Nombre de messages: 268 Age: 20 Pouvoirs: Compréhension intuitive Côté Coeur: Le pouvoir est mon unique amour Date d'inscription: 12/03/2011
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Sujet: Re: Ombres et Lumières [CdA 1] Lun 23 Jan - 23:02
" Et bien, mon cher Peter, il me semble que nous y sommes. C'est la fin de la route, le début d'une ère nouvelle. Je sais que tu ne comprends pas ce que j'essaye de te dire, ta soudaine amnésie t'empêche de savourer ce moment à sa juste valeur. C'est bien dommage. Mais je suis sur qu'avec le temps, tout ceci t'apparaitra clair comme du cristal ... et très vite tu te rendras compte que ces années de lutte à te battre contre le destin auront été bien vaines, car c'était de toute évidence inévitable. Et quand bien même, si tu ne devais jamais retrouver la mémoire, après ce que je vais te faire maintenant, tu auras très vite fait de te souvenir de mon visage, de ma personne ... et tu sauras à nouveau à qui tu dois cette belle cicatrice ... et dans quel camps tu dois me considérer.
[...]
Alors ... Comment je vais faire ça ? Je t'ouvre le crâne ... ou je te défonce la mâchoire ? "
~~~~~~~~ Une heure plus tôt ~~~~~~~~~~
Sylar ouvrit les yeux, il avait réussi à concentrer le peu d'énergie accumulée pour se téléporter en compagnie de l'Entité. Ils étaient tous deux de retour à Central Park, côte à côte. Très vite, les personnes présentes comprirent que les cartes avaient changé de main. Apparemment, elle les avaient elles-même déjà bien battues. Rick se tenait au-dessus de Peter, de retour parmi les vivants grâce au maître des virus. Pestilence avait donc retourné sa veste, quel dommage. Les conditions météorologiques s'étaient encore détériorées. Après le feu qui dévorait continuellement Central Park, c'était une véritable tempête qui était en train de se lever. De telles bourrasques de vents ne pouvaient pas apparaître aussi rapidement. Quelqu'un était en train de jouer avec Mère Nature. Mais qui ?
Liam Caldwell fût le premier à défier le nouveau duo destructeur :
" Bon alors, on commence à jouer maintenant ? Vous semblez vouloir en découdre, que diriez-vous de nous faire voir de quoi vous êtes capable les deux affreux traitres à l'humanité ? Pour l'instant, vous ne nous avez rien montré de très impressionnant, venant de monstres sacrés comme vous."
" Je serais surtout curieux de voir ce que TOI tu pourras faire quand j'aurais decidé de te ... "
Sans avertissement aucun, Clayface s'empressa d'ouvrir les hostilités. Frappant Liam violemment pour le paralyser, il envoya de sa boue aux vertus non thérapeutiques vers Sylar et l'Entité, avant d'attraper Peter pour aller l'éloigner le plus possible du monstre enragé qu'était Hyde. Le jeune Petrelli ne broncha pas et en sondant ses pensées Sylar comprit très vite que les séquelles de son passage dans l'au-delà étaient considérables. C'était d'ailleurs la peur du cadet Petrelli qui était en train d'alimenter la tempête. Il était paniqué, tous ses pouvoirs échappaient à son contrôle. Il ne pourrait plus combattre L'Entité, plus dans cet état.
Sylar ne voulait pas le remplacer. De toute façon il en était encore incapable, il était loin d'avoir totalement récupéré des attaques répétées de l'Entité. Il paraissait plus sage de laisser cette dernière faire le sale boulot. C'est d'ailleurs naturellement que Hyde, après avoir immobilisé les projectiles lancés par Clayface, s'avança vers Rick Baneson, dernier rempart avant une course poursuite avec Gueule d'Argile. Sylar décida que pour le moment, il ferait mieux de rester en retrait. Il s'évapora comme un nuage de fumée, usant de son invisibilité pour ne pas être pris pour cible. Il se téléporta pour aller s'occuper d'une autre menace pesante : les sirènes de police qui s'amassaient près de l'entrée principale du Parc [HRP: des sirènes dont tout le monde parle depuis la première page mais dont manifestement tout le monde se branle >< ].
Le serial killer avança d'un pas décidé, sous les traits d'un autre, à mesure que des policiers commencèrent se diriger vers lui d'un pas pressé.
" Monsieur, il faut évacuer très vite, les pompiers doivent intervenir. "
" Oh non monsieur l'agent, personne ne va rentrer dans ce parc. Un évènement très important est en train de s'y dérouler et personne ne doit venir risquer son issue. " Le policier attrapa le bras d'un Sylar qui jouait les civils et qu'on prenait pour un fou, avant de commencer à le tirer vers la sortie. Ce dernier s’immisça immédiatement dans la tête de celui qui l'agrippait.
¤ Lâche moi. ¤ Le policier s'arrêta et s’exécuta.
¤ Tu vas prendre ta radio et ordonner que personne ne rentre dans la parc, c'est trop dangereux, même pour des pompiers. ¤
L'agent porta sa main au petit talkie-walkie accroché sur son torse et transmis les ordres qu'on venait de lui dicter.
¤ Maintenant fais demi tour et sors de ce parc. Tu vas rentrer chez toi, mettre une balle entre les deux yeux de ta femme, puis tu vas t'allonger sur ton lit, te mettre ton pistolet encore brûlant au fond de la bouche et tu vas presser la détente. ¤
Un dessein terrible imaginé par un homme dont la cruauté refit surface alors qu'elle avait disparue depuis bien trop longtemps. Le serial killer avait longtemps joué entre deux camps, allant même jusqu'à s'allier à Peter pour contrer les Sons of Liberty et délivrer Claire de leurs griffes. Aujourd'hui, il avait à nouveau œuvré du côté des héros pour défier Hyde. Il était grand temps qu'il redevienne celui qu'il était vraiment ...
Le policier acquiesça avant de se diriger vers la sortie. A nouveau, le tueur se téléporta pour rejoindre Hyde. Le destin l'appelait, le nom de Sylar avait des lettres de sang qui devaient être redorées.
« Allons, allons … c’est très mal élevé de partir sans dire au revoir … Qui plus est, je crois bien que tu as pris la tangente avec quelque chose qui m’appartient. Abandonne Peter, ou bien renonce à la vie elle-même ! »
L'Entité tenait Clayface en otage, alors que ce dernier avait presque réussi à s'enfuir. L'homme au corps d'argile ne pouvait rien faire, si ce n'était obtempérer s'il voulait survivre.
« Très bien Sylar … maintenant que nous y sommes, j'hésite à te laisser t'emparer d'un tel pouvoir ... Je n'ai aucune confiance en toi ... Une fois que tu auras obtenu ce pouvoir, qu'est-ce qui me prouve que tu ne t'en serviras pas contre moi ? Ne serait-il pas plus judicieux pour moi de mettre un terme à l'existence de Peter avant que tu n'accèdes à son potentiel ? »
Sylar vint se mettre aux côtés de Hyde et plongea un regard dangereusement sadique dans ses yeux d'ambre.
" Je t'ai trahi une fois, il y a bien longtemps. En partie à cause de moi, tu as passé un très long moment dans une cage. Mais je te rappelle que c'est moi qui t'ai libéré en jouant avec l'esprit d'Alex, tout ça pour le pouvoir de la cheerleader. Maintenant c'est le pouvoir de Peter qui est en jeu, alors essaye d'imaginer un peu ce que je risque de perdre en me moquant de toi. Tu crois vraiment que de te trahir serait la chose la plus judicieuse ? " Sylar baissa les yeux vers Peter, avant d'inhiber ses pouvoirs, faisant s'évanouir les bourrasques de vent devenues de plus en plus dangereuses. Le pauvre homme ne comprenait rien, il était perdu.
" Regarde-le, Hyde. Il ne se souvient même plus de toi. A quoi bon le tuer ? Ta vengeance ne sera pas accomplie s'il ne comprend même pas pourquoi il va mourir. Laisse moi lui rafraîchir la mémoire, ensuite je te le ramène et tu pourras le tuer. "
Dans son dos, Sylar arma une petite boule glacée.
" De toute façon, il me semble ... que tu n'as pas le choix. "
D'une main le serial killer envoya son pouvoir givrant congeler le visage de l'Entité, la paralysant sur l'instant, tandis que son autre main se posa sur l'épaule de Peter. " Je reviens dans une heure. " Sylar ferma les yeux, se concentra.
~~~~~~~~~~~~~~~~~ Quelque part dans un endroit très sombre ~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Une grosse giclée d'eau vint réveiller violemment le cadet Petrelli. Ce dernier ne pu que constater qu'il se trouvait dans ce qui ressemblait à une cave obscure, ses mains étaient enchainées au mur, écartées de part et d'autre de son corps, liées par une épaisse corde végétale très épaisse. Une grosse couche de ruban adhésif était enroulée autour de sa tête, l'empêchant de pouvoir ouvrir la bouche. Il était torse nu, suspendu à quelques centimètres du sol, les jambes collées au mur par une couche de glace que Sylar finissait de mettre en place. Cette position biblique, tel le Christ accroché sur sa croix, était le signe pour le serial killer d'un évènement qui marquerait l'histoire de cette Terre. Achevant de geler contre le mur les pieds de sa victime, Sylar se recula pour aller s'asseoir face à Peter, sur une petite chaise en bois. Il prenait bien soin de continuer d'inhiber les pouvoirs du cadet Petrelli afin de ne pas lui donner la possibilité de se sortir de ce pétrin à coup d'adrénaline mal contrôlée. Sylar resta un instant silencieux, se délectant de la peur qu'il pouvait lire sur le visage de Peter. Finalement, il parla :
" Et bien, mon cher Peter, il me semble que nous y sommes. C'est la fin de la route, le début d'une ère nouvelle. Je sais que tu ne comprends pas ce que j'essaye de te dire, ta soudaine amnésie t'empêche de savourer ce moment à sa juste valeur. C'est bien dommage. Mais je suis sur qu'avec le temps, tout ceci t'apparaitra clair comme du cristal ... et très vite tu te rendras compte que ces années de lutte à te battre contre le destin auront été bien vaines, car c'était de toute évidence inévitable. Et quand bien même, si tu ne devais jamais retrouver la mémoire, après ce que je vais te faire maintenant, tu auras très vite fait de te souvenir de mon visage, de ma personne ... et tu sauras à nouveau à qui tu dois cette belle cicatrice ... et dans quel camps tu dois me considérer. "
Sylar se leva de sa chaise, s'approcha de Peter. Faisant naître entre ses doigts sadiques un pic de glace, il l'enfonça avec une force surhumaine dans le creux de la main droite de Peter, dont les hurlements étaient contenus par le ruban qui lui enserrait la bouche. Le serial killer répéta minutieusement l'opération pour l'autre main. Ce plaisir de faire souffrir, ce sadisme, c'était une libération. Sylar sentait que bientôt son objectif serait atteint.
" Tu dois te demander pourquoi, pourquoi je te fais subir tout ça. Qu'est-ce que tu as donc bien pu me faire pour mériter tant de haine de ma part. L'ironie du sort c'est que je ne te hais pas Peter, tu possèdes simplement la chose que je désire le plus au monde, une chose que je n'ai cessé de chercher pendant ces dernières années ... " Un nouveau pic de glace prit forme dans la main droite du tueur, qui le saisit tel un pieu qu'il enfonça violemment dans la cuisse gauche de sa victime. Sylar se colla contre Peter et enfonça un doigt dans la plaie qu'il venait d'ouvrir, stimulant une douleur insoutenable pour être sur que sa victime ne perde pas connaissance.
" ... Une chose que tu n'as cessé de m'agiter sous le nez pour me narguer, sans jamais me laisser la prendre. "
Sylar plongea son regard dans celui de Peter et y vit naître quelque chose qu'il connaissait bien.
" Oh je connais ce regard, c'est le regard de la colère qui prend le pas sur la douleur. Tu es en train de te dire que quand tout ceci sera finit, s'il te reste assez de force, tu me fera subir tout ça de façon bien plus horrible. Tu es peut être même en train de te convaincre que tu n'as pas peur de moi. "
Un nouveau pic de glace apparu dans la main gauche du serial killer.
" Et bien tu devrais avoir peur : je suis un serial killer psychopathe. " Se jetant à nouveau contre Peter, il lui enfonça son pieu de glace dans l'estomac en poussant un cri de rage. Sylar ne pouvait plus se contrôler, il remua le pic de glace dans l'abdomen de sa victime avec un plaisir extrêmement malsain. Le tueur sentait bien que sans son pouvoir de régénération, Peter ne tiendrait plus très longtemps. Il était temps de passer à la phase finale de ce supplice. Sylar colla à nouveau son visage sadique près de celui du jeune Petrelli. " Alors ... Comment je vais faire ça ? Hein ? Je t'ouvre le crâne ... ou je te défonce la mâchoire ? "
Sylar se délecta une dernière fois de l'expression de Peter. Il perdait beaucoup de sang, il allait passer l'arme à gauche. Le tueur leva sa main droite au niveau du front de sa victime, et commença à lui entailler le crâne. Le ruban adhésif atténua les hurlements de Peter à mesure qu'ils prenaient une teinte dangereusement rouge. Le sang qui coulait du haut du crâne commença même à humidifier la colle du ruban adhésif, le faisant se décoller progressivement. Les cris du pauvre Petrelli devinrent de plus en plus audibles. Il allait y passer. Sylar du réagir, il stoppa son inhibition des pouvoirs, permettant à Peter de régénérer quelques blessures et de récupérer un peu d'énergie. Mais le serial killer reprit très vite sa macabre entreprise, continuant de découper soigneusement le haut du crâne de sa victime. Quand il remarqua que la régénération commença à le gêner, il répéta une manœuvre qu'il avait déjà du effectuer sur sa propre personne il y a quelques semaines de cela. Il posa sa main de part et d'autre du crâne de Peter et lui arracha le scalp, déchirant peau et os qui avaient déjà commencés leur régénération. Il posa son trophée aux pieds de sa victime, puis plongea avec intérêt dans le cerveau de Peter. Ce dernier se retrouva alors piégé dans un état de léthargie avancée, ne pouvant pas mourir grâce au pouvoir de Claire.
" Tu vois, Peter, le cerveau humain est comme une bibliothèque où chaque livre est une fonction. Il y a un livre pour l'amour, un livre pour l'informatique, un livre pour la mémoire, etc etc ... et un livre pour notre don. Mon pouvoir, le seul qui ai jamais été à moi, c'est de copier le contenu de ce livre vers ma bibliothèque personnelle. Crois moi quand je te dis que j'en ai maintenant une sacré collection. Mais là où je suis obligé de torturer et de tuer pour arriver à mes fins, toi tu te contentes de te trouver à proximité des gens. Imagine la libération que représente ton pouvoir pour moi. Enfin libre de cette vie pavée de meurtres et de sang, libéré de cette faim de pouvoirs qui m'oblige à faire toutes ces horreurs. Une nouvelle chance de repartir de zéro, de refaire les choses bien cette fois-ci. Devenir le plus puissant de la Terre, sans avoir besoin de se salir les mains. Alors Peter, ton sacrifice, si je puis dire, n'est pas vain. " Et là il le vit, scintillant comme un petit bijou posé sur la cervelle de Peter, attendant juste qu'on vienne le cueillir. Sylar ferma les yeux et recula, laissant sa victime accrochée au mur. Un sentiment de plaisir intense lui parcouru l'échine, partant du bas de son dos pour venir lui caresser l'arrière du crâne. Il ne put contenir des gémissements de plaisir, mêlés à sa voix la plus démoniaque :
Sylar tomba littéralement à la renverse, son corps se mit à trembler de tous ses membres. Il était comme un drogué qui se serait fait une injection de la meilleure drogue qui soit. Tant de temps à courir après ce pouvoir, tant de personnes tuées pour un seul objectif. Et enfin ça y était, il avait réussit. Tous ces sacrifices avaient payé. Sylar avait atteint son Saint Graal.
Après quelques instants de pure extase, il finit par se relever, conscient qu'il avait encore une tâche à accomplir. Il ramassa le scalp de Peter qui gisait encore au sol, et le remit à sa place, permettant à sa victime de se régénérer.
" Dans quelques secondes la douleur que tu éprouves ne sera plus qu'un très mauvais souvenir, que j'espère tu conserveras longtemps. Tu ne m'oublieras jamais, Peter. Et pour être sur de ça, tu vas raconter ce que je t'ai fais à tes amis, à Alex, à Claire. Ils partageront ta douleur et ta haine ... Et vous viendrez à moi pour que je vous écrase ! "
Sylar libéra Peter des étreintes qui le maintenaient prisonniers. Il ne lui laissa pas le temps de récupérer, il se téléporta avec lui jusqu'à Central Park. Le serial killer ne fut pas surpris d'y trouver l'Entité, en revanche cette dernière devait être agréablement étonnée de voir que pour une fois, Sylar avait tenu parole. Le serial killer laissa tomber le corps ensanglanté et en pleine régénération du jeune Petrelli aux pieds de Mister Hyde.
" Il est à toi. Adieu, Hyde. "
Sylar ferma les yeux et disparu. Il était en paix avec lui-même, pour l'instant. Ce qu'il ignorait, c'est que ce qu'il venait de faire aurait des conséquences terribles qui changeront qui il est vraiment, à jamais.
Peter Petrelli
Nombre de messages: 964 Age: 25 Pouvoirs: Mimétisme empathique Date d'inscription: 30/09/2009
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Sujet: Re: Ombres et Lumières [CdA 1] Ven 27 Jan - 16:28
Le jeune homme ne comprenait plus rien, ses yeux agités se posaient frénétiquement sur chaque élément de la scène sans en saisir le sens. Protagonistes, flammes, tornade, sirènes, tout se mélangeait dans un patchwork qui ne représentait rien. Les mots d’un homme brun relativement musclé le sortirent de sa torpeur. Il l’appelait Peter… S’il en croyait ses dires, les deux bad boys qui venaient d’apparaitre devant eux étaient les méchants, et celui qui tentait de l’aider en lui criant de fuir était le gentil. Mais où était-il donc tombé ? Comment avait-il fait pour se retrouver au milieu d’un scénario aussi improbable ? Il n’était cependant pas au bout de ses surprises. Un homme, indien aux longs cheveux ondulés, s’interposa entre les nouveaux arrivants et les présumés ‘gentils’, ce dans le but de créer une diversion. Un autre gars, resté en retrait, prit alors Peter par l’épaule et effectua quelque chose d’inouï : il projeta une quantité impressionnante de substance grisâtre, semblable à de l’argile, en direction de ceux qui semblaient être ses adversaires. Ceux-ci ne tardèrent pas à riposter. L’un d’entre eux, d’un simple geste, fit croître une végétation abondante, un véritable mur d’épines qui arrêta la matière boueuse en plein vol.
C’était sûr et certain, il perdait la boule ! Rien de tout cela n’avait de sens, ça dépassait l’imagination. Des êtres qui parvenaient à maîtriser une sorte de… magie, qui s’affrontaient dans un lieu apocalyptique. Pas de doute, il était en plein rêve. Il allait bientôt se réveiller, se rappeler qui il était et reprendre tranquillement sa petite vie d’avocat, de facteur ou n’importe quoi d’autre, pourvu que ce délire cesse au plus vite !
Alors que l’homme à l’argile entraînait l’amnésique vers une rue plus lointaine, Peter saisit des bribes de conversations, puis un cri de douleur déchira temporairement le sifflement des bourrasques. Cette voix appartenait au mec musclé, qui se trouvait apparemment en difficulté. Pourquoi toutes ces personnes se donnaient-elles un mal fou à sauver Peter ? Qu’avait-il de si précieux à leurs yeux ? Ils semblaient tous terrifiés, comme si un immense danger les guettait. Clayface tourna au coin d’une rue et se dirigea vers une bouche d’égout. Alors qu’il s’apprêtait à retirer la plaque et que l’amnésique tentait de reprendre son souffle, il sentit une présence néfaste dans son dos. Instantanément, il vit l’homme d’argile s’écrouler au sol, vidé de toute force. Peter se retourna et tomba nez à nez avec l’individu capable de faire pousser les végétaux. Ce n’était visiblement pas son seul pouvoir, vu l’état de sa victime en pleine suffocation. Le monstre aux yeux ambrés semblait vouloir quelque chose, quelque chose que Peter détenait et pour laquelle il semblait prêt à tout. Même à tuer.
- Mais qu’est-ce que vous voulez, à la fin ? Je ne sais pas ce que vous attendez de moi… Prenez ce que vous êtes venu chercher, mais laissez-nous en vie ! Par pitié !
Ignorant que la pitié était un mot que Hyde ignorait, Peter tentait vainement de le raisonner, de lui faire comprendre qu’il n’avait aucune idée de ce qu’il voulait. Ignorant les supplications, le Monstre s’adressa à son compagnon qui venait de le rejoindre. Ils discutèrent de Peter comme s’il n’était pas là, comme s’il n’avait pas la moindre possibilité de faire valoir son avis. De toute façon, comment pouvait-il se défendre ou tenter de leur échapper s’il ne se souvenait de rien ? Ils parlèrent du pouvoir de Peter, puis de sa vie comme s’il s’agissait d’une simple denrée à négocier. C’était peut-être le moment de tenter de s’enfuir. Il était de toute façon condamné, alors autant saisir la moindre chance d’échapper à son funeste destin, aussi infime et ridicule cette chance soit-elle. Mais tout à coup, le ténébreux envoya une boule de glace paralyser le visage du mec aux yeux d’ambre, et Peter perdit connaissance.
* * *
Il fut réveillé par une violente sensation glacée et humide au visage, un seau d’eau en somme. Pourquoi ressentait-il autant les sensations s’il était en train de rêver ? Pourquoi cela semblait-il si réel alors que cela n’avait aucun sens, qu’il se refusait à croire à un tel délire ? Peut-être était-il fou, en réalité. Tout cela ne pourrait-il pas s’avérer n’être qu’une hallucination, une création de son esprit, si celui-ci était suffisamment tordu ? Ses mains étaient liées et sa bouche couverte de ruban adhésif. Pris de panique, sa respiration s’accéléra. Il tenta de tirer sur les liens qui le retenaient et de crier, mais cela était inutile. Qui lui viendrait en aide, de toute façon ? Il ne savait même pas qui appeler.
Il avait froid, terriblement froid. L’eau glaciale s’écoulait sur son torse nu agité de tremblement, mais il constata également qu’une quantité non négligeable de glace maintenait ses pieds collés au mur. Son ravisseur prit une petite chaise en bois et s’assit face à Peter, silencieux comme il l’avait été jusqu’à présent. Puis il se mit enfin à parler, mais l’amnésique n’y comprit bien évidemment presque rien. Tout ce qu’il savait, c’est que ce psychopathe avait perdu toute raison, et qu’il allait le torturer. Il voulait lui aussi quelque chose de Peter, quelque chose qu’il semblait convoiter avec l’appétit d’un molosse enragé n’ayant pas mangé depuis deux semaines.
Tout à coup, le fou fit naître un pic de glace au creux de sa main et s’approcha de Peter. La respiration de ce dernier s’accélérait encore sous l’effet de la peur, rendant son corps à la fois brûlant et glacé. Il se répétait pour lui-même que tout cela n’était qu’un rêve, un affreux cauchemar dont il allait bientôt se réveiller. Cela ne pouvait pas être réel, c’était juste… Le pic de glace s’enfonça dans sa main, lui arrachant une douleur indescriptible, qui parcourut bientôt son bras tout entier. Il voulait crier, hurler de douleur, mais l’air se répercutait sur l’adhésif et venait obstruer sa gorge, le forçant à n’émettre que de petits cris étouffés. La première vague de douleur fut suivie d’une seconde, pire encore, tellement violente qu’elle le vidait de ses forces. Le malade mental continuait de parler sans se soucier de l’état de détresse de sa victime. D’ailleurs, il créa même un deuxième pic de glace qu’il enfonça dans son autre main. Peter croyait avoir vécu la plus insurmontable des douleurs, il se trompait. La souffrance atteignait des sommets pour les pulvériser et s’élever encore davantage. Les sons et la pièce devenaient de plus en plus flous, lointains, le mal l’arrachant de son état de conscience. Cela ne pouvait pas être un rêve, la brutalité des sensations était bien trop vive, bien trop réelle. Épuisé, torturé, Peter resta impuissant à subir un châtiment dont il ne pouvait même pas reconnaître s’il le méritait ou non. Des larmes commencèrent à s’écouler le long de ses joues, décollant progressivement l’adhésif qui l’empêchait de crier.
Un autre pic s’enfonça dans sa cuisse, et le psychopathe remua son doigt dans la plaie afin de s’assurer que sa proie restait bien consciente. Mais le jeune homme ne cessait de se répéter que ça n’avait rien de réel, que son seul espoir résidait en la simple explication qu’il n’était pas dans son état normal. Peut-être avait-il était drogué. Oui, cela expliquerait beaucoup de choses ! Une drogue dure peut provoquer des hallucinations et même faire ressentir des douleurs illusoires. Comment le savait-il ? Il l’ignorait. Peut-être de par son expérience de junkie, peu importe. Ses pensées s’égaraient, la souffrance était-elle qu’il commençait sérieusement à divaguer. Il ferma les yeux puis les rouvrir à plusieurs reprises, en espérant que le visage déformé par la folie de son ravisseur disparaisse pour laisser place au plafond de sa chambre. Il y mit le peu de forces qui lui restaient, avec une rage presque palpable. Le psychopathe prit cela pour de la haine, mais il ne pouvait haïr quelqu’un qu’il ne connaissait même pas. Il était même possible que son comportement soit justifié, et qu’il voulait faire payer Peter pour des crimes qu’il avait commis. Qui sait ?
Un nouveau pic de glace dans son abdomen l’expulsa de ses pensées délirantes. De toute évidence, l’ultime intention du dingue était de lui ouvrir le crâne, Dieu sait pour quelle obscure raison. Peter voulait lui hurler« VAS-Y CONNARD, FAIS CE QUE TU VEUX ! J’EN AI RIEN À CIRER, RIEN ! TU PERDS TON TEMPS SALE ENFOIRÉ !!! », mais le ruban adhésif était encore trop bien scotché à ses lèvres. D’un simple geste du doigt, le prédateur entailla la boîte crânienne de Peter, qui commença à sentir la sensation chaude du sang épais s’écoulant sur son visage. Il s’écoula bientôt sur toute la face, zébrant la peau du jeune homme, teintant l’adhésif de pourpre et le décollant un peu plus. Il sentait son os crisser sous le scalpel invisible et sa peau se déchirer tel un vulgaire bout de papier. Comment pouvait-il être encore en vie après tant de sang perdu, tant de souffrance endurée ? C’était impossible… Impossible… Une autre preuve que tout cela était irréel. Une hallucination. Drogué.
Il ne pouvait plus bouger. A quoi bon, de toute façon ? Il avait perdu le sommet de son crâne, c’en était fini de lui. Le psychopathe, satisfait et au comble de la jouissance, se mit alors à fouiller l’arrière du cerveau de Peter. Il lui parlait, mais les mots n’avaient plus aucune signification, ce n’était qu’un vague ensemble de sons perçus comme des échos lointains, inutiles. Il entendit aussi un rire, un rire fou, malsain, diabolique. L’amnésique ne voyait plus rien, son regard immobile avait cessé de stimuler son cortex visuel, le plongeant dans une cécité provisoire. Lorsqu’il reprit conscience, que les mots reformèrent peu à peu des entités cohérentes, s’agençant en phrases qui recommençaient à prendre du sens, Peter éprouva une sensation bizarre. C’était comme si cette douleur sans cesse croissante se mettait à diminuer. Avait-il atteint le bout du tunnel ? En était-ce fini de sa vie, ou de son cauchemar hallucinatoire ?
Il commençait à reconnaitre les mots, il entendit les prénoms de Claire et d’Alex, seule chose qu’il arrivait encore à reconnaître dans son état. Soudain, Peter sentit ses liens disparaître. Mais avant même qu’il n’eût le temps de s’écrouler au sol, il se trouvait à nouveau dans ce parc, en compagnie de l’autre dément au pouvoir effrayant. Gisant au sol aux pieds des deux individus et aux côtés du maître de l’argile, il resta immobile, dans un état second, ne ressentant ni émotion, ni sensation. Il était vide, étranger à cette scène dont il était pourtant l’un des protagonistes. Puis tout à coup, quelque chose attira son attention. Au sol, devant son visage, sa main blessée se mit à régénérer. La plaie rétrécissait toujours plus, jusqu’à se refermer complètement. D’un geste mou et lent, il toucha le sommet de son crâne. Il y découvrit des cheveux, épaissis par le sang et la sueur certes, mais des cheveux quand-même ! La même main se posa ensuite sur son abdomen, pour le mener à la même constatation : plus aucune blessure. OK, là c’était sûr et certain, il en avait pris une sacrée dose, et de la bonne !
Le psychopathe le confia alors au mec aux yeux ambrés, avant de disparaître comme par magie, évaporé. Quel mauvais scénario de super-héros ! La douleur n’était plus qu’un mauvais souvenir, une amante maléfique dont il était désormais veuf. Devant cet homme aux pouvoirs étranges qui le fixait avec haine, il se mit à rire. Comment une telle situation invraisemblable pouvait-elle avoir tout sens dramatique à ses yeux, s’il n’y comprenait rien ? Alors il rit, encore et encore, il éclata d’un rire franc et moqueur. Doucement, encore faible, il se releva. Mais il continuait de rire à s’en décrocher la mâchoire. Perdait-il la raison ? Ou était-ce le seul moyen de se détacher de cette réalité trop affreuse pour être vraie ? Il n’en avait cure, et fit face à ce qui s’imposait à lui comme son ennemi, toujours secoué par les rires incessants.
- Hé bien vas-y, pauvre merde ! Qu'est-ce que t'attends ? Fais-moi morfler, ha ha ha ha ! Je viens de subir les douleurs les plus inimaginables, je viens de vivre l’enfer, d’atteindre les sommets de la souffrance. Alors vas-y, frappe-moi, torture-moi, j’en ai rien à cirer ! De toute façon, ce n’est pas réel. Je vais me réveiller, et ta gueule de macaque aura disparu de ma vue. Ha ha ha ha ha ha ha !
Son interlocuteur n’avait pas l’air ravi qu’il ne se souvienne toujours pas de lui, et encore moins qu’il ne fût plus le moins du monde impressionné par sa personne. Peter ne savait plus qui il était, qui il avait en face de lui, et rien de ce que pouvait lui faire ce ‘Hyde’ ne permettrait à ce dernier d’assouvir sa vengeance. La mort de faisait plus peur à l’amnésique, ni même celle d’un proche puisqu’il les avait oubliés. La torture, il venait de la vivre à son point culminant, et il ne saisissait le sens de rien du tout. Hyde était acculé, forcé de ruminer sa vengeance alors que l’objet de cette dernière se trouvait juste devant lui, mais plus inaccessible que jamais. Il pouvait puiser toute la force qu’il voudrait, cela ne changerait rien à la sombre destinée qui l’attendait. Pire que tout, Peter se permettait de lui rire à la face, sans aucune retenue, tel un gamin qui ne se rendait plus du tout compte de l’ampleur de la situation. Et bon sang, qu'est-ce que ça faisait du bien de rire !
Rick Baneson --Down with the Sickness --
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:::Votre Perso::: Age du perso: 23 ans Relations avec d'autres personnes: Elizabeth Black(+++), Edmond Van Buren(++), Daniel Langton(++), Caïn Ezechiel(+/-), Christie Saymev(+/-),Alexis Kane(-), Sylar(-) Billy Summers(-), Symphony K. Yardley(-), Rory Daniels (--), Elleanore Bishop(--), Nathan Petrelli(--), Peter Petrelli (---) Travail: Ex biologiste, Ex agent de Pinehearst et de Primatech
Sujet: Re: Ombres et Lumières [CdA 1] Mar 31 Jan - 7:23
C’était la fin. C’était la dure impression que Rick avait aux tréfonds de son être, et cette constatation chez un homme aussi évasif et sans scrupule que Pestilence avait pour effet de le plonger dans une frayeur incroyable. Son sang n’était plus que de la glace, se frayant tant bien que mal un chemin dans des veines trop petites alors que son cœur battait à un rythme incroyable pour permettre se tour de passe-passe hors de l’ordinaire. Jamais il n’avait été aussi effrayé face à un adversaire, ni même un groupe d’adversaire, pour être bien honnête. Il avait toujours plongé dans ses batailles tête baissée, sans craindre la possibilité d’y trouver la mort. Il avait toujours eux la possibilité de marchander si la suite des évènements tournait à son désavantage, et avait toujours sauté sur l’occasion lorsqu’on lui avait proposé de joindre les rangs ennemis. Traitre, vire-capot, le Bostonnais possédait toutes ces caractéristiques et en était parfaitement conscient, mais ces peu flatteuse nominations n’étaient que le prix à payer pour la survie.
Cependant, dans l’esprit troublé du Maitre des Virus, plus rien ne faisait de sens. Des habitudes qui avaient été siennes depuis des mois lui paraissaient maintenant étrangères. Ses excès de consommations et de vices perdaient de leurs charmes si distinct, ses délires mégalomanes laissaient lentement place à une conscience poussiéreuse après tant d’année sans avoir été utilisée. Pestilence revenait sur Terre, avec ses réalités et ses atrocités, auxquelles le Maitre des virus avait grandement contribué. Le temps de la Révolution anarchique était révolu, s’en suivant une époque de Rédemption.
Face à Famine, l’opposition était faible et désordonnée. Peter était complètement dans les vapes d’une amnésie conséquente à son passage du coté des morts. Il n’était plus qu’un amas de capacités à l’état brut, incapable de composer une phrase logique, encore moins de faire la distinction entre ses alliés et ses ennemis. Liam Caldwell avait grandement été affaibli par son combat contre Clayface, combat qui l’avait laissé chancelant alors qu’il voulait maintenant affronter un des mutants les plus puissants du monde. Daniel était indiscipliné et n’en avait que très peu à faire des directives de Rick, ce qui n’étonnait pas particulièrement le Bostonnais. C’était, d’une certaine façon, un des points qui faisait le charme de Clayface. Pestilence, quant à lui, ne pouvait rien contre son adversaire. Son pouvoir presque infini sur les microorganismes pathogènes de ce monde n’avait aucune emprise sur le corps gonflé à bloc d’énergie de cet être supérieur, qui pouvait éliminer chaque nouvelle menace d’une simple pensée. Rick n’avait aucune arme contre son adversaire, ou du moins, rien qu’il ne pouvait utiliser dans les conditions présentes. Accompagnant les grands vents que créait le cadet Petrelli sans le vouloir, une pluie diluvienne vint rajouter une touche de lugubre à ce spectacle déjà hautement sombre. Après quelques vannes d’inspiration soudaine, Daniel s’empara de Peter envoyant un clin d’œil à Rick avant de fuir le plus rapidement possible.
« T’en fait pas Danny, je t’attendrai au bar du coin, mais arrange toi pour que Peter s’en sorte en un morceau, par pitié? Je vais retenir Mister Evil pendant ce temps… »
Retenir Famine… Ça ne serait aucunement de par ses compétences martiales ou son intellect que Rick réussirait une telle manœuvre. Seulement, une pensée totalement contre nature avait germé dans la tête du Maitre des virus, un plan complètement fou et dangereux à souhait. Cependant, c’était peut-être sa seule option valable qui allait lui permettre, pour la première fois depuis la découverte de son pouvoir, de s’adonner à la tache de sauver le monde. Il allait devoir faire preuve d’une discipline hors de l’ordinaire, et par dessus tout, de résister à tout ce que Famine lui imposera comme souffrance, jusqu’à la dernière seconde. Sinon, au Diable Peter, et par le fait même, au Diable l’humanité.
Apparemment, il ne restait plus que Famine et Pestilence, debout au dans un jardin flambant de Central Park, sous la pluie battante et les vents violents. Le Carnassier plongea son regard ambré au cœur de celui de Rick, le glaçant encore plus qu’il ne l’était déjà. La bête qui se cachait au fond de cet être surhumain n’avait rien de ce monde. Le Bostonnais trouvait que même Alexis Kane avait des airs de gamin placide comparé à ce monstre. Les voilà maintenant seuls, chacun se jaugeant du regard. Famine fut le premier à prendre la parole, et même face à la peur, Rick restait droit et fier. Il savait que chaque seconde que ce Français perdait à torturer verbalement sa victime donnait un brin de chance pour que Peter puisse fuir sain et sauf. L’idée qu’il allait probablement devenir un martyr malgré lui arracha un mince sourire au coin de ses lèvres, faible réconfort sous une telle pression.
« Ne vous méprenez pas, Famine. Le monde finira par être remodelé, mais ce sera sans votre participation. Je souhaite voir la crasse de cette l’humanité disparaitre de la face du globe, mais les gens comme nous doivent survivre, nous devons forger notre propre société, car nous en avons la capacité. Votre faim infinie ne permettrait pas une telle utopie, et même vos alliés finiraient par subir le même sort fatal que moi. Mais si vous n’êtes plus de la partie, alors toutes les règles changent… »
Pourtant, Famine n’avait pas choisi d’y aller avec la voie de la simplicité et simplement en finir avec la vie de sa victime. Ses plans étaient beaucoup plus malsains et pervers, et bien sur, impliquaient un lot de conséquences dans la vie du Bostonnais. Comme si la manœuvre était d’une simplicité absolue, Famine posa sa main sur le torse du pauvre jeune homme, y opérant un changement dont Rick ne pouvait comprendre le sens. Un profond froid l’envie jusqu’au fond de ses os alors que des frissons lui parcouraient l’épiderme. Peu importe ce qui venait de se passer, ça ne pouvait être de bon augure, et le Carnassier confirma les peurs de Pestilence. Selon les dires du Français, le Maitre des virus était maintenant un être éternel, soumis pour toujours aux blessures qu’il allait recevoir, subissant mille et une souffrance jusqu’à ce que folie l’emporte. Instinctivement, Rick se souvint des cicatrices qui scarifiaient la peau de Symphony, témoignant des souffrances que son pouvoir lui faisait subir malgré elle. Il était maintenant fragile, la moindre petite douleur ayant des conséquences intemporelles. Comprenant ce que cette réalité impliquait, Pestilence eut le vif réflexe de vouloir se mettre à l’abri, sachant très bien que son adversaire n’allait pas se gêner pour débuter la torture, mais son raisonnement fut trop lent. Une vigne épineuse fouetta l’air alors qu’elle gagnait en vigueur, entaillant douloureusement la joue droite du jeune homme maudit. La douleur fut aigue et la vision du Maitre des virus se brouilla alors que ses glandes lacrymales réagissaient face à cette souffrance. Une simple entaille qui, à elle seule, portait tout le poids de cette nouvelle malédiction. Le sang qui coulait paresseusement sur la joue du Bostonnais n’eut pas comme effet de le calmer, mais lui fit perdre toute la discipline qu’il avait bien pu garder début de la rencontre.
Alors qu’il aurait dut se mettre en sécurité, fuir cette situation qui le mettait grandement à risque dans son état, Rick fonça à la poursuite de celui qui lui avait infligé cette malédiction. Le sens de la vue était tout aussi utile dans ces conditions météorologiques que dans les ténèbres d’Alexis Kane, alors Pestilence se concentra sur sa capacité primaire pour sentir les concentrations de ses précieuses pathologies pour suivre la trace de Daniel. Le Maitre des virus avançait à un rythme plus lent que les autres, devant faire un effort mental considérable pour détecter son allié et suivre ses mouvements. Puis, sa cible cessa de bouger, apparemment rattrapé par Hyde. Comme pour confirmer le tout, la pluie cessa subitement, tout comme les vents qui se faisaient toujours plus menaçant. Comprenant très bien que le temps pressait, Rick chargea à toute jambe en espérant que toute cette souffrance, tout ces efforts n’étaient pas en vain.
Lorsqu’il arriva finalement à la scène, Rick fut surpris de voir que Sylar était apparemment toujours en vie, et surtout du coté de Famine. Décidément, la traitrise était à la mode à ce temps-ci de l’année. Cependant, le Serial Killer semblait avoir un compte à régler avant de laisser le Peter aux mains du dangereux mégalomane. Brusquement, il lui envoya une puissante volée de glace au visage, le figeant l’espace d’un instant. C’était évidemment bien plus qu’il n’en fallait pour permettre à Sylar de s’emparer du cadet Petrelli et de se téléporter hors de danger. Se faisant, le psychopathe venait d’ouvrir toute grandes les portes à Rick pour son plan si hasardeux. Profitant du fait que le Carnassier était distrait par le givre qui lui recouvrait sa tête d’affreux, Pestilence se tourna vers une facette de sa capacité qu’il n’avait utilisé que dans le cauchemar imposé par Kane l’Incube. Il savait que ce « Mister Hyde » était une entité distincte, résultat étrange des effets que pouvaient avoir les capacités trop puissantes sur l’esprit humain. Alex Dumont, le Français si cher à Peter, était son hôte involontaire, victime d’un dédoublement de personnalité aux proportions Dantesque. La capacité de Rick lui permettait instinctivement de comprendre cette faille dans l’esprit de Dumont, et au même titre qu’elle ramenait détruisait lentement Pestilence pour laisser place à l’humain, le Maitre des virus espérait pouvoir s’insinuer dans la tête de son adversaire et de combattre l’ennemi à la source.
***
Le Bostonnais se concentra fortement, comme rarement il ne lui avait été donné de faire lors de l’utilisation de son pouvoir. Le résultat fut brusque, violent. Des flashs rapides d’images s’enchainèrent devant lui. Il voyait sous différent angle une salle blanchâtre aux arrêtes arrondis. Des pans de ce dôme avaient disparus, laissant voir des ténèbres orageuses qui n’avaient rien de rassurantes. Dans la pièce, plusieurs individus se faisaient face, certains paraissant plus actifs que d’autres. Rick pu reconnaitre Hyde dans le lot, faisant face à une copie conforme de lui-même qui devait être la représentation mentale d’Alex Dumont. Le Bostonnais n’eut aucune peine à identifié Peter, Sylar et Claire, ces acteurs récurant dans la vie de Rick à l’époque des Sons of Liberty. Ils avaient cependant l’air engourdis, comme s’ils n’étaient que des spectateurs inactifs d’un spectacle pour le moins très ennuyeux. Il y avait aussi deux jeunes demoiselles, une asiatique et une petite blonde, dont les identités échappaient totalement à la connaissance du Maitre des virus. Plus le jeune homme se concentrait, plus les images se stabilisait, comme s’il ajustait un poste de télévision défectueux. Il se sentait fort dans ce monde psychique, capable d’influence le cours des choses. Sa capacité possédait certainement des possibilités qui lui étaient encore totalement abstraites. Dans un grand effort mental, il s’imposa dans la pièce, apparaissant visuellement aux témoins comme une forme spectrale et translucide de lui-même.
« Dumont… Je n’ai pas beaucoup de temps… Je suis venu pour t’aider à vaincre ce monstre, et tu dois réussir à tout prix, alors accepte ce petit cadeau de ma part… »
Utilisant de son mince contrôle sur cet environnement mental, Rick s’efforça de tenir Hyde à distance. Pestilence se concentra pour renforcer le dôme, puisant directement son énergie de la confrontation prenant place entre Dumont et Hyde. Le Carnassier devait comprendre qu’il ne s’agissait pas d’un assaut télépathique usuel, et que l’influence qu’imposait son adversaire était hors de son contrôle car directement lié à sa propre puissance. Lentement, les pans de murs qui s’étaient fait absorber dans les ténèbres se reformèrent, frêles, mais bien présents. La blancheur de la pièce fut nuancée d’un vert jade identique à la teinte des iris du Maitre des virus, qui sentait que c’était une juste vengeance face au sort que le Carnassier lui avait imposé dans le monde physique. Hyde pouvait sentir un certain malaise l’envahir, comme s’il était pris de douloureuses nausées qui venaient brouiller sa concentration.
« Voilà, je crois que j’ai fais ma part pour ce qui est de… comment vous dites déjà? Sauver le monde…? »
Un sourire satisfait vint éclairer le visage spectral de Rick. Il savait qu’il ne pouvait faire durer ce petit tour de passe-passe bien longtemps, mais au moins, il donnait une chance de plus à Dumont de prendre le dessus. Subitement, un orbe de lumière traversa la pièce, attirant le regard de touts les spectateurs présents. Peu importe de quoi il s’agissait, ça devait avoir une importance capitale dans la suite des évènements…
***
Alors que Rick s’efforçait de maintenir son contrôle sur le monde irréel de l’esprit de Dumont, il perdait lentement le contact avec son propre corps. Il s’effondra au sol, apparemment inconscient. Le Terroriste en puissance s’était brûlé à jouer les héros, et il allait devoir en payer le prix…
Liam Caldwell
Nombre de messages: 1548 Age: 21 Pouvoirs: Jeunesse Eternelle; Force et Vitesse Surhumaines // POWERLESS Côté Coeur: Rien, le vide quasi intégrale Date d'inscription: 21/02/2009
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Sujet: Re: Ombres et Lumières [CdA 1] Jeu 2 Fév - 0:22
Liam regarda le sang commencer à couler. visiblement, ce jeune avorton n'était pas quelqu'un de très obéissant et semblait un brin raciste. Deux choses que Liam ne supportait que difficilement. Tout en tombant à genou, il sortit une dernière grenade et la dégoupilla légèrement, la laissant tomber dans l'argile qui venait de le blesser et retournait maintenant, pour ce qu'il pouvait en juger, dans le corps de son agresseur. Il n'avait visiblement pas remarqué la surprise qui allait s'incruster dans son corps d'argile, ce qui n'était pas plus mal, ça allait faire une petite surprise pour plus tard, un cadeau inattendu. La deuxième manche en quelque sorte, sans mettre plus en danger que ça l'indien demi-mortel.
La fatigue s'empara de Liam, violemment. Il avait été bien trop blessé, malgré ses capacités hors normes, il n'avait pas la capacité de régénération de Petrelli, son sang coulait abondamment. Sa vision e troublait encore une fois. Il retomba à genou et ne pu que regarder partir les différents acteurs de la prophétie. Le plus important était sauf, Petrelli était toujours vivant. enfin. pour l'instant. Liam s'écroula face contre terre. Le contact froid de la terre lui redonna quelques lueurs de lucidités alors qu'il commençait à sombrer dans les limbes. Il tenta de puiser dans ses réserves pour fermer les plaies qui le vidaient de son sang Il y parvint au prix d'un énorme effort. il était difficile de voir les blessures puisqu'elles étaient à l'intérieur, aussi se concentrait-il pour essayer de sentir d'où le sang coulait, visiblement ce n'était pas une seule blessure et cela lui demanda du temps pour combler toutes ces crevasses créées par l'argile. Il regarda autour de lui, pour la première fois depuis longtemps, il se retrouvait seul. Seul au milieu des débris de Central Park, alors que la tempête s'amplifiait, sans doute déclenchée par cette amnésie de Peter, lui empêchant de prendre en main ses pouvoirs. L'indien était faible, jamais il n'avait été aussi proche de la mort, xcepté lors de son duel avec Hyde si tant est que l'on puisse appeler ça un duel. Un duel suppose une certain équité enter les duellistes, ici il n'y avait rie, juste des némsis, la vie face à la mort. La mort l'emporte. Comme toujours. Là encore elle était sur le point de l'emporter. Liam était aux portes de l'Hadès,, fatigué, blasé par son inutilité dans cet affrontement de titan. Il en venait même à se demander en quoi sa présence avait été nécessaire. visiblement, il avait amené plus d'ennuis par sa présence qu'il n'avait aidé. S'il n'avait pas tiré à l'aveugle, Peter aurait déjà finit son affrontement avec Hyde. Ils seraient tous repartis dans leurs maisons champignons pour manger des soupes de carotte, hm nnon, je m'égare, ceci est une autre histoire, foutu délire.
Mais non. Il était là. En mauvais état. Inutile. Il ne lui restait plus qu'à fuir, se cacher. Il ne pouvait espérer rejoindre l'affrontement dans cet état. il ne se remettrait sans doute pas avant plusieurs jours. Ce traitre. Il lui ferait payer. Il ne savait pas encore comment. mais il lui ferait très chèrement payer. La surprise qu'il lui avait laissé n'était que la deuxième manche. Il en faudra une troisième pour les départager. En attendant. Liam se traîna vers le petit pont de Central Park, là où se réfugient les clochards pour dormir la nuit. Il jetta ses habits chics et les brûla à l'aide de son briquet puis posa son dos contre la paroi et attendit il ne savait quoi. La fin. Un éventuel secours. Il n'avait plus rien. Son énergie le quittait, il sombrait dans un léger coma, tandis que ses stocks de sang se refaisaient lentement. Il n'avait rien à manger pour recharger ses batteries, à peine avait-il ses papiers sur lui. Il ne savait pas encore ce qu'li dirait à la personne qui le trouverait. Il n'avait qu'une certitude, il irait voir Angela, s'il s'en sortait.
*J'espère que tout se passe comme prévu Angela, j'espère vraiment que Hyde saura être arrêté. Je ne peux rien faire de plus. tu m'excuseras.*
Ses yeux se fermèrent, l'inconscience l'emporta dans les méandres de sa conscience.
Le vent souffla. Et puis. Il s'arrêta, mais ça, Liam ne le sentit pas, il n'avait plus conscience de rien, plus de sensation avec le monde extérieur, il n'était plus qu'un esprit flottant à l'intérieur de lui même, cherchant à rester dans ce corps, glissant sur les parois.
Daniel Langton Some kind of Monster
Nombre de messages: 276 Age: 21 Pouvoirs: contrôle et création de l'argile Date d'inscription: 22/02/2011
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Sujet: Re: Ombres et Lumières [CdA 1] Sam 4 Fév - 23:28
Daniel espérait fuir, réellement. Sous la forme d'argile il espérait se cacher dans se cacher dans ce dédale. L'homme d'argile commençait à connaître les égouts de New-York. En effet, sa dernière folie était de kidnapper certains élèves populaire du campus et de voir leur réaction de panique dans les égouts. Une vidéo de leur exploit nocturne finissait rapidement dans la boite mail d'une majoritée d'étudiant.
Clayface tendit sa main en direction de la plaque d'égout quand soudain une partie d'argile explosa. Ce traite de peau rouge avait dû lui laisser un souvenir. La prochaine fois qu'il le verrai, Daniel ne s'empêchera pas de lui faire bouffer son tipi. Le temps de se rassemblait et de reprendre Peter sous le bois. Les compères qui s'était adonné à un plaisir interdit était de retour. Il fallait croire que le couple avait fini leur dispute conjugale. L'iroquois et son pote n'avaient pas pu les retenir bien longtemps. Daniel allait pouvoir dire vraisemblablement au revoir à sa Téquila.
L'un des protagonistes tendit sa main vers Danny. En un instant l'homme sentit alors toute son énergie vitale disparaître. Toute l'argile se dissipa pour ne laisser place qu'a de la poussière. C'est ainsi que Clayface disparu dans ses rêves.
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Daniel se trouvait dans la même situation que lors de sa rencontre avec son père et son frère. Il avait la même sensation, celle d'être spectateur de sa vie. En face de lui, il était là, il était toujours là . L'entité devait de plus en plus prendre place dans l'esprit de Daniel. Ses yeux vert était oppressant. Daniel ne pouvait voir que ça. L'entité tournait autour de Mr Langton.
Daniel... Daniel...Daniel...Quand vas-tu comprendre ? Tu aurais dû me laisser faire depuis longtemps. Il faut que je te montre encore ce qu'ils t'ont fait ?! Ce qu'ils nous ont fait. Cet homme qui t'as vaincu...Lui, il a libéré sa rage... Sa haine car il n'y a que la passion ! La paix est un mensonge... Toutes les personnes qui te prétendent le contraire mentent !
Daniel était secoué par ce qu'il venait d'entendre. Le monstre avait raison. Son père et son frère étaient pleins de promesse. Cependant, il fallait voir la réalité. Mr Langton n'était pas Mr Keller et ne le serait jamais. Il ne devait pas obliger ses origines. Daniel se rappelait de chaque décharge électrique, de chaque insulte de ce qu'était sa vie à ce moment.
Il faut croire que tu me connais mieux que je me connais moi même... Let's rock !
Daniel serra alors la main à l'entité. Tout en souriant, il venait de faire un choix. Ce chemin amènerait certaines le plus de sang et de sang. Cela dura quelques secondes suite à ca Daniel voyait tout ce qu'il l'entourait se dissipe.
Ne t'inquiète pas Daniel, Clayface fera bientôt parler de lui.
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Gueule d'argile refaisait surface dans la réalité. L'homme était vidé de toute énergie. Cependant de poussière était devenu une flaque d'argile. La scène venait d'évoluer. En effet, l'homme que devait protéger Daniel avait le cerveau en sang. Mr Langton venait de perdre sa Tequila.
Clayface attendait son moment pour refaire surface. Il ne pouvait pas bouger sans attirer l'attention.
Alex Dumont Lifebender
Nombre de messages: 1853 Age: 29 Pouvoirs: Ressent et mobilise les énergies vitales Côté Coeur: bande de p'tits curieux ... elle le sait très bien. Date d'inscription: 19/09/2007
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Sujet: Re: Ombres et Lumières [CdA 1] Dim 5 Fév - 3:48
A la question de l’entité, Sylar tenta de plaider sa cause, assurant qu’il n’était absolument pas dans son intérêt personnel de trahir une nouvelle fois son allié. Cette fois-ci, il garantissait tenir sa parole. Mieux, il souhaitait rendre à Peter sa mémoire afin que la vengeance de Hyde puisse être totale. Sceptique, l’entité n’eut pourtant pas l’occasion de donner son avis. D’un geste, le sociopathe figea son interlocuteur dans un carcan de glace avant de disparaitre avec Peter. Ce fut l’occasion pour Rick d’agir sur la psyché de son adversaire.
* * *
Poussée à son paroxysme, la présence de l’entité semblait à elle seule capable d’écraser Lisa et son père. Dans ce monde, sa puissance ne semblait connaitre aucune limite. Si Alex ne parvenait pas rapidement à prendre le dessus, la jeune rousse ne pariait pas cher de leur vie. Pourtant, elle savait son père sur la bonne voie, restait à espérer qu’il aurait le temps de totalement prendre son destin en main. Qui plus est, un nouvel écho ne tarderait plus à faire son apparition. Au fond d’elle, Lisa priait pour que ce nouvel intervenant soit en mesure d’apporter plus d’aide à Alex qu’à l’entité. Dans le cas contraire, ce serait très certainement le dernier écho que verraient les deux Dumont avant d’être réduits à néant.
Pourtant, avant que cette dernière révélation ne se matérialise, un autre intervenant fit son apparition. Ce visage, Lisa le connaissait. Dès sa plus jeune enfance, cet homme avait été associé à la chute des civilisations, à la déchéance de l’humanité. A l’instar de Liam et Alexis, Rick Baneson était l’un des instigateurs de la fin de l’espoir. Lorsqu’elle le vit apparaitre, elle ne comprit pas comment il avait bien pu arriver ici, ni même pourquoi. De son côté, Alex n’avait qu’une vague idée de l’identité de cet homme. Il avait vu son visage dans les journaux télévisés suite à l’incident avec la Statue de la Liberté. De Baneson, il ne savait que ce que la presse lui avait révélé et ce que Peter lui avait appris.
La forme évanescente de Rick contrastait avec celle des échos, prouvant qu’il n’était pas l’un d’eux. De toute manière, Alex n’ayant jamais usé de son pouvoir sur lui, il ne pouvait en être. Etrangement, le discours de Baneson fut aux antipodes de ce que l’on aurait pu attendre d’un individu comme lui. Il semblait être venu pour apporter son soutien à Alex, pour l’aider dans sa lutte contre l’entité. Le français et sa fille ignoraient totalement la tournure des évènements à l’extérieur, mais pour qu’un tel personnage en vienne à se rallier à eux, c’était certainement que les choses étaient peu glorieuses dehors. Se regardant mutuellement, Alex et Lisa purent constater que l’un comme l’autre en avait tiré la même conclusion : Peter n’était pas parvenu à contenir la folie destructrice de l’entité. Si rien n’était fait, ce serait très certainement le monde lui-même qui serait en péril.
Sur le visage de Rick, ses traits se tordirent sous la concentration. Au prix de ce qui semblait être un immense effort, il fit faire à Famine quelques pas en arrière, imposant sa volonté au monstre. Dans un même temps, une partie du dôme d’Alex sembla se régénérer, offrant un répit supplémentaire aux personnes qu’il abritait. La délicate et discrète teinte émeraude qui apparut fit comprendre au père et à la fille le sacrifice que Rick venait de faire. C’était une part de lui que ce criminel sur le chemin de la rédemption venait d’offrir pour assurer l’avenir de tous.
Le regard d’ambre de l’entité gagna alors subitement en intensité, semblant luire une fraction de seconde lorsqu’elle réalisa que Rick ne pourrait tenir encore bien longtemps. Un fin sourire de satisfaction apparut alors au coin des lèvres du Carnassier. Immobilisé pour le moment par la force mentale que Baneson lui imposait, d’ici peu, ce petit manège prendrait fin.
Le cinquième écho psychique sembla alors irradier d’avantage, certainement sur le point de se révéler.
Rick ne pouvait plus tenir à présent. Se tournant vers lui, l’entité tendit une main dans sa direction, projetant une vague de volonté sombre.
« BOOM DE YADA ! »
Dans la seconde, le spectre de Rick disparut dans des volutes de vapeurs couleur jade, alors que l’entité éclatait d’un rire sadique, à présent libre de ses mouvements.
« Enfin tranquille ! »
Ce fut à ce moment là que l’écho échangea sa forme sphérique pour une silhouette humanoïde à la morphologie féminine. Un flash lumineux plus tard, tous pouvaient à présent découvrir l’identité de ce nouvel écho. Une jeune femme à l’abondante chevelure rousse se tenait debout dans la pièce. A sa vue, l’entité grimaça, se rappelant l’échec qu’il avait dû endurer la dernière fois qu’il s’était trouvé face à cette femme. La volonté d’Alex encore trop vivace avait alors retenu la main assassine de Famine.
En reconnaissant Kerry, les yeux d’Alex s’illuminèrent de joie et un large sourire apparut sur son visage. Lisa, de son côté, fut soulagée de voir ce nouvel allié se présenter.
Kerry, l’air impassible se tourna alors vers Alex.
« Alex, mon chéri. Combien de fois on s'est retrouvé dans une situation semblable à celle-ci ? Beaucoup trop à mon goût. Je veux m’excuser pour ne peux avoir pu te tirer de là la dernière fois. Tu n'aurais pas du te retrouver ici. Il faut que tu reprennes ta place et cette fois-ci je vais faire en sorte que cette chose soit vaincue et que tu puisses sortir d'ici car rien n'est perdu d'avance. Si j'ai appris une chose c'est bien celle-ci. Quand on croit qu'il n'y a plus rien à faire, que toute chance de s'en sortir semble avoir été anéantie il y a quand même une once d'espoir. La preuve je t'ai rencontré. J'étais perdue, sans avenir sans cet espoir que tu m'as donné. Laisse-moi te le donner en retour. »
D’un revers de manche, Alex essuya une larme naissante.
L’air grave, Kerry se tourna ensuite vers l’entité.
« Avant j'avais peur de toi, tu étais mon pire cauchemar, je te craignais par dessus tout mais désormais c'est terminé. Ça fait bien trop longtemps qu'on subit tes actions destructrices et surtout meurtrières. Ton existence doit prendre fin. Tu te crois invincible mais tu te trompes. La vérité c'est que personne ne l'est. On finit tous par disparaître, même si on est puissant comme toi. Tu nous sous-estimes mais tu fais une grave erreur. Cette journée pourrait bien être ta dernière. »
Dans un hurlement de rage, l’entité tenta de chasser l’apparition de Kerry de la même manière qu’il avait fait disparaitre Rick, en vain. Kerry vint se placer aux côté d’Asami avant de prendre la même position endormie.
Mais Alex n’avait pas perdu de temps alors que l’entité avait manifesté sa colère. Déjà, il avait fait un pas en avant, se rapprochant des échos. Il ne devait plus perdre une seconde et s’emparer immédiatement de la puissance qu’apporterait ce nouvel écho. Tendant une main vers Kerry, il se concentra sur ce qu’il ressentait le plus en pensant à la jeune femme : une passion sans limite, un amour inconditionnel, une force de volonté inébranlable. Pour elle, il était près à tout.
« Avec l’écho de Kerry, je renforce l’amour et l’amitié que j’éprouve pour tous les êtres qui me sont chers. Pour eux, je n’ai pas le droit à l’échec. Pour eux, je dois te vaincre ! »
* * *
Lorsque l’entité parvint à briser la fine couche de givre qui l’immobilisait, Sylar avait disparu avec Peter. De Daniel, il ne restait plus une seule trace. La seule personne qui était encore présente était ce déchet de Baneson, dans un état pitoyable.
Ce fut ce moment que choisit Sylar pour réapparaitre, accompagné d’un Peter en piteux état. Visiblement, le tueur avait torturé le jeune Petrelli. Si c’était de cette manière qu’il espérait lui rendre la mémoire, c’était certainement sans espoir. Le serial killer annonça alors qu’il en avait terminé avec lui et disparut.
Dégoulinant de sang, Peter aurait presque pu envier l’état de Rick, le bostonnais s’en sortant au finale certainement mieux. La folie avait vraisemblablement brisé Peter, ce dernier, presque hilare, ne cessait de sortir des absurdités à l’entité. A l’en croire, il était passé par un tel degré de souffrance physique, qu’à présent, tout ce qu’il pourrait endurer se comparerait à des caresses.
Les yeux plissés, l’entité observa son ennemi avec mépris. Ce typé était une épave, qui plus est, une épave dénuée de la moindre mémoire. Sa vengeance, s’il l’appliquait maintenant, n’aurait aucune valeur. Son projet était brisé parce que cet avorton venait de perdre les pédales.
Quelques secondes, Famine resta silencieux, debout devant Peter, à l’observer. Puis, finalement, il s’approcha de lui. Ruminant sa haine, il braqua son regard de prédateur dans les yeux du jeune homme, observant les ravages de la folie engendrée par la souffrance physique. Et alors, un fin sourire transpirant de sadisme traversa le visage impitoyable du cavalier.
« Peter … pauvre Peter … tu es … cassé. Visiblement, tu n’es pas à l’épreuve de tout … contrairement à ce qu’on aurait pu penser de toi … Tu as traversé l’épreuve de la chaire, la torture physique ayant poussé ton corps jusqu’à ses ultimes limites … et tu penses avoir tout enduré … tu crois que rien ne pourrait être pire que le cauchemar que tu viens d’endurer … Alors c’est donc vrai … tu as oublié qui je suis pour douter ainsi de moi. »
D’une main, l’entité caressa la joue de Peter, sentant sous sa peau, l’énergie du jeune homme se recharger. Effectivement, il était loin d’être au mieux de sa forme. Cependant, lentement mais surement, le Carnassier sentait que le jeune homme récupérait ses forces.
« Et bien … nous allons remédier à ça. »
De sa main qui effleurait la joue de Peter, l’entité saisit le jeune homme sur le dessus du crâne, lui instillant la vie à des endroits bien précis de son encéphale lésé. Sous ses doigts, Famine put sentir les énergies vivifiantes œuvrer, réparant les connexions nerveuses et restaurant les liens synaptiques du new yorkais. Ainsi, sa mémoire lui reviendrait progressivement. Avec le temps, il récupèrerait ce trésor fabuleux que sont les souvenirs qui font d’une personne ce qu’elle est. Avec ce processus, Peter se rappellerait d’ici quelques minutes les informations importantes de sa vie.
Relâchant Peter, l’entité s’écarta de lui, satisfaite de son travail.
« Voilà qui devrait remettre un peu d’ordre dans cette petite tête. J’imagine qu’à présent, tu me remets, n’est-ce pas ? Et bien entendu, tu te rappelles également que tu n’es pas seul ici bas. Tu te souviens de toutes ces personnes qui te sont si chères, tous ces êtres aimés. Tu m’as défié Peter en prétendant ne rien pouvoir connaitre de pire que les sévices de Sylar ! A présent, tu vas traverser l’épreuve de l’esprit … la souffrance psychologique, celle qui transcende la chaire. Inutile de chercher la mort, je ne te l’offrirai pas immédiatement … non … »
Posant sa main sur l’épaule de Peter, l’entité y déroba une quantité conséquente de force.
« A genoux devant moi pour commencer ! »
Satisfait, Famine se permit de sourire devant la vue d’un Peter qui peu à peu semblait comprendre ce qui l’attendait, sa mémoire lui revenant progressivement à mesure que les influx nerveux traversaient de nouveau correctement son encéphale.
« Ils sont si nombreux … tant de jouer que je vais pouvoir m’amuser à briser devant toi … Oh bien sûr, cette chère Angela fera partie de la liste … maman vivra réellement l’un de ses cauchemars pour une fois, et ceci devant tes yeux. Barairo également sera de la fête. Nous la retrouverons ensemble, et ceci fait, tu assisteras à la fin d’Asami. Ce ne sera qu’un juste retour des choses … après tout, si cette peste n’avait pas été là à Tokyo, l’issue de notre première rencontre aurait très certainement été différente. Oh mais j’y suis … Lisa Dumont … cette stupide gamine qui se pensait de taille pour me vaincre … Tu sais qu’au moment où je te parle, cette idiote est coincée là. »
L’entité pointa alors son index sur sa tempe.
« Elle lutte autant qu’elle le peut, mais à présent, ça n’est qu’une question de minutes avant que j’oblitère irrémédiablement son esprit. Mais bon, rassure-toi. Elle ne périra pas seule. Elle est avec son père. »
Famine s’agenouilla alors pour être la même hauteur que Peter, plongeant une nouvelle fois son regard miel dans les yeux à présent lucides du jeune Petrelli.
« Alors … cette douleur que tu ressens dans ton cœur, n’est-elle pas pire que ce qu’a pu t’infliger Sylar ? N’est-il pas mille fois pire de savoir ceux qu’on aime en péril que de souffrir soi-même ? Leur agonie sera très longue … mais rassure-toi … la tienne sera éternelle ! »
* * *
« L’Amour … c’est si pitoyable et tellement cliché … Et tu crois réellement qu’un sentiment aussi stupide que ça va me mettre en échec ! Tu es d’une débilité affligeante hôte ! Il est temps que je mette un terme à tout ceci ! »
Concentrant son énergie, l’entité rassembla sous sa coupe la puissance de l’écho de Peter, le pouvoir de celui de Sylar et vivacité de Claire. Toutes ces forces remontèrent en lui tel un tsunami de force brute. Braquant d’un mouvement sec son bras en direction d’Alex, le Carnassier libéra une trombe d’énergie létale sous l’apparence d’un éclair violacé filant droit sur le français. Concentré de haine et de puissance, cette énergie dévastatrice était certainement à même de terrasser un immortel sur le champ.
Lisa s’interposa juste à temps entre le tir mortel et son père, mobilisant en une fraction de seconde l’étendue de toute la puissance télépathique que lui avait léguée le Peter du futur. Ainsi, elle dressa une barrière télépathique devant elle. Dans un bruit de fin du monde, une vive lumière crépusculaire inonda ce plan d’existence spirituel au moment de l’impact titanesque, forçant Alex à se protéger les yeux de son bras. Lorsque les énergies colossales libérées se dissipèrent, le jeune homme baissa son bras et constata avec horreur qu’à présent, il était seul face à son adversaire.
« Lisa ! Lisa !!! T’as fait quoi enfoiré !?
- Réjouis-toi crétin ! C’était le sort que je te réservais normalement ! Mais cette garce aura une nouvelle fois tout fait capoter ! Au moins, maintenant, elle ne sera plus dans mes pattes pour m’empêcher d’agir comme je l’entends ! », cracha l’entité essoufflée.
Alex, de son côté, était partagé entre le désespoir d’avoir perdu sa fille et une sombre colère à l’encontre de l’être qui se dressait devant lui. Visiblement, cette attaque avait puisé en masse dans les ressources de l’entité. Pourtant, Famine pouvait compter sur le potentiel illimité de Peter et de Claire, combiné à la puissance de Sylar. D’ici peu, il aurait récupéré et pourrait de nouveau frapper. Si Alex voulait agir, il le savait, c’était maintenant. Il voulait pleurer la disparition de sa fille, pourtant, il ne pouvait pas se le permettre. Pour elle, pour le sacrifice auquel elle avait consenti, il se devait de tenter le tout pour le tout, quitte à y laisser à son tour la vie.
Les yeux emplis de larmes, il regarda les échos, toujours aussi immobiles.
« Malgré tout ce que tu me fais subir, malgré toutes les horreurs que tu m’imposes, je n’oublie pas quelles sont mes armes. Je n’oublie pas quelles sont leurs armes ! Je garde l’espoir insufflé par une jeune asiatique de te vaincre et de revoir tous les gens qui sont chers à mon cœur, pour eux, je ne baisserai pas les bras … car c’est ainsi qu’agirait Kerry pour les gens qu’elle aime ! »
Tendant une main vers l’avatar de Peter, Alex poursuivit, sentant la présence de son ami remonter le long de son bras, pour finalement entrer en symbiose avec les essences d’Asami et de Kerry.
« C’est le courage que m’offre à présent Peter … le courage de dire stop à ta tyrannie et de me dresser une ultime fois face à toi !
- Attends ! Comment est-ce que tu peux ?!
- Je le peux parce que c’est moi qu’ils ont choisi de suivre ! »
A présent, Alex pouvait lire le doute sur ce visage qui quelques secondes auparavant n’affichait que haine et colère. L’entité perdait du terrain. Le français parvenait à se connecter à trois des cinq échos, renversant la balance des forces mises en jeu.
« Tu as raison : ce petit jeu n’a que trop duré, il est temps d’y mettre un terme ! Maintenant ! »
* * *
Une grimace de contrariété traversa le visage de Famine une fraction de seconde. Se redressant, il fit un pas en arrière. Quelque chose était en train de changer. Pourtant, il ne devait rien laisser paraitre. Il tenait Peter. Sa vengeance et son apogée n’étaient qu’à quelques mètres. Ce n’était pas le moment de flancher.
Spoiler:
Merci à Emilie pour les propos de Kerry.
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Peter Petrelli
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Sujet: Re: Ombres et Lumières [CdA 1] Dim 5 Fév - 15:27
L’impuissance et la frustration de l’Entité se transformèrent très vite en une hilarité sadique. Il s’était mis en tête de reconstituer tous les souvenirs de Peter pour lui infliger les pires souffrances qui soient : celles du cœur, menaçant tous les êtres qui lui étaient chers et le conduisant tout droit vers la folie. Cela arrêta Petrelli net dans son délire. Et si tout cela n’était pas qu’une simple hallucination de drogué ? Quels étaient les risques ? Tout cela n’augurait absolument rien de bon.
S’approchant de lui, Hyde posa ses mains sur sa tête couronnée d’une ligne ensanglanté marquant encore le scalp régénéré, et l’Américain commençait déjà à recouvrer ses forces vitales dérobées. Peter s’attendait à subir à nouveau des assauts douloureux et sadiques, mais l’Entité n’en fit rien. Elle se contenta de… parler. Au départ, la proie ne ressentait pas les effets de ce que son prédateur lui avait fait, mais peu à peu, au fil de son discours, des émotions commençaient à resurgir. En entendant les noms d’Angela, Asami et autres, Pet’ n’avait pas leurs visages en tête, mais son rythme cardiaque lui indiquait que ces personnes ne lui étaient pas étrangères. Ce n’était pas bon du tout. Refusant d’en écouter davantage, il posa les mains sur ses tempes, criant pour stopper le processus. Il les sentait tous se reconstituer pièce par pièce, ces souvenirs détruits. Cela pourrait bien lui être fatal s’il ne se contrôlait pas. Mais heureusement, comme dans toute amnésie, le premier type de mémoire à revenir est bien souvent la mémoire procédurale : celle de l’apprentissage, de ce que nous maîtrisons, que ce soit pour jouer d’un instrument, effectuer une tâche complexe ou… contrôler nos pouvoirs. Il les sentait en lui, ils ne constituaient plus ce flux confus et tourbillonnant de sensations étrangères. Il retrouvait cette familiarité qu’il entretenait avec la plupart de ces dons, acquis l’un après l’autre au cours de son existence.
Les mains toujours posées sur sa tempe, les yeux fermés, il essayait de toutes ses forces de ne pas se rappeler, devant un Hyde qui savourait sa victoire avec cruauté. L’Entité cherchait, prénom par prénom, ceux qui feraient naître en Peter les souffrances les plus violentes. Il ne pouvait pas se souvenir, pas maintenant. Ses battements de cœur s’accéléraient, mais il restait concentré, à genoux, les yeux fermés. L’effort faisait naître des perles de sueur sur son front, atténuant les marques de sang. Tout à coup, Le Monstre eut un mouvement de recul, comme si quelque chose venait de se produire, de perturber ses pensées. Ne perdant pas une seconde, Peter saisit l’occasion. Son expression de concentration et de peur se transforma en un sourire malicieux, et ses yeux se rouvrirent, laissant apparaître un regard défiant.
Tendant la main vers son ennemi, il se mit à drainer autant d’essence vitale qu’il le put en un temps record. C’était comme boire une série de pintes à la suite, sans s’arrêter. Il aurait presque suffoqué sous le poids d’une telle puissance qui gagnait son corps affaibli, mais il en avait besoin, pour regagner des forces, mais aussi pour surprendre son adversaire. La puissance le gagnait, il se sentait beaucoup plus fort, beaucoup plus vivant. Il fut très rapidement capable de se relever, et fit face à un Hyde chancelant.
- Tu croyais que j’étais bêtement en train de m’apitoyer sur mon sort, pauvre imbécile ? Je ne sais pas d’où il vient, mais j’ai retrouvé ce pouvoir me permettant de manipuler les souvenirs.
Petrelli ignorait qu’il provenait en réalité de l’Haïtien, croisé quelques années auparavant, mais il le maitrisait et c’était le plus important.
- Tous ces souvenirs qui se reconstituaient peu à peu par ta faute, je les ai enfermés dans un coin de mon esprit, c’est ce à quoi je m’employais pendant que tu essayais de me torturer. Ce n’est pas un acte égoïste, juste un sacrifice nécessaire. Je n’ai plus le souvenir de ce que tu me disais, ni de ce à quoi c’était lié, mais je sais que ça ne constitue plus une faiblesse pour moi à présent. J’espère pouvoir un jour retrouver la clé que je viens de jeter, je fais confiance en le destin pour me les ramener. Et en attendant…
Ayant assez perdu de temps en bavardages, Peter ne voulait pas laisser le temps à Hyde de reprendre le dessus. Imitant la dernière personne qu’il aurait désiré prendre en exemple, il lança une gerbe glaciale qui vint s’abattre sur le crâne de l’Entité, lui congelant une nouvelle fois la tête.
- Une fois c’est bien, mais deux c’est mieux. Tu peux remercier ton ami Sylar pour m’avoir donné l’idée. Ca te calmera pour un petit temps.
Il ignorait pourquoi il ne l’avait pas tout simplement tué. Il avait tout simplement le pressentiment que ce n’était pas la bonne solution. Cependant, il posa une main sur l’épaule de la Bête paralysée, et draina encore plus d’essence vitale. Cela prit un temps considérable, cette chose devait avoir emmagasiné des ressources colossales pour avoir autant de puissance. Après plusieurs minutes de concentration, Peter était empli de cette force enivrante. Il était au bord de l’extase, et devait bien avouer que ce breuvage invisible avait de quoi rendre accro. Cela dit, il ne ressentait pas le besoin de garder tant de vie pour lui. Tournant les talons, il s’éloigna de Hyde, et se dirigea vers Central Park. La tempête s’était calmée, laissant place à un ciel plus serein et dégagé, dont les premiers fragments bleus donnaient l’occasion à quelques rayons de soleil de filtrer et s’abattre sur New York.
Arrivé au parc, Peter constata les dégâts. Ce n’était vraiment pas beau à voir. L’Indien gisait au sol, aux bords de la mort. Plus de passants, ni d’oiseaux car plus un seul arbre pour les accueillir. Il n’y avait que désert, cendres et désolation. Quelques blessés s’étaient réfugiés dans de petites ruelles avoisinantes. C’en était trop, cet endroit avait trop souffert.
Peter ferma les yeux, posté au beau milieu de ce parc qui n’était plus qu’un amas de débris, et il éleva les bras. Dans cette posture biblique, il inspira un bon coup, puis laissa s’échapper d’un coup toute cette vie volée, cette essence vitale qui n’était ni la sienne, ni celle de Hyde, et qui revenait à ceux qui la méritaient, ceux qui l’avaient perdue et étaient désormais rongé par la souffrance et le désespoir. Peu à peu, la verdure recommença à pousser, les fleurs et les feuilles naquirent des branches d’arbres à nouveau traversés par la sève. L’eau reprenait sa teinte transparente, et les poissons qui y flottaient à la surface se remirent à s’agiter. L’Indien reprit ses forces, comme tous les autres blessés à des kilomètres à la ronde. La vie qui s’était arrêtée, emmagasinée par Le Monstre, venait d’être rendue. A nouveau, le chant des oiseaux et les aboiements heureux des chiens se firent entendre, suivis de cris de joie un peu partout dans la ville. Les familles se retrouvaient, bien vivantes et même indemnes. Hyde avait volé tant d’énergie vitale, rongé par sa propre soif de pouvoir, qu’il y en avait suffisamment pour soigner la moitié de la Grosse Pomme. C’était tout simplement hallucinant.
Tout à coup, il entendit un cri derrière lui. Un enfant appelait ses copains, désignant Petrelli du doigt.
- C’est lui, là-bas, je l’ai vu ! J’ai tout filmé avec mon portable, ça va faire un malheur sur YouTube les gars, je vais devenir célèbre !
Les gamins se jetèrent sur Peter, sourire au visage, le tirant de tous les côtés.
- Dis, dis, c’est toi qui nous as tous sauvés ?demanda l’un.
- Comment t’as fait ça ? C’était incroyable ! Je veux devenir un super-héros comme toi !s'écria un autre.
Derrière eux, les familles commençaient à émerger de l’ombre, la peur et la méfiance ayant laissé place à une certaine reconnaissance. Peut-être avaient-ils fini par réaliser que les personnes détenant des pouvoirs n’étaient pas forcément viles et cruelles. Qu’ils avaient du bon en eux, qu’il y avait encore de l’humanité dans ces êtres si différents. Peu à peu, les gens arrivaient, attirés par la foule et le débordement de joie qui provenait de Central Park. Ce lieu qui, quelques instants auparavant, n’était que mort, désespoir et désolation, était redevenu un havre de paix où grouillait la vie, mais surtout l’amour. L’amour de personnes qui se retrouvaient, pensant avoir tout perdu, ayant perdu tout espoir. Devant tant de monde, Peter ne savait comment réagir. Lui qui était si humble, était seulement comblé de voir que ce à quoi il avait toujours aspiré, son rêve de toujours, celui de sauver le monde, de répandre le bien autour de lui et d’aider les gens, se réalisait peu à peu. La bataille n’était pas encore finie, mais l’espoir et la reconnaissance qui se répandaient à cet instant constituaient une force inestimable à ses yeux.
Son attention fut attirée par un bruit inattendu. Une personne se mit à taper dans les mains, suivie d’une autre, et encore une autre. Comme une trainée de poudre, les applaudissements s’étalèrent dans tout le parc. Peter regardait autour de lui cette foule rassemblée pour l’acclamer lui, enfin reconnaissante de ce qu’il avait fait pour l’humanité. Soudain, la foule s’écarta pour laisser passer des hommes en uniforme. Ce n’était pas la police, qui s’était étrangement défilée pour on ne sait quelle obscure raison, mais l’armée. Les militaires s’avançaient en rangs, menés par un haut gradé. Ce dernier s’approcha de Peter et lui tendit une main solennelle, mais empreinte de reconnaissance.
- Nous vous devons une fière chandelle, Peter Petrelli. Nous vous prenions pour une menace, mais grâce à vous, nous avons découvert qui étaient nos vrais ennemis. Mes supérieurs me gronderaient sans doute s’ils m’entendaient, car le gouvernement continue de traquer les gens comme vous, mais je me refuse d’obéir aux ordres lorsque ceux-ci sont de toute évidence contre tout principe moral.
A court de mots, Peter ne sut que répondre. Ses regrets refirent surface, venant engraisser sa modestie. Sans s’en rendre compte, il s’était même affranchi de la dette qu’il avait envers la ville et ses autorités depuis l’explosion de New York qu’il avait causée, levant le voile sur la véritable identité des responsables.
- Vous savez, je n’ai pas pu arrêter Sylar. C’est lui qui est à l’origine de tout cela, et il court toujours.
Pourquoi n’avait-il pas dénoncé l’Entité ? Peut-être parce qu’il ne connaissait pas son nom, mais aussi par ce que son cœur l’en empêchait. Il ignorait pourquoi, mais il savait que le garder en vie et en sécurité avait quelque chose d’important. C’était un sentiment plus fort que tout, plus fort que la raison ou la logique, que sa peur ou sa haine pour ce qu’il venait de subir. Un mystère qu’il ne pouvait élucider, mais dont il savait qu’il détenait la réponse, tout au fond de lui.
Le militaire éclata de rire en serrant chaleureusement la main de Petrelli.
- Ha ha ha ha, ne vous en faites pas mon vieux, on finira par le coincer cet enfoiré d'horloger !
Le sourire aux lèvres, l’homme posa une main sur l’épaule du sauveur.
- Je ne peux malheureusement pas vous garantir que vous serez dignement récompensé, tout ce que je peux faire est de vous laisser partir sans vous causer davantage de soucis. Vous en avez assez fait pour aujourd'hui, alors allez donc vous reposer mon vieux, vous en avez sûrement grand besoin.
Peter acquiesça. Il posa un regard bienveillant sur la foule, et en particulier sur l’Indien à nouveau sur pieds, avant de quitter les lieux, couvert par les cris et les applaudissements de la foule, où les familles étaient à nouveaux réunies, les couples enlacés, les blessés guéris. Il lui restait une dernière chose à faire.
Une fois retourné auprès de Hyde, Peter le regarda pensivement, quelques instants. Il ne pouvait pas l’éliminer, ce n’était pas dans sa nature, ce n’était pas sa mission. Constatant que la glace commençait à fondre, il en remit une couche, puis porta le corps immobile dans un terrain vague discret, non loin de là. Il s’assura de ne pas avoir été suivi.
Il étendit l’Entité dans l’herbe et s’assit à ses côtés. Il ne savait pas vraiment ce qu’il attendait, peut-être un signe, quelque chose qui lui indiquerait ce qu’il était censé faire. Mais il ne pouvait rien faire pour l’instant, sinon attendre.
Rick Baneson --Down with the Sickness --
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Sujet: Re: Ombres et Lumières [CdA 1] Mar 7 Fév - 21:22
La partie était terminée.
Rick avait tenté la mise complète, mettant de cotés les risques pour tenter de gagner gros. Contrairement à ses habitudes, il n’avait pas abandonné, ni tenté de faire une mise de coté pour sauver sa peau en cas d’échec, mais ça n’avait eu aucune importance au final.
Il avait perdu. S’en était fini pour lui.
Le Carnassier allait probablement torturer Peter jusqu’à ce que mort s’en suive, puis se tourner vers l’humanité toute entière. Ce monstre allait éradiquer tout ce qui vivait sur ce gros caillou qu’était la Terre, donnant naissance à un monde désertique où il régnerait, seul maître et roi de ceux qui lui auraient résisté. Rick allait être l’un d’entre eux, son corps recouvert des stigmates de cette foutue malédiction, chacune d’elles témoignant d’un douloureux souvenir. Décidément, le Maître des virus avait été fou de s’allier à Hyde. L’Entité n’avait aucune philosophie logique pour l’esprit simplet de Rick, lui qui pourtant cherchait à éliminer ceux qu’il jugeait trop faibles pour être dignes des ressources de sa planète. La destruction, vue sous deux angles totalement différents. Et alors que le Bostonnais se tortillait sur le bitume de cette rue crasseuse étrangement silencieuse de la Métropole, il réalisait qu’il payait le prix de cette différence. Son corps, si on mettait de coté la plaie béante qui ornait son viage, n’était pas en mauvais état, mais son esprit avait été totalement détruit, et il se trouvait entre la vie et la mort, incapable de se mouvoir et inconscient de ce qui l’entourait.
La partie était terminée.
Il avait perdu. S’en était fini pour lui.
***
L’effort de concentration était considérable, presque surhumain, surtout aux yeux d’un être aussi peu discipliné que Rick. Lui qui avait été si longtemps tourné vers les plaisirs superficiels et éphémères qu’avait à offrir la vie, il n’avait jamais vraiment cherché à s’entrainer dans le domaine des capacités mentales. Le Bostonnais était faible dans ce monde qui n’était pas le sien. Hyde le sentait très bien, comme le témoignait la vive étincelle qui brilla au fon de ses iris ambrés. Le Prédateur savait que sa proie, malgré cette bravade inconsidérée, n’allait pas pouvoir tenir bien plus longtemps. Lorsqu’il se sentit flancher, le Maitre des virus lança un dernier sourire sarcastique au Français.
« Aller, fous lui une raclée à ce salaud d’enfoi… »
Avant même d’avoir pu terminer sa phrase, Rick fut happé par une onde d’énergie sombre. Il perdit contact avec l’esprit d’Alex, mais était toujours incapable de rejoindre la réalité, son esprit étant encore bien trop faible pour reprendre le dessus. Le Bostonnais se retrouvait prisonnier de son propre corps, inconscient de ce qui l’entourait dans la rue. Pourtant, il continuait de vivre dans la conscience de ce monde immatériel. Était-il mort ? Avait-il succombé malgré les plans de souffrances éternelles qu’avait prévu pour lui le Carnassier. Le Maitre des virus n’avait aucun moyen de le savoir, si ce n’était que d’attendre, de patienter jusqu’à ce qu’un évènement quelconque lui indique la voie à suivre.
***
Rick reprit conscience de ce qui l’entourait, un peu comme s’il était en état de somnolence suite à un rêve particulièrement étrange. Le Bostonnais se redressa lentement, envahis d’un bienêtre que seules certaines drogues avaient pu lui procurer jusqu’à présent. Les nuages de la tempête laissaient petit à petit place à un soleil réconfortant, autant littéralement que dans l’esprit du jeune homme. Ses oreilles captaient l’écho lointain d’une salve d’applaudissement. Il aurait pu croire qu’ils avaient réussi à gagner, si ce n’était de la présence du corps inerte d’Hyde près de lui, le visage recouvert d’une épaisse couche de glace. Il était toujours vivant, et Peter n’était pas dans les parages, ce qui n’était clairement pas un bon présage. Rick porta instinctivement sa main à sa joue droite, y trouvant sans grande surprise cette plaie suintante de sang. Un homme normal aurait été effrayé à l’idée de voir cette blessure s’infecter, mais le Maître des virus avait la capacité de tenir les bactéries infectieuses loin de son système, ce qui était déjà d’un grand réconfort face à la détresse dans laquelle le poussait cette malédiction que lui avait imposé Famine.
À la grande joie de Rick, Peter revint sur les lieux du combat. Le Bostonnais était un peu pris entre ses ressentiments envers le cadet Petrelli et sa joie de savoir que tout ces sacrifices n’avaient pas été faits en vain. Lorsqu’ils s’étaient quittés, Peter était encore à l’état de légume, incapable de clairement s’exprimer et à peine apte à se tenir debout. Pourtant, à en juger par l’absence de Sylar et Liam et à l’inconscience de Daniel, le jeune homme avait mis l’Entité hors-combat, ce qui s’avérait être un brillant exploit même s’il ne s’agissait que d’une condition temporaire. Avec un sourire ironique, Rick regarda Peter en pointant sa propre blessure à la joue.
« Tu aurais pu me prévenir que la cicatrice était obligatoire pour entrer chez les héros… Tant de demoiselles qui ne pourront voir mon joli visage d’antan… »
Devant le regard confus du jeune homme, le Bostonnais ne pu s’empêcher de rigoler franchement, réaction en parfait contraste avec ce que l’on pouvait s’attendre d’un être qui portait sur ses épaules le poids du sort de l’humanité. Reprenant un peu son sérieux, il vint se ranger aux cotés de Peter, portant son regard sur le Carnassier. Il savait qu’à ce moment précis, le jeune Petrelli était vulnérable à l’expertise de la manipulation que possédait Pestilence. Pourtant, il ne succomba pas à la tentation et préféra opter pour l’honnêteté.
« Écoutes Peter, je sais que tu ne te souviens de rien, mais toi et moi, on n’a pas toujours été copains… loin de là en fait ! Pourtant, on aura à travailler ensemble dans les prochaines minutes si on veut espérer…Comment vous dites déjà ? Sauver le monde ? »
Rick eu un rictus moqueur devant ce qu’il venait de dire, conscient que ces mots paraissaient totalement contre nature entre ses lèvres.
« Peu importe… Je sais que je ne suis pas de taille dans ce duel des titans, mais tu peux compter sur moi jusqu’à la fin. Tu as un plan ? »
Question relativement pertinente, si on prenait en compte le fait que tout ce qui les séparait d’un des plus grande menace qu’ai connu l’humanité soit une couche de glace de plus en plus mince…
Alex Dumont Lifebender
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Sujet: Re: Ombres et Lumières [CdA 1] Jeu 9 Fév - 2:33
Le plan de l’entité semblait avoir échoué d’après les propos de Peter. Ce dernier avait sacrifié l’opportunité de retrouver sa mémoire, de récupérer ce qui faisait qu’il était lui, dans la seule optique de vaincre son adversaire, et ainsi de protéger l’humanité. Tant d’altruisme était hors de portée de la compréhension de Famine. Pour cette créature mue par le seul désir de croitre et de survivre, une telle démarche était inconcevable.
Avant que l’entité n’ait le temps de contre-attaquer, Peter frappa en premier, immobilisant son adversaire dans une enveloppe de glace. Pris ainsi au piège, le Carnassier ne pouvait que se focaliser sur les forces dont il était le réceptacle afin de se maintenir en vie. A chaque instant, il devait modeler les énergies vitales dont il était détenteur afin de réparer tous les dommages que le froid infligeait à son enveloppe charnelle.
Ce fut à ce moment là que l’entité réalisa qu’il était en train d’en perdre une partie, comme si quelque chose ou quelqu’un lui dérobait ce trésor qu’il s’était accaparé avec tant de convoitise et de minutie.
* * *
L’entité savait que Peter était en train de gagner du terrain dans le monde réel. L’explication tenait en un mot, ou plutôt, un prénom : Alex. Ce dernier était en train de déstabiliser l’ordre établit en pliant les échos à sa volonté, détournant ainsi une source du pouvoir du Carnassier. Si ce dernier ne parvenait à inverser la tendance, il ne pourrait pas tenir éternellement contre Peter.
Hurlant sa rage, il fit se fissurer encore d’avantage les protections du français sous la pression de sa colère. Puis, chargeant le jeune homme tel un animal avide de sang, il le percuta, le projetant au sol, avant de se jeter sur lui, les mains à la gorge.
« Tu … Ne … Briseras pas … Mon … Heure … de GLOIRE !!! Stupide animal !!! »
Pris de court, Alex n’avait pas eu la possibilité ni d’esquiver son adversaire, ni d’amortir le choc. Commençant à manquer de souffle, il tentait désespérément de desserrer l’étreinte de fer de son adversaire de son cou. Le visage rouge de haine, l’entité serrait la mâchoire à s’en gonfler les tempes. Son regard, habituellement déjà perturbant, était devenu insoutenable. Continuant de maintenir la pression sur le cou de son adversaire, il avait la ferme intention d’en terminer maintenant. En désespoir de cause, et par réflexe, Alex tenta de repousser son adversaire en lui plaquant une main sur le visage et en poussant de toutes les forces lui restant. Mais cela ne changeait rien : l’entité ne relâchait pas prise.
La vue troublée par le manque d’oxygène, Alex commençait à peiner pour voir son adversaire. Pourtant, ce visage … il ne le connaissait que trop bien. Ces traits ne lui étaient pas étrangers. Cette face, il savait à qui elle correspondait. Cet homme qui se tenait au dessus de lui, lui arrachant de seconde en seconde la vie, c’était lui ! C’était cette même personne qui, s’il ne l’arrêtait pas, allait s’en prendre aux êtres qui étaient chers au jeune homme : la femme qu’il aimait, son enfant, ses amis … Lisa … ce salaud avait tué l’une des personnes les plus chères pour Alex … Au fond de lui, son âme hurlait vengeance.
Sentant une nouvelle bouffée de force remonter en lui, comme une bouffée d’oxygène, Alex parvint à faire basculer son adversaire sur le côté, roulant avec lui pour finalement inverser les positions. Maintenant, c’était Alex qui tenait son double à la gorge, serrant de toutes ses forces.
« De Sylar, c’est la rage de vaincre que je reçois ! La rage de TE vaincre ! »
Une part de la haine que l’on pouvait lire sur le visage de l’entité avait laissé place à de l’incompréhension. Comment, alors qu’il était aux portes de la Mort, un simple humain pouvait-il encore trouver la force de se battre ? Un nouvel écho venait de plier à la volonté du français. Pourtant, Famine ne s’avouait pas vaincu. Certes son adversaire détenait à présent le contrôle de quatre des échos, mais le plus puissant d’entre eux restait encore en possession de l’entité : Claire Bennet et son potentiel si particulier.
Usant des ressources illimitées de la jeune américaine, le Carnassier propulsa en arrière le français en le frappant d’un coup sec de la paume au niveau du plexus solaire, coupant le souffle du jeune Dumont.
Alex se releva péniblement, la respiration douloureuse après un tel coup. De son côté, l’entité fit de même, mais avec un air beaucoup moins épuisé. Famine semblait récupérer toujours aussi rapidement malgré le fait qu’Alex rassemblait à lui les échos un à un.
« Très bien … tu ne me laisses pas le choix … Je voulais employer la manière douce avec toi … avec ton monde. Je voulais me contenter de t’effacer pour enfin être libéré de ta présence … pour ensuite pouvoir jouir pleinement des ressources que cette planète mettait à ma disposition. Mais je vois que tu résistes … Le temps va me manquer … et l’énergie surtout …
- Arrête ton baratin ! T’as perdu !
- Oui, et c’est sans doute pour ça que je suis toujours maitre de ce corps … Pourtant, tu n’as pas entièrement tort. Je lutte sur deux fronts … et mes ressources commencent à manquer … Et oui … Claire a beau être une jeune fille très intéressante, elle ne semble pas en mesure de soutenir deux efforts de guerre en même temps …
- Alors lâche l’affaire !
- Ou bien, il suffit que je me connecte à autre chose …
- Ah ouais ? Je sais pas si t’es au courant du-con-la-joie, mais j’crois que t’as fait le tour en matière de pile, non ? »
A cette question, l’entité éclata d’un rire franc. La vision des humains était si étroite. Cette remarque du français le prouvait une nouvelle fois. Incapable de s’élever, les humains ne pouvaient voir les choses que depuis leur point de vue.
« Claire n’est qu’une des nombreuses sources de puissances dans cet univers … Pourtant, vous voyez tous les jours une autre source de vie sans vous en rendre compte … Une source, bien au-delà de ce que peut offrir cette chère tête blonde … Vous vous reposez tellement dessus que vous semblez l’avoir oubliée …
- Tu bluffes !
- Et bien voyons si je bluffe comme tu le dis si bien ! Voyons voir ce que la Terre a à m’offrir. »
* * *
Toujours piégé dans son manteau de gel, Famine restait immobile, ses yeux ambre toujours ouverts à fixer le vide droit devant eux. Pourtant, même si l’entité était incapable du moindre mouvement, elle n’en demeurait pas moins capable d’agir sur un élément qu’elle ne maitrisait que trop bien.
Lentement, mais surement, les brins d’herbe autour du corps gelé commencèrent à perdre leur éclat, jaunissant, pour finalement se dessécher complètement. La terre elle-même finit par se craqueler et se fendiller comme sous l’effet d’un été trop long et trop chaud.
En quelques secondes, la zone de sol stérile autour du Carnassier s’étendit sur presque dix mètres, et le phénomène ne semblait pas vouloir s’arrêter.
* * *
L’entité était entrée depuis quelques secondes dans un état de concentration extrême. A présent, le dôme au dessus d’Alex ne cessait de se lézarder de plus en plus rapidement, laissant pénétrer par chacun des interstices ainsi créées, des volutes de brumes obscures et menaçantes. Ce brouillard, tel les tentacules d’une pieuvre géante, descendait depuis le sommet du dôme vers le lieu de l’affrontement.
A chaque seconde qui passait, des morceaux de plus en plus imposants de la barrière de protection du français disparaissaient, engloutis dans le cyclone qui sévissait au dessus, et permettant à d’avantage de brume de pénétrer ce sanctuaire.
Puis, subitement, un vent violent se leva, tourbillonnant et semblant vouloir tout aspirer en convergeant vers l’entité elle-même.
* Ah merde … il bluffait pas … *
Le jeune homme le savait, il devait trouver un moyen de stopper ce phénomène, même s’il ignorait la nature de ce dernier. Qu’est-ce que l’entité avait bien pu trafiquer encore pour accéder à une autre source de pouvoir ? Alex sentait déjà l’effet malsain de son adversaire. Il sentait des particules de vie quitter son corps, comme happées par Famine. Ce dernier devait être en train de pousser à son maximum sa capacité à drainer de l’essence vitale, afin de refaire le plein.
Alex devait gagner du temps et surtout, il devait comprendre. Hurlant pour tenter de couvrir le vent, il interrogea son adversaire.
« Ok ! C’est super ! Y a du vent et tu nous la joues à la Lost avec tes nuages noirs ! Mais ça change quoi ? T’as perdu ! Si j’ai bien suivi, Peter vient de te mettre une raclée, et ici … ici, je contrôle …
- Tu ne contrôles RIEN ! Crétin ! Vous êtes faits pour me servir et me nourrir ! Si vous ne voulez faire ni l’un ni l’autre, alors vous n’avez plus de raison d’être ! Ne va pas croire que les humains sont la seule source de vie dans le coin ! Votre planète elle-même est un réservoir dont tu ne soupçonnes pas le potentiel ! Puisque toi et tes copains voulez jouer aux plus malins, je vais stériliser ce monde !
- Mais t’es un grand malade ! Tu feras quoi une fois que tu auras tout dévasté ?!
- Si je ne domine pas, PERSONNE NE LE POURRA ! »
Avec effroi, Alex venait de comprendre ce que l’entité était en train de faire. Consciente qu’elle avait été battue et qu’elle ne pourrait accéder à son désir le plus cher, elle était en train de pratiquer la politique de la terre brûler, au sens littéral du terme. Cette chose était sur le point d’éradiquer toute vie par pure esprit de vengeance.
Malgré tout ce qu’Alex avait tenté pour empêcher cette créature d’agir, il avait échoué. Malgré tout le soutien qu’il avait reçu, il n’était pas parvenu à rester maître de son Destin. A cet instant, devant ce nouvel échec, il se sentait faible. Les choses semblaient ne jamais vouloir cesser de s’acharner. Comment pouvait-on encore espérer pouvoir s’en sortir et remonter la pente lorsque tous les efforts que l’on avait faits auparavant avaient été vains ? Le jeune homme n’était même pas certain qu’une seule personne ait déjà réussi un tel exploit.
Pourtant, il existait bien une personne qui avait relevé la tête et su prendre son destin en main. Il existait un exemple. A présent qu’il y pensait, c’était évident … et logique à la fois. Cette personne qui avait échangé son statut de victime pour un statut de battant, c’était Claire Bennet, le cinquième et dernier écho. Réalisant ça, Alex se mit à murmurer pour lui-même, alors qu’autour de lui, les ténèbres grouillantes s’approchaient dangereusement de lui, avec la ferme intention de le dévorer, tout comme elles l’avaient fait avec la structure du dôme.
« De Claire, je prends la volonté de changement … mais oui, c’est ça …
- Que dis-tu, insecte ?!
- Je dis que de Claire, j’accepte la volonté de changement, la volonté de me prendre en main pour améliorer mon quotidien ! », répéta le jeune homme d’une voie forte et assurée.
Dés lors, les trombes d’ombres semblèrent ralentir, puis elles reculèrent, comme si elles fuyaient quelque chose, cherchant à s’échapper par les mêmes brèches par lesquelles elles s’étaient introduites. Cependant, le vent ne s’arrêta pas. Alex était bel et bien parvenu à s’approprier les cinq échos, mais ça n’empêchait pourtant pas l’entité de continuer son œuvre d’Armageddon.
« Il est trop tard de tout manière ! Qu’importe tout ce que tu tenteras ! Tu ne peux plus arrêter l’inéluctable ! Ma haine consumera ce monde !
- Pas si je te détruis avant ! »
* * *
La pellicule de glace finissant par être trop fine, l’entité parvint à se libérer.
Autour d’elle, le sol poussiéreux et mort de Central Park s’étendait sur une quinzaine de mètres, laissant apparaitre des crevasses semblant vouloir exprimer l’agonie de la Terre. Le sol noir, semblait n’être composé que de charbon dans un spectacle de balafres béantes. En profondeur, le sol était meurtri, et le pouvoir de l’entité ne cessait de s’enfoncer toujours plus loin dans l’écorce terrestre.
Plaçant un genou à terre, l’entité s’accroupit, posant la paume de ses mains à même le sol. De son regard miel, il fusilla Peter.
« J’obtiendrai ma vengeance, quelqu’en soit le prix ! Tu n’as plus le choix Peter ! Baneson n’aura jamais assez de vitalité en lui pour m’approcher sans finir aussi sec que ce sol. Tu vas devoir tuer ce cher Alex toi-même ou bien, c’est cette planète entière que je vais anéantir sous tes yeux !»
* * *
S’élançant en direction de l’entité, Alex le frappa au visage, le forçant à reculer. Ne laissant pas le temps à son adversaire de récupérer son équilibre, il le frappa de nouveau, puis encore et encore. Et ainsi de suite, il frappa Famine, le faisant reculer pas à pas.
« Et que comptes-tu obtenir avec ça ? », ricana l’entité.
Finalement, lorsqu’Alex s’arrêta, les deux hommes n’étaient plus qu’à quelques pas des cinq échos psychiques toujours plongés dans une forme de catatonie. Face à eux, l’orbe lumineux, somme de tous les échos non libérés, continuait de léviter quelques dizaines de centimètres au dessus du sol.
« Voilà ce que je cherche à obtenir ! », répondit Alex en pointant du doigt l’orbe.
« Parce qu’il y a tant de choses que j’aime dans ce monde, parce qu’il y a tant de personnes qui me sont chères sur cette planète, parce que je garde l’espoir de vivre des jours meilleurs, pour tout ça, je trouve le courage de me battre et la rage de te vaincre, car aujourd’hui, j’ai décidé de prendre les choses en main pour apporter du changement ! »
Dés ce moment là, dés le dernier mot prononcé, les échos ouvrir les yeux à l’unisson, puis vinrent former un cercle autour d’Alex et de l’entité, avec au centre l’orbe. Finalement, ils posèrent leur regard sur l’orbe duquel ils étaient sortis.
« C’est fini ! JE suis le propriétaire de ce corps ! JE suis le détenteur de ce pouvoir ! JE suis le gardien de ces échos ! JE suis le maitre de mon Destin ! Alors disparais ! »
Sylar, premier écho à être apparu, fut également le premier à rejoindre l’orbe, aspiré d’un coup sec dans celui-ci. Puis, ce fut Claire, suivie de Peter. Asami partie en quatrième et enfin, Kerry disparue. Dés lors, le vent qui soufflait toujours sembla changer de sens, mais également d’allégeance, tout en gagnant en puissance. A présent, il ne soufflait plus de manière à attirer les choses vers l’entité, mais plutôt, vers l’orbe. Comprenant ce qui l’attendait, l’entité eut un air plutôt inquiet, ce qui était perturbant, car il semblait bien à Alex que c’était la première fois qu’il pouvait voir une telle expression sur le visage de famine. Commençant à se débattre contre le vent, l’entité chercha un moyen de s’éloigner de l’orbe, en vain.
« Non ! Noooon !!! NOOOOOOooooooo- »
Le hurlement du carnassier s’éteignit au même moment où il disparaissait, aspiré dans l’orbe. Aussi soudainement, le vent cessa et les ténèbres environnantes se dissipèrent, laissant place à une semi-clarté que l’on pouvait associer à l’aurore.
Dans ce lieu à présent serein, ne restaient plus qu’Alex debout devant la somme des échos grouillants et vrombissants.
Calmement, il s’approcha de l’orbe et soupira de soulagement. Puis, levant une main, il la posa au sommet de la sphère lumineuse. Aussitôt, elle disparut, comme aspirée par la paume du jeune homme.
C’était terminé. Il avait réussi.
* * *
Il était un genou à terre, les mains plaquées sur un sol stérile. A travers ses bras, il sentait la souffrance du monde. Se relevant brutalement, il coupa ce contact désagréable. Puis, regardant de ses yeux azur autour de lui, il reconnut Peter. Mais à en croire, l’expression sur le visage de ce dernier, le jeune Petrelli n’était pas heureux de le revoir, c’était même plutôt tout le contraire.
Levant les mains devant lui en signe de non agression, Alex réalisa qu’en agissant ainsi, c’était comme s’il pointait deux armes mortelles en direction du new yorkais. Du coup, il préféra les baisser de nouveau en direction du sol.
« Eh ! C’est moi, c’est bon ! Tout est ok Pet’ ! Il est parti », tenta de le rassurer Alex.
Ce fut à ce moment là qu’Alex reconnut Baneson.
« Vous êtes toujours vivants vous ? », demanda-t-il surpris.
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Peter Petrelli
Nombre de messages: 964 Age: 25 Pouvoirs: Mimétisme empathique Date d'inscription: 30/09/2009
:::Votre Perso::: Age du perso: 27 ans Relations avec d'autres personnes: Alex (?), Rick (?) Travail: Infirmier/aide-soignant
Sujet: Re: Ombres et Lumières [CdA 1] Ven 17 Fév - 21:12
Plongé dans la contemplation à la fois intriguée et méfiante de son ennemi, Peter n’entendit pas le dénommé Rick arriver derrière lui. Il leva les yeux vers celui-ci en entendant sa voix suave s’élever du silence.
« Tu aurais pu me prévenir que la cicatrice était obligatoire pour entrer chez les héros… Tant de demoiselles qui ne pourront voir mon joli visage d’antan… »
Petrelli tenta de sourire, mais la curiosité le poussa plutôt à passer ses doigts sur son visage, par pur automatisme. Ce à quoi Rick faisait allusion fut confirmé par le toucher étrange d’une marque transversale, une cicatrice faciale profonde et longue. Était-il un monstre, l’une de ces personnes avec lesquelles ont était gentil uniquement parce qu’on les craignait et que leur aspect était repoussant ? Peut-être pas… le regard reconnaissant des enfants qui l’admiraient quelques instants plus tôt ne mentait pas. Restait à savoir d’où venait cette cicatrice. Cela amusait visiblement Rick. Après une brève hésitation, ce dernier rejoignit les côtés de Peter.
- Il faudrait cautériser cette plaie et la nettoyer avant qu’elle ne s’infecte. C’est d’ailleurs étrange que le sang ne coagule pas.
Il ignorait comment il savait tout cela… il le savait, c’est tout. Peut-être exerçait-il une profession dans le domaine médical, comme médecin, chirurgien ou même vétérinaire. Cela avait peu d’importance pour le moment. Rick reprit la parole.
« Écoutes Peter, je sais que tu ne te souviens de rien, mais toi et moi, on n’a pas toujours été copains… loin de là en fait ! Pourtant, on aura à travailler ensemble dans les prochaines minutes si on veut espérer…Comment vous dites déjà ? Sauver le monde ? »
- Sauver le monde ? Pf, n’importe quoi !
Qui était-il pour parler de la sorte, un super-héros de bande dessinée ? Il ne connaissait rien à cet individu pas plus qu’il ne se connaissait lui-même, il ignorait qui était digne de confiance, quelle parole croire,… pourtant, par il ne sut quelle moyen, il eut la certitude que les mots du ténébreux étaient sincères. Les rivalités du passé n’avaient plus aucune importance, puisqu’elles étaient prisonnières dans un coin de l’esprit de Petrelli. Après tout, les conséquences étaient positives, donc autant laisser à ce jeune homme le bénéfice du doute. De toute façon, réalisant le sens de ses propos, le bostonnais fut frappé d’un rictus hilare. Peter en aurait bien fait de même, mais il préférait garder un œil attentif sur le Monstre cryogénisé.
« Peu importe… Je sais que je ne suis pas de taille dans ce duel des titans, mais tu peux compter sur moi jusqu’à la fin. Tu as un plan ? »
Surpris, Peter se tourna vers son interlocuteur.
- Un plan ? Je ne sais même pas qui je suis mec ! Tout ça, c’est de la folie, je peine encore à y croire. Je garde au fond de moi l’espoir qu’il ne s’agit que d’un rêve, et que je vais bientôt me réveiller. Ou celui que je me tape un terrible bad trip qui mettra quelques heures à se dissiper. Comment pourrais-je avoir un plan si je ne sais même pas qui sont mes alliés ni mes ennemis, ce que je suis censé faire, et si j’en suis capable ? Tout ce que j’étais en train de faire, c’était me demander ce que j’allais faire de cette enf… Et merde, recule !!!
Se relevant à toute vitesse, Peter entraina l’autre par le bras, alors que devant eux l’herbe se mettait à perdre ses couleurs, la terre se fissurait et la couche de glace se craquelait de plus en plus. C’était à peine croyable, carrément dingue : même HS, cette chose arrivait encore à pomper de l’énergie autour d’elle. Visiblement, il s’en prenait à la terre elle-même, et non aux individus. La surface de désolation s’étendit de manière exponentielle, gagnait tout le terrain vague, puis les rues alentour. Le sol n’était plus qu’une substance morte, sèche et brunâtre, frappée d’un fléau titanesque. Puis tout à coup, la catastrophe s’arrêta. Le masque de glace s’était littéralement effondré, tombant à terre en se brisant en mille morceaux transparents, tels des petits diamants.
Doucement, le corps de l’Entité se redressa. Il posa un genou à terre, prit appui sur ses mains avant de les retirer comme s’il venait de les poser sur des plaques de cuisson. Une fois debout, il lança un regard à Peter, mais quelque chose avant changé dans ces yeux. Ils n’étaient plus ambrés, mais d’un bleu presque azur. Il n’y avait plus non plus de haine ni de folie, plus de convoitise ni de désir de sadisme. Lorsque l’homme leva les mains en direction de Petrelli, celui-ci activa le pouvoir de cryokinésie, glaçant ses propres mains au point que de la fumée claire s’en échappait.
- Wow, bas les pattes, pauvre taré ! s’écria Peter sur le qui-vive.
Il était prêt à frapper. Cependant, l’autre obéit et baissa les mains. Il ne paraissait plus du tout hostile. Mais il ne paraissait pas non plus chamboulé par son coma glacial imposé. Il se relevait une fois encore, aussi coriace qu’un cafard.
« Eh ! C’est moi, c’est bon ! Tout est ok Pet’ ! Il est parti »
De quoi il parlait ce schizo, avec ses petits surnoms amicaux ? Cela plaisait de moins en moins à Peter, dont les mains pâlissaient sous l’effet du froid. Il ne quitta pas sa posture de garde, même quand son adversaire s’adressa à Rick.
« Vous êtes toujours vivants vous ? »
Petrelli ne le laissa pas continuer. Déjà, un son cristallin s’échappait de ses mains, prêtes à lancer leur première attaque. Schizophrène ou autre type de malade mental, cet individu représentait un danger pour la société. Il ne pouvait pas risquer de le laisser filer à nouveau, avec la crainte que son mauvais côté ne reprenne le dessus et qu’il ne frappe à nouveau. Sylar avait filé, mais ce clown-ci ne s’en sortirait pas aussi facilement.
- Ouais, il semblerait que tu aies raté ton coup, mon grand. Et maintenant, il est temps de te faire taire une bonne fois pour toutes.
Il n’avait désormais plus le choix. Si Peter ne pouvait contenir cette chose de manière humaine et moralement acceptable, il allait devoir user des grands moyens. Il allait devoir le tuer.