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 OLÉ! [Miss Cruz]

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Edmond Van Buren
/\Sharp as a Blade/\
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MessageSujet: OLÉ! [Miss Cruz]   Lun 2 Mai - 21:40




Cette sensation qui tambourinait dans sa poitrine d'un rythme d'enfer, cette excitation de revenir sur les lieux d'un crime mondialement reconnu, c'était le goût de l'excitation à l'extrême! Dans les faits, il était un peu stupide de revenir alors que son visage était à présent connu de toute la population et qu'ainsi, les risques de se retrouver en prison étaient décuplés. Toutefois, ce risque, ce danger constant, il en mangeait à grande pelletée! Les gens avaient vu ce qu'il avait accompli face à l'armée elle-même, comment la simple police arriverait à l'arrêter? Et même si les agents étaient présents, qui ôserait l'affronter directement? Tout puissant, c'était presque qu'il en jouissait à cet instant même. Les alternatives étaient si nombreuses à lui, il pouvait accomplir des choses encore plus grandioses à présent. Mais pendrait-il ce risque de se retrouver sur l'avant-scène une fois de plus?

Peut-être bien que oui. Fièrement redressé, debout, face au paysage urbain innondé d'immeubles, il souriait, de toutes ses dentes. Au coin d'une rue, il pouvait admirer la grandeur de la chaotique ambiance qui règnait tout près de Manhattan. La Statue de la Liberté ayant subit d'importants dommages, le maire crucifié, l'armée ridiculisée, tout était mis en place pour relancer la réputation de New-York dans les hautes sphères de la médiocrité. Et dire qu'il avait été un artisan de première de cette amusante épopée à la fois sanglante et explosive! Qu'est-ce qu'on ne pouvait faire avec un peu de mots et quelques armes? Cette victoire, ce succès inégal remporté contre la population, les manigances politiques, la société capitaliste elle-même en fait, le plus grand et sucré des desserts possédait la saveur d'une vierge en canne! Qu'est-ce qui lui manquerait pour recommencer ce manège dès le lendemain? De la fougue? De l'audace? Du courage? Aucunement! Même seul, même en parfait solitaire, accompagné de ses émotions et de ses pouvoirs, il possède ce redoutable potentiel de causer des dommages dévastateurs. Mais par soucis de, de il ne savait pas quoi du tout en fait, il garderait son supposé calme sur la place publique pour quelques temps. En attendant de trouver le génie d'un nouveau coup d'état, Edmond laissa ses pieds escalader les quelques petites marches le séparant du trottoir et du plancher de l'autobus. Lançant quelques pièces au chauffeur qu'il ne regardait même pas, c'est en toute élégance qu'il marchait vers un siège alors que tout les regards furent tourner vers lui.

Pantalon noir, chandail blanc, manteau de cuir brun, cheveux bien placés, sans lunettes de soleil, c'est ainsi que tous pouvaient l'appercevoir. Et c'était tout ce qui suffisait pour faire décrocher les mâchoires de chaque personne présente dans cet autobus chanceux. Cette fois-ci, cet instant décisif, c'était inmanquable, il s'était fait reconnaitre. Debout et immobile, souriant à pleines dents tel un insousciant, il patientait en se demandant ce qu'il devrait faire pour agir dans son plus grand intérêt. Timidement, il souleva sa main droite pour saluer la foule assise devant lui, toujours à se faire dévisager dans le silence le plus meurtrier. Et ce fut la débandade, la décadence même. Un homme, en apparence un mendiant appauvri et sans le sou, se souleva de son siège du fond du véhicule qui venait de se remettre en marche. Brusquement, ce même homme se mit à crier en applaudissant l'arrivée du magnétiste. Quelque peu pris au dépourvu par cet acceuil, Edmond n'avançait que très lentement en adressant nombreux sourires aux passages, tel un politicien en pleine campagne électorale. Dans les secondes qui suivaient, c'était l'autobus au complet qui vibrait à un rythme puissant pour la simple présence de Edmond. Telle une vedette, telle une rockstar, il remerciait ces étranges gens qui l'appuyait dans sa résistance médiatisée face à l'armée. Mais dans le blanc, il y avait toujours, ce que Alexis dirait, un noir tâché et têtu. Il y avait cet homme, dans un coin, solitaire, proche de la fenêtre qui n'avait exprimé aucun ressentiment quand à la prestigieuse démarche du magnétiste. S'approchant de cet intru, c'est en lui tendant la main que Edmond initiait le contact...


Ne soyez pas timide mon cher monsieur, je vous salue au même titre que tout les autres individus de ce bus! Vous êtes le bienvenu dans mon fan club, il y a de la place pour tout le monde! Vous voulez peut-être un autographe, une photo en ma compagnie, une chanson dédicacée, un bon coup de poing direct en plein visage? Je peux vous offrir tout ce que vous voulez, j'ai même de l'argent à en pleuvoir hors de mes oreilles! C'est payant être un terroriste qui s'est directement opposé à l'armée américaine faut croire.

L'assemblée, en coeur, en parfaite harmonie, riait et criait de nouveau à la glorieuse honneur de leur héros local. C'était son heure, son jour bien à lui. Peut-être que son nom serait inscrit au calendrier, comme une grande fête à célébrer, comme un souvenir que l'on ne voudrait jamais oublier. Le jour Edmond Van Buren, la fête du EVB, ce serait un évènement majestueux que personne ne voudrait manquer. Toujours armé d'un halluciant sourire dévoilant sa dentition parfaitement blanche, le magnétiste patientait que l'inconnu qui n'avait toujours pas bougé décide de faire action. Il semblait terriblement appeuré d'ouvrir la bouche pour prononcer ne serait-ce que quelques mots, quelques simples paroles pour satisfaire l'écoute de Edmond. Ne trouvant plus la patience d'être la victime, le magnétiste se retourna pour aller saluer d'autres admirateurs, surtout admiratrices en distribuant sourrires, poignées de main et accolades amicales. Refusant de se laisser humilier par un tel grossier, l'homme en question se releva d'un seul trait, le visage plissé de sévérité. Sa voix s'élevait dans l'autobus, voix entrainant avec lui un silence glaçant tout l'autobus roulant.

Combien d'innocents avez-vous tués pour en être ici? Avez-vous considérez tout le mal que vous avez fait à la population américaine en vous attaquant à la liberté elle-même? En crucifiant le maire? En affrontant les millitaires? C'est à cause de gens comme vous que notre vie est sombre et misérable! Vous nous aidez pas, vous êtes tous d'une nuisance exécrable!

L'homme respirait fortement, bruyemment, alors que Edmond lâchait très lentement la main qu'il venait de serrer, alors que les propos voyagaient jusqu'à son oreille. Rien de bien étonnant ou de nouveau mais au moment de sa gloire, de son histoire bien à lui, c'était une tâche qu'il voulait éviter à tout prix. Détournant avec classe tout son corps envers l'inconnu qui n'avait aucune estime pour le magnétiste, ce dernier s'en approcha proche, très proche, beaucoup trop près alors qu'ils étaient séparés par quelques centimètres à peine. Les sourcils plissés, le regard chassé, on voyait que l'homme de fer n'avait aucunement apprécié les remarques. Avec son caractère à la fois explosif et... très explosif, il serait question du pire dans les prochaines secondes. Et c'était intense, voir violent, brutal, même inhumain. Le poing droit avait filé à une vitesse éblouissante, écrasant sans difficulté le nez et la joue du pauvre homme qui se mit à crier et à la fois cracher du sang au visage de son métallique agresseur. La douleur était terriblement poignante, insupportable. Ne se limitant pas à un défi de faible calibre, Edmond agrippa le col de la chemise de l'homme et le trainait avec lui jusque dans le fond de l'autobus. Lui faisant admirer la vue urbaine du paysage, le magnétiste lui enfonça avec précision le pied dans son derrière pour le pousser sur la fenêtre et du coup, par la puissance de l'impact, la fit éclater en des milliers de minuscules fragments tranchants, laissant le pauvre homme ensanglanté débouler sur la route. Ce qui était vraiment dommage, c'était qu'un taxi relativement pressé passait au même moment, broyant tout les ossements du corps de la victime de Edmond qui lâchait un grincant cri d'agonie avant de, justement, quelle ironie, agoniser.

Haussant les épaules, c'est en se retournant qu'il faisait maintenant face à tout ces gens le dévisageant. Il ne savait pas qu'est-ce qu'ils pouvaient bien penser mais lui, Edmond, savait comment réagir, c'était sa spécialité. Victorieux, il leva les bras dans les airs en glissant un très peu modeste sur son visage et propulsant un cri d'une telle virilité absolue que les oreilles en frissonnaient. La foule suivait allègrement ce mouvement en célébrant sans retenue son champion du jour. Dire que le chauffeur n'avait jamais daigné s'arrêter, il continuait son chemin et son unique travaill comme si c'était la seule importance. Après de longues minutes de célébration routière, l'homme de fer décida que la balade était terminée et qu'il était temps de rendre service à un collègue qui lui était bien précieux: son estomac. Terminant sa tournée de vedette en embrassant à pleine bouche une plantureuse demoiselle asiatique, Edmond laissa ses pas le guider à l'extérieur du véhicule, au creux d'un quartier sans richesse, sans pauvreté, tout à fait normal donc. Rien de bien particulier autour de lui à part quelques commerces sans prétention et des piétons aveugles de sa personne, rien sauf ce restaurant. Le El Castillo. Il avait aucune idée ce que ça pouvait dire dans un language compréhensible, mais ça sonnait assez bien pour aller y prendre quelques bouchées exotiques!



Replaçant son manteau de cuir, c'est en exaltant avec sonorité sa joie de vivre qu'il pénétra à l'intérieur de l'établissement. L'atmosphère, l'ambiance, l'odeur, la vue, la musique, tout ce qui planait autour de lui était une fidèle reproduction du pays européeen. Un court instant les yeux fermés et ça y était, il était en Espagne. Nullement vêtu pour cette grande occasion, Edmond haussa les épaules en éclatant de rire alors qu'il se fit acceuillir par un chic homme en costume qui devait être celui désignant les tables pour les clients. Se permettant quelques déhanchements suivant le rythme de la musique qui emplissait ses sens, c'est en sourcillant que l'homme s'inclina avec respect devant ce phénomène. Visiblement, il ne se faisait pas reconnaitre dans ce restaurant, et c'était assez étonnant.

Bienvenu au El Castillo, sire. Vous serez seul pour la durée de votre visite?

Bien sur que non mon cher monsieur! Gardez moi une chaise supplémentaire pour de la belle compagnie, il y en a toujours!

Je comprend cela monsieur. Si vous voulez bien me suivre.

Tournant son bras pour aller chercher deux menus, c'est d'un élégant mouvement sur le coté que l'homme invitait Edmond à se diriger vers la table définitivement parfaite pour lui. Tout près de la terrasse, sans y être, alors qu'une légère brise soufflait la sensualité exagérée de sa chevelure rebelle. Souriant comme un bel entêté, il se permit l'expression vocale d'un très fort OLÉ alors qu'une espagnole venait tout juste de l'accrocher par accident. Pour Edmond, si ça pouvait terminer entre les murs d'une chambre, sous les draps des flammes de la passion, alors ce ne serait pas un accident. Laissant comme souvenir un alléchant clin d'oeil à la jeune femme, il l'ignora pour la suite alors qu'il s'enfonça le ventre dans le sommet de la chaise qui était censé lui rendre comfort et paix pour son séjour. S'y déposant en gardant cette continuité corporelle déroulant sous le son entrainant de la musique, l'homme de fer déposa ses mains sur la table et regardait autour de lui. Le retour à la vie de tout les jours, au quotidien qui était absent de son existence depuis quelques temps déjà. Plissant les yeux sous les rayons du soleil, Edmond se surprit à penser à ses dits confrères. Qu'en était-il devenu de Alexis après, après tout ça? Et Rick, où diable pouvait-il être pendant que le ténébreux faisait exploser New York? Empaler le maire sur la Statue n'était pas suffisant? Rick devait se la couler douce, les pieds enfoncés dans le sable chaud de Cuba. Cette simple idée, cette seule pensée, ça le faisait rire de bon coeur alors qu'il se détendait bien avec une rafraichissante gorgée d'eau glaciale. Qui sait ce qui pouvait arriver de nos jours...
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Lila Cruz

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MessageSujet: Re: OLÉ! [Miss Cruz]   Jeu 19 Mai - 18:07

[J'aurais voulu le poster avant la vidéo, tu comprendras pourquoi, mais bon tant pis ^^ En espérant que tu aimes, et désolé pour l'attente]



Droite, upercut du gauche, drop kick. Adversaire K.O.
D'une démarche féline, la gagnante se dirgea vers le coin du ring où étaient déposées ses affaires et épongea son front brillant de sueur. Elle débouchonna sa bouteille d'eau minérale et laissa d'une traite couler la moitié du contenu jusqu'au fond de sa gorge. D'un bond, elle passa par-dessus les cordes tendues de l'arène de boxe et se dirigea vers les vestiaires, laissant son adversaire récupérer ses esprits, étendu au sol et le souffle court. Ce dernier se releva avec peine, un filet de sang s'écoulant de sa lèvre et colorant deux de ses dents au passage. Malgré sa peau noire, on pouvait voire apparaître les premiers bleus dûs aux coups reçus par l'Anglaise.


- Bon sang Cruz, t'es vraiment infatigable ! J'ai jamais vu une tigresse pareille !

Tout en continuant de marcher en direction des vestiaires, la belle lui répondit d'une voix aguicheuse :

- Et encore, je n'ai même pas eu besoin de sortir mes griffes. Sans rancune, Tyler !

La boxe était une activité toute récente pour Lila, mais elle avait utilisé les enseignements reçus par son maître d'arts martiaux pour en venir à bout de son opposant. Le pauvre Tyler Thompson en avait malheureusement fait les frais. L'homme avait encore du mal à s'en remettre, se jurant de ne plus jamais s'attaquer à cette bête en furie. La Lady ressortit à peine quelques secondes plus tard des vestiaires, les mains vides. Le professeur de boxe la regarda d'un air surpris.

- Tu ne vas pas prendre ta douche ?

Lila laissa s'échapper un rire sarcastique.

- Désolé, mon cher, mais tu ne vas pas pouvoir te rincer l'oeil cette fois. Je me suis juste débarbouillée, j'ai besoin d'aller courir un peu. Rien de tel qu'un petit jogging pour se reposer après un bon combat !

Ty' se laissa tomber sur son tabouret, la mine complètement exaspérée, comme s'il venait de recevoir une enclume sur la boîte cranienne.

- Non mais c'est pas possible, t'es inépuisable ma foi ! Comment tu fais, sérieux ? J'suis naze là, et toi tu trouves encore la force d'aller courir ! Il faut que tu me donnes ton secret.

Arrivée à la porte de sortie, Lila se retourna pour lancer un dernier regard aiguisé à son interlocuteur.

- De l'entrainement et de la volonté. C'est tout ce qu'il faut. Quand on a la force de se battre, les ressources du corps humain sont quasiment inépuisables. La plupart des gens oublient cela, se vautrant dans une vie de luxe et de confort, profitant des technologies et des facilités qu'elle apporte pour adopter la politique du moindre effort. Ces personnes sont les premières à crever comme des mouches dès qu'une catastrophe les oblige à mettre le nez dehors.

Sans demander son reste, elle sortit du gymnase et claqua la porte derrière elle.



~ ~ ~



Ses pas foulaient le bitume avec une régularité millimétrée. Se concentant sur sa respiration, elle tentait de contrôler chaque inspiration avant de laisser lentement l'air s'échapper de ses poumons. Les mouvements de sa poitrine aux courbes gracieuses suivaient la cadence avec un rythme imperturbable. Une oréole de sueur s'était formée sur son débardeur de training, juste sous son cou, mais n'avait absolument rien de repoussant. Au contraire, cettre transpiration lui donnait l'air fort et déterminé, reflétait la pureté d'un être prenant soin de son corps sans s'adonner aux vices les plus tentants tels que la cigarette, la drogue ou encore le sexe. L'alcool était son seul pécher mignon, mais la comtesse savait le consommer avec modération.
Courir était un bon moyen d'entretenir sa condition physique, mais lui permettait également de s'aérer l'esprit, lui évidant de se laisser envahir par une foule de pensées obnubilantes. Cela lui était d'autant plus bénéfique en cette période où beaucoup d'événements étaient venus bouleverser sa vie. Depuis le retour de Sylar, la belle n'avait pas revu Claire. Cette dernière était allée dormir à l'appartement, mais le lendemain, Lila avait retrouvé un lit vide. La cheerleader n'avais plus donné signe de vie depuis, disparaissant aussi vite qu'elle était apparue dans la vie de Cruz, qui n'était pas de nature à s'inquiéter mais s'interrogeait tout de même sérieusement sur l'endroit où son amie pouvait bien se trouver. Mila avait elle aussi déserté. Cela n'avait rien d'étonnant, vu son état : la rouquine n'avait pas pipé mot depuis qu'elle avait revu l'homme qui a détruit sa vie. Son état était d'ailleurs assez alarmant, mais si Lila s'en était préoccupée, elle n'aurait plus eu de temps pour elle. C'était une évidence, il allait de soi pour la jeune femme que chacun se devait de survivre de son côté, même si elle devait bien admettre qu'à certains moments de la vie, l'union faisait la force. Ainsi va la vie : les gens vont, les gens viennent, et il est inutile de les retenir contre leur volonté. Au moins, Lila avait un peu plus de temps pour elle, désormais. Depuis son retour à New-York, elle n'avait cessé de courir aux quatres coins de la ville. Cela faisait du bien de pouvoir un peu souff...


- Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?

La lady s'était arrêtée de courir et avait instinctivement posé sur son nez les lunettes de soleil qui auparavant trônaient au sommet de son crâne. A une dizaine de mètres devant elle se trouvaient une ambulance et plusieurs véhicules de police. Des bandes jaunes entrecoupées de "POLICE LINE DO NOT CROSS" noirs délimitaient un périmètre entourant un bus garé sur le bas-côté de l'avenue. Se faisant la plus discrète possible, Lila s'avança vers un groupe de passants nourrissant leur curiosité malsaine d'une scène peu agréable à voir. Vautours avides de chair fraîche, assoiffés de violence au quotidien : instituteurs, curés, mères de familles nombreuses. Des personnages inspirant l'innocence et porteurs de valeurs soi-disant sûres se retrouvaient agglutinés autour de ce tableau tâché de pourpre pour assouvir leurs instincts voraces les plus subtilement dissimulés. L'être humain était vraiment une espèce aussi incompréhensible que destructrice. Qui oserait blâmer des mouches grouillant sur une carcasse d'animal après avoir vu une telle scène ?
Des débris de verre sillonnaient le sol de toutes parts sur le côté du bus, certains ayant pris la teinte rouge du sang. Le cadavre avait déjà été recouvert d'un drap, mais vu la forme de la bosse, cela ne devait pas être très beau à voir. *Sylar?* Les policiers qui interrogeaient d'éventuels témoins semblaient exaspérés : les personnes à qui ils s'adressaient demeuraient muettes comme des tombes. Elles ne semblaient pas effrayer, non. Il y avait dans le regard quelque chose de... serein ? Étrange.
Ce monde avait-il fini par banaliser la violence au point de vivre en harmonie avec elle ? De quel mal était donc rongée la population new-yorkaise ? Une chose était certaine, les membres des autorités devaient galérer en ces temps difficiles où certains événements les dépassaient complètement.

Depuis son apparition dans les médias et la révélation au monde de son aptitude, Lila ne voulait pas se faire remarquer, surtout par les flics. Elle décida donc de continuer son jogging comme si de rien n'était. S'éloignant de la foule en agitation, elle courut et tourna au coin du boulevard, prenant une rue plus calme, parsemée de lieux de restauration fort plaisants. En passant devant la baie vitrée de l'un d'eux, Lila eut un flash. Elle s'arrêta net et revint sur ses pas afin de vérifié qu'elle n'avait pas rêvé. Non, il était bien là, bien réel, assis tranquillement à sa table. Le manipulateur de métaux lisait tranquillement le menu, face à une chaise vide. Alors il restait encore des Sons en liberté, se baladant insouciants, comme si rien ne s'était passé ? L'Anglaise se mit alors à repenser à Claire, qu'elle n'avait pas vue depuis un moment. Les sentiments qui l'avaient dévorée refirent surface, d'autant plus que ce Van Buren était le créateur de la cage qui avait plongé la cheerleader dans une torture totale pendant plusieurs jours. Il était le troisième angle du triangle Kane-Cruz-Van Buren. Lila n'en était pas fière, c'est pourquoi elle voulait venger Claire, lui prouver qu'elle valait mieux que la personne qu'elle lui avait laissé voir. Elle laissa plusieurs secondes s'écouler, pensive, devant cette devanture. Une musique espagnole entrainante s'échappait de l'endroit déjà bien peuplé en cette fin de journée. L'établissement semblait accueillant, chalereux, doté d'une décoration très soignée. Edmond s'insérait parfaitement dans ce décor. Attendait-il quelqu'un ? Peu importe. Mais quelque chose lui disait qu'il n'étais pas étranger à l'accident de bus situé à quelques dizaines de mètres de là.

Bien résolue à gâcher sa journée, Lila poussa la porte d'entrée, ignorant le regard ébahi de l'hôte du restaurant face à une femme vêtue d'une telle tenue. Elle tira la chaise en face du magnétiste et prit place. Lorsqu'elle croisa son regard par dessus le menu qu'il tenait en mains, elle s'adressa à lui d'un ton glacial.


- Alors, Verminator, on a un petit creux ? Il semblerait bien que les dératiseurs aient oublié d'exterminé une dernière bestiole à New York. Que dirais-tu d'un menu spécial Cruz ? Je te le conseille vivement, je suis sûr que tu adorerais. C'est le genre de menu qui te... coupe la faim avec une rare efficacité !
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Edmond Van Buren
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MessageSujet: Re: OLÉ! [Miss Cruz]   Dim 22 Mai - 20:25

C'était vif, c'était intense, c'était enflammé, le rythme de la musique lui traversait le sang alors qu'il laissait légèrement ses hanches dévier sur sa chaise. Jamais Edmond ne pouvait résister aux sons exotiques, encore moins s'ils sont des gémissements de chaleur des plus provocateurs! L'Espagne a toujours été un pays qu'il rêvait de visiter, rien ne l'empêchait de le faire alors pourquoi prolonger l'attente inutilement? Il était encore fraichement recherché par de nombreux services des forces de l'ordre, alors patienter que la poussière retombe et s'efface ne serait pas de refus. Pourtant, comment expliquer ce geste concernant un autobus et un imbécile ne chassant pas son autographe? Riant de nouveau de bon coeur, le magnétiste portait à présent toute son attention sur l'impressionant choix de nourriture s'offrant à lui. Que c'était d'une difficulté insurmontable de devoir faire son choix pour une seule dégustation? Fronçant les sourcils d'incertitude alors que les mécanismes de réflexion du plus profond creux de son estomac étaient en fonctionnement, Edmond se rassasia d'une autre délicieuse gorgée d'eau avant de redéposer son verre sur la table. Quelque chose avait toutefois basculé dans son environnement alors qu'il dévisageait toujours la carte du menu. Une sensation d'être observé, d'être à présent accompagné. Intrigué et surtout curieux, l'envie ne lui manquait pas de découvrir la ravissante créature qui siègeait devant lui. Souriant à pleine dents, c'est en relevant sa tête que le magnétiste perdit aussitôt son sourire en considérant l'être devant lui. Cette femme, cette grotesque catin, comment était-ce possible?

Et elle ne manqua pas son entrée vocale, cette mademoiselle Cruz, vêtue comme la plus vulgaire des trainées un beau matin de sexe anal. Directement, aux premiers abords, c'était de la dure provocation, voir des menaces destinées à le faire monter sur ses grands cheveux. Elle connaissait bien le caractère explosivement dévastateur et impulsif de l'homme, elle en avait si bien choisi ses mots. Lui laissant le temps nécessaire pour terminer son arrivée, Edmond déposa le menu sur la table alors qu'il ôsa trancher le regard de Lila du sien. Une confrontation qui ne finirait surement pas dans la paix et dans la prospérité d'une honnête poignée de mains. Comment réagir de la façon appropriée à sa personne? En frappant dans ses mains, laissant tout autant surgir une expression de joie, bien entendu!


Qui aurait cru que miss Nichons se retrouve sur ma route de nouveau? C'est une sacré bonne nouvelle ça, je me suis presque ennuyé de toi depuis le temps! Nous devons célébrer ça, nous devons boire à notre santé pour ces retrouvailles! Ne soignez pas vos saloperies d'habitudes de provocatrice, vous savez que c'est au plus haut de l'excitation!


Lui servant un clin d'oeil des plus grossiers, Edmond claqua des mains pour attirer l'attention du serveuse qui malgré elle, devait répondre aux demandes les plus ridicules et farfelues que les clients pouvaient lui faire, comme celles du magnétiste qui lui criait à tout bout de champ de lui fournier sa bouteille de vin rouge autant la plus fortement prononcée au goût que la plus dispendieuse de la gamme. Se moquant autant du prix que du nom du vignoble pouvant se trouver sur l'étiquette, le très téméraire magnétiste se retourna de nouveau vers Lila, les mains bien croisées alors que ses pieds tappaient légèrement sur le sol en suivant le rythme sonore de la salle. Quelle approche pourrait-il donc utiliser en companie de ce phénomène féminin unique en son genre? Il est dommage que sa personnalité ait trainer dans la merde depuis sa naissance, sans quoi, elle aurait été une partie de jambes en l'air formidable et un souvenir imperissable. Se permettant de rire de bon coeur en l'imagineant nue au beau millieu d'un lit, Edmond frappa durement la table des paumes de ses mains avant de s'exprimer à son tour, dans la plus grande impulsivité qu'on pouvait lui connaitre.

Être un grand gardien de la cause de l'humanité, ça vous ouvre l'appéttit et il faut le combler pleinement, tu seras d'accord! Est-ce pour ça que tu m'as retrouvé, pour combler ta faim de chasse et de vengeance? Ça sera tellement délicieux que je t'accorde toutes les bouchées que tu peux souhaiter! On s'échange nos menus, nos spécialités, qu'est-ce que tu en penses? Le trio Van Buren, offert par la maison, sans paiements ni intérêts, qu'est-ce que tu en dirais? Tu aimerais autant que moi et tu le sais, ne t'en cache pas!

Lui souriant d'un air moqueur, il sentait déjà que cette rencontre aurait un dénouement autant inattendu que spectaculaire. Comment pourrait-il poursuivre leur passionant échange de vocalises? Mais il le savait déjà voyons! Il était certain que jamais Lila ne pourrait voir venir cette possibilité tant elle semblait d'un ridicule à en mourrir de rire! Se permettant quelques déhanchements presque pervers sur sa chaise, il fredonnait l'air de la musicale démonstration du pays exotique alors que le blanc de ses yeux se coloraient d'un plaisir évident à s'amuser dans cette situation qui pouvait semble tendue de l'extérieur mais pourtant, Edmond se sentait extrêmement bien, dans son élément, son environnement, propre à lui et lui seul.

Serais-je donc le dernier survivant des Sons? La dernière vermine a subsitée? N'est-ce pas la preuve de mon unique passage dans la vie des New-Yorkais? Mais qu'est-ce que je peux être extraordinaire parfois, je m'étonne moi-même! Tu crois que je vais m'arrêter simplement parce que tu me parles sur un ton aussi froid que tes parties génitales dont les contrées ont jamais été visitées dans les dernières années? Tu crois que même en solitaire, seul et perdu dans les terres de la justice humaine, je vais m'arrêter? Qu'est-ce qui est arrivé de eux, justement? C'est intriguant de savoir que Alexis Kane est disparu de la surface de la Terre. Ce sombre crétin n'est surement pas mort, il doit se cacher dans le noir comme d'habitude! Et Rick, il est quoi, à Miami ou en prison? Ou les 2 peut-être, qui sait? Et il reste moi, le seul et l'unique homme préféré de ces dames! Qu'est-ce que je vais faire, qu'est-ce que je pourrais bien faire pour continuer d'attirer l'attention de la gallerie? Causer la mort d'un pauvre ignorant en le jetant hors d'un autobus peut-être?

Éclatant de rire alors qu'il repensait au crane de cet homme exploser en morceaux, Edmond remercia à l'instant la serveuse qui venait de déposer la bouteille de vin sur la table, ainsi que 2 coupes pour leur besoins. Habilement, il versa une bonne quantité dans les deux verres tout en hochant de la tête. Fier de la situation, le magnétiste allongea son bras pour déposer la bouteille un peu plus loin, tournoyant ses doigts autour de la tige de la coupe en souriant à la gente dame en avant de lui. Soulevant son verre pour la saluer, il se permit de prendre une grande gorgée alors que tous ses sens l'avertissaient d'une simple chose: la férocité de cette femme. Et Edmond ne s'en cachait pas, il adorait cette incertitude.
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Lila Cruz

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MessageSujet: Re: OLÉ! [Miss Cruz]   Mar 24 Mai - 18:29

Point de surprise dans la réaction de ce taré de pervers qu'était le magnétiste. Après avoir déposé son menu sur la table qui les séparait, il manifesta une joie teintée d'excitation en accueillant Cruz presque comme si elle était une vieille amie. Tout dans ses attitudes relevait du cliché du parfait goujat mal élevé et n'ayant d'estime que pour sa propre personne. Un ego surdimensionné, un narcissisme extrême, doublés de mauvaises manières à irriter le dernier des cancres, cet Edmond était décidément l'être le plus méprisable que connaissait l'Anglaise. Le pire, c'était son comportement. Il se conduisait comme s'il était une véritable star acclamée du grand public, et cela se reflétait dans ses paroles jusque dans sa manière d'appeler la serveuse afin que celle-ci lui serve une bouteille du vin de la maison. Tout dans son attitude était insupportable, comme cette manie de taper du pied ou de se dandiner sur sa chaise au rythme de la musique, d'une manière on ne peut plus ridicule. Mais la patience de Lila avait raison de ce genre de détails, qui ne l'effleuraient même pas. De même, les remarques aussi cinglantes que dénuées de toute courtoisie qu'il adressait à son interlocutrice n'avaient aucun effet sur la belle, qui en avaient vu des bien pires. Tant de bassesse n'avait rien de surprenant, rien qui ne soit digne d'intérêt. Il était d'ailleurs typique qu'un homme se mette à déblatérer nombre de grossièretés et de remarques misogynes lorsqu'il se sentait acculé face à puissance de son opposant, en particulier lorsqu'il s'agissait d'une opposante. Lors de ses missions en tant que tueuse à gages, Lila avait souvent affaire à ce genre de comportements risibles. Edmond sentait le danger, et c'était sa manière détournée de psychopathe de réagir face à une telle situation. Aucun des deux personnages assis à cette table n'était immortel, mais l'un des deux semblait l'avoir oublié, aveuglé par la notoriété et la puissance que lui conférait son pouvoir. La désillusion n'en serait que plus douloureuse. Même si Lila avait affronté et défié ouvertement Sylar, elle ne se sentait pas invincible, inatteignable. Elle restait une branche de l'évolution humaine, elle faisait partie du commun des mortels, même si cette idée la dérangeait quelques fois au plus haut point. Comme quand elle se disait qu'elle faisait partie de la même espèce que cet imbécile d'Edmond.
Alors que ce dernier reprenait la parole pour répondre à ses menaces, la comtesse s'empara d'une serviette pour s'éponger le front encore luisant de sueur. Certes, ce n'était pas très élégant de la part d'une personne de sa classe, mais elle n'en avait que faire. A quoi bon soigner son image face à un demeuré mégalomane qui n'inspirait que le mépris ? Elle ne montra pas la moindre expression lorsqu'elle répondit à sa provocation.


- Je doute fort que tes talents gastronomiques soient très impressionnants, en gros rustre que tu es. Au mieux, tu arriverais à brûler ta toque, mon pauvre. Regarde toi : tu es le stéréotype même du macho incapable de se débrouiller seul et comptant sur la bonne volonté d'une petite poulette pour te servir ta nourriture. Le jour où tu arriveras à impressionner une femme n'est pas encore arrivé, G.I. Joe.

Alors que le bougre se dandinait d'une manière obscène sur sa chaise en se délectant de la scène dont il jouait l'un des rôles principaux, Lila resta de marbre, immobile sur sa chaise telle une statue, ou un fauve tapi dans les hautes herbes et pouvant bondir à tout moment sur sa proie pour lui planter ses crocs dans la gorge. Edmond marqua finalement une once d'étonnement lorsqu'il évoqua le sujet des Sons... ou plutôt, ce qu'il en restait. Ceci dit, il ne tarda pas à regonfler son ego en pensant tout haut qu'il se trouvait génial d'être le "dernier survivant". Il n'en perdit rien de son ton provocateur et auto-flatteur, désignant avec mépris ses camarades qui avaient eu la faiblesse d'échouer. Elle décida de ne pas lui parler de l'arrestation de Rick et de la disparition d'Alexis suite à l'incident dramatique qui avait eu lieu dans l'aéroport de New York. Cela ne ferait qu'accroître son incertitude et son ignorance. Il semblait également ne pas avoir eu vent de l'interview de Lila, s'étant portée comme la toute première voix s'opposant publiquement à Sylar. Trop occupé à se regarder dans le miroir pour prendre la peine d'allumer un poste de télévision, sans doute. Pour courronner le tout, il affirma ouvertement avoir fracassé le crâne de cet homme à travers la vitre du bus. Quel être primaire, mû par ses seuls instincts et sans une once de subtilité. C'en devenait presque ennuyant. Un ennemi de cette trempe était bien moins amusant à titiller qu'un Sylar ou un Arthur Petrelli.
Une autre personne aurait ressenti de nombreux sentiments tels que du dégoût, de la colère, de la peur ou de la révolte, mais pas Cruz. Elle était juste lasse d'écouter ce discours de gamin dans un corps d'adulte complètement siphonné du ciboulot.






Sur un enième éclat de rire d'Edmond, la serveuse apporta la bouteille de vin rouge demandée, évitant l'aristocrate du regard. Lila était prête à parier qu'elle l'avait reconnue, et vouait une certaine crainte mêlée de respect à celle qui avait osé ridiculiser Sylar devant les médias. De plus, le public avait maintenant conscience de son pouvoir, ce qui ne l'avait guère enchantée. Elle avait tenté de limiter les dégâts en contactant plusieurs distributeurs de programmes télévisés, soudoyant les grosses têtes des chaînes majeures du pays et requérant l'aide de ses contacts haut placés à travers l'Etat, mais cela n'avait pas suffi à stopper les mauvaises langues. La rumeur s'était répandue telle un incendie de savane filant à travers le paysage pour répandre ses flammes dévorantes. C'était tant pis, elle allait devoir vivre avec. Après avoir joué avec son verre, Edmond y porta une gorgée à ses lèvres. Lila ne toucha pas à sa coupe, un léger sourire venimeux se dessinant sur son visage d'ange de la mort.

- Tu te prends réellement pour une célébrité, Eddy ? Toi, le petit rigolo de service qui amuse la galerie 5 minutes avant de se faire totalement oublier ? Tu n'étais que le bras droit de Kane, il était le cerveau et toi les muscles. Mais sans cette impulsion électrique envoyée par le cortex et qui circule de synapse en synapse avant d'atteindre la fibre musculaire, cette dernière n'est rien. Tôt ou tard, la réalité te rattrappera. Si ce n'est pas par moi, ce sera par quelqu'un d'autre, qui te rappellera à quel point tu es faible et insignifiant. Tu es juste un pauvre fou dont le pouvoir ne fait qu'accroître la folie chaque jour un peu plus. Tu as eu de la chance jusqu'ici de ne pas t'être réellement heurté à plus fort que toi. Mais maintenant que tes petits camarades sont sur le tapis, tu ferais mieux de commencer à avoir peur.

Tout en parlant, elle se mit à jouer avec une fourchette, qu'elle faisait slalomer entre ses doigts fins et habiles. Cette musique suave et au rythme de mauvais goût était une source de dérangement dont elle se serait bien passée. Parcourant la pièce du regard, elle finit par trouver la chaîne hi-fi qui était à l'origine de la diffusion de cette cacophonie dénuée de toute fibre artistique. Sans hésitation, elle lança la fourchette en direction de l'appareil, prenant soin de décupler la taille du couvert avant que celui-ci ne s'éloigne d'elle. C'est une fourchette de la taille d'une lance qui se planta dans la radio, l'explosant dans une gerbe de débris et de petites veinules électriques. D'un air satisfait, elle redirigea ses yeux vers le magnétiste.

- Voilà qui est mieux. Ce bruit était presque aussi fatigant que le son de ta voix.

Des cris avaient retenti dans le restaurant, et quelques clients avaient d'ores et déjà pris la fuite, alors que les plus téméraires continuaient leur repas en gardant un regard inquiet fixé sur le duel improbable. La serveuse s'était discrètement éclipsée à l'arrière du restaurant, probablement pour avertir son patron. Ce dernier ne mit d'ailleurs pas longtemps à pointer le bout de son nez... ainsi que le canon de sa carabine. D'un regard furieux au milieu d'un visage rougeoyant sous l'effet de l'ébullition de son sang du sud, il menaça les deux individus avec son arme, s'avançant prudemment vers eux.

- Sortez de mon restaurant immédiatement ! Il est hors de question que je serve des monstres comme vous, qui que vous soyez ! Ce n'est pas parce que vous êtes soi-disant "spéciaux" que vous pouvez tout vous permettre, alors fichez-moi le camp TOUT DE SUITE ou je vous plombe sans hésiter !

Ces propos traduisaient une réalité bien triste, celle où chacun survivait à son propre compte. Plus de "ou j'appelle la police", plus de confiance en les autorités. L'homme était livré à lui-même dans cette jungle urbaine qu'était devenue New York. Cela concernait aussi bien les êtres spéciaux que les "simples" humains.
Avec une grâce indéfinissable et une allégresse hypnotisante, Lila se leva de sa chaise et tourna la tête vers Edmond, un sourire illuminant son visage. D'un air faussement navré, elle secoua la tête en faisant claquer sa langue.


- Ts ts tss... Quel dommage, je crois que c'est loupé pour ton repas, mon cher Eddy. J'espère que tu n'attendais pas quelqu'un, au fait. Tu auras au moins eu droit à une gorgée de ton précieux vin rouge, c'est mieux que rien.

Saluant le gérant de l'établissement d'un signe de tête, elle se dirigea prudemment vers la sortie, vérifiant d'abord qu'Edmond allait la suivre. Elle avait envie de jouer avec lui, de tester sa patience, de défier son petit air insolent avant de réellement lui en faire baver, jusqu'à ce que tout sourire s'efface définitivement de son visage. Le dernier des Sons, celui à l'origine de la prison de Claire, allait tomber aujourd'hui même.
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MessageSujet: Re: OLÉ! [Miss Cruz]   Jeu 2 Juin - 0:39

Il aurait du prévoir que cette réunion des plus anticlimatiques serait une véritable présende d'aversité. Cette femme n'était pas n'importe qui, Edmond le savait très bien mais pourtant, toujours il faisait signe de sa légendaire imprudence. On était en droit de se demander si il faisait exprès ou si bien c'était la présentation du personnage le plus grossier de l'histoire? Impossible de croire à l'incarnation d'une caricature car il en était une lui-même. L'homme macho et virile qui ne pense qu'avec ses muscles et ses pulsions sexuelles, voilà le prototype peu flatteur d'homme qu'il est depuis, depuis toujours en fait. Prévisible comme l'alphabet, la femme bustier n'hésitait pas à répliquer à l'homme de fer. Sa voix semblait sans expression ni teinte particulière, pourtant, le magnétiste aurait pu jurer qu'elle ressentait un mépris incomparable face à cet être de mauvaise foi et de nature tout à fait répugnante. L'écoutant avec une certaine attention, Edmond fixait définitivement le menu comme s'il se moquait complètement de la présence de la femme et pourtant, c'était tout le contraire. Et elle n'en avait pas terminé, elle en rajoutait de plus en plus, affirmant que le magnétiste n'était rien d'autre que l'outil de Alexis Kane dans ses grands mécanismes ténébreux à l'échelle planétaire. Techniquement, c'était la pure vérité mais là où son histoire perdait de la crédibilité, c'était dans la mention de la peur vis-à-vis la suite des choses. C'était la manifestation d'humour la plus incroyable dont Edmond avait été victime depuis si longtemps. Ce serait de la folie, ces habitudes à se croire haut et fort qu'il était une puissance du quotidien? Comment voulait-elle que le magnétiste la prenne au sérieux à présent?

Alors que la dame aux seins volants s'amusait avec l'ustensile, l'homme de fer hochait de la tête d'un béant sourire niais et probablement ignorant. Puis d'un coup, alors qu'il riait légèrement de ce supposé sentiment de peur devant l'envahir, il tentaint de se l'imaginer, cette horrible sensation de faiblesse. Perdre tous ses moyens devant un obstacle, devant cette atmosphère nous terrorisant jusqu'au plus profond de notre âme, être seul et se rapprocher de la mort, qu'est-ce qu'il pouvait donc y avoir d'effrayant dans ses petites caprices? Peur d'être enfoui dans la solitude? Concrètement, Edmond Van Buren était et est toujours seul, autant dans sa façon d'interpréter la vie que d'opérer en toute absence de discrétion et discernement logique. Jamais personne ne s'entendrait pour dire que cet être humain pense comme les autres et agit selon la masse populaire. Pourtant, l'une des qualités, si le terme le permet, du magnétiste, c'était la loyauté. Invraisemblable aux premiers regards, on finit rapidement par réaliser que ce n'est que par pure fierté qu'il agit ainsi, la fierté de défendre son propre territoire et ses biens acquis. Défense qu'il entreprenait à l'instant même qu'il ouvrit les lèvres pour propager des paroles enflammées de passion et de fierté. Jamais il ne se laisserait marcher sur les pieds de cette façon, que ce soit par Lila Cruz, Alexis Kane, Sylar, ou le président des États-Unis. Virulent et presque violent il était, rien de différent direz-vous...


Si tu avais à quel point chacun de tes mots peut être savoureux! Je les dévore à grande bouchée, encore mieux qu'une décente fellation! En quoi être l'exemplaire idéal et unique de la vérilité pourrait me nuire? Si je ne savais faire cavalier seul et que j'attendais encore la venue de Alexis et Rick pour me sortir du merdier New-Yorkais, je pourrais effectivement être décrit comme une vulgaire brebie sans ambitions. Pourtant, la liberté n'a aucune limite, aucune! Et tu crois que je vais te laisser m'en imposer? Simplement parce que tu t'amuses à me faire croire que je suis qu'un moins qu'un rien et un salopard incapable de se démarquer? Cette vérité est fort probablement impossible à réfuter mais toutefois, j'excelle dans un art tout à fait particulier: vivre au jour le jour!

Respirant un bon coup en lui tranchant le regard d'un clin d'oeil digne des hommes des cavernes, rapidement, Edmond reprit ses paroles fracassantes.

Je suis une célébrité, j'ai tué des militaires en direct à la télévision devant des millions de personne! Si ce n'est pas suffisant pour accéder à un statut de renomée, je vais aller m'inscrire à American Idol et chanter du Justin Bieber. La seule capacité cérébale permis par le cerveau de Alexis est sa capacité surnaturelle à se cacher quand l'action se montre trop risquée, trop dangeureux. Le pauvre, il doit avoir peur de se tâcher les mains d'une sale réputation! Qui serait donc le pire entre les deux, lui, ou moi ou peut-être toi même? Derrière mon apparence de salaud vulgaire, grossier, indécent, imbécile, stupide, aveuglé par sa propre démesure, hautain, vantard, enragé, furieux, colérique, ce cache un combattant, fier et plein d'honneur! Je me moque ce que tu pense de mes agissements, je me moque que tu affirmes que je vaux autant que, que rien du tout en fait! J'irai toujours jusqu'au bout, même si ça m'en coute la vie, que ce soit de ta main ou de celle de n'importe quel autre être de faiblesse! Je suis conscient que je parle dans le vide et que tu considères mes paroles comme des déchets nauséabonds et à vrai dire, j'adore ça! La provocation à son meilleur, n'est-ce pas?

Correspondant uniquement à sa personnalité, Edmond lui envoya un clin d'oeil très exagéré alors qu'il venait de voir une fourchette géante détruire la radio. Geste insignifiant qui soulevait une aura de rire gras de la part du magnétiste, et c'était intensément plus fort lorsqu'il apperçut une jolie carabine se montrer le minois. Se levant alors sans faire d'histoires tout en suivant Lila, il tapa sur l'épaule du propriétaire en le félicitant de son choix d'arme. De par son pouvoir, l'envie de faire dérailler son arme lui était passé par l'esprit mais ce serait si facile, il y aurait tant d'autre occasions de s'amuser! Endurant une fois de plus les offensives vocales de la jeune femme alors que les jeunes gens devenaient des passants sur la rue, le magnétiste ne faisait que sourire, sans se soucier de ce qui pourrait se passer. S'arrêtant devant un panneau de signalisation, il l'observa avec précision avant de se retourner vers cette jolie salope avant d'émettre ses propres réflexions à voix haute.

Quel genre de caprices vas-tu me faire avaler à présent? Oh non, vais-je me faire insulter en public? Ou humilier peut-être devant toute la population? Vais-je subir une raclée et rentrer à la maison en pleurant dans les plis des jupe de ma mère? Ou je pourrais mourrir peut-être! Qu'est-ce que tu en penses? Comment faire dans la facilité, tu dois être une spécialiste depuis le temps! Je pourrais aussi me faire enfermer, à jamais, pour toujours, sans procès, sans justice! Tellement d'incertitude, j'en suis tellement excité que mon engin se dresse à la recherche de la lumière du jour! Oh que c'est poétique, Alexis en aurait des frissons!

Faisant arracher le panneau de signalisation d'un tout simple mouvement de main grâce à son surnaturel pouvoir, Edmond le laissa se déposer dans ses mains avant de l'étudier de très près. Un acier très mince et maléable, aucune difficulté à le manier à sa guise, selon sa volonté. Laissant l'objet se plier dans tous les sens, le magnétiste utilisa son expertise pour amener le métal à une nouvelle forme, ressemblant étrangement à une cage de petite taille, fort probablement le même modèle que Alexis avait utilisé pour y enferme Claire, sans toute les petites subtilités. Faisant claquer le bout de ses doigts contre le module métallique, Edmond sourit de toutes ses dents alors qu'il lança la cage en direction de sa merveilleuse partenaire ou adversaire, dépendant de votre façon d'envisager la tension de la réunion.

Un petit souvenir des temps meilleurs. Peu importe ce qui m'arrivera, et sache que j'en ris déjà aux éclats, jamais tu ne pourras oublier qui est à l'origine de l'emprisonnement de ta petite pute de cheerleader. J'ai eu plaisir immense à me surpasser pour voir cette indestructible garce à l'intérieur des barreaux de ma propre imagination! Qu'elle s'en soit échappée maintenant, j'en ai rien à fouttre. Mais savoir que j'ai ancré tes souvenirs de cette façon? C'est meilleur que toutes les érections! D'ailleurs, tu la salueras de ma part et si jamais elle a besoin d'un nouvel domicile, faites moi le savoir!

Riant tellement qu'il croyait s'en éclater les mâchoires, Edmond se remit en marche le long de la rue en remarquant une panoplie d'objets de métal tout autour de lui. Ce serait facile de surprendre la jeune femme par une attaque directe, mais pourtant...
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MessageSujet: Re: OLÉ! [Miss Cruz]   Jeu 23 Juin - 8:59

De toute évidence, les mots n'atteignaient pas l'esprit primitif d'Edmond. Ca ne faisait que raviver son plaisir masochiste, mais cela avait bien peu d'importance aux yeux de Lila. Ce qu'elle cherchait n'était pas à intimider son dégénéré d'interlocuteur ou à lui faire la morale, elle devait simplement trouver un moyen de l'empêcher de continuer à nuire, quel que soit ce moyen. Allant de provocation en provocation, il ne semblait même pas vexé d'avoir vu son succulent repas lui passer sous le nez. Avec une attitude tout à fait égale, il s'entêta à vouloir irriter l'Anglaise avec ses paroles aussi vulgaires que vides de sens. Difficile à croire qu'un être aussi minable arrivait à entretenir un ego d'une telle démesure. Cela relevait presque de la pathologie tant cela semblait illogique. Le plus incroyable était que ce type avait fait partie de Sons, et s'avérait finalement être celui qui s'en était le mieux sorti, et Dieu seul savait par quels moyens. Tout en vantant fièrement ses exploits, rabaissant ses anciens partenaires et s'en prenant verbalement à Claire, il extirpa un panneau de signalisation de son nid de bitume et joua avec, le parcourut des doigts et le modela jusqu'à obtenir une réplique plus ou moins semblable de la cage qui avait servi de prison à la cheerleader. Un don superbement gâché, quel dommage. Il sa création à Cruz qui l'attrappa au vol. Cette dernière eut un sourire en coin en constatant qu'il se trompait sur toute la ligne.

- Des adversaire et des proies, j'en ai eu plus que tu ne pourrais l'imaginer. Et de toutes ces personnes, tu es l'un des plus indignes, des plus dispensables et des plus risibles, juste un fêlé mégalomane qui se croit plus puissant que tout.

D'un geste nonchalant, elle jeta la cage par dessus son épaule et ne lui prêta plus aucune attention.

- Mais il est facile de vanter ses victoires, de se targuer de n'avoir vécu aucune défaite, quand on choisit habilement ses adversaires, de manière à s'assurer que ceux-ci soient toujours les plus faibles, donc les perdants. Tu n'as jamais pensé à t'attaquer à un adversaire de taille, pour changer ? T'attaquer à des petits militaires ? Bon sang, laisse-moi rire ! Ta vision des choses est aussi désuette que la blouse que tu portes sur les épaules. N'importe lequel d'entre nous triomphe des humains par les temps qui courent.

Une possibilité d'ouverture. Jouer sur sa fierté si précieuse à ses yeux, sur la virilité dont il se dit être le représentant le plus fidèle, voilà qui était des plus judicieux. Marchant à hauteur du pervers mais à distance raisonnable, laissant la foule des passants se faufiler entre eux deux, elle continua d'une voix forte.

- Je remarque que toi et les médias ne faites pas vraiment bon ménage, donc il est temps que je te mette au parfum. J'ai défié Sylar, je me suis dressée sur son chemin et lui ai montré toute ma puissance. Sais-tu ce qu'il a fait ? Il est parti. Il n'a pas demandé son reste, car il savait à qui il avait affaire, et il avait compris qu'il ne serait pas de taille. Pourrais-tu faire pareil ? Cela m'étonnerait beaucoup. Ceci dit, j'aimerais te lancer le défi. Pour l'instant, tu n'es à mes yeux qu'un être faible, lâche et dénué de toutes les valeurs que tu as naîvement énumérées. Tu n'es qu'un insecte facile à écraser si l'on possède les bons réflexes. Si tu veux vraiment marquer les esprits, il faut frapper fort. Je te mets au défi de tenir tête à Sylar comme je l'ai fait. Bien entendu, tu n'es pas obligé de relever ce défi, mais tu ne ferais que de débiner face à une femme. Imagine donc la honte qui s'abattrait sur toi ! Et si tel était le cas...

D'une vivacité incroyable et avec une précision prédatrice, elle se lança en direction du goujat et saisit son entrejambe d'une poigne ferme et solide comme le roc.

- ... Si tu te défiles, crois-moi, je te retrouverai, et je réduirai tes attributs de macho écervelé à une taille tellement ridicule qu'il te faudra 45 minutes pour pisser un simple verre d'eau, et que tes seuls partenaires sexuels possibles seront des hamsters nains. Je suis pas sûre que tu repenseras à moi avec plaisir quand tu devras avoir recours à une pince à épiler pour faire joujou avec ton engin minitature qui anihilera toute trace de virilité en toi.

Elle relâcha son étreinte avec une certaine brutalité, laissant le magnétiste reprendre son souffle. Elle fit volte-face et se remit à marcher, mais resta cependant aux aguets, prête à réagir en cas de riposte. Il avait arraché un panneau de signalisation, il pouvait très bien en arracher d'autres. La rue n'était pas un endroit particulièrement sûr en présence d'un manipulateur de métaux. Mais elle avait eu l'intelligence de ne pas l'attaquer, et de se contenter de lui parler dans un langage qu'elle était certaine qu'il comprendrait. Sans même daigner se retourner, elle lui lança d'une voix forte :

- N'oublie jamais ceci : ce qui est petit, tout le monde l'oublie. A tout moment, je peux faire de toi l'être le plus insignifiant du monde.
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MessageSujet: Re: OLÉ! [Miss Cruz]   Lun 8 Aoû - 23:04

À constater l'ampleur et la démesure qu'était le ridicule de ce personnage de chair et d'acier, on était forcés de croire que Edmond Van Buren était devenu une caricature de lui-même. À chaque parole, chaque mot, chaque lettre, chaque souffle, chaque inspiration, chaque respiration, c'était de la démesure, des logiques déraisonnables, une mentalité qu'on ne pouvait que remettre en question. L'exagération sans limites, sans barrières, plus rien pour lui n'était tabou. L'interdit, le défendu, ce qu'on se refusait par peur des conséquences s'en suivant, Edmond en mangeait à grande pelletée, à chaque jour, à chaque repas. Était-ce aussi délicieux que la rafinée cuisine espagnole de l'endroit qu'ils venaient de quitter? Sans l'ombre d'un doute. Cette... comment dire, ignorance face à la réalité, donnait à Edmond un certain avantage sur ses adversaires dans le sens que la peur du risque et lui ne pouvaient cohabiter dans la même enveloppe corporelle. Cependant, Lila le savait à la perfection et n'hésiterait jamais à en tirer profit alors que leur marche commune devenait de plus en plus tendue. La jeune femme faisait tout faire preuve de la médiocrité du personnage, le décrivant comme un être d'extrême bas calibre. Les propos circulaient dans tous les sens, assaillant le magnétiste de toute part, le laissant en reste, perplexe et amusé par l'offensive verbale dont il était la triste et malheureuse victime. Plissant légèrement les yeux alors que l'extrémité de sa main droite se baladait tel un insecte en furie sur le dessus de son panneau de signalisation, Edmond garda la tête bien droite en direction de Lila pour lui assurer d'une chose: jamais il ne se défilerait devant l'opposition, peu importe sa puissance, peu importe son honnête valeur. Si elle croyait jouer à la justicière en démontant l'homme en pièces de cette façon...

Tous les hommes, les mâles masculins s'affirmant plus fort que tout que tu as affronté, je peux te dire combien je m'en moque? Ton passé ne m'intéresse guère! Et savoir que à ce point, je laisse une marque aussi profonde, aussi répugnante, aussi exquise sur tes piètres souvenirs, j'en ai des frissons qui me provoquent une érection bien plus dure que le roc lui-même! Un fêlé mégalomane, puissant en plus! Je suis tant de choses que moi-même je ne croyais pas, c'est si palpitant de poursuivre la découverte de soi-même après autant d'années! Moi qui croyait tout savoir, être le maitre à penser du monde et du métal l'innondant, j'en suis encore subjugé!

D'un entousiasme presque maladif, voir nocif pour la santé mentale d'un être humain, Edmond déambula d'un rythme de pas légèrement plus rapide mais incroyablement alerte et attentif à la présence féminine à ses cotés.

Oui, je choisis mes adversaires et en quoi est-ce un problème? Être opportuniste et faire dans la facilité ne me dérange guère! Les actions ont autant de répercussions, parfois à plus grande échelle quand l'impact est bien plus proche des gens normaux! Imagine la peur, le traumatisme pouvant se lire sur les visages appauvris et démunis du peuple ayant assisté à la chute de leur maire et la déroute de leur si fière armée. C'est une satisfaction qui ne se compare en rien, pas même au meilleur orgame possible! Le plaisir est inimaginable. À savoir que les gens réagissents à ce que je dis, à ce que je fais, rien ne m'est plus appétissant! Le reste, je le laisse à des gens en ton genre qui aiment se casser les méninges pour se prouver et accomplir des actes au-delà de leur propre prestige! Oh, Sylar, quelle belle prise n'est-ce pas? Depuis le temps qu'on en avait pas entendu parlé, j'aurais cru à sa propre pendaison le pauvre. Aller lui faire face serait plus qu'un défi intéressant, ce serait un danger provoquant une morte inévitable! Suis-je à la fin de mon parcours? Serait-ce le temps pour moi de me retirer par la grande porte en me jettant dans la gueule du loup? Pour tout dire, je préfère encore me faire baiser par un écureuil que de me demander quand le redoutable Sylar me découpera le devant de ma petite tête d'acier!

Sans jamais qu'il puisse prédire la suite des évènements, le magnétiste retrouva son précieux entrejambe prisonnier d'une forte et ferme poigne. Surpris, presque offensé, mais amusé, malgré son horrible et insupportable souffrance, Edmond la fixait d'un air à ce point indifférent, c'était comme si le rire lui avait éclaté au visage. Oh que ça devenait intéressant comme jeu, même si le magnétiste commençait vraiment, mais, VRAIMENT à souffrir. Bien sur, la fierté masculine en prenait un sale coup devant cette faiblesse, mais il n'en faisait rien, pour le moment. Après que les pas très délicats doigts de la jeune femme se délièrent de leur emprise, Edmond se contenta de reprendre son souffle alors son esprit cherchait à retrouver ses sens. La balle était dans son camp, c'était à lui de passer à l'Histoire. Lila s'attendait fort possiblement à une réplique très offensive, voir armée de la part de l'homme d'acier. Si facile, si attendu, si prévu, et pourtant...

Pas des menaces en plus pour en rajouter au ridicule de nos retrouvailles! Il ne manquait plus que ça pour nous lier à tout jamais dans la haine des plus enflammées! Tu crois que j'en ressens de la peur? Que j'en fais mes besoins dans mes caleçons? Pitié, Lila, pitié, tu crois encore que je centre toute ma personne autour du simplet engin masculin se retrouvant entre mes cuisses? Tu as donc cette certitude que je suis un macho de la vieille école qui parle par le bout de sa verge et non le bout de ses lèvres, que c'est mignon! Alors je n'hésiterai pas à te le dire: tu le feras, si je me défile, tu t'amuseras à choisir ta cible si facile comme tu m'as décrit et à perdre ton temps à faire les tentatives pour me remettre à ma place en sachant avec pertinence que même après ton passage, tout sera identique. Il est vrai que je suis si faible et si perdant, il sera donc évident de me voir dans l'incapacité à accomplir l'acte sexuel pourtant désuet de nos jours. Que de belles paroles en l'air pour tenter de m'élever plus haut que ce que je suis réellement, tu dois te dire! Est-ce pour t'impresionner, est-ce pour laisser croire que je me fiche complètement de mon état d'homme survolté? C'est si intriguant!

Oubliant pendant quelques instants la douleur qui lui déchirait l'intérieur de la chair, Edmond observa avec attention les détails de leur environnement immédiat. Tant de métal et d'acier se prostituant pour le sommet de ses surnaturelles capacités, tant de possibilités, l'infini et plus loin encore! Donnerait-il raison à cette magnifique salope en l'attaquant sournoisement? Retournant devant elle alors qu'il marchait de reculons, l'homme lui sourit vulgairement alors que ses mains laissèrent tomber le panneau qu'il gardait si précieusement contre lui. Émotionnellement imprévisible, on était en droit de se demander ce que ce fou pouvait imaginer comme conclusion.

Alors Lila, que feras-tu? À quel choix tu t'abandonneras? Oh que je m'amuse, c'est hilarant! Avec ce genre de discours, je me sens presque comme Alexis choisit à son tour ses propres adversaires!

Jamais on aurait vu un homme aussi timbré et déséquilibré se bidonner de cette façon... On ne pouvait être aucunement rassuré de ce qui allait se passer. De tous les phénomènes de notre époque, aucun des génies de l'ère moderne pouvait prédire la croisée des chemins.
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Lila Cruz

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MessageSujet: Re: OLÉ! [Miss Cruz]   Mar 9 Aoû - 2:05

La révélation la frappa comme une flèche en plein coeur, comme une évidence qui, jusque là camouflée, venait d'éclater au grand jour, aussi évidente que le nez au milieu du visage. Il était même étonnant que cela ne lui soit pas apparu plus tôt.
Que faisait-elle là à perdre son temps avec cet écervelé à la libido dérangée se pavanant tel un paon ? Lila était venue pour faire son jogging après tout, et cet accident de bus avait attiré son attention. Elle n’avait pas tardé à faire le lien avec l’imbécile de service, mais elle commençait à se rendre compte qu’elle lui avait prêté beaucoup trop d’attention. Il était inutile de vouloir calmer ou manipuler un esprit aussi déséquilibré. Et puis, à quoi bon ? Depuis quand avait-elle décidé de jouer les justiciers ? Il n’était qu’un dingue de plus en liberté, mais c’est en ayant de l’importance, en attirant l’attention sur lui qu’il se sentait fort. La tueuse à gages avait suffisamment perdu son temps avec ce type, elle avait d’autres chats à fouetter. Elle était toujours à la recherche de Claire, se remettait en condition pour les événements à venir et prenait malgré tout un peu de bon temps en revoyant de vieilles connaissances. Pourquoi tout gâcher en jouant les héroïnes au grand cœur combattant les psychopathes les plus dangereux de la ville ? Elle n’en avait que faire, elle n’agissait que pour son propre compte. Au moins, elle avait interrompu son repas. Maintenant qu’il croyait avoir attiré de la femelle dans ses filets, il était temps de lui faire faux bon, et le laisser débiter ses discours d’obsédé sexuel tout seul. Ni la douleur physique, ni la provocation, ni les menaces ne l’arrêtaient. Quel boulet ! Le lancer aux trousses de Sylar n’était pas une mauvaise idée en soi, mais ce type était tellement stupide que relever un challenge ne faisait même pas partie des projets potentiellement élaborables par ce qu’il lui restait d’esprit.

Elle repensa soudain à Caïn, qui s’était présenté à elle sous le pseudonyme de Daniel. Un homme distingué, qui croyait en ses convictions et dont la grandeur d’âme se reflétait dans chacun de ses gestes, chacune de ses attitudes. Ce noble garçon originaire du même pays que le sien était aux antipodes du grossier personnage qui se donnait en spectacle face à elle. Il s’amusait ? Tant mieux pour lui, qu’il s’amuse tout seul, dans ce cas. Ne prenant même pas la peine de répondre à ses questions sans queue ni tête, Lila resserra le nœud qui tenait sa queue de cheval, et s’apprêta à reprendre son jogging matinal comme si rien, absolument rien ne venait de se produire.


- J’ai assez perdu de temps avec toi, tu m’ennuies. J’ai rarement rencontré de personne aussi inintéressante.

Avant de reprendre sa course, elle se retourna à moitié, ne laissant voir que son élégant profil à son interlocuteur.

- Si jamais tu venais à recroiser ma route, je te tuerai. Sans aucune hésitation.

Elle ignorait depuis combien de temps elle tergiversait avec cet énergumène, mais cela devait faire beaucoup trop longtemps. Elle avait promis à Tyler de lui payer un verre si elle remportait leur petit match de boxe, et il devait être en train de l’attendre à l’heure qu’il était, en bon perdant exigeant sa récompense bien méritée. C’était un brave gars, un père de famille qui avait perdu sa femme lors de l’explosion de New-York. Depuis, il élevait seul ses deux filles, avec l’aide de son frère Jason. Il avait décidé de prendre des cours de boxe plusieurs fois par semaine car, selon lui, c’était le « meilleur moyen pour défendre sa famille contre les dingues qui sillonnaient la ville ». C’était sa manière à lui de protéger ceux qu’il aimait. Lila, elle, se battait pour sa propre personne. Elle devenait de plus en plus forte car elle aimait ça, elle aimait la puissance, le contrôle, rappeler à ces idiots d’humains à quel point ils étaient faibles et pathétiques. Comme Edmond. Un individu qu’elle espérait ne pas recroiser de sitôt, sa seule présence étant le plus pénible des fardeaux. Elle pensait sérieusement à mettre sa menace à exécution. Elle ne supporterait plus d’autres obscénités venant de la boîte à excrément qui lui servait de bouche, elle était convaincue qu’elle le tuerait sans même qu’il n’ait le temps de comprendre ce qui lui arrivait. Ce n’était qu’un insecte inutile, après tout.

Mais se battait-elle seulement pour le plaisir, pour son propre confort ? N’avait-elle pas elle aussi des personnes à protéger, désormais ? Une fois de plus, ses pensées revinrent à Claire, dont elle ignorait toujours si elle allait bien, et où elle se trouvait. Sa disparition avait été trop soudaine, presque inquiétante. Cette gamine en avait pris plein la gueule ces derniers temps, mais elle a toujours tenu le coup. C’était assez admirable, et Lila respectait une telle bravoure. La blondinette lui rappelait un peu… elle, au même âge, après la perte de ses parents. Elle s’était entraînée avec acharnement, telle une guerrière, afin de ne plus jamais tenir le rôle de la victime. Voilà quelque chose qui sonnait plutôt de manière familière à ses oreilles. Ceci dit, elle y était arrivée. Elle était devenue quelqu’un de fort, qui n’avait besoin de l’aide de personne, qui ne nécessitait aucune défense. Elle avait pourtant l’argent nécessaire pour se payer des gardes du corps, mais elle estimait cela inutile. Peut-être était-ce à son tour de défendre quelqu’un. Ou de lui apprendre à se défendre comme son sensei le lui avait appris, quelques années plus tôt, dans les hautes montagnes du Japon .

Ressassant toutes ces pensées dans son esprit, elle s’évanouit dans la foule d’hommes d’affaires se rendant à leur bureau, de joggeurs et autres passants matinaux. Lorsqu’elle disparut au coin de la rue, elle avait d’ores et déjà oublié l’insupportable Edmond Van Buren.

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