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 My name is Pestilence [Topic #2]

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Caïn Ezechiel
~~All Causes Shall Give Away : I Am In Blood~~


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Travail: Je n'aime pas le travail, nul ne l'aime ; mais j'aime ce qui est dans le travail l'occasion de se découvrir soi-même.(Joseph Conrad)

MessageSujet: Re: My name is Pestilence [Topic #2]   Mer 6 Juil - 3:40

[Fin de topic pour moi, ce fut un grand plaisir de RP avec vous tous ! Sky, tu peux choisir de poster et de boucler le sujet ou alors de ne rien faire, mon post pouvant très bien fermer le sujet. J'espère que vous aimerez What a Face .]

"L'ironie du sort, c'est la face cachée de notre destin." [Paul Guimard]
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Il le regardait de haut, alors qu'il était si faible et si... pitoyable. Il gisait à ses pieds, à sa merci -ils étaient à sa merci- et il trouvait encore la force de lever son regard fade et mou vers lui. Qu'essayait-il de faire ? De lui envoyer des regards noirs qui ne feraient même pas détourner les yeux d'un enfant en bas âge ? De l'impressionner peut être par sa "force mentale" ? D'essayer vainement de lui tenir tête ? L'orgueil était décidément un Péché Capital qui avait encore de beaux jours devant lui. A croire que Mr. Petrelli, à force de pouvoir lutter à armes égales avec Sylar avait fini par croire qu'il était d'une invulnérabilité et d'une puissance sans bornes. Pathétique erreur qui montrait bien que le "Héros" qui se trouvait devant lui n'en était pas un, mais plutôt un ersatz tronqué et corrompu par ses faces à faces avec la lie des êtres à pouvoirs. Devait-il lui envoyer, tel un crachat magnifiquement expulsé de la bouche crasseuse de la Vérité, toutes les erreurs de jugement qu'il avait fait par le passé, ce qu'il avait engendré et lui montrer combien sa fierté mal placé et son orgueil de petit héros froissé et faiblard n'était ici pas de mise, devant lui, ennemi alors présentement tout-puissant, qui avait encore la magnanimité de ne pas les avoir tué sur le champ, lui et Sky, alors qu'ils étaient à sa merci, dans le creux de sa main même ? Dire qu'on disait d'habitude que c'était lui l'arrogant. Hypocrisie mensongère, héros illusoire, péché dramatiquement drôle semblaient s'être donnés rendez-vous en la seule personne d'un individu bêtement fier qui pouvait risquer de perdre la vie pour quelques mots d'une arrogance déplorable. Ah, vraiment, il n'avait pas que cela à faire. Le meurtrier d'Asami courait toujours dans les rues, impuni. Et son crime devait être vengé. Sa patience légendaire commençait à s'effriter et il se disait presque qu'il se devait à nouveau de montrer sa virtuosité au pistolet et au couteau, plutôt que de parler avec un homme borné dans sa compréhension stérile et fausse. Les gens ne réfléchissaient jamais assez en le voyant et il déplorait cet état de fait. En quatre-cent-cinquante-et-un ans, Caïn n'avait toujours pas rencontré de personne qui avait été assez sage pour ne pas lui sauter à la gorge ; croyant bêtement avoir à faire à n'importe quel crétin porté sur le meurtre. Il était las. L'envie de sortir et d'actionner sa petite surprise s'empara de lui l'espèce d'un instant, mais il retint son geste et écouta plutôt les dires de l'éponge pressé et cacochyme qui essayait vaguement de le regarder. Il ne se heurta qu'à son regard insensible et glacial.

Les mots sortirent lentement de la bouche du Petrelli : dans chaque syllabe douloureuse qu'il prononçait, dans chaque lettre qu'il parvenait à grand peine à sortir de sa bouche, l'Immortel lisait une profonde fatigue. Comme il l'avait pressenti, les paroles que Petrelli prononça était dérisoires. Empreint d'une non moins stupide pathétique tentative de défendre sa nouvelle amie -que c'était mignon d’imbécilité- elles cherchaient en plus, dans un élan de suicide semble-t-il influencé par le Nihilisme, à le provoquer. Décidément, il aurait tout vu. Qu'espérait-il faire alors qu'il n'arrivait même pas à se tenir debout, qu'il n'avait aucune armes et que Sky, bien que parfaitement en bonne santé physique, n'en menait pas non plus bien large au niveau mental et qu'elle ne lui serait d'aucun secours d'aucune sorte ? Croyait-il vraiment arriver à s'en sortir vivant s'ils luttaient maintenant ? Néanmoins, les mots qu'il prononça n'étaient pas tous à jeter, car certain étaient d'intéressantes révélations. En quelque sorte, Peter Petrelli avait répondu à sa question. Ainsi, Kerry Tomas n'avait pas replongé, elle avait continué à lentement parcourir le chemin dont elle s'était détournée autrefois. Elle avait même finie par renouer avec ceux qui étaient auparavant ses compagnons. Étonnante et fulgurante évolution. Ce serait donc un plus grand plaisir encore que de constater cette évolution de ses propres yeux, avant de retourner à la chasse au meurtrier d'Asami. Le rôle de Peter Petrelli était désormais terminé. Il devenait à présent obsolète, ainsi que sa conversation. La dernière phrase qu'il lâcha fit soupirer bruyamment Caïn, montrant bien que les vociférations inutiles du Heroes ne provoquaient chez lui qu'un profond ennui.

« Je suis étonné qu'un être si fatigué et si désarmé que vous ait encore l'illusion de croire que vous pourriez gagner si nous nous battions dès à présent. Vos paroles ne font que vous bercer dans vos chimères, je vous dirais la même chose que j'ai voulu faire comprendre à Sylar, maintes et maintes fois : ce n'est parce que vous avez plus de pouvoirs que moi, que vous êtes pour autant plus puissant. La puissance se situe autre part, Monsieur Petrelli. Je pense que vous aviez déjà le potentiel d'être un Héros avant que vous n'acquériez vos pouvoirs. De même que Sylar avait le potentiel d'un meurtrier avant de se lancer dans sa course aux "Brainshakes", ces si délicieuses boissons qu'il adore tant. Avec de la glace à la vanille, j'en suis sûr. Tout cela pour vous faire remarquer, que même si vous seriez immortel -j'ai dans l'idée que vous avez rencontré Claire Bennet à un moment ou un autre ; eh oui, je connais son existence- Mademoiselle Sky ici présente ne l'est pas. Ainsi, si vous, vous pouvez survivre, elle, ne peut pas en dire autant.Il se baissa à la hauteur du Petrelli, plongeant ses yeux hivernaux dans les siens. Un mince sourire en coin apparaissant, tandis qu'il continuait :Vous n'avez absolument pas du tout pensé à elle n'est-ce pas ? Vous n'avez pas pensé que je la tuerais. Et vous n'avez également pas pensé au fait que je pourrais vous torturer à loisir grâce au pouvoir de la Cheerleader et que nous revivrons ensemble pendant des heures et des heures votre longue agonie ? Encore... et encore, et encore, et encore ? Et nous savons tous les deux que vous n'êtes pas actuellement en état de vous défendre... J'en saliverais presque d'avance... Mais, nous avions un accord, Monsieur Petrelli. Caïn se releva tout en obligeant son ennemi à s'asseoir sur une chaise qui était derrière lui. Je vous laisse donc tranquille tous les deux. Et je vous appelle un taxi et vous commande des billets d'avions sur le champ, comme convenu. Vous devriez partir tout de suite, les médias, sinon les gens qui étaient ici risquent bientôt d'arriver. »

Caïn s'éloigna de Peter pour tranquillement se diriger vers la sortie, passant la porte nonchalamment, comme si rien ne s'était passé, puis il s'arrêta juste devant l'entrée. Il empoigna son portable et appela les diverses compagnies promises pour réserver sous divers noms différents. Ils pourraient prendre le prochain avion. Se rendant de nouveau à l'intérieur, il ajouta dans un dernier sourire pour son auditoire -pour faire comprendre à Peter Petrelli toute son impuissance présentement et pour achever sa victoire douce-amère :

« C'est fait. Un taxi et un avion vous attend. Ah et Monsieur Petrelli... Merci de votre sollicitude, mais je porterais moi-même mes fleurs. Je sais où et comment trouver Mademoiselle Kerry Tomas. Je lui transmettrai votre bonjour. Ce fut un plaisir de m'entretenir avec vous... Au revoir et à bientôt. »

Les derniers mots résonnèrent comme un bien mauvais augure tandis que l'immortel sortait une bonne fois pour toute du restaurant, tournait à l'angle de la rue et y disparaissait littéralement dans une fumée noirâtre aussi sombre que ses pensées. Nul ne pouvait à présent prédire ce qui allait arriver à Kerry... Hormis Caïn lui-même.
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