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 My name is Pestilence [Topic #2]

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Rick Baneson
--Down with the Sickness --


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MessageSujet: My name is Pestilence [Topic #2]   Lun 7 Mar - 5:02

[Donc voici les règles, juste au cas: L’ordre de réponse est Rick -- Sky – Peter – Nathan – Caïn. Chaque joueurs à 3 jours pour répondre, sinon, on passe au prochaine. Il est conseillé que lorsqu’un joueur poste une réponse, qu’il envoie un MP au suivant pour s’assurer qu’il est au courant. Bref, amusons nous bien! ^^]

“ Please allow me to introduce myself,
I’m a man of wealth and taste.
I’ve been around for a long, long year
Stole many a mans soul and faith.”


Rick se tenait là, dans sa chambre, immobile et pensif. Alors que le monde autours de lui continuait de tourner, alors que certains devaient faire face à un chaos dont il était la source, lui, contemplait son reflet dans le miroir. Il faut dire, l’homme qui lui faisait face n’avait rien à voir avec celui qu’il avait pu voir se refléter dans la glace pendant toute sa courte vie. Cependant, sa nouvelle apparence était le moindre de ses soucis. Ce qui le tracassait, c’était sa quiétude psychologique, sa lucidité soudaine. Alors qu’il était habituellement pris dans une tempête de pensées internes qui lui arrachait toute parcelle de conscience saine, il se retrouvait aujourd’hui à prendre peur devant ce calme mental. Son pouvoir se développait, étendant son contrôle au-delà des habituels virus et microbes, pour atteindre une compréhension primitive des troubles psychologiques. Il perdait peu à peu cette folie qui lui avait familière pendant les dernières années de sa vie. Certes, ce phénomène n’arrivait pas du jour au lendemain, comme ce fut le cas lorsque Rory Daniels croisa sa route à son arrivé à New York City, mais ça finirait par arriver un jour. Cette idée déplaisait grandement au Maître des Virus, accélérant un peu ses échéances pour ses plans futurs. Mais bon, pour ce soir, il allait se divertir un peu.

Ça faisait déjà trois jours qu’il avait recroisé la route de Symphony sur la plage, et avait décidé de jouer le grand charmeur, pour son simple plaisir personnel. Rick avait toujours été un homme simplet, voir stupide hors de ses domaines clefs. Or, ce choix de faire de flirter avec Sky était purement égocentrique et le Bostonnais en était parfaitement conscient. Au final, il se serait bien amusé, et trouverait bien un moyen de ne pas en payer les conséquences. C’était justement son point fort, évité les conséquences de ses actes, agir sans penser au lendemain, car après tout, seul le présent est vrai. Et pour l’instant, le présent, c’était qu’il devait partir pour aller rejoindre Sky au Las Teclas Blancas, un resto-bar fondé par des immigrants cubains. Rick avait bien aimé l’endroit, et il savait que la soirée serait bien intéressant, « latino-style ».

Vêtu d’une traditionnelle chemise noire dont les manches étaient roulées, d’un pantalon ample très classe de la même couleur que sa chemise, d’un fedora de style Italien et de ses habituelles bagues, sans oublier sa montre dorée, babiole achetée pour pas cher mais qui faisait son effet, Rick Baneson était dans son élément lorsqu’il pénétra dans Las Teclas Blancas. Rapidement, un homme aux allures hispaniques dont le sourire s’étirant sous sa grosse moustache s’empressa de l’accueillir dans un anglais fortement épicé d’un accent Espagnol.


« Bonsoir Senior! Avez-vous une réservation? »

« Ouai, au nom de Maine. Erik Maine. »

« Aaah! Excellente, Senior Maine! Suivez-moi! La madame, elle est déjà arrivée!»

Sky était déjà arrivé? Mhmm, Rick devait avoir quelques minutes de retard. Tant pis, il n’aura qu’à sortir une excuse de plus, comme à son habitude. Ce n’était certainement pas la première fois qu’il mentait à son ex petite amie, et apparemment, ça n’allait pas être la dernière.

Rick suivi le latino jusqu’à sa table, où Symphony l’attendait. Apparemment, elle n’était pas là depuis longtemps, étant donné qu’elle n’avait encore rien reçu à boire. Le jeune homme devait se l’avouer, elle était resplendissante, comme toujours. Rick prit place en face d’elle, tout sourire.


« Bonsoir, chère! J’espère que je ne me suis pas trop fait attendre! Alors, comment tu trouves l’endroit? »

Décidément, Las Teclas Blancas avait tout pour plaire à Rick. La salle baignait dans des nuances de rouges flamboyants, créant ainsi une atmosphère chaude et sensuelle. Sur une petite scène au centre de la place, un groupe jouait des airs de musique Sud-Américaine, surtout de la Salsa. De nombreux immigrants Cubains avaient choisi cet endroit comme lieu de réunion quotidien et représentaient la majorité de la foule présente, mais on pouvait aussi y trouver des touristes et des locaux qui voulait goûter un peu à l’ambiance de l’Ile de Castro. Rick jeta un coup d’œil d’ensemble à la pièce avant de regarder Sky.

« Tu es particulièrement en beauté ce soir! »
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Symphony Yardley



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MessageSujet: Re: My name is Pestilence [Topic #2]   Ven 11 Mar - 20:41

«Represent, Represent, Cuba,
Orishas underground de Havana
Represent, Represent, Cuba,
Hey, mi musica»


Comme cette situation était embêtante… Symphony n’avait pas du tout prévu de se faire inviter dans un restaurant chic pendant sa semaine de congé. Elle n’avait pas de robe pour cette soirée. La pauvre avait donc du faire les boutiques pour tenter de dénicher la perle rare. Elle avait besoin de quelque chose de confortable et d’élégant. Elle voulait que le vêtement parle de lui-même. Il devait dire «Je suis ouverte aux propositions pour terminer la soirée.» sans être trop vulgaire. Il devait aussi exprimer un certain «J’ai confiance en moi et je n’ai pas besoin de toi.» Finalement, la robe parfaite s’imposa à elle. Rouge comme le sang chaud, décolleté en V s’attachant au cou, juste assez courte pour que la partie visible des cuisses donne envie d’en voir plus. Elle ne faisait pas trop mal au portefeuille, c’était excellent.

Le soir venu, Sky se glissa dans sa jolie robe couleur de sang. Elle enfila des sandales chics mais très confortables au talon bas. Avec assurance, elle se dirigea vers le restaurant que lui avait proposé Erik. L’ambiance était très latino et la teinte chaude de son vêtement se mariait à merveille avec l’endroit. Elle se présenta devant l’hôte du restaurant. C’était un homme possiblement Mexicain. Sa moustache était proéminente et très touffue. La jeune femme n’aimait pas trop les moustaches, mais elle devait avouer que celle-ci rajoutait beaucoup au style mexicain de l’hôte. Il parla avec un fort accent hispanophone, demandant à la jeune femme si elle avait une réservation.


«Oui, c’est au nom de Erik Maine.»

Symphony aimait ce genre de situation ou elle arrivait seule au restaurant et donnait le nom d’un homme pour la réservation. Ça disait «Je ne suis pas en couple, mais je ne suis pas toute seule.» C’était son petit velours à elle. Pauvre, pauvre Sky… Si seulement elle avait su que l’esprit de Rick se cachait sous la charmante enveloppe corporelle de Erik, elle ne serait pas tombée si facilement dans le piège. Le salaud avait usé du point faible de Symphony : le charme. La jeune femme, malheureusement, se laissait charmer rapidement.

Symph se laissa conduire jusqu’à sa table réservée. Erik n’était pas encore arrivé. Bon sang ce qu’elle pouvait détester les gens qui n’étaient pas ponctuels. La jeune femme prit place tout de même. Un serveur tout aussi latino que l’hôte s’approcha d’elle, lui demandant si elle désirait avoir le menu. Sky lui fit signe que non de la tête.


«J’attend quelqu’un… Il est en retard, mais j’imagine qu’il ne devrait pas tarder.»

Comme prévu, Erik arriva quelques minutes plus tard. Tout de noir vêtu, il était très chic et plutôt séduisant même. Symphony lui fit son plus joli sourire. L’homme vint prendre place devant elle. Il la salua selon les normes de politesse, s’enquérant de ne pas trop l’avoir fait attendre. Sky lui répondit que son retard était tout excusé par la coquetterie des lieux. En replaçant une mèche de cheveux rebelle, elle commenta le choix du restaurant.

«L’ambiance est très bonne. Le service est courtois. J’ai bien hâte de voir de quoi la nourriture à l’air. Et la compagnie est… agréable, si je puis le dire. »

C’est avec cette charmante compagnie que Sky commanda une Sangria. Elle commença à lire le menu, ne sachant trop que commander. La nourriture exotique n’était pas vraiment son fort. Mais bon, elle saurait s’y faire. Elle commanda un plat avec un nom aux consonances espagnoles. Elle n’était pas certaine de ce qu’elle recevrait, mais ça ne la dérangeait pas trop. Sky prit une gorgée de sangria.

«Alors Erik, est-ce que tu es né dans ce beau coin chaud du pays ou c’est le soleil qui t’a attiré ici?»
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Peter Petrelli



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MessageSujet: Re: My name is Pestilence [Topic #2]   Dim 13 Mar - 17:01

Ah, les chalereuses avenues de Miami, ville teintée de mystères bien dissimulés sous une ambiance latino, conférant rythme sensuel et établissements à l'atmosphère enivrante. L'endroit idéal pour faire la cour à de belles demoiselles sans craindre le refus ou la froideur propre à l'Américain moyen. Miami, ville du sexe, de la fiesta et de la débauche. Ce soir-là, l'air était lourd, humide. Il avait bien fait d'emprunter une chemise à manches courtes à Nathan avant de partir de New-York. Ce style vestimentaire ne convenait pas des masses à Peter, mais au moins il ne suffoquait pas. Son imperméable l'aurait littéralement étouffé par une telle chaleur.
D'un pas décidé, les frères Petrelli parcouraient les rues ornées de palmiers reliés par des lanternes multicolores, inspectant chaque bar, chaque restaurant devant lesquels ils passaient. Un homme tel que Rick, aussi imbu de sa personne et charismatique, n'était forcément pas venu à Miami uniquement pour se planquer. Il était sans aucun doute venu dans cet endroit pour profiter un peu de la présence féminine et de l'ambiance festive. Peter et son frère fouillaient le moindre recoin de la ville, sans succès. A ce rythme-là, ils seraient encore occupés dans trois jours. Sur le point de perdre patience, le cadet marmonna :


- Bon sang, Baneson... Où te cache-tu ?



* * *




Quelques heures plus tôt...


- Monsieur Petrelli, quelle bonne surprise ! Cela faisait un sacré bout de temps que l'on ne vous avait pas vu. Vous êtes venu voir votre frère ?

Peter hocha la tête positivement en guise de réponse.

- Oui, est-ce qu'il est là ?

Patricia le gratifia d'un sourire aguicheur au jeune homme. Il n'y avait, selon lui, rien de plus repoussant au monde que cette célibataire de cinquante ans avec la coupe au carré, le lorgnant derrière ses lunettes à la monture épaisse et noire. Décrochant déjà le combiné de son téléphone, la réceptionniste lui fit un clin d'oeil avant de composer le numéro du bureau de Nathan.

- Monsieur le sénateur ? Votre frère est ici, il voudrait vous voir. Cela paraît urgent... Très bien.

Elle raccrocha et afficha un nouveau sourire répugnant à l'adresse de Peter.

- Il sera à vous dans cinq minutes. Vous pouvez l'attendre devant son bureau, à l'étage.

Tant mieux. Il ne désirait pas rester une minute de plus dans cette salle d'accueil en compagnie de cette personne embarrassante. Il prit l'ascenseur jusqu'à l'étage où travaillait son frère. Cela faisait effectivement longtemps qu'il ne lui avait pas rendu visite. Les récents événements les avaient tous les deux fort occupés ces derniers temps, et ils n'avaient eu aucune minute de répit pour se voir.
Après quelques minutes qui parurent interminable au jeune homme impatient de partir à la poursuite de sa nouvelle proie, Nathan finit par pointer le bout de son nez. Peter s'avança vers lui dans l'encadrement de la porte et lui offra une accolade amicale. Les deux frères avaient toujours été très proches, et il fallait bien avoué que cette complicité lui avait manqué. Cependant, il n'y avait pas de temps à perdre, donc il alla droit au but :


- Nathan, j'ai besoin de ton aide. Tu as sûrement beaucoup de boulot en ce moment, depuis que ces Sons of Liberty ont décidé de semer la terreur et la confusion dans tout le pays. Ceci dit, je pense que j'ai quelque chose qui pourra te faciliter la tâche. Je sais où se trouve Rick Baneson, le principal instigateur de cette affaire. Enfin, je ne sais pas exactement où il se planque, mais je sais de source sûre qu'il se trouve actuellement à Miami.

Il se gratta la gorge, conscient de ce la lourde requête qu'il allait formuler à son frère.

- J'aimerais que tu m'y accompagnes, et qu'on l'arrête ensemble. Il n'est pas avec Kane, et il y a même fort à parier qu'il soit seul. C'est une occasion en or pour le coincer. Si tu refuses, je serai contraint d'y aller seul, mais cela me déplairait énormément. Alors, partant frérot ?



* * *




Et c'est ainsi que les deux frangins se retrouvèrent à arpenter les rues colorées de Miami, arborant de belles chemises à fleurs.



Les instructions reçues par Kane étaient bien évidemment aussi vagues et obscures que son être tout entier, ainsi que tout ce qu'il pouvait dire.

" Votre seul et unique réponse se trouve ailleurs, dans la paisible atmosphère du sud que représente une ville floridienne répondant au nom de Miami. L'attirer à l'extérieur de son repaire serait votre alternative préférable, seul à vous de voir comment vous y parviendrez. "

Pour extraire l'animal hors de sa tanière, encore fallait-il savoir où la tanière en question se trouvait exactement. Ces indices étaient aussi flous qu'inutiles, et Peter se blâma de n'avoir pas gratté plus d'informations. De plus, il ignorait également quel était le pouvoir de ce Rick Baneson. Il ne l'avait encore jamais manifesté publiquement, ce qui n'était pas vraiment rassurant. Les deux frères perdaient royalement leur temps. Dans cette ville, la moitié des personnes ne s'exprimait qu'en espagnol, ou avec un accent cubain déstabilisant. Pete avait déjà tenté d'interroger quelques passants à plusieurs reprises au cours de la soirée. Le premier, un vieux commerçant flanqué d'un chapeau melon, d'une chemise un peu trop déboutonnée et d'une moustache grisonnante, lui avait répondu d'un ton peu accueillant.

- Ici amigo, tu achètes, ou tu vas voir ailleurs si j'y suis, tu comprende ?

La seconde personne, une cubaine à la jupe aussi courte que les cheveux de Barthez et aux yeux de braise, l'accueillit de manière plus décontractée... voire même trop décontractée.

- Tu cherches un mec, mon mignon ? Je vais te faire pencher de l'autre côté de la balance. D'habitude, je fais la totale pour 120 billets, mais pour un beau jeune homme comme toi, je suis prêt à descendre à 100. Je peux même faire un tarif de groupe, si tu veux amener ton copain avec toi. Tu ne le regretteras pas.

Désespéré, Peter remballa gentiment la prostituée et repartit d'un pas vif aux côtés de son frère.

- On ne le trouvera jamais. Kane s'est bien foutu de moi. Il nous fait tourner en rond pour gagner du temps et leur laisser l'occasion de mener à bien leurs petits projets malsains en toute tranquillité.

Tout à coup, ils croisèrent une ravissante jeune femme en robe rouge comme le sang, et à la beauté troublante. Mais ce n'est pas son apparence qui marqua le plus Peter. Non, il y avait autre chose... en elle, dans l'aura qu'elle dégageait. Il pouvait reconnaître avec facilité le pouvoir qui s'exprima à cet instant : celui d'Alex Dumont. Cette jeune femme avait partagé une part d'elle à une personne que Pete connaissait bien. S'arrêtant net, il s'écria à l'attention de son frère :

- Attends !

Se concentrant un peu plus, il finit par reconnaître cette part d'essence vitale qui lui était familière : celle de Chris Miles. L'ayant vu tout récemment, il était plus ou moins sûr qu'il s'agissait de celle de l'Anglais, et de toute évidence cette femme avait partagé quelque chose avec lui.
Un sourire se dessina sur le visage de Petrelli.


- Je crois qu'on tient une piste, Nathan. On va suivre cette jeune femme, et voir où elle se rend.

Le plus discrètement possible, les deux frères se faufilèrent dans la foule, tentant de ne pas perdre la demoiselle de vue. Cette dernière s'arrêta à hauteur d'un charmant resto-bar typiquement cubain. Elle échangea quelques mots avec l'hôte de l'établissement et rejoignit une table, seule. A en voir son attitude et la manière dont elle repoussa gentiment le serveur qui venait prendre la commande, elle attendait quelqu'un. Cela attisa la curiosité de Peter, qui avait comme une pressentiment qu'ils tenaient le bon bout. Il se tourna vers Nathan avec un air malicieux.

- Tu crois que tu pourrais nous avoir une table dans ce resto sans réservation, frérot ?
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Nathan Petrelli.



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MessageSujet: Re: My name is Pestilence [Topic #2]   Dim 13 Mar - 22:03


Je dois dire que le temps de Miami fait un bien fou, j'en avais plus que marre du temps plus vieux de New-York. Généralement, à Miami, la température reste souvent la même, mais ce soir, l'air est assez étouffant et humide ... Un orage ce prépare certainement. Ce soir, Peter, mon jeune frère et moi-même, nous sommes à la recherche de Rick Baneson, l'un des membres des Sons Of Liberty. Pour ne pas risquer l’étouffement, je me suis plutôt habillé léger, j'ai aussi prêter une chemise à Peter, il aurait l'air bête si il c'était baladé dans les rues de Miami avec sa veste noir ... Nous parcourons les rues de la prestigieuse ville à la recherche de cette homme qui reste introuvable ...

P E T E R " Bon sang, Baneson... Où te cache-tu ?"


N A T H A N "Cela ne sert à rien de perdre patience, Pete. Nous ne partirons pas de cette ville le temps que nous n'aurons pas trouver Rick Baneson! Et je te le jure, nous finirons pas le trouver"

Enfin je jure, mais c'est vrai que si nous continuons comme ça, il va fuir et nous serons venu ici pour rien ... Non, ça n'arrivera pas, nous le trouverons et il verra qu'il ne faut pas rire avec les frère Petrelli ... même si je n'aime pas forcément me battre, je ne pense pas que ce "Rick" se laisse faire sans rien dire ... Il est des Sons Of Liberty. Nous continuons, donc, à marcher dans les rues de Miami.


~~~


Quelques heures avant le départ.

Pfff ... j'ai encore pleins de choses à terminer ce matin ... Il est a peine 10 heures et j'ai déjà des tonnes de paperasses à remplir, j'adore mon travail mais parfois, surtout quand c'est de la paperasse, j'aimerais avoir un travail normal. Le boulot n'est pas simple aujourd'hui, surtout depuis que ses Sons Of Liberty, ont décidés de foutre la merde aux quatre coins de la planète. Je devrais peut-être demandé à ma secrétaire de signé pour moi ... Non, je suis un Sénateur, je suis quelqu'un d'important, je ne peux pas faire ça uniquement parce que je n'en ai pas envie, des gens comptes sur moi, je ne peux pas les décevoir. J'ai a peine le temps de reprendre mon stylo pour continuer à signer les papiers, que le téléphone sonne, le bouton qui clignote est celui de Patricia, ma secrétaire.


N A T H A N " Oui Patricia? Un Problème?"


P A T R I C I A " Monsieur le sénateur ? Votre frère est ici, il voudrait vous voir. Cela paraît urgent... "

N A T H A N " Pete? Aucun soucis, faites le monté et dite lui qu'il peut attendre devant mon bureau"


P A T R I C I A " Très bien"


Peter? Cela fait plusieurs mois que je ne l'ai pas vue, j'espère qu'il va bien, en général, quant il vient comme ça sans me prévenir directement, c'est qu'il a besoin de me parler, et vite. Je termine au plus vite de signer ses papiers, et une dizaine de minutes plus tard, j'ai terminer. J'ouvre la porte pour accueillir mon cadet, le sourire au levre, j'ai droit a une accolade de sa part. Je dois dire que j'ai toujours été très proche de mon frère, déjà quand nous étions plus jeune. Il a toujours été mon meilleur ami et je ne pense pas que ça change.


P E T E R "Nathan, j'ai besoin de ton aide. Tu as sûrement beaucoup de boulot en ce moment, depuis que ces Sons of Liberty ont décidé de semer la terreur et la confusion dans tout le pays. Ceci dit, je pense que j'ai quelque chose qui pourra te faciliter la tâche. Je sais où se trouve Rick Baneson, le principal instigateur de cette affaire. Enfin, je ne sais pas exactement où il se planque, mais je sais de source sûre qu'il se trouve actuellement à Miami"


N A T H A N " J'espère que cette source est fiable, Pete, je suis de tout coeur avec toi, mais tu dois absolument être prudent."


Je remarque à ce moment là, que mon jeune frère semble assez gêner, comme s'il avait autre chose à me dire ... ou bien non, quelque chose à me demander. Je le connais par coeur, cette façon de se gratter la gorge, c'est quant il est nerveux ça ... Je ne comprend pas pourquoi il agit encore comme ça depuis toutes ses années ... Je ne pourrais pas refuser quelque chose à mon frère ... Enfin si peut-être deux ou trois trucs.


P E T E R "J'aimerais que tu m'y accompagnes, et qu'on l'arrête ensemble. Il n'est pas avec Kane, et il y a même fort à parier qu'il soit seul. C'est une occasion en or pour le coincer. Si tu refuses, je serai contraint d'y aller seul, mais cela me déplairait énormément. Alors, partant frérot ?"


Toujours au dernier moment ... c'est un spécialiste mon frère pour amadoué les gens avec ses paroles ... Comme si j'étais capable de refuser, en plus je pourrais être au centre de l'action et décidé pour la Lois, de ce que nous ferrons de ce Rick Baneson.

N A T H A N "Accompagne-moi à la maison, juste le temps de prendre quelques affaires puis nous y allons, mais pas en volant cette fois ... j'ai eu ma dose après Matt, la téléportation ira plus vite."


~~~



Cela fait plus de quatre heures que nous sommes à Miami, nous avons chercher partout, nous nous sommes d'abord arrêté auprès d'un commerçant au allure ... très Mexicain, il n'a rien pu nous apprendre, nous avons même été jeté dehors assez brutalement, ensuite, nous avons interpeller une jeune femme plutôt mignonne en plein travail ... et apparemment, elle nous a prit pour l'un de ses clients, désespéré, nous sommes partit sans même dire au-revoir et merci.


P E T E R " On ne le trouvera jamais. Kane s'est bien foutu de moi. Il nous fait tourner en rond pour gagner du temps et leur laisser l'occasion de mener à bien leurs petits projets malsains en toute tranquillité "

Il a raison ... que faire? Quelqu'un qui aurait été capable de retrouver les gens, cela aurait plutôt bien servis! Nous passons à coter d'une femme vêtue d'une belle robe rouge, ça lui va vraiment bien, je serais tout de suite séduis si une jeune femme m'abordait ainsi ... c'est certainement mon point faible ... Les femmes ... Pete m'arrête, il regarde lui aussi cette femme qui part dans la direction opposé à la notre.

P E T E R "Attends ! "


N A T H A N "Quoi, que ce passe t-il?"


P E T E R " Je crois qu'on tient une piste, Nathan. On va suivre cette jeune femme, et voir où elle se rend."

J'espère qu'il a vraiment une piste ... et qu'il n'écoute pas uniquement ses arrières pensées en regardant cette jolie jeune femme. Le plus discrètement possible, nous suivons cette femme inconnue. Quelques minutes plus tard, nous y sommes. Elle entre dans ce qui semble être un restaurant, elle parle à la réceptionniste puis elle prend place à une table, seule ... Peter se tourne vers moi et me regarde avec un air malicieux ...

P E T E R " Tu crois que tu pourrais nous avoir une table dans ce resto sans réservation, frérot ? "

N A T H A N " Tu vas-voir qu'être Sénateur, c'est quelque chose de super "


Nous entrons dans le bâtiment, la réceptionniste nous accueilles avec un grand sourire.


F E M M E " Messieurs, puis-je vous aider?"


N A T H A N " Je suis le Sénateur Nathan Petrelli, je sais que nous n'avons pas téléphoné pour réservé, mais serait-il possible d'avoir un table pour mon jeune frère et moi?"

Je sors de ma poche un billet de 100 dollars et utilise mon plus beau sourire du charmeur que je suis, afin de séduire cette jeune demoiselle.


F E M M E "Vous avez de la chance, il nous reste une table monsieur le sénateur. Si vous voulez bien me suivre"


Je me tourne vers mon frère et lui fais un petit clin d’œil en suivant la réceptionniste, Peter derrière moi, jusqu'à notre table. Nous nous asseyons et commandons deux cocktail en attendant.


N A T H A N " J'espère vraiment que tout ceci servira à quelque chose Frérot ... "



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Caïn Ezechiel
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MessageSujet: Re: My name is Pestilence [Topic #2]   Mer 16 Mar - 23:58

"Il fait froid, parce que l'on regarde là où il n'y a pas de chaleur."[Alexandra David-Néel]
"Le pouvoir, telle une ravageuse pestilence, pollue tout ce qu'il touche."[Percy Bysshe Shelley]
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~~Latino Influenza (Pestilence, O Pestilence, Why Are You Pestilence ?)~~

Après avoir quitté la délicieuse Duchesse à New York, l'immortel avait tout de suite mis son réseau personnel d'informations en branle dans le but de trouver celui qu'il savait le plus négligent des Sons: Rick Baneson. Et après quelques ardues jours de recherche, il avait fini par le débusquer et le rejoindre dans la chaleur étouffante de Miami, infernale supplice pour un homme aimant les climats à son image, froids et glaciaux. Là encore, il avait dû faire preuve de patience, observant Pestilence d'un œil presque lubrique, son regard de voyeur se sustentant de tous ses moindres faits et gestes jusqu'à ce qu'il daigne enfin l'aborder dans une ruelle sombre et pleine de l'humidité caractéristique de la fornication. Douce fragrance que celle de la sueur et de la stupre, mélangées à des vieux relents d'alcool et à l'odeur de bouts de pizza à l'immonde goût hawaïen d'Ananas et de chedar. Après quelques menues paroles échangées intéressantes, l'homme aux mille noms s'était glissé dans l'obscurité de la ruelle, sa plus fidèle complice, sans un mot, montrant à Rick que la conversation était désormais close. S'il avait alors interrompu leur entrevue d'une si grossière façon, c'est qu'il sentait que le moment n'était pas aux palabres et aux interrogations et que sa curiosité intarissable devrait attendre. Les dés étaient jetés et comme à leur habitude, il se doutait bien que quelques "Heroes" auto-proclamés allaient se montrer dans l'espoir de défaire l'ennemi de la société bien-pensante qu'était Baneson. C'est ainsi que, telle une ombre protectrice dotée d'un amour obsessionnelle, Caïn était toujours sur les pas de l'homme qu'on appelait Pestilence, découvrant sa liaison avec la jeune femme qu'il avait un jour croisé dans une ruelle de New York et à qui ses agissements avaient parus sans fondements. Il se souvenait qu'à cette époque il lui avait laissé la vie sauve par pur caprice et qu'elle lui avait demandée de sauver Rick. Rapidement, l'Ankou fit le lien entre ces demandes et la relation aux débuts tâtonnants qui liait les deux êtres à présent. Ainsi, ils s'étaient aimés et celui-ci essayait de la reconquérir à nouveau sous son autre apparence... Le Son Of Liberty jouait un jeu dangereux plein de piquant...

Il n'aurait su dire si c'était là l'œuvre d'une profonde bêtise ou d'un tempérament manipulateur et joueur, dans tous les cas, l'homme aux mille noms ne pouvait que constater avec une certaine lassitude que l'instigateur du chaos actuel était un homme quelque peu imprudent... Il espérait tout de même que Rick Baneson n'était pas simplet au point de vouloir continuer cette relation pour satisfaire ses envies physiques et son orgueil démesuré. Ses yeux suivirent au fil des jours la parade amoureuse futile et superficielle des deux tourtereaux, aussi grotesque que tragique. Les ébats amoureux du commun des mortels ne l'avait jamais intéressé, depuis longtemps rébarbatif à l'idée de séduction, de sensualité ou même d'amour physique (qu'il trouvait plus sans intérêt qu'autre chose), choses qu'il n'avait lui-même éprouvé que de rares fois dans sa si longue existence. La surveillance laissa place à un ennui de plus en plus grand, difficile à combler à mesure que les journées et la parade nuptiale devenait de plus en plus prononcée. Assis dans la chaleur nocturne, les pupilles bleu d'un ciel de pluie ne cessaient pourtant de ciller, sentant que l'évènement tant attendu pouvait arriver à n'importe quel moment. Parfois, le chaperon bien singulier daignait s'offrir quelques instants de repos et quittait son perchoir, en quête, tel un oiseau vorace de trouver des proies pour combler son seul et unique appétit... Les rues de Miami se teintaient parfois d'un vernis rouge qui cillait parfaitement à l'ambiance festive et chaude du lieu et, contrairement à ce qu'on pouvait avoir la chance de voir si l'on possédait une télévision, il n'y avait aucun chef de la police scientifique roux pour prononcer une phrase percutante avant de se lancer à ses trousses.

Et une nuit, enfin, l'action se mit doucement en place, les pièces de l'échiquier rejoignant la position qui leur avaient étés assignées. Il vit le "nouveau Rick" et la dénommée Sky en tenues légères rentrant dans un restaurant, suivi, quelques minutes plus tard, à sa grande stupéfaction, de deux individus étant apparus quelques mètres plus loin à l'écart, comme deux fantômes invisibles. Le premier lui était inconnu, mais le second avait cependant un visage qu'on pouvait reconnaitre entre mille: c'était Nathan Petrelli, le sénateur candidat au Congrès et qui habitait à New York... Quant à celui qui l'accompagnait, sa mémoire et son intuition lui souffla que c'était son frère, le fameux Peter, l'homme qui était en mesure de rivaliser avec Sylar et Arthur et dans lequel Angela plaçait tant d'espoir. Leur apparition allait changer incessamment l'issue de la soirée pour les deux amoureux et Caïn se délectait d'avance du spectacle qui allait bientôt se dérouler sous ses yeux, avant que lui-même se joigne à la scène. Usant de son nouveau pouvoir, l'immortel se téléporta, laissant un nuage noirâtre et apparaissant quelque peu secoué dans une ruelle adjacente. Il se posta dans un petit café en face du restaurant, entrant dans l'édifice et se mettant dans un coin, prêt à assister à la magnifique représentation qu'il avait attendu tant de temps...

Il serait aux premières loges.
Littéralement...


[Petit post pourri, désolé. En si peu de temps (2 jours) et avec une ouverture pure de topic (alors que mon perso et mon Rp sont surtout dirigé par rapport aux réactions et aux protagonistes), je ne peux guère faire mieux. La qualité de mes écrits ne sera guère édifiante, en espérant tout de même que vous appréciez ce petit bout de texte. Ah, encore une chose, Rick et Sky, je pense n'avoir pas du tout respecté la temporalité/chronologie de votre "nouvelle relation", excusez-moi pour cela, mais il fallait faire au plus pressé et j'avais pas envie de m'emmerder avec ce genres de détails alors que vous attendez ma réponse xD. Voilà, j'arrête de m'étendre, à Rick /o/. Note: nous sommes tous de mêmes une belle brochette de stalkers. What a Face ]



Dernière édition par Caïn Ezechiel le Jeu 17 Mar - 17:46, édité 1 fois
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Rick Baneson
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MessageSujet: Re: My name is Pestilence [Topic #2]   Jeu 17 Mar - 4:52

(Bande de voyeurs, vous! What a Face )
“And I was round when Jesus Christ
Had his moment of doubt and pain
Made damn sure that Pilate
Washed his hands and sealed his fate
Pleased to meet you, hope you guess my name!”


Rick Baneson n’avait jamais été un anthropologiste accomplie, ses passions dans les domaines académiques se tenaient plus au niveau de la chimie et de la biologie. Cependant, il avait toujours grandement apprécié l’île de Cuba, de par son historique et ses habitants. De voir une si petite nation tenir tête au géant Américain avait déjà un charme à proprement parler, un cran que le Maître des virus admirait silencieusement. Il aimait aussi les croyances spirituelles assez uniques des Cubains, qui mêlaient le catholicisme espagnol aux croyances plus tribales des Amérindiens. Sinon, ce qui le passionnait vraiment, c’était l’empathie artistique qui caractérisait ce pays du Sud. La musique occupait une place centrale au sein de la communauté, et c’est exactement ce que Rick pouvait observer ce soir là.

Les couples virevoltaient sensuellement au rythme de musique latine, certains s’humiliant publiquement de leur démarche malhabile, d’autres se méritant même quelques applaudissements entre les chansons. Le Bostonnais n’était pas du tout un danseur et espérait plus que tout au monde que Symphony n’avait pas du tout l’intention de se faire inviter à embraser le plancher de danse. Lui qui aimait jouer avec les mots et utiliser les mensonges pour éviter ses problèmes, il allait devoir travailler plus que jamais pour éviter ce piège féminin!

Rick écouta les commentaires que Sky avait à dire sur l’endroit sans trop y porter, plus subjugué par la robe cramoisie plus que sexy de son interlocutrice, le genre de robe qu’on ne porte pas sans s’attendre à d’arrières pensées. Décidément, il avait bien choisi le restaurant! Ça lui avait valu quelques points auprès de la jeune femme. Jamais il n’avait songé à pourquoi il cherchait autant à plaire à son ancienne copine. Après tout, c’était lui qui l’avait laissé, lui qui n’avait pris que quelques heures pour simplement tourner la page. Pourquoi, maintenant seulement, tentait il de retisser les liens? Simplement parce qu’il possédait un nouveau visage? C’était probablement moins profond que ça, simplement par pur divertissement. Un défi comme un autre, une chasse qui pouvait se révélé dangereuse à tout moment. Rick était en territoire ennemie et avait probablement tout à perdre dans ce petit jeu, si ce n’était que quelques bons moments une fois la nuit tombée. Il faut dire que ce n’était pas comme s’il n’allait pas trouver d’autres femmes, s’il s’en donnait la peine. Symphony représentait cependant un défi plus attirant de par le danger d’un échec, de par toutes les précautions qu’il devait prendre pour ne pas révéler sa vraie identité. Il devait jouer son rôle à la perfection car personne sur la planète Terre n’avait connu Rick dans une plus grande intimité. Donc lorsque Sky le questionna sur ses origines, il fallait que sa réponse soit le plus naturelle possible.


« Eh bien, il faut croire que c’est le soleil! Je suis né à New York, mais quand je n’étais qu’un enfant, mon père a… quitté le domicile familial avec moi, et il s’est établi ici, à Miami. Décidément, l’endroit m’a plus, car je ne l’ai jamais quitté! »

Le serveur vint prendre leur commande. Pas fan des alcools hispaniques, il préféra prendre un rum on the rocks, avec un des premiers plats sur la liste. Ça paraissait bon, donc pourquoi pas? Il allait poursuivre la conversation lorsqu’il remarqua un visage familier entrer dans le restaurant. Nathan Petrelli, Sénateur de l’état de New York et fils de son ancien employeur, Arthur. Rick avait été ébahi en lisant les documents sur les Petrelli dans les banques de données de Pinehearst. Il semblait bien que chaque membre de cette festive famille avait au moins une capacité, et des secrets par centaine. Le politicien était accompagné d’un jeune homme que Pestilence reconnu comme Peter, le cadet de la famille. Baneson se souvenait vaguement que le pouvoir du jeune homme avait un lien avec celui de son père, mais sans plus de détail. Sa paranoïa lui dictait que quelque chose clochait, qu’il n’était pas logique de les voir présents en Floride, mais il se contenterait de les garder sous son attention, du coin de l’œil.

Le serveur revint avec son verre, que Rick s’empressa de porter `à ses lèvres pour se délecter d’une petite gorgée du liquide sucré. Il plongea son regard dans celui de Sky, et ses yeux parlaient d’eux-mêmes. Ils exprimaient tout le désir et l’envie qu’il avait pour elle à ce moment précis, avec l’aphrodisiaque goût d’alcool aux lèvres et sous la chaude ambiance latine qui les baignait tous d’une forte aura sensuelle.


« Et toi, le soleil ne t’attire pas? Imagine, vivre ici en permanence. Se lever le matin et voir par la fenêtre ce magnifique soleil se lever, chaque matin. Ici, le rythme de vie est plus lent, le stress est plus bas, tout le monde y gagne. »

Rick se pencha un peu au dessus de la table. Ses paroles devinrent murmures enjôleur, et ses mots étaient de miel. Il pouvait aussi garder un œil plus attentif sur le Sénateur Petrelli. Apparemment, ce dernier les surveillait, très discrètement. Il avait dut remarquer que le Père des Sons l’avait repéré. Le rythme cardiaque de Rick s’accéléra légèrement.

« Je sais, tu m’as dit que tu avais tes raisons pour ne pas vivre ici, mais je continue de croire que tu t’imposes toi-même ces limites. Libère toi, Sky, nous ne vivons qu’une seule vie, et je suis persuadé que tu préfèrerais vivre la tienne sous le chaud soleil Floridien plutôt que sous la pluie New Yorkaise. Un seul levé du soleil depuis mon appartement te ferait totalement changer d’idée, crois moi »

Il laissa peser le double sens de sa dernière phrase, prenant une seconde gorgée de rhum, un léger sourire amusé perçant au coin de ses lèvres. C’était un des plaisirs de Rick, éveillé les esprits, titiller les pensées pour pousser à un raisonnement coupable. Décidément, le Bostonnais était joueur, et se préparait déjà à une soirée d’enfer. Les nuits de Miami sont source de surprises en tout genre, et il allait bientôt le découvrir à nouveau.
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Symphony Yardley



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MessageSujet: Re: My name is Pestilence [Topic #2]   Jeu 24 Mar - 4:22

(Désolé vraiment du retard! )

Oh do it all night
Do it with me
I'll take you to heaven if you make me feel free
Baby do it tonight
Do it allright
Just take me and shake me till I burn up inside


L’ambiance était chaude, la sangria était bonne. Cette soirée s’annonçait vraiment bonne. Un son très sensuel de guitare se fit soudainement entendre. Un latino d’un certain âge jouait quelques uns des succès de Carlos Santana. Le restaurant plongeait de plus en plus dans une ambiance de sexe. Symphony dévorait son nouvel ami des yeux. La sangria déversait son doux poison dans les veines de la jeune femme. La soirée était belle et elle avait tant envie de s’amuser. Elle voulait se laisser aller à ses pulsions pour se libérer de ce petit quelque chose qui la retenait prisonnière. Ce petit quelque chose, le désir de vengeance, était si fort en elle qu’il semblait la consumer de l’intérieur. Elle se sentait comme brulée vive chaque fois qu’elle repensait à lui. Mais pour l’heure, l’ambiance était festive.

La guitare, avec son rythme langoureux, donnait des frissons à la belle. La lumière était tamisée, ce qui rendait ses yeux d’océan d’autant plus brillant. Une lueur surnaturelle allumait les yeux de la brune comme deux étoiles, perçant l’obscurité. Son pouvoir de nyctalopie, lui permettant de percer les ténèbres, lui donnait bien du mal. Elle n’arrivait toujours pas à le contrôler. Les lumières trop vives l’aveuglaient, mais une simple baisse d’intensité activait son nouveau pouvoir. Ses pupilles se dilataient comme jamais et ses iris prenaient les couleurs de l’océan, brillants comme deux étoiles dans le ciel de son visage.

La conversation était lente et dénudée de sens profond. Les deux jeunes adultes savaient pertinemment ou toute cette mascarade allait les mener. Malheureusement, la bienséance et l’étiquette de base leur commandaient de prendre ce repas en tête-à-tête avant de batifoler la nuit entière. S’accoster dans la rue et coucher immédiatement après faisait tellement commun. C’en était dégradant. Évidemment, Symphony n’était pas naïve au point de penser que sa «relation» avec Erik durerait plus de quelques jours. Elle ne s’en affolait pas pour autant, elle désirait cela autant que lui.

Soudainement, une phrase… Ça y est! La chasse était officiellement ouverte et c’était le bel homme qui avait donné le coup d’envoie. Et quel coup! Un lever de soleil depuis son appartement… Cela semblait tellement romantique, mais en même temps, tellement érotique que Sky ne pu s’empêcher de sourire. Elle passa délicatement ses doigts fins sur le bras de son compagnon.


«Attention mon ami, je pourrais prendre cela pour une invitation. Et, je dois l’avouer, je crois qu’il s’agit là d’une invitation que je ne refuserais pas. Les levés de soleil doivent effectivement être magnifiques dans ce coin de pays. Si seulement il m’était possible d’en voir un demain. Mais tu dois être occupé. Je ne voudrais pas imposer ma présence dans ton domicile.»

Sur ces belles paroles, deux hommes passèrent près de la table des coquins. L’un des deux était assez séduisant. L’autre avait un certain charme, mais les hommes politiques avaient un petit je ne sais quoi qui ne les rendait pas attirant. Car oui, le deuxième homme était le sénateur Petrelli en personne. Sky ne l’avait vu qu’à la télévision, sans trop porter attention à ses discours. En fait, elle portait plus souvent attention à ses tenus vestimentaires qu’à ses paroles importantes pour la nation. Et le voila qui avait pris place à la table tout juste à côté de la sienne.

** Deux hommes seuls dans un tel lieu. L’ambiance est trop… trop… Je ne sais pas, c’est étrange. **

Symph plongea à nouveau ses yeux de lumière dans ceux de son cavalier. L’alcool, la musique, l’ambiance… Surtout le physique de rêve d’Erik… Tout était en place pour un début de film érotique. La brune prit une gorgée de sa sangria. La lumière se tamisa un peu plus, rendant les yeux turquoise de la belle encore plus brillants. En riant un peu, la jeune femme s’adressa à son futur amant.

«Bon sang que le service est lent ici… Je n’ai certainement pas l’intention de passer ma nuit dans ce restaurant. J’aime beaucoup l’ambiance, mais il y a sûrement mieux à faire la nuit. Peut-être pourrais-tu me montrer les charmes du sud…»
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MessageSujet: Re: My name is Pestilence [Topic #2]   Sam 26 Mar - 14:16

Inutile de dire que l'entrée de Nathan Petrelli dans le bar exotique ne passa pas inaperçue. Plusieurs regards se tournèrent vers eux à leur entrée. Mais ce ne fut qu'à deux d'entre eux que Peter attacha de l'importance. Pendant que les deux frères discutaient de leur plan devant l'établissement, ils avaient dû louper l'entrée de Rick Baneson lui-même. Impossible de se tromper sur ce visage qui avait fait la une des News ces derniers jours sur tous les posts de télévision. Il discutait déjà avec sa séduisante future conquête, mais il n'y avait aucun doute sur le fait qu'il avait reconnu les Petrelli. Le cadet murmura à l'attention de son frère :

- Bon sang, Nathan, ta réputation te précède ! Ce n'est pas grave, faisons comme si de rien n'était pour le moment.

Ils s'installèrent à une table située non loin de celle de leur cible, faisant mine d'examiner attentivement la carte à la recherche de mets délicieux ou d'une boisson rafraîchissante. Peter tenta de mettre tous ses sens en éveil afin d'en savoir un peu plus sur ce couple mystérieux. La femme dégageait une certaine nervosité, son coeur battait dans sa poitrine à un rythme de plus en plus élevé. Elle savait que quelque chose clochait dans cette scène aux allures naturelles, même si elle ne l'exprima pas clairement. Il put tout de même l'entendre penser clairement :

** Deux hommes seuls dans un tel lieu. L’ambiance est trop… trop… Je ne sais pas, c’est étrange. **

Quant à Baneson, tout ce qu'il pouvait dire ou faire suintait le mensonge et l'inauthenticité. Chacun de ses mots était comme le son d'une note de piano mal accordé, le tout formant une mélodie disgracieuse aux oreilles de Peter. La lecture de la vérité dont il avait hérité de Kerry ne laissait aucun doute là-dessus : ce Rick jouait un rôle monté de toutes pièces devant cette charmante demoiselle. Après tout, un vice de plus ou de moins, il n'en était plus à cela près. Le frère de Nathan commençait à ressentir un sentiment de révolte de plus en plus fort.

- Ce mec ment comme il respire. Ca ne lui a pas suffi de faire souffrir des innocents et semer la terreur. Il continue de faire du mal autour de lui en ne pensant qu'à sa propre personne. Ce type est un véritable parasite. Il ne va pas s'en sortir si facilement.

L'approcher n'était pas une idée très judicieuse, étant donné qu'ils n'avaient encore nulle idée du pouvoir de cet individu dangereux. S'il avait réussi à semer autant de peur et de folie à New-York, il ne fallait pas négliger sa puissance. De plus, il ne voulait pas qu'il arrive malheur à une innocente qui s'était laissé prendre dans ses filets. Il y avait déjà eu trop de victimes ces dernières années, trop de sang qui avait coulé à cause de monstres tels que Sylar, Alexis Kane ou Rick Baneson. Ils méritaient de payer pour les atrocités qu'ils avaient fait subir aux autres, et de vivre dans la peur à leur tour. Même s'il fallait s'abaisser à leur manière de faire pour y arriver, Peter était prêt à le faire. Ce Rick Baneson voulait se cacher derrière une identité factice ? Hé bien, le cadet Petrelli allait lui rappeler qu'on échappe pas à sa véritable personne, que nul être ne peut prétendre ne pas être lui-même sans que cela le rattrappe un jour. Chaque acte avait une incidence. Celui-ci était celui de trop, la goutte qui fit déborder le vase. Il était temps que Baneson paye pour ses crimes.

Sans bouger de sa chaise, accoudé à la table, la bouche planquée derrière ses poings unis, Peter leva l'index et le majeur. Un geste commis tant de fois par son némésis, le diabolique Sylar. Lentement, le bras de Rick se souleva contre sa volonté et il saisit le couteau déposé devant lui, à côté de son assiette. Les cinq premiers boutons de sa chemise se défirent tout seuls, devant le regard surpris de la demoiselle en robe rouge. Les deux doigts de Peter s'inclinèrent légèrement vers la gauche et le couteau se planta un ou deux centimètre sous la peau de la poitrine de Baneson. La pointe descendit lentement en une ligne parfaitement droite, alors que plusieurs cris d'horreur commençaient à retentir dans le restaurant. Quelques clients avaient déjà pris la fuite, horrifiés. La pointe du couvert continua à tracer courbes et droites dans la peau de Rick, sans que celui-ci ne pût se débattre. Il était captif de cette emprise invisible qui contrôlait le moindre de ses mouvements. Épais et chaud, le sang s'écoulait le long du ventre du criminel comme des larmes pourpres. Une fois le tracé terminé, le couteau tomba à terre dans un tintement sinistre, davantage marqué depuis que la musique latino s'était arrêtée. Fier du résultat, Peter laissa quelques secondes s'écouler, le temps d'admirer son oeuvre : dans la peau de Baneson était maintenant gravé son prénom en lettres majuscules : RICK. Plus jamais il n'oublierait ni ne renierait son identité désormais. Il portait une marque lui rappelant qu'il n'échapperait pas à son destin, celui d'être vaincu par ceux qui combattent pour le bien de l'humanité.
A ce moment-là seulement, Peter se leva lentement et s'approcha du couple. Après avoir longuement fixé son ennemi, il lança d'une voix glaciale.


- Fini de jouer, Baneson. Si tu crois que tu vas pouvoir continuer à te jouer du monde de cette façon, à semer la souffrance et la peur derrière toi, tu te trompes largement. Nous sommes venus pour mettre un terme à tout ce chaos, l'heure de la justice a sonné.

Le restaurant était devenu presque désert, et Peter ressentait encore la présence du personnel dans les cuisines. Ne voulant pas être dérangé par la police, il sectionna un câble téléphonique disposé devant l'entrée de l'établissement. Tout à coup, quelque chose attira son attention. Ce même don, celui de ressentir les énergies vitales qu'il devait à son ami Alex, s'était à nouveau concentré sur quelque chose. Au milieu de ce mouvement paniqué et confus de personnes effrayées, une seule restait statique, parfaitement calme. Mais cette source d'énergie avait quelque chose de particulier, comme si elle était inépuisable, un peu à la manière de Claire. Mais il ne s'agissait pas de la cheerleader, ni même de quelqu'un que Peter connaissait. C'était une personne spéciale, qui les observait depuis un point situé en face du restaurant. Était-ce un complice de Baneson ? Mieux valait se méfier. Par la pensée, il envoya à Nathan :

*Méfie-toi, il n'est peut-être pas venu seul. J'ai remarqué une présence bizarre de l'autre côté de la rue*
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Caïn Ezechiel
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MessageSujet: Re: My name is Pestilence [Topic #2]   Dim 3 Avr - 14:00

[Petit post. En espérant que vous aimerez.]

"Pour prévoir l'avenir, il faut connaître le passé, car les événements de ce monde ont en tout temps des liens aux temps qui les ont précédés. Créés par les hommes animés des mêmes passions, ces événements doivent nécessairement avoir les mêmes résultats." [Nicholas Machiavel]
"Le déroulement d'un événement est plus révélateur que l'événement lui-même." [Vincent Delerm]
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L'immortel assista à tout ce qui se déroula de ses yeux, depuis son point de surveillance et derrière une bien bonne paella. Cet enchainement d'évènements n'était certainement pas l'œuvre du hasard et l'homme sourit devant les promesses qui s'accomplissaient et que lui avait promis le Destin. Il discerna tout d'abord le jeu d'émotions qui s'animait sur le visage de Pestilence, tantôt charmeur, joueur ou encore démoniaque manipulateur. Il aimait véritablement l'idée de s'emparer à nouveau du cœur de celle qui lui faisait face, de la posséder encore charnellement. Rick Baneson se présentait à ses yeux comme une sorte de Dom Juan sadique et diablement égocentrique, qui, à cet instant, ne pensait qu'à sa petite personne et à ses envies salaces. C'était bien un personnage intéressant, mais parfois trop irrégulier... Qui pourrait dire quand il apparaitrait sous une forme définitive ou s'il en avait même une ? L'un des fondateurs des Sons avait en tout cas le mérite de valoir son rôle de personnage de premier plan et d'acteur célèbre à présent de par le monde. Seulement et cela, il ne le découvrirait que dans quelques instants, deux obstacles comptaient bien se dresser sur son chemin et briser ses rêves de fornication avec son ancienne amante. Pauvre, pauvre Rick Baneson, condamné à ne pas pouvoir assouvir ses bas instincts comme il l'entendait. La Fatalité était véritablement cruelle avec ce misérable bougre, qui ne demandait qu'à folâtrer gaiement dans la chaleur estivale de la nuit. Nul n'entendit le soupir mental de l'éternel être qui se remit à fixer son plat à peine touché. Prenant de sa main semblable aux pattes d'une araignée blanchâtre sa fourchette, il piqua dans une gambas qui trainait au coin de l'assiette colorée et fortement pimentée, puis la mit dans sa bouche, son sourire s'étirant en se délectant de la scène qui se déroulait sous ses yeux.

Contrairement à ce que les bien-pensants et le commun des mortels pouvaient penser, la jeune femme n'était aucunement dupe des manœuvres sans doute peu subtiles de son tentateur particulier et affichait même avec un dédain presque choquant ses envies semblable de finir dans une chambre d'hôtel minable dans les environs et de faire grincer les vieux ressorts défectueux d'un lit bas de gamme (ça y est, vous pouvez reprendre votre respiration). Ce devait être là bas une charmante ambiance pour que les barrières de la raison soient aussi facilement franchi par la passion et le désir d'une nuit de délices en compagnie d'un homme qu'elle venait à peine de rencontrer -enfin, pas tout à fait. Le climat tropical et l'atmosphère du lieu pleine d'une chaude nonchalance devait, en plus du fiévreux alcool qu'elle s'empressait d'ingurgiter avec des yeux pétillants d'exaltation, la mener sans aucune incertitude à la couche tant désirée. Cet acharnement à rechercher le désir l'avait toujours amusé chez autrui et lui qui ne connaissait pas la date exacte de sa mort, ni celle de son espérance de vie ne pouvait que les complimenter pour leur envie irrésistible de copuler sauvagement comme des gorets voraces. Il avait hâte de voir la tête de cette chère Sky lorsque la supercherie de Rick Baneson lui serait révélée ; Et aussi de voir quel figure elle arborait quand tous ses espoirs de luxure disparaitrait lorsque la famille Petrelli entrerait en scène. Le déroulement de tous ces évènements allait se dérouler dans peu de temps et il en salivait d'avance tandis qu'il engloutissait son riz noir à l'aide de son ivoirin couvert.

Savourant la saveur de son plat, Caïn constata que les évènements se mettaient en branle en la personne d'un Petrelli n'arrivant vraisemblablement pas à contenir sa rage et son envie de faire cesser la mascarade de Rick Baneson. Et la personne si naïve qu'il avait cru avoir à rencontrer semblait être beaucoup moins plaisante qu'au premier abord. Faisant un mouvement de main qu'il reconnaissait comme étant la signature de Sylar, Peter Petrelli infligea une punition inventive et théâtrale qui montrait toute la résolution morbide dont il était capable. Finalement, qui était le pire entre Sylar et lui ? Celui qui était honnête avec soi-même et qui se qualifiait d'aberration ou celui qui utilisait ses pouvoirs en infligeant des sévices terrible et qui se prenait tout de même pour un Jésus ressuscité une énième fois ? Certes, le plus célèbre des Hippies avait bien dit qu'il n'était pas là pour apporter la Paix, mais bel et bien le glaive, mais delà à jouer les héros pleins de bons sentiments tout en découpant allègrement dans la chair du premier ennemi venu était signe d'une haine qui allait submerger l'homme aux multiples pouvoirs. Lui aussi se révélait plus intéressant qu'il n'y paraissait... Il traça à l'aide de la télékinésie les lettres R-I-C-K sur son torse, dévoilant par la même sa véritable identité à sa proie qui devait être abasourdie et confuse. Le sang coulait, torrent écarlate qui avait fait fuir jusqu'aux plus téméraires des clients, laissant le restaurant quasiment vide, le personnel ne sachant comment réagir à cette situation. Son regard bleu acier vit ensuite l'auteur des blessures de Rick Baneson se levait et adresser des paroles dont il pouvait percevoir des bribes grâce au fait qu'il savait lire sur les lèvres, qualité indéniable qu'il avait dû maitriser pour être sûr de ne jamais manquer un évènement historique important.

Il était à présent temps pour lui d'entrer en scène, la situation de Rick semblant bien précaire aux yeux de l'homme aux mille noms. Caïn, au moment où il finissait enfin son plat et où il se levait eut une drôle de sensation, une sensation qui lui rappelait des souvenirs, comme le fait d'être épié, observé, cette sensation qu'il avait maintes et maintes fois éprouvé lors des deux Guerres Mondiales et qui pressentaient toujours que l'ennemi l'avait découvert. Était-ce une capacité d'un des deux frères ? Fortement probable. Il était donc repéré. Son entrée n'en serait que plus commode. Il posa l'assiette et mit le prix demandé sur le menu dans la petite coupelle prévue à cet effet. Ses longues jambes se déplacèrent doucement en direction de la cause de tout ce tumulte, fendant la marée d'âmes qui s'enfuyaient comme il l'avait fait tant de fois par le passé. Sans peurs, les munitions de l'ennemi transperçant son corps de milles trous disgracieux, Caïn continuait toujours à avancer inexorablement, alors que les autres soldats de son unité s'enfuyaient sous le feu nourri des Allemands. Non. Il n'était pas l'heure de penser aux similitudes que le présent offrait avec le passé. Rouvrant les yeux après s'être remémoré le souvenir d'un champ de bataille de la Première Guerre Mondiale, l'immortel atteignit enfin la porte du restaurant qu'il ouvrit doucement. Ajustant son vieux borsalino sur son crâne, l'homme qui était habillé comme dans un roman noir s'approcha de sa démarche fantomatique et irréelle et, sans un mot, ni un bruit, il s'assit non loin de Rick Baneson. C'était de loin l'entrée la plus discrète qu'il avait faite. Relevant son couvre-chef et dévoilant son regard bleu métallique qui ne cillait pas, l'homme adressa un sourire communicatif à l'assemblée, puis de sa voix mélodieuse et naturellement hivernale, il prit la parole et s'adressa à tout à chacun:

« Bonsoir à tous. Charmante soirée, n'est-il pas ? Sky, je ne sais absolument pas si vous vous souvenez de moi, mais j'espère au moins que vous saurez vous remémorer la promesse que je vous avais faite. Vous pourriez mourir ce soir, alors savourez votre sangria, s'il vous plaît. Rick Baneson, je vois que votre mascarade n'a pas eu l'effet escompté, comme dit le diction "La Vérité triomphe toujours". Vous êtes toujours aussi imprudent qu'autrefois. Quant à vous deux... Les fils Petrelli, c'est cela ? Je vois que vous avez hérité de la puissance de vos parents et de leur acharnement. Enchanté de vous rencontrer ou de vous revoir, chers amis, je me nomme James et j'espère que nous allons tous passer une agréable soirée ensemble. Je répondrais avec plaisir aux questions qui doivent s'entasser quelque peu dans vos esprits, mais avant tout... Ne soyons pas des barbares. »

Il se tourna vers le torse ruisselant de Baneson et, levant distraitement sa main blanche, il activa son pouvoir, les blessures se résorbant d'elles-mêmes pour ne devenir qu'un souvenir confus et lointain, alors que le sang s'arrêtait de couler. Qu'allait faire le reste de l'assemblée, cela, nul n'aurait pu le prédire...
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Rick Baneson
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Travail: Ex biologiste, Ex agent de Pinehearst et de Primatech

MessageSujet: Re: My name is Pestilence [Topic #2]   Mar 5 Avr - 1:59

I’m on a roll,
I’m on a roll this time.
I feel like my luck could change.
Kill me Sarah,
Kill me again with love.
It’s gonna be a glorious day
.


Rick avait beau être en plein cœur d’une chasse épique où le chasseur et la proie étaient des rôles loin d’être définis, il se permettait de sombrer le temps de quelques secondes à un vagabondage mémoriel. Alors qu’il était là, assis au Las Teclas Blanca à savourer un verre de rhum du bout des lèvres en très charmante compagnie, il se laissait aller à songer au passé, et ça ne lui permettait qu’encore plus apprécier le moment. Jamais, en quittant son Boston natal, ville pluvieuse et endormante, il n’aurait pu croire qu’il serait un ennemi publique numéro un, réfugié dans le Sud du pays, portant des traits qui n’étaient pas les siens. Et évidemment, l’esprit insouciant de Rick aimait cette conclusion. De zéro à… bon, peut-être pas « héro », mais à quelque chose de grand, de puissant et d’imposant sur la scène publique. (NDLA : Un double sens? Naaah What a Face )

Il avait évolué, c’était le moins qu’on pouvait dire. Ce qui était assez étonnant, c’était l’aisance avec laquelle il avait réussi à s’éloigner lentement de son coté plus humain, celui qui mettait les prédispositions morals et éthiques en premier plan, pour se tourner vers son pouvoir, vers le monstre qui le dominait totalement maintenant. Certes, on ne pouvait aller à comparer le tout à deux personnalités distinctes, mais très clairement, Pestilence lui permettait d’accomplir des actes inhumains sans même avoir à éprouver des remords, ou même considérer les conséquences morales de ses actions. De Rick Baneson à un être de mensonge, de tromperie, de puissance et d’orgueil. Maintenant, ils ne faisaient plus qu’un, et rien ne pourrait les séparer. Ça n’avait plus d’importance.

Rick fut sorti de ses songes malgré lui par un mouvement subtil de la main de Sky, et lorsqu’il croisa son regard azur empli de mille et un désirs, son esprit vagabonda vers un tout autre horizon, plus chaud et moins sombre. La belle brune avait clairement mordue à l’appât, la chasse allait bon train pour le jeune homme, qui s’efforçait de ne pas succomber au rythme infernal qu’elle tentait d’imposer. Il fallait que le tout soit calculé à la perfection, que le désir devienne une torture, que le temps s’écoule au ralenti jusqu’à ce qu’ils puissent finalement atteindre le paroxysme de leur fantasmes respectifs. S’il rendait le tout trop facile, le plaisir ne serait que purement physique, et Rick désirait plus, beaucoup plus. Le groupe termina la chanson qu’il venait de jouer, se méritant une salve d’applaudissements sincère. Le Maître des Virus en profita pour murmurer, de sa voix suave, des promesses illusoires à l’oreille de sa conquête d’une nuit.


« Si tu imaginais toutes les idées que le rhum fait passer dans ma tête lorsque je te regarde, nous serions déjà en route vers chez moi… »

Rick aurait pu continuer sur cette lancée pendant un bout de temps, à attiser la flamme de la passion pour faire flotter l’esprit de sa proie dans les vapes de l’impatience, mais le destin en avait décidé autrement. Destin qui prenait, dans ce cas-ci, forme physique en le corps de Peter Petrelli. Il ressentit une curieuse impulsion au niveau de son bras, une espèce de soubresaut qui fut accompagnée d’une pression qui força son bras à se soulever lentement, sans qu’il ne puisse y faire autrement. En pleine confusion, le Bostonnais resta là, à fixer son bras qui saisissait contre sa volonté l’ustensile tranchant qui, d’ici quelques minutes, lui aurait probablement servie à couper un bout de viande dans son assiette. Il son premier reflexe fut de lever le regard vers Symphony, s’imaginant pendant un cours instant qu’elle avait peut-être développer un aspect de son pouvoir qui impliquerait, d’une quelconque façon, un contrôle sur les gestes et mouvement. Si c’était le cas, il était plus que cuit… mais la brunette semblait aussi confuse que lui, fixant avec incrédulité la main de Rick qui s’animait mollement, comme si un marionnettiste tirait d’imaginaires ficelles pour la contrôler. Brusquement, les boutons de la chemise de Pestilence s’ouvrèrent d’eux même, comme contrôlés par une volonté propres. Rick fut saisi d’une froide panique lorsqu’il réalisa enfin ce qui allait se dérouler malgré lui.

*Non! NON! *

Rick se leva avec violence, sa chaise tombant à la renverse avec un grand bruit qui attira rapidement les regards vers l’homme qui se menaçait lui-même d’un couteau. Lentement, sans moyen de la stopper, la main s’avançait, imperturbable, vers le torse du père des Sons. Avec son autre bras, il saisi son poignet, tentant tant bien que mal d’arrêter le processus infernal qui venait de s’enclencher, mais rien ne semblait y faire. Les musiciens avaient arrêté de jouer, la foule murmurait en fixant ce fou qui semblait avoir perdu le contrôle d’un de ses membres et Sky ne pouvait détacher ses yeux de lui, mais tout cela, Rick s’en foutait éperdument, car le couteau venait d’entrer en contact avec son torse, et la vive douleur qui traversa son corps ne lui permettait plus d’évaluer son environnement. Il ne pu s’empêcher d’échapper un grognement sourd, étouffé par la contraction involontaire de ses muscles qui se débattaient contre se traitement contre nature. Contrairement à ses attentes, il ne s’était pas poignardé lui-même. La force qui le contrôlait l’avait plutôt obligé à se scarifier, traçant une ligne verticale bien nette à l’extrême droite de son torse. Apparemment, ce n’était pas terminé, car la main remonta lentement, puis fini traça le reste de ce qui était un « R » majuscule. La douleur était insoutenable, et chaque fois que le couteau plongeait dans la chair de Rick, ce dernier tombait était secoué d’un spasme et poussait un horrible grognement étouffé qui semblait s’échapper d’un être à mi-chemin entre l’homme et l’animal.

Combien de temps ce cirque perdura? Dur à dire pour Pestilence. Lorsque l’on souffre physiquement, chaque seconde prend des proportions démesuré, et à ses yeux, les quelques minutes qu’il avait fallu pour accomplir ce chef-d’œuvre avait semblés durés pendant des heures. Lorsque ce fut enfin terminé, Rick était agenouillé au sol, le souffle court et chaque muscle de son corps endoloris par les contractions involontaires qu’ils avaient subis sous les poussés de douleur. Le Bostonnais baissa le regard pour constater l’étendu des dégâts, surpris d’être toujours vivant. Sur son torse ensanglanté, ses plaies formaient un mot, ou plutôt un nom, qui ne pouvait lui être plus familier : R-I-C-K. Rick. Décidément, c’était l’œuvre d’un esprit tordu, malsain, un sadique qui avait voulu apprendre une bonne leçon au Maître des Virus. On ne peut pas fuir éternellement, la vérité finit toujours par nous rattraper. Le père de Sons se releva péniblement, légèrement tremblotant. Son esprit reprenait le dessus, après avoir été paralysée par le mal. Les Petrelli. Ça ne pouvait être qu’eux. Sky aurait attendu d’être seule avec lui dans sa chambre, probablement pendant l’acte lui-même, question de donner une symbolique à sa vengeance sentimentale de pacotille. Lentement, Rick se retourna vers Peter et Nathan, qui s’étaient approchés du couple, probablement fiers de leur coup. Le cadet le regardait avec intensité, et en plongeant son regard dans le sien, Pestilence n’y trouva que mépris et dégoût. Ce n’était pas pour lui déplaire. Il était tellement persuadé de se battre pour la bonne cause, pour « l’Humanité ». Si quelqu’un pouvait bien se permettre d’être franchement dégoûté, c’était lui. Le visage crispé du jeune homme n’exprima qu’un froid amusement lorsqu’il prit la parole, sa voix dure et enrouée par l’intensité des cris qu’il avait poussés.


« Peter et Nathan Petrelli. Les derniers représentants d’une famille qui semble lié à mon destin, pour le pire. J’ai travaillé pour votre mère, j’ai combattu pour elle dans les chicaneries qui poussa Arthur à se venger de je ne sais quel vieux débat de couple qu’ils avaient pu vivre. J’ai risqué ma vie pour une compagnie qui m’avait jugé fortement dangereux, puis avait daigné me donner une chance, dans sa toute puissance. Dans sa victoire sur Angella, votre père m’avait tendu la main, et avait fait de moi un agent de Pinehearst. Il m’avait promis puissance et respect, tout ce dont j’avais pu rêver à l’époque. Comme vous pouvez le voir, les choses ne se sont pas passées comme prévues, et j’ai été à nouveau dans le camp des perdants. Et croyez moi, j’étais plus qu’amer devant ce fait accompli. J’étais las d’être un pantin, une simple marionnette que les Fat Cats peuvent utiliser comme ils le désirent, sans se soucier de ce qui pourrait bien m’arriver si jamais leurs plans grandioses venaient à échouer. C’est sur cette idée et cette amertume qu’à germé la réalisation que sont les Sons of Liberty. Je dirais donc qu’encore une fois, vous vous retrouvez coincés, pris à ramasser les pots cassés par papa et maman. »

Rick fut interrompu par une voix qui s’éleva de non-loin. Assis à une table, un homme avait pris place discrètement à une table, sans que personne ne le remarque. James. Cet homme avait certainement un don incroyable, et Rick ne pouvait que tenter d’imaginer ce que c’était. Il émanait de lui une froide puissance, il semblait éternel dans le décor éphémère qu’était la vie. Le voir ici présent pouvait autant signifier pour le Bostonnais la fin des problèmes, ou la fin de toutes choses, dépendant de l’humeur de ce personnage mythique.

James termina son introduction en levant légèrement la main dans la direction de Rick. Soudainement, la douleur qui accompagnait chacune de ses respirations cessa, comme si rien ne s’était passé. Pestilence passa sa main sur son torse. Il n’y avait plus aucune trace, pas même de cicatrices, pour prouver qu’il venait de servir d’exercice de charcuterie pour le cadet Petrelli. D’un simple hochement de tête, le jeune homme remercia celui qui venait de le guérir, un froid sourire aux lèvres.


« Barbarisme… C’est bien le mot, James. Les Petrelli semblent s’y adonner de générations en générations, s’excusant moralement par la soi-disant nécessité de leurs actions. »

Le Bostonnais se retourna vers Peter, le fixant de son regard de jade. Il n’avait pas révélé tout ses cartes, et c’était tant mieux. Il en savait long sur les fils Petrelli grâce aux banques de donnés qu’il avait subtilisés chez Pinehearst à la chute de la compagnie, ce qui était un avantage certain. La partie n’était pas jouée. À l’instant même, Symphony n’était même plus présente dans son esprit, lointain fantôme d’une soirée qui aurait très bien pu se terminer chez lui, dans la chaleur enivrante d’une étreinte passionnée. Le bruit de quelqu’un qui laissa tomber de la vaisselle en cuisine, probablement paniqué par les troubles qui se déroulaient présentement au cœur du restaurant, ramena Rick au moment présent. Il s’adressa au cadet, comme si le reste du monde était inexistant.

« Que ce soit la capture d’innocents qui n’étaient coupables de rien d’autre que d’être nés avec des dons potentiellement dangereux qu’à commandité pendant tant d’année, ou bien les expériences contre nature que menait votre père sous le couvert de la science. À moins que vous ne préfériez parler des pots de vins que recevait votre frère de la part d’un bon vieil ami de la famille, M. Linderman. Oh oui, M. Petrelli, j’en sais plus que nécessaire sur votre famille pour savoir que quiconque portant votre nom n’a aucune leçon de moralité à faire à personne. Si vous souhaitez vraiment aider l’humanité en son ensemble, vous devriez fortement considérer un retour au foyer familial. Vous avez grandement besoin de laver votre linge sale, comme on dit. »

Rick déblatérait ses paroles d’un ton dédaigneux, ironique face à ce soi-disant héro qui venait de le faire souffrir plus qu’il n’avait jamais souffert dans son existence. Il se savait observé de tous, et adorait cette condition. Il performait mieux sous pression. Il poussa un soupire, comme forcé d’accomplir un acte qui était contre sa nature propre, puis leva la main droite nonchalamment. Rien ne sembla se produire, mais Rick semblait ravi.

«Écoutez-moi bien, Peter. Je ne suis pas un barbare. Je suis un révolutionnaire, un homme qui cherche à forcer le changement, pour le mieux. Vous avez fait preuve ce soir de barbarisme à mon égard. Si j’utilisais la loi de « l’œil pour œil, dent pour dent », votre frère et la demoiselle en rouge seraient présentement morts. Je suis un brin plus élégant dans mon approche. Je vous apprendrai donc que Nathan ici présent est à une seule de mes volontés de subir en première loge les effets d’une méningite tuberculeuse, que je garde présentement inerte en son cerveau, et qui restera inerte si jamais vous me laissez partir d’ici. Ne pensez pas pouvoir jouer au héro ici, il n’y parait rien, mais la situation est la même que si je pointerais un revolver chargé en plein sur la tempe de Monsieur le Sénateur. Alors, M. Petrelli, allez vous sombrez dans le barbarisme propres à votre nom, ou allez vous agir en être civilisé, et me laissez sortir de ce restaurant en un seul morceau, ce qui sauverait la vie de votre frangin adoré. »

Rick dévoilait certaines de ses cartes. Une goute de sueur coula le long de sa tempe. La balle était dans le camp de Peter. Il savait qu’il risquait gros, que les mises étaient énormes. Peu importe, c’était le genre de situation où ça passe ou ça casse, un Mexican Standoff comme dans les vieux Western Spaghetti, le tout nimbé dans une ambiance Cubaine. Décidément, Pestilence allait devoir espéré être chanceux, très chanceux pour s’en sortir sans se prendre une balle. Au moins, il n’allait pas partir seul.
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My name is Pestilence [Topic #2]

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