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 Ombres et Lumières [CdA 1]

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Alex Dumont
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MessageSujet: Ombres et Lumières [CdA 1]   Dim 6 Nov - 3:25

Les évènements sur la plage de Miami à peine terminées, l’entité s’était remise en quête de Peter. Plus que jamais, le Carnassier voulait sa revanche, dusse-t-il vider chaque cellule de toute vie sur cette planète, il parviendrait à mettre la main sur cet avorton. Trop de fois ses plans avaient été contrariés. Qui plus est, la dernière fois, cette peste de Lisa avait bien failli tout faire capoter.

L’entité le savait : elle devait s’approprier la vitalité de Peter le plus rapidement possible avant que cette stupide rouquine ne trouve un moyen définitif de mettre hors jeu Famine.

Même si elle n’en avait aucune preuve, l’entité était persuadée que Petrelli se trouvait à New York. La peur, c’était ce quelle avait pu lire sur le visage du new yorkais la dernière fois qu’elle l’avait croisé. Il était comme un enfant à présent, et il allait chercher la sécurité et le réconfort du foyer. La Grande Pomme était certainement l’endroit où s’était terré ce microbe.

Hyde sourit en sortant de l’avion qui l’avait ramené dans la Ville qui ne Dort Jamais. A peine avait-il posé le pied dans cette ville de légende que déjà il sentait sa cible. Ces humains étaient tellement prévisibles. Retrouver le gamin ne serait pas difficile. Il était comme une tache d’encre sur une feuille vierge. L’entité ne pouvait voir que lui. Aussi n’eut-il aucune difficulté à le localiser.

Etrangement, Petrelli se trouvait à Central Park. En puisant dans les souvenirs de son hôte, l’entité savait combien cet endroit était riche en souvenirs pour Alex. Et bien, d’ici peu, un nouveau souvenir s’ajouterait à tout ceci : l’heure de la mort de Peter. Fort de ce nouveau pouvoir, plus rien ne pourrait arrêter l’entité, pas même Lisa et ses ridicules tentatives de télépathe.

Le ciel lourd de nuages semblait avoir revêtu une tenue tout à fait adaptée pour les sinistres évènements qui allaient se jouer d’ici quelques minutes. Bientôt, le crépuscule des âmes commencerait. Sous le pouvoir grandissant du Carnassier, l’humanité succomberait, lentement dévorée.

Enfin, il le vit. Parmi la foule, le jeune Petrelli semblait attendre à l’une des entrées du parc. Lentement, mais surement, l’entité s’en rapprocha, sans jamais le perdre de vu de son regard miel.


« Il est impossible d’échapper à son Destin Peter … Où que tu ailles, où que tu te caches, je finirai toujours par te retrouver. Mais cette fois, fini de jouer ! Echappe-toi en lâche comme la dernière fois sur cette plage, et j’abats ma vengeance sur les habitants de cette ville … encore une fois ! »

Une fois qu’il s’était assuré que Peter avait bien compris le message, Hyde se rapprocha, souriant à l’approche de sa victoire totale.

« Et bien … il semblerait que cette fois, Lisa ait compris la leçon … il n’y a donc plus personne pour te sauver … Inutile de perdre d’avantage de temps. Finissons-en maintenant ! »

Accompagnant le geste à la parole, l’entité posa sa paume sur le torse de Peter, lâchant la bride à son pouvoir sans aucune retenue. Sous l’afflux intense de tant d’énergie, l’entité exulta de joie, relâchant sa prise.

« C’est encore meilleurs que tout ce dont j’aurai pu rêver. Tu es différent de ce brave Liam. Lui brulait pathétiquement sa vie pour tenter d’attirer mon attention, son énergie avait un gout de désespoir. Mais toi ! C’est un met de premier choix ! La fougue et la jeunesse sans aucune limite ! Je n’irai pas jusqu’à dire que tu égales cette chère Claire, mais, la vengeance que me procure cette situation vous met à égalité ! »

Lentement, l’entité tourna autour d’un Peter moins fringant.

« J'aurai aimé prendre mon temps avec toi. Tu le mérites amplement. Ton audace ne peut rester impunie. Tu m’as exilé si longtemps que je devrais te faire souffrir autant de temps ! Tu m’as privé de ma liberté, tu m’as affamé ! Heureusement pour toi, le temps est un luxe que je ne peux me payer, je vais donc faire ça rapidement. »

Délicatement, l’entité caressa la joue de Peter, lui dérobant à ce contact encore un peu plus de vie. Puis, s’approchant de son oreille, il lui murmura :

« Sache que tu n’es que le premier d’une très longue liste … Mais si certains périront par dizaines, toi … tu mourras seul, sans personne pour t’aider. »

L’entité plongea son regard ambre dans celui de Peter alors qu’elle plaçait une nouvelle fois sa main au niveau du sternum du jeune homme, prêt à lui donner le coup de grâce.

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Dernière édition par Alex Dumont le Dim 6 Nov - 23:52, édité 1 fois
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Peter Petrelli



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MessageSujet: Re: Ombres et Lumières [CdA 1]   Dim 6 Nov - 21:09





De sa poche vibrante, Peter sortit son téléphone portable d’un geste mélancolique. L’écran sur lequel le message d’Angela lui disait « Il arrive » se brouilla sous une première goutte de pluie, annonciatrice d’une tempête qui ne serait pas uniquement due au temps. Il était assis sur un banc, tel Monsieur tout-le-monde, mais sachant tout au fond de lui qu’il pouvait causer la mort de toutes les personnes qui l’entouraient, ces passants inconscients du danger qui les guettait à tout instant. Ce jeune couple amoureux, cette joggeuse acharnée, cette mère poussant le landau qui contenait l’être le plus cher à ses yeux, ce vieil homme qui nourrissait affectueusement les pigeons,… tous ces gens ignoraient que, tapie dans l’ombre, un monstre terrible pouvait surgir et happer leur vie, si fragile, si éphémère. Où qu’il allât, quoi qu’il fît, Peter ne cessait d’attirer les ennuis. Il voulait arranger la situation, et à chaque fois elle empirait. Il commençait à se dire qu’il était la seule cause de cette série de catastrophes. Sans lui, Sylar n’aurait pas été connu pour avoir fait exploser New-York et terrorisé la foule par l’intermédiaire des médias. Sans cet événement, les Sons of Liberty n’auraient peut-être jamais eu le courage de s’affirmer en tant que groupe extrémiste. Et sans Peter, l’Entité ne serait jamais devenue aussi puissante, aussi avide de vengeance, emplie de la rage de vaincre et de détruire. Allait-il mourir, ce soir ? Telle était la question qui trottait dans son esprit, le torturant de mille façons, depuis que sa mère l’avait envoyé dans Central Park après le sauvetage de Lisa.

Ce plan ne lui disait absolument rien de bon, et il commençait à croire que se sacrifier était peut-être une bonne chose. Puis tout à coup, il le sentit. Cette énergie vitale qui lui était intimement liée, qui le reconnaissait aussi bien qu’il la reconnaissait. Dès qu’ils s’approchaient l’un de l’autre, c’était comme si la Terre toute entière se mettait à trembler, qu’une tornade naissait, emportant tout sur son passage, frappant, fouettant, détruisant tout ce qui se trouvait sur son chemin, sans la moindre pitié. Il ne pouvait pas fuir toute sa vie, même si cette envie furieuse lui prenait dès que les battements de son cœur s’accéléraient. Dès que Hyde approchait.

Sous un ciel sombre où la Mort semblait omniprésente, la silhouette du Fléau se dessinait au milieu d’un paysage qui lui semblait étranger. La menace s’approchait avec une faim terrifiante vers sa proie, glissant plutôt qu’avançant, telle un serpent prêt à cracher son venin.

Ses premiers mots furent emplis de menaces. Ceci dit, quelque chose interpella Peter. Pourquoi faire un tel chantage ? Ces gens allaient de toute façon mourir s’il prenait possession de la source ultime et gagnait un pouvoir quasiment infini. Aveuglé par une telle puissance, il agirait forcément comme Sylar, détruisant tout ce qu’il voyait. Puis soudain, il y eut un véritable déclic dans l’esprit de Peter. Il ne pouvait pas laisser tous ces gens mourir. Il refusait d’être une nouvelle fois la cause de souffrances, de chagrin et de morts. Sa mère et Lisa avaient un plan, ça ne coûtait rien de l’appliquer, même s’il n’y avait qu’une infime chance de voire cette saloperie ramper en agonisant. C’était leur seule chance, certes, mais il serait lâche de ne pas tenter de la saisir. Peter n’était pas un lâche. Il se battrait jusqu’à son dernier souffle.

L’absence de Lisa mettait la Bête en confiance. Lui rendant un regard noir de haine, Peter se leva de son banc, faisant face à l’ennemi.


- Hé bien qu’est-ce que tu attends ordure ? Viens !

Ni une ni deux, Hyde fondit sur sa cible, pressant d’une main démoniaque la poitrine de Peter. Ce dernier eut un choc semblable à l’impact contre le sol après une chute du haut d’une falaise. Il crut perdre ses esprits, expulsé à des années lumières dans une galaxie constituée d’un condensé de douleur insupportable, où mille aiguilles à travers la peau n’était qu’une douce caresse en comparaison.

La voix grave, sinistre de la Chose, n’avait plus rien en commun avec Alex. Elle résonnait dans l’esprit de Peter, comme issue des entrailles de l’Enfer, emplissant les lieux de sa terrifiante convoitise. Quelques passants se retournèrent curieusement, se demandant ce qui se passait, mais ignorant le danger qui les guettait. Peu à peu, Petrelli reprit ses esprits et se rendit compte que c’était parce que Hyde avait lâché prise. Geste animé par le seul désir de faire souffrir le plus longtemps possible sa victime. Cependant, il avait conscience qu’il ne pouvait pas se le permettre davantage. Une seule caresse au visage était comme un coup de batte de base-ball dans le crâne de Peter. Cette abomination était devenue bien trop puissante, et le devenait encore plus à chaque contact avec l’Eldorado.


« Sache que tu n’es que le premier d’une très longue liste … Mais si certains périront par dizaines, toi … tu mourras seul, sans personne pour t’aider. »

Non… il refusait cette idée. Au moment où Hyde élança sa main sur le milieu du torse de l’Américain, celui-ci eut l’ultime réflexe de survie. Il réussit par miracle à se téléporter derrière l’Entité, à la plus grande surprise de cette dernière. Récoltant ce qu’il lui restait de force, il se leva, la pâleur de son visage contrastant avec des cernes d’un noir à faire peur. Sous le ciel sombre et grondant, tendit les mains vers l’extérieur, laissant des flammes naître au creux de ses paumes. Soudain, deux gerbes de flammes partirent de chaque côté de Petrelli, embrasant la végétation environnante. Cela avait pour seul but d’effrayer les passants, ce qui fut plutôt réussi. La foule se mit à paniquer et à courir en s’éloignant des deux adversaires. Central Park se vidait progressivement, se transformant en une véritable arène, bordée d’un feu s’élevant vers les cieux, teintant peu à peu l’endroit d’un orange vif faisant oublier la noirceur des nuages.

- Ce sera toi ou moi. Mais peu importe l’issue de ce combat, tu périras, enfoiré. Tu penses que ton pouvoir est la seule force qui existe, tu te trompes. Il y en a d’autres, plus féroces, plus puissantes, à côté desquelles la tienne n’est rien du tout. Tu finiras tôt ou tard par les découvrir, crois-moi.
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Sylar
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MessageSujet: Re: Ombres et Lumières [CdA 1]   Lun 7 Nov - 20:19

- Qu'est ce que c'est que ça encore ...

Le chauffeur du taxi commença à ralentir pour finir par s'arrêter. Sa voiture passait près de Central Park et une foule de gens apeurés traversaient les chaussées en courant, forçant les automobilistes à rester immobiles sur les routes. Très vite, un immense bouchon paralysa les artères de circulation tout autour de Central Park.

Pour ne pas trahir ce climat qui s'apparentait à l'aube d'une apocalypse, des colonnes de fumées s'échappaient du parc. Un incendie dévastateur à n'en pas douter.


" Je vais descendre ici. "


Le chauffeur se tourna vers son passager, un air inquiet sur le visage. Il le conseilla :

- Monsieur Petrelli, vous rigolez ou quoi ? Vous avez vu ce qui se passe ? Croyez moi mon vieux pour l'instant vous êtes plus en sécurité dans mon taxi.

" Merci du conseil. "

Sylar ouvrit la portière en laissant une liasse de billets sur le siège derrière lui, avant de la claquer. Il avança à contre courant des passants qui continuaient leur folle débandade, tentant d'échapper aux flammes qui se dégageaient de Central Park.

Sous les traits de Nathan Petrelli, le serial killer le plus redouté des États-Unis s'avança vers l'origine du chaos. Il avait récemment fait l'acquisition de deux nouvelles capacités, dans un bâtiment du gouvernement, là où il avait libéré Rick Baneson. Il était désormais capable de prendre les traits de n'importe qui.
Lorsqu'un des fuyards lui toucha le bras, son autre don récemment volé se mit en route : à travers le temps, il vit dans le passé avec les yeux de celui qui venait de le bousculer. Il vit des flammes, beaucoup de gens qui couraient dans tous les sens. Au milieu de tout ça, deux hommes semblant s'affronter. Sylar les reconnu sans mal : Peter Petrelli et Alex Dumont. Mais de ce dernier il ne semblait rester que le physique, contrôlé depuis quelques temps maintenant par celui qui était le plus à craindre des deux.

L'entité ... Mister Hyde ... Cet être n'avait pas réellement de nom pour Sylar, mais ce dernier savait qu'il valait mieux l'avoir de son côté. La meilleure des choses étant tout simplement de ne pas le laisser en liberté. Un dilemme s'installa rapidement dans la tête du tueur, fallait-il s'allier à Hyde pour profiter de la situation et dérober à Peter son pouvoir ? Ou valait-il mieux se ranger du côté des gentils, le temps d'un combat, pour pouvoir assurer un futur meilleur et reprendre la chasse aux pouvoirs plus tard ?

C'est avec cet esprit que le serial killer entra dans central Park. Comme s'il s'agissait d'un simple rideau d'eau, il passa à travers les flammes, troquant au même moment son physique du frère de Peter pour le sien, celui de Sylar.

D'un pas lent et méthodique, il s'approcha des deux titans en présence. Il arriva en entendant Peter finit de parler :


" ... est la seule force qui existe, tu te trompes. Il y en a d’autres, plus féroces, plus puissantes, à côté desquelles la tienne n’est rien du tout. Tu finiras tôt ou tard par les découvrir, crois-moi. "


Sylar s'avança en poussant un rire démoniaque.

" Ah-ha ! Je vois qu'on parle de moi, merci Peter, je n'attendais pas tant de considération de ta part ... "


Continuant de pouffer, il rejoignit enfin les deux adversaires, formant désormais avec eux un trio de puissance pure. Le serial killer se tenait à équidistance des deux autres, comme pour mettre en évidence le fait qu'il était encore indécis. Il plongea ses yeux dans ceux de l'entité.

" Salut, Hyde. Tu as l'air ... en pleine forme. Dommage ... "

Sylar s'avança pour se mettre aux côtés de Peter, lançant à ce dernier un clin d’œil complice. La raison l'emporta dans son duel avec la soif de pouvoir. Il fallait stopper cet être maléfique, ou il causerait des dégâts inimaginables à ce monde. Le serial killer ne pouvait pas tolérer que cela arrive. Il n'était pas un justicier, mais il ne voulait pas que Peter soit tué par quelqu'un d'autre que lui.

" Désolé Hyde, ou qui que tu sois, mais ton règne de terreur ... "

Un main se posa sur l'épaule de l'entité, la retournant avec une force physique surhumaine. A l'origine de ce geste brutal, Sylar, le vrai cette fois-ci.

" ... est terminé. "


D'un seul geste il envoya un poing armé de toute la force physique dont il disposait dans le visage de l'entité. Cette dernière savait que Sylar était là, elle pouvait sentir sa puissance, mais de là à le localiser dans un rayon inférieur à 2 mètres, elle avait été piégée.
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Alex Dumont
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MessageSujet: Re: Ombres et Lumières [CdA 1]   Lun 7 Nov - 23:53

Alors que l’entité allait saisir une nouvelle fois Peter, ce dernier disparut, usant de son pouvoir de téléportation pour échapper au toucher mortel. Mais Hyde sut qu’il n’était pas allé bien loin, pouvant encore sentir la présence du jeune homme réapparu quelques mètres derrière lui. Lorsqu’il se retourna pour lui faire face, Peter tendit ses bras, libérant un flot de flammes qui ne tarda pas à embrasser la végétation environnante. Ainsi, le new yorkais s’assurait de faire fuir les gens. Devant une telle attitude, l’entité sourit.

« Ce sera toi ou moi. Mais peu importe l’issue de ce combat, tu périras, enfoiré. Tu penses que ton pouvoir est la seule force qui existe, tu te trompes. Il y en a d’autres, plus féroces, plus puissantes, à côté desquelles la tienne n’est rien du tout. Tu finiras tôt ou tard par les découvrir, crois-moi. »

A ces propos, le sourire qu’affichait le Carnassier s’effaça, remplacé par une mine plus sombre. Mais une autre personne intervint avant qu’Hyde n’ait le temps de faire quoi que ce soit.

« Ah-ha ! Je vois qu'on parle de moi, merci Peter, je n'attendais pas tant de considération de ta part ... Salut, Hyde. Tu as l'air ... en pleine forme. Dommage ... »

Sylar venait de sortir de l’un des brasiers allumés par Peter. Il vint se placer à côté des deux autres hommes, formant ainsi un triangle aux proportions parfaites. Le serial killer sembla jauger la situation du regard avant de prendre son parti : celui de Peter. Les yeux légèrement plissés par la rage, ne quittèrent pas une seconde le tueur de leur regard de miel. Hyde n’avait pas oublié qui était Sylar, ni ce qu’il lui avait fait par le passé … ou plutôt ce qu’il n’avait pas fait : venir libérer l’entité après qu’elle ait été enfermée par Peter alors que tous les deux avaient conclu un marché. Visiblement, les closes du contrat étaient à présent rompues … ce qui faisait de Sylar un nouvel immortel à potentiellement absorber.

« Désolé Hyde, ou qui que tu sois, mais ton règne de terreur ... est terminé. »

Au même moment, l’entité sentit une poigne d’acier l’attraper par l’épaule pour lui faire faire un demi-tour avant de le frapper violemment au visage. Le Sylar apparu précédemment était un clone. Le véritable était celui qui venait d’envoyer l’entité au sol avec un coup d’une puissance surhumaine, brisant les os du crâne d’Alex en de multiples endroits et en lui luxant la mâchoire.

Lentement, l’entité se releva, s’appuyant d’abord sur ses mains, puis parvenant à se remettre sur ses genoux. L’espace de quelques secondes, il observa le sang perler sur le sol de Central Park, son propre sang. Puis, finissant de se relever, il tourna son visage vers le véritable Sylar. En quelques secondes, le visage d’Alex se transforma, passant d’un état de bouillie à celui qu’arborait le français en temps normal : un visage totalement dépourvu de la moindre blessure. La seule chose qui n’avait pas changé, c’était la haine qui brulait dans son regard, plus brillante qu’un soleil.


« Au contraire … nous n’en sommes qu’à son prélude … et tu viens d’apporter encore d’avantage de puissance à mon ascension ! »

D’un rapide mouvement du bras en direction du clone, il désintégra ce dernier en l’effleurant à distance par le biais de son pouvoir. Le faux Sylar retourna alors à l’état de poussière.

« A ton tour maintenant … traitre ! »

Tendant son autre bras en direction de Sylar, Hyde abattit une nouvelle fois son pouvoir destructeur sur le tueur. Sans aucune retenue, il libéra son pouvoir, captant l’essence vitale de Sylar, arrachant à ce dernier ce qu’il avait lui-même volé à Claire, jusqu’à le mettre à genou face à cette fuite exponentielle de vie.

Puis, braquant de nouveau son regard dépourvu de la moindre pitié en direction de Peter, il dirigea contre le jeune Petrelli son second bras, paume ouverte, et procéda à la même manœuvre.


« Pas d’inquiétude Peter, je ne t’avais pas oublié », ajouta-t-il en souriant.

Saisissant l’énergie quasi illimitée procurée par ces deux sources, Hyde leva les yeux vers les cieux, tout en continuant de se gorger de toute cette essence vitale, son regard gagnant encore d’avantage en éclat. Aucun doute, la journée serait excellente.


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Mickael Fernandez



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MessageSujet: Re: Ombres et Lumières [CdA 1]   Mar 8 Nov - 20:55

Cela faisait déjà un petit moment que l’incident de l’aéroport était passé. Je n’avais rien vécu d’aussi grand depuis la découverte de mes pouvoirs, et leur maîtrise. Suite à cet évènement, j’étais d’ailleurs tombé dans un coma pendant quelques jours à cause d’une utilisation abusive de ceux-ci, alors que je n’étais pas encore habitué à les utiliser autant. Mais ce jour-là, j'avais pu protéger un bon nombre de gens, et j'avais permis à mes camarades de se débarrasser d'Alexis. A partir du moment où celui-ci avait explosé, je devais avouer que je ne me souvenais plus de rien. J'avais sûrement du tomber dans les vapes, et je supposais que les deux hommes m'accompagnant m'avaient sorti de cet endroit et m'avaient emmené à l'hôpital. Je n'avais pas encore eu l'occasion de les remercier d'ailleurs...

Cependant, la journée qui commençait n'aller pas se dérouler comme prévu... Effectivement, en marchant dans la rue, j'eus comme une vision, à l'intérieur de ma tête. J'y voyais Alexis justement. Celui-ci semblait donner des informations sur un lieu de rencontre, à deux autres personnes. Cela m'intriguait car cela voulait dire qu'Alexis était encore en vie et qu'il prévoyait peut être de se rebeller encore une fois envers la société. J'avais bien réussi à le battre une fois, alors pourquoi ne pourrais-je pas le faire une seconde fois ? Je sortis alors un bout de papier et un stylo, traînant dans ma sacoche, et je notai toutes les informations données par l'homme ténébreux. J'avais bien l'intention de m'y rendre, même si je n'y étais pas convié ! Je fis donc signe à un taxi, et lui indiqua le lieu de rencontre. Il semblait connaître un raccourci car lorsque je lui annonçai que j'étais plutôt pressé, il sourit et prit une bonne accélération, en commençant à passer dans des ruelles assez étroites pour certaines. Grâce à ces raccourcis, le voyage ne dura vraiment pas longtemps par rapport à la normale, et ce n'était pas plus mal ! Je sortis alors quelques billets de ma poche, les tendant au chauffeur.


« Tenez, et surtout gardez la monnaie. C’est un pourboire pour votre efficacité. »

Une fois descendu du taxi, je pus voir l'endroit, saccagé. De la fumée sortait de presque toutes les bouches d'égouts, des murs étaient cassé, des arbres s'étaient retrouvés sur le sol, un vrai décor apocalyptique. Qui avait bien pu faire cela ? Pas Alexis, tout de même ? Cela m'étonnait car je ne le voyais pas capable de faire autant de dégâts à lui seul. Remarque, je ne le connaissais pas très bien, malgré l'affrontement que nous avions mené. Mais bon, je devais en avoir le coeur net. J'approchai encore plus de l'endroit indiqué et, qu'aperçus-je ? Trois hommes, un portant une cicatrice en diagonale, sur le visage, un qui me disait quelque chose, que j'avais déjà vu, et le dernier, inspirait la crainte. Il semblait être le Diable incarné. Vu la difficulté et la situation dans laquelle se trouvaient les deux premiers homme, je compris que c'était le démon qui avait causé ce carnage. Tout deux semblaient avoir besoin d'aide. Je m'introduis alors, en forçant pendant une trentaine de secondes, dans l'esprit de celui-ci, troublant ses sens. Il devait normalement se croire dans un endroit désert, comme le Sahara, avec toutes les sensations qu'une personne s'y trouvant, devrait avoir. C'était un nouveau pouvoir que j'avais développé. Je pouvais agir sur tous les sens d'une personne, et les perturber. Suite à cela, je me faufilai le plus discrètement possible pour rejoindre les deux hommes, presque côte à côte. Je relevai l'un des deux avec mon bras. Plus je regardais son visage, et plus les souvenirs me revenaient en tête.

« Sylar.. »

Tel fut mon unique mot. Celui que je prenais pour un monstre, surpuissant et presque supérieur à tout autre, était en difficulté contre une personne. Mon esprit était ailleurs.. Je repensais aussi à Alexis, qui semblait ne pas être présent. C'était bizarre.. Mais je n'osai pas dire un mot, tellement j'étais surpris de la situation..
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Alexis Kane
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MessageSujet: Re: Ombres et Lumières [CdA 1]   Mer 9 Nov - 1:31

Assis, dans le noir, l'ombre et les ténèbres. Calme, dans la pénombre et la solitude. Le monde du rêve, à l'état pur, sans structure, sans artifices, sans matière, sans saveur. La toile était vaste, un réseau de chaines et de liens s'entremêlant pour décrir la complexité d'un univers propre à lui, respectant ses origines, ses créations, son imagination. La subtilité s'étend à tous les mystères et pour le bonheur de tous, il en a le plein contrôle. Elle avait eu raison, elle avait toujours raison et une fois de plus, ses connaissances camouflées sous son apparence d'inoffensive étaient le meilleur atout pour survivre dans cette jungle sauvage et sans pitié. Depuis combien de temps résidait-il au sein d'un domaine aussi particulier, voir unique? Sans notion, sans repaire, c'était l'ignorance totale et c'était le moindre de ses soucis de savoir à quelle étape se trouvait les grains du sablier. Le temps était absent, il n'existait plus, disparu, repoussant les limites de l'infini, l'éternité sans fin. Toutes les possibilités lui étaient offertes, ainsi, l'avenir lui avait ouvert les portes. Tout ce qu'il pourrait réaliser, tout ce qu'il serait en mesure d'accomplir sans la moindre embûche, sans obstacle, était-ce d'une lâcheté sans égal? Facilité d'un jeu d'enfant, il avait pourtant opter pour un chemin qui n'était pas sans inconvénients. Les faits étaient là, il aurait pu tout aussi bien se laisser mourrir à l'aéroport ce jour-là, sans résister, sans combattre. La faiblesse n'aurait mérité aucun pardon. C'était un nouveau stade de sa puissance, lui qui croyait avoir atteint les dernières traces du parcours, il repoussait tous les freins possibles de l'évolution. Il défiait le destin lui-même, il se surpassait et à coup sur, il réussissait. Son esprit était soudé à jamais aux rêves et cauchemars de la population. Pourrait-il s'en échapper? Le risque de la survie était énorme, calculé jusqu'au dernier chiffre mais toujours risqué, dangeureux, voir fatal. Pour tout dire, c'était l'investissement le plus payant qu'il aurait pu faire. Personne ne pouvait l'arrêter, sans pouvoir affecter le monde physique duquel il était issu, il était inatteignable, heureusement pour ses idées, de malheur pour ses ennemis. Ils étaient nombreux à ses trousses, et pourtant, tous finiraient à l'abandon.

Ouvrant lentement les yeux, Alexis Kane observait avec attention les lieux se dressant devant lui. Une plaine obscure, une pénombre perdue, un champ de ténèbres se laissant bercer par la plus douloureuse bourrasque venteuse qui soufflait comme le fantôme de la dernière tempête. C'était d'une beauté apocalyptique, le calme ondulant sous les effets de la confusion. Une incompréhension critique et pourtant, le paysage plaisait aux sens du ténébreux qui pouvait l'altérer comme bon lui semble. Se mouvant pour reprendre une position droite, fière, sur ses pieds, le ténébreux se perdait dans une lente trainée de pas alors qu'un premier engrenage de ses réflexions s'enclenchait à vive allure. Était-il dans une impasse? Comment laisserait-il le futur le rejoindre sur la route? Ses prochains gestes étaient déterminants, cruciaux pour éviter le plus grand des désastres. Tout l'attendait au bout de ses doigts, ce n'était qu'une légère poussée nécessaire pour se montrer acquéreur d'un nombre de ressources illimitées. Malgré tout le savoir qui lui baignait l'esprit, impossible pour lui de trouver une échappatoire hors de son refuge des derniers jours. Il serait donc une alternative intéressante d'explorer cette allée menant autant vers la gloire que la réussite. Finissant sa course sur les rebords d'une falaise menant vers la plus profonde des crevasses, l'Incube fit surgir une élévation de la Terre elle-même pour former devant lui un espèce de pillier ayant toutes les similitudes de son cousin éloigné qu'était le lutrin. Déroulant un imposant parchemin qu'il avait fait apparaitre hors de sa main, Alexis contempla avec méditation cette carte du monde des hommes. Pourquoi à ce moment ci? Pourquoi faire preuve des terrains habités par la civilisation?

Le monde n'était plus ce qu'il avait déjà été. C'était voulu, après tout, l'Histoire n'en aurait jamais fait autrement. Il le savait, rien n'était terminé, cette impression, elle était plus forte que tout, on ne pouvait l'ignorer. Elle y était, elle occupait toute la place, bref, elle était maitresse et dominait. Il n'arrivait guère à capter tous les détails mais Alexis savait qu'un évènement majeur se produirait, et plus prochainement que son absence de notion de temps lui ferait croire. Cette sensation, cette perception d'un esprit qui cherchait à lui murmurrer tous les secrets, où, comment mais surtout, pourquoi? Fronçant les sourcils alors que son regard balayait la représentation géographique de la planète, celle-ci se disolvant sous ses yeux. Quelque chose détournait sa concentration. Une force quelconque, dont l'intensité semblait capter beaucoup plus d'énergie que le très commun des mortels. Il ne pouvait savoir, sa curiosité ne pouvait s'étendre en-dehors de l'univers immatériel l'entourant. Que pouvait-il bien se passer dans la réalité pour que lui-même puisse en être conscient? La dernière grande puissance qu'il avait rencontré avant son trépas, c'était Peter Petrelli. Ce serait donc une bonne base pour le début de ses vastes recherches. Déposant ses paumes sur les côtés du lutrin, le ténébreux respira profondément avant de fermer les yeux et de se plier au calme le plus exigent qui soit. Son esprit voyageait à la vitesse de l'éclair, ses sens étaient alertes à pleine capacités, même ses réflexes mentaux étaient aux aguets et malheureusement, les anciens rêves de Peter manquaient de contenu pour l'intéresser. C'est après un peu de patience que Alexis tomba sur un élément qui dévoilait toute la mise en scène.

Angela Petrelli, sa mère, cette femme à l'incroyable capacité des rêves prémonitoires, voilà la source de tous ses moyens. Elle était le coffre-fort de tous ses fantasmes. Son esprit n'en étant pas plus à risque, au contraire, habituée de le mettre à l'oeuvre, il serait d'une plus grande difficulté à envahir. La chasse n'en était pas moins palpitante. Forçant son mental à de plus grands efforts, il cherchait à percer les secrets de la femme à tout prix. Elle ne serait pas à l'abris de sa sombre visite. Plus les découvertes se faisaient nombreuses, moins il était aisé de naviguer dans le réseau des rêvs anciens de Angela. Son vécu était incroyable, vaste, complexe, un véritable labyrinthe pour tous les intrus. Les dédales de ses cauchemars tournaient dans toutes les directions que pouvait prendre l'inspiration de son imagination. Il s'y aventurait, sans relâche, il s'y perdait, à la recherche de la perle rare, celle qui rendrait verte de jalousie sa propriétaire d'origine. Dans les soucis et la terreur se trouvaient les plus noirs secrets d'un être, pourquoi ne pas y jeter un oeil volontier, se disait-il? Crocs aiguisés, griffes dégarnies, le prédateur des nuits galopait dans les plus horrifiants délires de madame Petrelli. Un être affaibli se serait effondré par le nombre de traumatismes et de blessures que la pauvre trainaient depuis bien trop longtemps déjà. C'était ici le puit sans fonds de son pouvoir, il n'avait qu'à cibler un moment récent ayant les plus grandes répercussions sur l'avenir du peuple tout entier. D'un coup, ce qui lui semblait évident devint un mystère total. Pourquoi était-il présent dans les songes de la femme? Devenant soudainement plus curieux sur la chose, c'est en creusant un peu plus qu'il fut témoin de la première des révélations.

L'Apocalype. Les Cavaliers. Et dire qu'il croyait que ce n'était qu'une simple fable religieuse pour endormir les enfants de nos ancêtres. Il en avait le goût d'éclater de rire et de s'en moquer mais tout le sérieux était demandé pour une information aussi importante. La seconde suivante, il savait avec assurance l'idendité des quatre Cavaliers. En quoi Alexis sortirait-il gagnant d'une confrontation entre ces êtres mythiques et dont la puissance est démesurée? Pourquoi donc les réunir alors qu'il venait d'obtenir un secret dont très peu sont au courant? La suite ne manquerait pas de rebondissements. Voulant en apprendre plus sur chacun d'entre eux, c'est en cherchant encore plus loin dans les rêves de Angela que le ténébreux eut cette seconde révélation lui donnant un précieux avantage sur ses opposants. Central Park. Alex, ou plutôt Hyde. Peter Petrelli. C'était tout ce qui lui manquait pour engager son second mécanisme de réflexion. Et si les Cavaliers franchissaient le pas de la légende pour devenir vérité et réalité? Emportant avec lui les précieuses énigmes cueillies au sein de ce champ de rêves sans fin, il quitta finalement l'esprit de sa nouvelle victime, frappant instantanément le lutrin pour le faire disparaitre. Sur le coup de l'effort et de sa propre détermination, l'Incube ne bougeait plus et restait immobile, cherchant à reprendre ses forces avant de s'enfouir vers de nouveaux horizons. Prêt à faire face à la musique, il se rendait dans les rêves chéris d'un autre Cavalier sans plus attendre. Le message serait bref et clair, comme une simple note qu'il laisserait pour son réveil. Il serait impossible pour lui de ne pas y prêter attention.


Rick Baneson. Pestilence. L'être des maladies et de l'infection. Le destin est un petit coquin de nous avoir cacher autant de mystères d'une vérité que nous devions savoir depuis nombreuses lunes. Pour notre cause, aussi peu commune qu'elle se trouve à être, j'en suis maintenant grand connaisseur de cette Histoire qui nous réunit de nouveau. Nous sommes responsables de grande catastrophe. Nous sommes le Cataclysme, nous sommes l'Apocalypse et votre penchant pour les défilés chaotiques de la nature vous convaincant de l'utilité à suivre ces précieux murmurres. Tout d'un coup, Central Park devient une attraction bien plus que simplement touristique. Si vous souhaitez être l'acteur d'un bouleversement sans égal, sans précédents, ayez l'audace de vous retrouver à ce lieu le plus rapidement possible, sans quoi vous vous en voudriez de manquer votre rendez-vous avec Famine. Vous pourriez y laisser votre peau, Pestilence, mais la vie est un risque et sans dang er, sans audace, jamais vous n'obtiendrez justice pour vos propres valeurs.

Simple et efficace, Alexis s'effaça rapidement hors des songes de Rick pour chercher à repérer celui qui se faisait appeler Liam Caldwell. Mort. N'ayant jamais eu le plaisir de faire son intime connaissance, le ténébreux mettait donc plus de temps et d'assiduité à la tâche pour s'assurer que tout soit rapide et efficient. Errant d'abord en ombre sans pénombre, c'est toujours d'une patitence inébranlable que son objectif fut aisément accompli. Un esprit inconnu, des songes incompréhensibles, un rêve immensément étendu de par la longévité du personnage. Ciblant l'épicentre de sa mentalité, le message serait faible en contenu mais très significatif en intensité.

Liam Caldwell. Mort. Ou absence de mortalité dans votre cas serait plus approprié pour décrire votre personne. Vous ne me connaissez guère et cette intervention n'est pas voulue dans le but de satisfaire cette absence d'information. Je ne vous apprends rien en vous affirmant que Famine fait des ravages partout sur son passage, ou si vous préférez, Hyde. Au moment où je vous transmet ce paisible cauchemar, la créature s'amuse aux dépends de monsieur Petrelli et le jeu en vaut la chandelle car il semble y avoir une présence s'étant joint à la mascarade. Serez-vous des nôtres pour la prochaine danse, monsieur Caldwell? Assisterez-vous à la réunion des Cavaliers? Pour tout vous dire, en toute honnêteté, entre homme d'affaires qui se respecent, je ne manquerait ce spectacle pour rien au monde. Le privilège revenant à Central Park, je ne me retrouve point enchanté de ce lieu de retrouvailles mais si tel est le choix du destin, alors tel sera le choix qui sera respecté par tous. Vous y présentez est un risque terriblement dangeureux mais qui sait ce qui pourrait se produire si les visons de Angela Petrelli se concrètise. Faites honneur à votre réputation d'immortel, monsieur Caldwell, et ayez l'audace d'affronter, et même de vaincre, si le coeur vous en dit, l'impensable.

S'échappant de cette ère, le ténébreux revint à ses sens propres à lui, prenant un moment pour faire une pause et contempler la réussite de ses derniers instants. Aucune fierté, aucun mérite, il obéissait à une planification sans failles lui laissant le loisir d'avoir le dernier mot. Pourtant, il ne devait guère oublier cet inconvénient que représentait Famine. C'était un défi de taille à relever et c'était la tête haute, sans jamais plier l'échine, qu'il s'accomplirait cette catastrophe. Perdu dans sa démence et la démesure de ses ambitions ou simplement extrêment prévoyant et minutieux dans l'emplacement des pions de son précieux échiquier? Le pion suivait était le mouvement le plus délicat de toute la palette. Audacieux, il pourrait mettre en péril les fondements même de son existence. Jamais il n'avait été aussi certain de ses actions et c'est en prenance place assis sur le sol de ténèbres qu'il en vint à la dernière étape de sa préparation. Seul et séparé de tous, dans la sollitude, que pouvait-il bien faire pour rejoindre la vérité de la réalité? C'était ici que tout se jouait. C'était l'échec ou la gloire et les capacités étant offert au ténébreux lui donneraient toutes les chances de réussir et de remettre les pieds sur Terre pour une rare fois, probablement la seule pour les nombreuses années à venir. Déposant les mains sur ses genoux en repoussant les plis de son manteau balayant le dessus de ses jambes, l'homme ferma lentement ses yeux et inspira profondément avant de se perdre dans une des méditations des plus sévères.

Il était impossible de dire avec une certitude absolue comment c'était possible, ni pourquoi, ni comment. Entre les arbres de Central Park, entre les ombres du ciel nuageux projettant une délicieuse ambiance de ténèbres sur la mise en scène du spectacle le plus révolutionnaire de notre époque, il était là. Alexis Kane. Le ténébreux. L'Incube. Le Cauchemar. Le prédateur des mille et une nuits. Il avait achevé l'inconcevable, celui de fouler de nouveau la terre des hommes. Évidemment, ce n'était pas son enveloppe corporelle propre mais une efficace projection des souvenirs physiques de son être. Il semblait solide et entier, alors qu'il n'était que le reflet de sa personne, l'ombre de lui-même. Sans être transluicide, c'était une image du monde des vivants à en donner froid dans le dos. Se dévoilant comme ses vieilles habitudes, les cheveux noués à la rebellion, l'entière tenue vestimentaire sombrée de noir, le regard autant neutre que perçant, autant vide que déstabilisant, nul doute que c'était bien le seul et l'unique Alexis Kane qui se présentait dans la métropole américaine. L'avantage de la situation, c'est qu'il ne pouvait mourrir. Si sa projection venait à disparaitre, ce serait une perte d'énergie pour un moment ainsi qu'une période de repos et tout serait revenu dans l'ordre. L'inconvénient, c'est qu'il ne pouvait pas tout affecter comme il le souhaitait. Son influence sur les rêves semblaient également absente, devant alors se fier à ses plus vieilles amis, fidèles et honnêtes ténèbres qu'elles avaient été depuis le temps. S'avançant d'une démarche à vous glacer le métabolisme, le Cauchemar remarqua immédiatement la source de l'attention. Le jeu pourrait enfin être lancé.

Famine. Peter. Sylar. Mickael. La brochette d'invités était de haut calibre. Surgissant au loin de l'horizon tel un fantôme du passé sous le regard de tous, les mains bien camouflées à l'intérieur de son grand manteau semblant trainer toute une histoire derrière lui, dans ses plis, Alexis s'adressa directement à la foule de sa voix toujours aussi redoutable et autoritaire. L'orateur des temps modernes était de retour et jamais ça ne regardait vers le bon coté pour personne.


Picasso croyait avoir compris l'essence de l'art et de ses plus grands rafinements. À être témoin de ce paysage d'aujourd'hui, le pauvre artiste aurait remis en question la présence de son influence sur les courants inspirant nos avancées. Jamais dans les plus beaux tableaux nous aurions eu l'opportunité d'être les observateurs d'une aussi belle toile. Aucun rêve ne se compare à ce désir refoulé de voir ce qui nous s'entoure s'effondrer de peine et de misère. Je croyais avoir tout vu, le destin ne me laissait plus aucune surprise ni intrigue et à ce jour, c'est les pages de notre Histoire que la plus fine des plumes se délaisse à retracer. Ce n'est ni une pure coincidence, ni la joie des hasards, tout ceci était sur la ligne des temps, tout ceci était prévu et prévoyant. Elle avait raison, elle avait vu juste et elle en avait peur, elle terrorisait chaque nuit, chaque jour, à chaque souffle, à chaque regard, de ce tragique instant. Le bal vient de s'ouvrir, et bientôt, tous voudront se joindre à notre valse. Peter, Sylar, Mickael, ceci est un véritable plaisir de vous compter parmis l'assistance. Vous serez témoin d'un avènement appelé à changer le visage de ce triste univers. Pauvre Angela, elle qui rêvait à chaque nuitée de cette catastrophe, si regrettable que ce cauchemar soit devenu aussi réel que la déception de ses proches.

C'est d'un petit rire tout à fait sarcastique, voir menaçant, et même glacial, que le ténébreux ponctuait la fin d'un discours propre à ses sincères manies vocales. Déviant légèrement son regard vers le corps de Alex Dumont, possédé par l'entité qu'était Hyde, Alexis retrouvait une douce expression de calme et de parfait contrôle alors que de nouveau, dans la beauté de toute son exécution, sa voix se perdait avec puissance dans les alentours.

Famine, comme elle vous avait appelé. Jamais je n'aurais ôsé prétendre que ce serait votre véritable identité. Je suis presque enchanté de faire votre aimable connaissance, depuis le temps, temps qui me manque, qui est absent, qu'est-ce que le temps après tout? Au nombre de quatre, nous sommes les pilliers de la destinée et en soit, pour l'humanité, c'était la plus abominable des calamités pouvant subsiter. Il est ainsi déplorable que je sois l'un d'entre eux, n'est-ce pas? N'ayez crainte, les deux absent seront vite faire acte de présence. Vous croyiez que je n'aurais daigné leur laisser un carton d'invitation? Pourquoi repousser aussi vulgairement la Pestilence et la Mort? Une famille certes dysfonctionnelle que la Guerre s'est fait un plaisir de rappeler à l'ordre, aussi chaotique peut-il être.

Figeant sur place, immobile, patient, il restait de marbre et sans expression devant tout ce théâtre. Un soucis de plus dont personne ne voulait entendre parler... Sylar et Peter Petrelli déjà mal en point, ainsi que Mickael sur la corde raide, ils ne s'attendaient probablement pas à pire, et pourtant...
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Liam Caldwell



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MessageSujet: Re: Ombres et Lumières [CdA 1]   Mer 9 Nov - 13:37

Liam Caldwell. Mort. Ou absence de mortalité dans votre cas serait plus approprié pour décrire votre personne. Vous ne me connaissez guère et cette intervention n'est pas voulue dans le but de satisfaire cette absence d'information. Je ne vous apprends rien en vous affirmant que Famine fait des ravages partout sur son passage, ou si vous préférez, Hyde. Au moment où je vous transmet ce paisible cauchemar, la créature s'amuse aux dépends de monsieur Petrelli et le jeu en vaut la chandelle car il semble y avoir une présence s'étant joint à la mascarade. Serez-vous des nôtres pour la prochaine danse, monsieur Caldwell? Assisterez-vous à la réunion des Cavaliers? Pour tout vous dire, en toute honnêteté, entre homme d'affaires qui se respecent, je ne manquerait ce spectacle pour rien au monde. Le privilège revenant à Central Park, je ne me retrouve point enchanté de ce lieu de retrouvailles mais si tel est le choix du destin, alors tel sera le choix qui sera respecté par tous. Vous y présentez est un risque terriblement dangeureux mais qui sait ce qui pourrait se produire si les visons de Angela Petrelli se concrètise. Faites honneur à votre réputation d'immortel, monsieur Caldwell, et ayez l'audace d'affronter, et même de vaincre, si le coeur vous en dit, l'impensable.

Liam se réveilla de son léger somme, en sueur, après un long cauchemar qui s'était terminé par cet avertissement, cet ordre d'Alexis Kane. Ces paroles résonnaient dans l'esprit de l'immortel indien, ainsi Angela avait eu une vision, encore une fois, et il fallait qu'il y participe, comme souvent par le passé, mais cette fois, la situation était tendue. Très tendue. Liam sortit son téléphone et composa le numéro d'Angela. La sonnerie tinta à ses oreilles.

« Ainsi, le combat final approche Angie, fort bien, j'en serai puisque le Destin l'a choisit. Fais de ton mieux de ton côté mon amie, il serait fort dommageable que nous échouions à arrêter cet être. »

Et il raccrocha. Il composa rapidement un autre numéro tout en descendant les étages de l'hôtel et fit avancer la limousine, il entra dans la longue voiture tout en donnant un gros pourboire au portier et contacta quelqu'un

« -Faites évacuer Central Park. Ne posez pas de question. Bloquez les rues adjacentes.
-Que se passe-t-il ?
-Pas de questions, j'ai dit. Vous me devez un service, il est tant d'honorer votre dette.
-Vous me demandez beaucoup monsieur Caldwell.
-Je n'en ai rien à faire, je ne vous demande pas l'impossible. Inventez ce que vous voulez … à moins que vous ne souhaitiez avoir des centaines, si ce n'est pas des milliers, de morts sur les bras, une fois de plus.
-Non, bien sûr que non.
-Bien, alors faites ça, et vite.
-L'ordre est partit, une alerte à la bombe devrait faire l'affaire.
-Parfait.... J'oubliais, garez si vous le voulez un fourgon de démineurs, mais qu'aucun de vos hommes ne restent dans la zone. »

Et encore une fois, Liam raccrocha sans attendre de réponses. La limousine arriva à proximité de Central Park et se gara sur l'ordre du patron, deux rues avant. L'indien sortit et indiqua à son chauffeur de retourner à Vegas et de ne surtout, surtout pas, s'arrêter. Alors que la voiture reportait, Liam commença à réfléchir. Le destin, encore une fois, le rattrapait.


« Sylar. Hyde. Peter. Monsieur Kane je présume. Que du beau monde ! Ah, vous je ne vous connais pas par contre, enchanté, Liam Caldwell,semi-mortel. Et bien Hyde, auriez-vous soif en plus d'avoir faim ? C'est mon cas, personnellement. Cette fois, pas de résignation ou de sacrifice inutile, le combat ne sera pas aussi facile. »

Sur ces mots, Liam réduisit la quantité d'énergie qu'il utilisait au stricte minimum, empêchant les réserves reconstituées de sortir trop rapidement. Il sortit une arme, un splendide Beretta old-school mais ne le braqua pas sur la chose, de la main gauche il ouvrit son grand manteau et en sortit une arme l'égendaire dont il avait fait l'acquisition pour une somme faramineuse quelques années auparavant, un colt 38. Arme mythique. Celle d'Al Capone. Un fusil beretta fut brièvement visible, accroché à l'intérieur de son manteau. Liam avait déjà traité par le passé avec ce truant si célèbre, c'était un bon ami, un grand homme. C'était lui qui avait poussé Liam dans la direction du crime, il n'était à l'époque qu'un homme d'affaire peu scrupuleux, avec beaucoup d'expérience. Al lui avait montré la facilité qu'apportait les manigances en tout genre.

« Tout ce qui est vieux n'est pas forcément inutile, cette arme a semé la mort à son époque, mais elle fonctionne toujours à la perfection. »

Une nouvelle personne arriva, tandis que les sirènes de police retentissait au loin, s'approchant rapidement. Des cris commencèrent à retentir venant des quatres coins du parc mais personne ne venait vers eux, ils partaient tous, loin, très loin de l'endroit où il y avait une bombe apparemment.

« Sylar, ou Peter, peu importe, je te prierai de bien vouloir utiliser les pouvoirs psychique pour que tous ces policiers ne fassent pas attention à nous, nous ne serons pas dérangés pour régler nos affaires... Les Quatre Cavaliers réunis, avec d'autres personnes, soit, mais passons, cela revêt un grad intérêt et est assez amusant je dois dire. »
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Rick Baneson
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MessageSujet: Re: Ombres et Lumières [CdA 1]   Jeu 10 Nov - 19:18

L’air qui s’extirpait péniblement des poumons de Rick était aussi sec que les grands vents faisant roulé les dunes désertiques, comme si le Bostonnais n’avait pas avalé la moindre goute d’eau depuis des siècles. Son corps à moitié nu était rachitique, mais personne n’était là pour le voir dans les ténèbres de ses cauchemars. Depuis sa dernière rencontre avec Alexis Kane, Rick revivait chaque fois qu’il sombrait dans le sommeil l’éternité d’enfer que l’Incube avait créé pour lui. Dans le noir quasi-complet, les nuits du Maitre des virus semblaient éternelles alors qu’il souffrait sur la croix, dans une parodie religieuse de très mauvais goût. Ici, il ne pouvait pas mourir, il ne pouvait qu’endurer la cruauté de celui qui avait sut vivre dans ce royaume de rêves plutôt que de succomber. Ces cauchemars étaient répétitifs dans le sens que chaque seconde passée sur la croix ressemblait à sa précédente, sans rien pour venir brise la monotonie de cette exécution malsaine. Mais les choses ont souvent tendance à changer, surtout dans l’immensité irréelle de l’éternité.

Comme pour venir troubler la scène, des sons de pas se mirent à résonner dans la vaste salle sombre où Rick avait été crucifié. Aux oreilles confuses de Baneson, ces pas semblaient n’être que le battement de son cœur qui résonnait à ses tempes, mais leur rythme était bien trop rapide pour en être ainsi. Une silhouette finie par se démarquer dans les ténèbres ambiantes, comme si une légère lueur lui permettait d’être visible. Le nouveau venu était inconnu aux yeux de Rick. Il s’agissait d’un homme dans la fin quarantaine, aux cheveux grisonnant et à l’air un peu trop prétentieux, probablement une création de son propre subconscient. Les muscles faciaux fatigués et épuisés ne lui permettaient pas de demander une question bien simple : « Qui êtes-vous? », question à laquelle il n’aurait probablement de réponse, car l’individu s’était lancé dans une rengaine interminable.


Rick Baneson. Pestilence. L'être des maladies et de l'infection. Le destin est un petit coquin de nous avoir cacher autant de mystères d'une vérité que nous devions savoir depuis nombreuses lunes. Pour notre cause, aussi peu commune qu'elle se trouve à être, j'en suis maintenant grand connaisseur de cette Histoire qui nous réunit de nouveau. Nous sommes responsables de grande catastrophe. Nous sommes le Cataclysme, nous sommes l'Apocalypse et votre penchant pour les défilés chaotiques de la nature vous convaincant de l'utilité à suivre ces précieux murmurres. Tout d'un coup, Central Park devient une attraction bien plus que simplement touristique. Si vous souhaitez être l'acteur d'un bouleversement sans égal, sans précédents, ayez l'audace de vous retrouver à ce lieu le plus rapidement possible, sans quoi vous vous en voudriez de manquer votre rendez-vous avec Famine. Vous pourriez y laisser votre peau, Pestilence, mais la vie est un risque et sans dang er, sans audace, jamais vous n'obtiendrez justice pour vos propres valeurs.

Cette voix. Cette façon de jouer avec les mots qui était à la fois si étrange et mélodique. C’était l’Incube en personne qui l’invitait à cette rencontre, à cet évènement à la fois biblique et historique. Était-ce un autre piège d’Alexis Kane pour lui apporter encore plus de souffrance, pour le guider malgré lui vers les autorités américaines? Non, ce n’était pas particulièrement le genre du Prince des Ténèbres. S’il avait brisé l’éternité de ce rêve, c’est que cette réunion avait une grande importance sur le plan mondial, un impact digne des grandes guerres de ce monde. C’était l’aube de l’Apocalypse.

***


C’était une de ces journées où le ciel menace à tout moment de se déchirer pour laisser tomber averse et déluge, le genre de journée où on ne peut rien prévoir de peur de se faire prendre par la pluie et de voir nos plans tomber à l’eau. Eh bien il faut dire que lorsque ces plans consistent à rencontre les Cavaliers de l’Apocalypse, ce n’est pas quelques gouttelettes qui peuvent ruiner le tout.

Assied sur un banc, Rick observait la placide étendue d’eau qui se trouvait devant lui. Et dire que Central Park en entier avait été créé et aménagé par l’homme. Un oasis de végétation et de détente au sein de La Ville qui ne Dormait Jamais. Le Bostonnais avait l’impression constante de se tenir au bord d’un précipice, comme si il risquait sa vie à chaque seconde de par sa simple présence dans cet endroit. Pourtant, jusqu’à maintenant, rien de bien dangereux dans ce décor typique de l’après-midi moyen des New Yorkais venant passer un peu de temps près du Réservoir. Personne ne se doutait que ce charmant moment allait tourner à la catastrophe d’ici quelques minutes, personne sauf peut-être les principaux intéressés. Rick fini sa cigarette et jeta le mégot au sol avec nonchalance lorsqu’il sentit le premier signe que l’affrontement avait débuté : l’odeur de la fumée.

Comme un troupeau de moutons effrayés, les gens pourtant si calmes quelques secondes auparavant fuyaient maintenant comme si le Diable était à leurs trousses. Rick, quant à lui, avançait à contre courant, cherchant l’épicentre de toute cette frayeur, car il était évident que ce chaos avait pour source Famine, personnage dont la véritable identité était toujours inconnu pour le Maitre des Virus. Plus il avançait, et plus l’odeur de fumée se faisait forte. Finalement, il déboucha sur une petite partie pavée du parc ou plusieurs visages connus se trouvaient. Premièrement, Alexis Kane, fidèle à lui-même, qui abordait un air neutre et confiant malgré les flammes qui carbonisaient la végétation environnante. Liam Caldwell venait lui aussi de débarquer, brandissant armes et menaces tout en dictant ses ordres. Il était évident que cet homme avait l’habitude de mené ses troupes avec une poigne d’acier, sans flexibilité. Son charisme était tout aussi impressionnant que lorsque lui et Pestilence s’étaient rencontrés pour la première fois dans la cellule de ce dernier. Dans les visages connus, il y avait aussi le bâtard Peter Petrelli et l’infâme Sylar, tout deux extrêmement mal en point même s’il ne semblait n’avoir reçu aucune blessure. Pourtant, ils peinaient tout deux à rester debout, et semblait avoir pris un coup de vieux incroyable. Ce n’était pas une vision qui déplaisait à Rick, loin de là même. Parmi tout les gens présents, il y avait aussi deux inconnus. L’un deux, un grand blond athlétique, tentait d’aider Sylar à se tenir debout, tâche ardue devant la soudaine faiblesse du Serial Killer. L’autre inconnu ne pouvait être qu’une seule personne : Famine, la source de ce carnage, l’épicentre de la destruction éminente de l’humanité. Dans tout ce chaos, son visage n’exprimait qu’une rage froide, la rage typique du géant qui doit écraser quelques bestioles gênantes. Rick souri devant la scène qui s’offrait ainsi à lui. Lentement, il s’approcha des protagonistes, s’allumant une autre cigarette, geste tellement anodin devant une situation si extraordinaire. Il se mit cotes à cotes avec Famine, faisant face à tous ses adversaires, son regard de jade balayant la scène.


« Ainsi se complète donc le portrait. Guerre, Pestilence, Famine et Mort, tous réunis dans les Poumons de New York. De quoi faire baver les ecclésiastiques, mais que très brièvement, car la suite logique des choses reste évidemment la destruction de l’humanité. Cependant, plusieurs s’opposent… Et c’est plus que dommage. »

D’un simple geste de la main, Rick envoya une onde sur toute la zone du combat. Tout les gens présents qui n’avaient pas une forme de protection quelconque contre les pouvoirs de Pestilence ressentirent une forte nausée les gagner, pire que tout ce qu’ils avaient connus au court de leur vie. Le sourire du Bostonnais s’étira légèrement.

« Voyez-vous, notre monde est malade. Empoisonné par les caprices des gens souhaitant tout contrôler au péril de la raison. Qu’on parle d’ici des politiciens assoiffés d’encore plus de puissance, ou des riches propriétaires de compagnies comme Monsieur Caldwell ici présent, ou encore simplement des éternels manipulateurs comme Madame Angela Petrelli, notre monde n’est contrôlé que par une poignée d’individus, au détriment des autres et surtout de nous, mutants. »

Encore une fois, Pestilence se laissa aller à l’utilisation de son pouvoir, doublant les nausées de fortes fièvres qui mirent hors d’état de nuire les pestes gênantes qui pouvaient le stopper dans son monologue. Il s’adressa alors directement à Famine, plongeant son regard dans les iris du son interlocuteur avec la vague impression de se tourner vers le Diable.

« Il n’existe aucun remède face à une telle corruption. J’ai déjà tenté l’option de la Révolution avec Monsieur Kane, option qui s’est malheureusement révélés fortuites et vide de sens. Il n’existe qu’une seule solution : la destruction de l’humanité. La survie de seuls ceux assez puissants pour survivre, une poignée d’élus. Eux, de par leurs capacités, seront dignes de profiter des richesses de la Terre. Et il me semble que ce ne soit que logique que cette destruction soit dut à la Famine et à la Pestilence… »
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Alex Dumont
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MessageSujet: Re: Ombres et Lumières [CdA 1]   Ven 11 Nov - 9:15

Alors qu’il tenait au creux de ses paumes les vies de Peter et Sylar, soudain, tout sembla disparaitre, s’étiolant avec le paysage. Troublé par un tel phénomène, l’entité relâcha ses prises, tentant de comprendre l’origine d’un tel phénomène. Mais avant qu’il ne puisse comprendre, il s’était retrouvé en plein désert. La chaleur accablante qui entourait l’enveloppe charnelle de Hyde, ainsi que les dunes de sable à perte de vue ne laissaient pas penser le contraire.

Perplexe, l’entité plissa les yeux, comme pour s’aider à mieux jauger la situation. Tout ceci n’était pas logique. Comment avait-il pu être téléporté en plein désert ? Peter n’avait pas pu faire un tel tour de force, pas dans son état, et ce genre de stratagème n’était pas dans les habitudes de Sylar, plus prompte à trancher dans le vif. Non, il y avait forcément autre chose, et par autre chose, l’entité entendait une autre personne.

Continuant de percer l’horizon de ses yeux miel, Hyde usa de son don de double vu pour tenter de localiser âme qui vive dans les environs. Ce qu’il ressentit était alors bien plus troublant que cette mystérieuse téléportation. Il pouvait encore sentir Peter et Sylar, deux titans de vie, comme s’ils étaient encore à côté de lui … comme si Hyde n’avait jamais quitté New York. En se concentrant d’avantage, l’entité distingua une troisième personne, un insecte comparé aux deux autres. Un sentiment de crainte émanait des saveurs de cette frêle énergie : cet individu était mort de peur. Ce fut à ce moment ci qu’il le sentit en lui, dans son esprit.

Hyde ragea d’avantage, si toutefois cela était encore possible. Il haïssait les télépathes, toujours à venir fourrer leur nez dans les affaires des autres. Celui-ci ne faisait pas exception. L’entité honnissait ces êtres à tel point qu’il se faisait toujours un malin plaisir à les dévorer avec le plus de sadisme possible. Plonger dans l’esprit chaotique du Carnassier, c’était prendre le risque de s’emmêler dans une toile aux fils aiguisés comme des lames de rasoir et d’attirer l’attention de la bête.

Le télépathe ayant ouvert son esprit pour pénétrer celui de l’entité, cette dernière se connecta alors à lui, lui susurrant de terribles menaces.


* Je te vois misérable créature … je te goute déjà, et je sais d’avance que tu seras un mets de choix. Cesse immédiatement ton illusion ou bien j’arracherai ta misérable vie de ta carcasse ! *

Aussi lentement qu’elle s’était installée, l’illusion sembla se dissiper. Le télépathe avait-il renoncé, ou bien l’anarchie psychique de l’entité avait-elle tout simplement dissipé ce tour de passe-passe ? Hyde ne s’en souciait guère à dire vrai. De nouveau, il était à Central Park avec face à lui Sylar, épaulé du télépathe, et Peter. Un sourire aux lèvres, l’entité constata que les deux increvables commençaient déjà à reprendre des couleurs.

Combien de temps avait duré l’illusion ? L’entité n’en avait aucune idée. Le fait est que de nouveaux venus s’étaient joints à la petite fête. Hyde reconnut sans mal Liam, même si l’énergie qu’il semblait dégager était pathétique. L’indien braquait sur le corps du français deux armes à feu. Comment pouvait-il espérer nuire à un tel adversaire avec des armes aussi dérisoires ? Décidément, l’âge devait commencer à gâter ses neurones.

L’entité reconnut également Alexis Kane, l’une des têtes pensantes des feux Sons of Liberty. C’était également un adversaire qu’avait affronté Alex par le passé. Ce dernier se présenta comme étant Guerre. Ainsi donc se dévoilait le troisième cavalier.

Finalement, Baneson fit son apparition. L’entité ne le connaissait qu’au travers des médias, étant le dirigeant des Sons. A l’en croire, ainsi que les divers maux qu’il déversa sur les personnes présentes, il était Pestilence, le dernier cavalier. Les nausées et la fièvre qu’il libéra furent rapidement endiguées par le surplus de vitalité qu’avait emmagasiné Hyde.

Quatre messagers de destruction tous réunis en un même lieu. L’entité vit cette curiosité du Destin comme un bon augure pour lui. A n’en pas douter, aujourd’hui serait jour de carnage et il festoierait comme il se devait. Pourtant, les quatre compères ne semblaient pas motivés par les mêmes objectifs. Alors que Baneson et Kane n’avaient que pour envie de semer le chaos et d’assurer une forme de suprématie de leur groupe, Liam, lui, semblait au contraire s’opposer ouvertement aux trois autres.

Quant à Hyde … son objectif du moment restait d’en finir une bonne fois pour toute avec Peter. Les autres pouvaient bien s’entretuer s’ils le voulaient. Mais quiconque se mettrait en travers de son chemin subirait sa colère de plein fouet.


« Qu’importe vos desseins … je ne veux qu’une seule chose : Peter ! », prévint-il en foudroyant le jeune Petrelli du regard.

Puis, portant son attention sur Kane et Baneson, il poursuivit.


« Si vous voulez vraiment m’être d’une quelconque aide, occupez-vous des autres … Une fois le cas Petrelli réglé, je détruirai tout ce qui vous fera plaisir … »

Finalement, l’entité reposa son regard doré sur sa cible de prédilection.



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MessageSujet: Re: Ombres et Lumières [CdA 1]   Ven 11 Nov - 19:58

Le corps de Peter se raidit lorsque parvint à ses oreilles le sinistre ricanement de son némésis. Comme à son habitue, Sylar ne perdit pas de temps en longs discours. Après l’une de ses vannes qui ne faisaient rire que lui, il se planta au milieu des deux colosses, semblant jauger lequel était le plus approprié comme allié afin qu’il puisse s’amuser sans causer trop de dégâts. Peut-être était-ce une vieille habitude de leur trip à Vegas, mais en tout cas l’horloger opta pour le camp Petrelli. Utilisant l’un de ses clones comme leurre, Sylar prit Hyde par surprise, l’expédiant de son poing avec une force phénoménale. Peter eut un sursaut et faillit arrêter Gray dans son geste, mais il se rappela que le nouvel hôte du corps de son ami disposait de suffisamment de ressources pour remettre sa mâchoire en place et réparer les blessures, qui ne furent bientôt qu’un mauvais souvenir. Il ne fallait pas blesser Alex, même si celui-ci s’était totalement effacé derrière cette brute à l’état pur.

Furieuse, l’Entité se releva de son coup et réduisit à l’état de poussière le clone, avant de mettre le grappin sur le vrai Sylar. Ce dernier avait une seconde fois prélevé le pouvoir d’immortalité sur Claire, faisant de lui une nouvelle source de puissance pour Hyde. Le désespoir gagnait peu à peu le jeune Petrelli alors que Famine leva un bras, puis l’autre, puisant doublement des ressources qui le faisaient rayonner d’une puissance démentielle. Le pouvoir d’Alex assimilé par Peter ne lui permettait que de résister un peu plus longtemps que Sylar à l’étreinte mortelle de Hyde. Lisa n’allait jamais parvenir à s’infiltrer dans un esprit aussi terrible, gonflé seconde après seconde d’une carapace encore plus impénétrable. Pourtant, la Créature sembla se déconnecter, relâchant l’emprise qu’il exerçait sur ses victimes. Peter regarda autour de lui, cherchant d’où pouvait bien provenir cette intervention mystérieuse. Il ne mit pas longtemps à trouver l’auteur des faits, un gars aux airs cool, qui ne sembla cependant pas amusé par la situation. Il considéra Sylar d’un regard inquiet, reconnaissant très probablement l’énergumène. Puis il se concentra plus intensément sur Hyde. Vu l’étant de ce dernier, l’arrivant devait avoir des pouvoirs télépathiques.

Mais Peter eût à peine le temps de reprendre ses esprits (et quelques forces qui, heureusement, lui revenaient assez vite), que déjà un nouveau protagoniste fit son apparition. La silhouette qui se détacha parmi les flemmes ne fut autre que celle d’Alexis Kane. Il était encore vivant, ce demeuré d’orateur inlassable ? Se fichant totalement du discours aussi prévisible qu’inapproprié au vu des circonstances, Petrelli recula afin de reprendre son souffle. Déjà, il sentait ses forces lui revenir, et sa peau reprenait des couleurs. S’il devait agir, c’était très vite. Avant que Hyde ne brise la défense établie par le télépathe, tout au moins.
Heureusement, une nouvelle arrivée permit à Peter de se ménager quelques instants. Liam Caldwell était lui aussi de la partie. Était-ce parce qu’il avait fait la promesse de les aider en temps voulu, ou parce qu’il y trouvait des intérêts personnels ? Il n’y avait aucun doute sur le fait qu’ils n’allaient pas tarder à le découvrir. Le milliardaire s’était mis en position d’affront face à Hyde, contrairement à Kane qui laissait planer l’ambigüité quant à ses véritables intentions, tel un spectateur avide de sensations, attendant le moment propice pour mettre son grain de sel.

Au moment où Liam dégaina ses armes, Peter leva la main dans un réflexe de défense. C’était une très mauvaise idée de sortir les gros calibres devant une furie comme Hyde, qui ne le prendrait pas vraiment bien. De plus, Pet’ ne voulait pas que son ami soit blessé. Avec le ton d’un homme habitué à donner des instructions, Caldwell demanda à Sylar ou Petrelli de tenir à l’écart les forces de police environnantes. Mais le fils d’Angela ne se sentait pas encore capable de maintenir une telle emprise, surtout en sachant très bien que Hyde n’allait pas rester en stand-by très longtemps.

Puis, le summum de l’horreur.
Rick Baneson, échappé de sa cellule, venait lui aussi profiter du spectacle à sa manière. Non mécontent de retrouver son ancien allié Alexis Kane, Pestilence venait compléter le tableau tant craint par Angela. Les quatre Cavaliers de l’Apocalypse étaient au complet, leur apparition dramatique étant davantage sublimée par les vagues de chaleur portées par les flammes, leurs ondes déformant le paysage comme dans un cauchemar.

Tout à coup, d’un seul geste, Baneson contamina les quelques passants encore présents, ainsi que le télépathe et Kane, probablement les seuls non immunisés contre les attaques de Pestilence. Malheureusement, cela eut pour effet de libérer Hyde de l’illusion dans laquelle il était pris. En guise de remerciement pour son geste salvateur, Peter tendit la main vers le télépathe, lui envoyant les ondes bleues issues du pouvoir curatif qu’il avait hérité de Rory Daniels. Le jeune homme évita donc de justesse les vagues de nausée qui envahissaient les simples humains… mais également Alexis Kane. Au moins, en voilà un qui risquait de ne pas leur causer du tort dans l’immédiat.

Ne perdant pas de temps, Peter se tourna vers Rick. L’idée de Liam concernant les policiers était un peu audacieuse, mais il était toujours possible d’occuper ceux-ci d’une autre manière. L’homme-éponge avait déjà pénétré dans l’esprit de Baneson, donc une nouvelle tentative s’avérerait probablement plus aisée. Petrelli se concentra, fronçant les sourcils sous le prix de l’effort, et envoya une onde de suggestion psychique en direction du manipulateur de virus.


* Tu vas gentiment t’occuper des forces de l’ordre qui tenteront d’intervenir, et ce à n'importe quel prix. *

Il y avait mis un maximum de puissance dans cette intrusion, de manière à ce qu’elle réussisse à s’imposer comme idée lancinante dans l’esprit de Rick.
Il eut juste le temps de l’envoyer, sentant à nouveau la présence malsaine de l’Entité derrière lui. Non, elle ne manipulerait pas Kane et Baneson à sa guise pour maîtriser ses opposants. Le seul moyen de détruire les quatre plus grands fléaux de l’univers était de les monter l’un contre l’autre. Diviser pour mieux régner. Alexis touché par Rick, Liam contre Hyde. C’était le seul moyen de les occuper pendant que Lisa procédait à sa délicate infiltration au cœur de l’enfer. Pourvu qu’elle y arrive cette fois, et qu’elle s’en sorte indemne. Le sort du monde entier reposait entre ses petites mains.

La panique le gagna lorsque la main de l’Entité se releva à nouveau en sa direction. Au moment où il se sentit happé par son emprise maléfique, Peter eut comme unique réflexe d’arrêter le temps. Quel ne fut pas son soulagement lorsque la scène s’immobilisa. Sous le coup de l’émotion, il tomba à genoux, à nouveau libre de ses mouvements. Il lui fallait réfléchir, et vite. Hyde ne pouvait être tué, à moins d’entrainer Alex avec lui. Si Peter fuyait, il ne donnait pas cher de la vie des citoyens de New York, possibilité à écarter également donc. Que lui restait-il ? Le leurre. Combiner plusieurs pouvoirs n’était pas le point fort de Petrelli, surtout en sachant que n’importe quelle aptitude pouvait lui faire faux bond et causer des dommages irréversibles. Mais cela ne coûtait rien d’essayer. Lisa ne devait pas être la seule à prendre des risques. Toujours à genoux, il chercha une réponse autour de lui, tel un joueur d’échecs réfléchissant à la manière dont il allait développer sa stratégie, à quel pion il allait jouer dans l’immédiat… tout en sachant qu’il ne s’agirait que d’un moyen provisoire de faire gagner du temps à mademoiselle Dumont. Tout à coup, son regard se posa sur une personne qui était à peu de choses près dans la même posture que lui : Alexis Kane, courbé sous l’effet de la nausée, serait la cible parfaite.

Petrelli se releva, déplaça l’immobile Kane (dieu qu’il était bon de le voir si silencieux !) grâce à sa télékinésie, et échangea leurs places. Alexis se trouvait désormais face à Hyde, main tendue, ayant déjà lancé son hameçon et attendant que le poisson morde. Peter utilisa ensuite son don d’illusion, récemment ravivé par Hayden à Miami, et inversa l’apparence du ténébreux et de la sienne. La tromperie était parfaite, il n’y avait aucun changement par rapport à la scène de départ. De cette manière, il serait même possible de leurrer Baneson si la suggestion n’avait pas fonctionné. Éprouvant des maux de tête de plus en plus douloureux, Peter, sous les traits de Kane, tenta de rester concentré. Il prit une profonde inspiration, tenta de contrôler ses débuts de vertiges (au moins, il n’aurait pas à feindre la nausée) et réactiva le cours du temps, se délectant de l’image d’Alexis happé par le pouvoir de l’Entité. Ce qu’il ignorait, c’est que son geste aurait des conséquences bien plus bénéfiques que prévu. Quoi de plus propice pour déstabiliser un monstre aveuglé par la furie que de l’imprégner de l’écho psychique d’un homme fou, à l’esprit confus et dont la logique dépasse l’entendement ?

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Ombres et Lumières [CdA 1]

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