eux, associé à une force, une vitesse et une agilité accrues.

Emergeant de leurs positions, ils se rapprochèrent de leurs cibles, refermant impitoyablement le piège sur les trois spéciaux. A présent qu’ils étaient visibles, le type à la tête du groupe beugla.


« Vous êtes cernés mes mignons, alors pas de bêtise et tout se passera bien. Maintenant, vous allez nous suivre les monstres. »

Braquant leurs armes en direction des trois jeunes gens, le groupe armé ne semblait pas vouloir leur laisser beaucoup de possibilité.
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MessageSujet: Re: [Ep. 2] ZZ pas top (PV Zoya, Zach et Elena)   Ven 9 Nov - 17:08

Les évènements s'enchaînaient tout en se ressemblant étrangement, elle restait la à observer avec un petit sourire en coin, les deux tourtereaux voulaient chacun sauvé la peau de l'autre, malheureusement pour eux, elle ne peut pas les transporter et en plus qui vous dit qu'elle le veut ? Soudain, des hommes armés, souvenirs, souvenirs, la vraie Elena revenait à la charge avec ses images, un mal de crâne horrible prit la jeune femme qui tomba à genoux devant les personnes qui les menaçaient de leurs armes. Elle se tient les temps en ayant les yeux révulsés, combat intérieur, d'un côté les souvenirs douloureux ramène la vraie Elena parmi les vivants et de l'autre le pouvoir qui ne veut pas céder la place. Pourtant, l'air perdra face à la petite fille à l'intérieur...

Je pose mes mains sur le sol, qu'est ce que je fais ici ? Où sont maman et papa ? Ah oui c'est vrai ... Je les ai tué ... Je regarde mes mains, je m'étonne, depuis quand ont elle grandit, depuis quand mes cheveux sont si longs ? Depuis quand je peux sortir seule !? Pourquoi je suis là ? Pourquoi je ne suis pas enfermée ? J'ai fait quelque chose d'horrible ! Je devrais être morte ! Je me relève docilement et je regarde ces hommes avec mon air moins confiant, beaucoup moins confiant, je sais ce que j'ai fait sans pouvoir rien faire, je suis la plus grande tueuse de ce siècle. Je lève les mains en l'air et je ferme les yeux en déclarant.

- Je suis un danger pour tout le monde ... Je ... J'ai tué tellement de gens sans le vouloir ... Toutes ces personnes ont été exterminées par ma faute ... Si seulement ... Si seulement j'avais pu contrôler ce pouvoir ... J'ai juste ... Une question ... En quelle année somme nous ?

Je garde mes mains en l'air, je suis coupable de tout, enfermez moi, persécutez moi, tuez moi ... Ma mort vengera toutes celles que j'ai causée, si je meurs maintenant, je ne tuerai plus personne, je serais enfin libre et en paix avec moi même ... Il suffit qu'ils appuient sur la gâchette, faites vite, je suis affaiblie et normalement mon pouvoir ne me défendra pas seul alors tirez ! Tuez moi putain ! Si vous ne le faites pas, je le ferais moi même ! Je ne peux pas vivre avec ça sur la conscience ... C'est horrible, j'ai l'impression d'être un monstre à cause de ce pouvoir ... Le Wek ... Le Wek pourrait tout changer ... Tuez moi ou injectez moi le Wek ... Je veux juste ne plus l'avoir sur le dos et ne plus avoir ces morts sur la conscience ! Pourquoi je ne suis pas tout simplement moi même ? Je me ferai plus d'amis comme ça non ? Je reste immobile, aucun geste brusque mais l'air autour de moi est assez lourd, je le fais sans le savoir. Je fond en larme, je suis tellement vulnérable, je pose me pose les mains sur le visage pour ne pas qu'on me voit pleurer, je me sens encore une enfant de ce corps de femme ... Je devrai me faire suivre par un psychiatre si je m'en sors ou si je le contrôle ... Je suis si faible comparé à mon pouvoir qui n'aurait fait qu'une bouchée de ces hommes ... Je tombe à genoux, je me sens si mal, ma tête va exploser ... Je pleure et je pousse quelque cris qui secouent l'air autour de moi et qui envoie des choses contre les murs.

- Je suis désolée ! Je ne voulais pas les tuer ! Elle m'y a poussé ! Tuez moi qu'on en finisse !

je dis ça, mais je sais pertinemment que les balles vont me traverser sans que je ne puisse l'expliquer, il fallait agir et pas me laisser pleurer et la rendre plus forte, mais je ne dois pas la laisser sortir, je ne peux pas ...
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MessageSujet: Re: [Ep. 2] ZZ pas top (PV Zoya, Zach et Elena)   

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[Ep. 2] ZZ pas top (PV Zoya, Zach et Elena)
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