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 Alexis's Path, Chapter I: Night of the Hunter

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Alexis Kane
The Man That You Fear
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MessageSujet: Alexis's Path, Chapter I: Night of the Hunter   Mar 2 Nov - 23:12


~I was hung from a tree made of tongues of the weak, the branches, the bones of the liars and thieves...~

Quelle différence voyez-vous entre un violeur d'enfants, un homme tirant les hordes de canard à l'aide de sa retentissante carabine et un lion à la crinière dorée et survoltée? Absolument aucune. La même constance, la même régularité entre tous. Une fois sur le terrain, on ne sépare pas la le monstre, l'homme et la bête des instincts de leur propre nature. Tous se retrouvent sur le terrain pour une raison commune atteinte par des trajectoires différentes, tous y chassent leur propre nourriture. Le violeur chassent les enfants à qui il pourra détruire leur vies sur toute la ligne, sans laisser leur définition de l'espoir de se définir avec précision. Le chasseur de canards fera preuve de persévérence pour revenir avec les plus beaux spécimens de l'espèce, s'assurant ainsi de la qualité après la cuisson. Le lion diffère seulement par la diversité de ses repas. Tout ce qui se trouve sous ses pattes griffues sujet à être dévoré ne peut survivre à un tel massage, à une telle violence. Trois situations, trois redoutables créatures d'un monde moderne, un seul terme peu appétissant: un prédateur. Ils sont nombreux, ils sont souvent d'une cruauté indéfinissable et leur volonté se base sur des valeurs peu louables telle que l'agressivité aveuglée, la vengeance, la violence ou encore le plaisir annodin d'enlever une vie méritant toujours un meilleur sort que la mort. Unique de son espèce, la nuit était le plateau de ses plus sombres repas. Aucune nourriture, aucune violence, aucuns abus, simplement un état d'esprit naturel, apprendre la leçon et la vérité au monde sans scrupules qui l'entoure. C'est doux, c'est noir, c'est ténébreux, c'est la nuit de tout les jours...

À partir du sol, le sommet de la Tour Eiffel semblait plus loin que les étoiles de l'univers. Sa pointe acérée et lumineuse en ce début de soirée avait de quoi le répugner. Son importance dans les traditions mondiales était incompréhensible. Structure métallique, symbole de lumière et de la gloire du pays, méritait-elle vraiment sa place dans l'Histoire? En effleurant les bordures du bout de ses doigts gantés de cuir, Alexis sentait les traces du passé fairent leur place. Le temps était silencieux, apte à se prouver sans mots et sans paroles. Il était privilégié du destin, injustice mais on ne pouvait rien y faire, sa force était au-dessus de celle de tous. Rien ne l'empêchait d'agir toutefois, le ténébreux était prévoyant et patient, expliquant ainsi la raison de sa présence en un lieu aussi mythique que la Tour Eiffel. Une maigre partie de son plan inconnu de tous, des rêves et des fantasmes des personnes désirant mettre un terme à ses machiavéliques opérations. Laissant les trainées du vent froid caresser les pointes de ses cheveux en bataille, l'homme tourna légèrement les pieds pour se diriger vers l'ascenseur qui le conduirait à destination. Son style vestimentaire du moment faisant tourner bien des têtes. Pour l'occasion, il avait exécuté quelques vols à des boutiques ciblées pour optimiser sa tenue et faire une impression indéniable sur l'entourage européen immédiat. D'élégants souliers propres et luisants, un pantalon noir aux rayures légères et discrètes, une chemise noire et unie, un veston tout aussi sombre que le reste de l'ensemble, c'était l'image parfait de la classe et du charisme des ombres. Efficace pour rendre l'horreur plus vivante...

Adossé contre le mur du fond de l'ascenseur, Alexis patientait en silence alors que d'autres personnes y faisaient leur entrée. Ils étaient nombreux à monter vers cet endroit célèbre et reconnu pour ses services d'excellence. Pourquoi lui, pourquoi maintenant, alors qu'il était le criminel le plus mondialement recherché? Avantage important, son visage était inconnu à la majorité de la population, permettant ainsi une discrétion absolue dans ses agissements. Les portes se refermant, la boite métallique se mit en fonctionnement, remontant vers les cieux à une vitesse si négligeable que le sommeil aurait parut une charmante alternative pour l'attente. Hommes, femmes, jeunes, vieux, beaux, laids, charmants, répugnants, c'était d'une diversité à s'en lécher les doigts. À sa droite, une éblouissant créature de la mi-vingtaine portait son regard sur lui. Elle était à peine plus petite que lui, sa chevelure brune presque noir tombait tel un voile de satin sur le dessus de ses épaules légèrement dénudées et que dire de son petit visage rond aux pommettes d'une teinte rosée et de son regard profond aux yeux verdâtres. Dans les termes idéals pour la décrire, c'était d'une perfection qui ferait tomber tout les hommes à ses pieds, en particulier aidée par la bonne présence de ses courbes féminines mises en valeur gracieuseté de sa robe noire moulante jusqu'au bas des genoux. Conscient qu'on l'observait, Alexis risqua un léger coup d'oeil pour identifier la victime de cette agression occulaire. Le sourire qui l'acceuilla le fit légèrement sourciller d'incertitude quand à l'effet de son charisme sur autrui. Détournant avec dureté son regard vers l'immobilité des portes, la jeune femme haussa les épaules comme si elle s'attendait à une réaction du genre. Son visage ne se pliait pas à la déception, même que son humeur joviale semblait encore tout à fait intacte. Une éternelle repoussée sans doutes...

Un glissement sur les cotés, un nouveau paysage tracé dans toute son élégance. Espace renfermé, sol habrité par un océan de tapis bleus et dorés, tables et chaises de bois riche éparpillées un peu partout sans points précis, hommes et femmes dégustants une diversité de repas étonnante. Le restaurant Jules Verne, reconnu comme l'un de plus prestigieux du pays. L'endroit avait été choisi par Alexis pour un but spécifique mais inconnu. Laissant les autres occupants de l'ascenseur effectuer leur sortie avant lui, le ténébreux respirait calmement à l'attente de son tour de passage. La jeune femme du malaise précédent se retourna vers lui pour lui laisser un petit clin d'oeil qui ne fit aucunement réagir Alexis. De son silence et son calme, il laissa ses pas le guider vers l'homme servant d'hôte pour tout les clients. S'inclinant en douceur, le ténébreux était malgré tout surpris de ce genre de formules de politesse encore existantes de nos jours.


Bonjour messieur et bienvenu au Jules Verne. Avez-vous une réservation pour ce soir?

Au nom de Wayne, pour deux personnes, à 21:00.

Mr. Wayne, bien sur, on m'avait prévenus de votre arrivée. Veuillez me suivre je vous pris. Je peux déjà vous affirmer que vous aurez une magnifique vue sur l'extérieur.

Suivant l'hôte sans faire preuve d'un questionnement approfondi, le ténébreux glissait son sens de la vision tout autour de lui, analysant avec une attitude profesionnelle son environnement en situations d'urgence. On lui présentait une table identique à toutes les autres, offrant un point élargi sur les lumières étincellantes de la ville. Reprise identique d'un ciel de la nuitée si bien étoilée, Alexis prit place à la table habitée par les assiettes et ustensiles le dévisageaient en l'attente de la dégustation du repas. Le laissant seul avec le menu décoré d'une couverture en cuir brun, le serveur s'inclina par respect et retourna à son poste d'entrée. Dégageant de ses lèvres un soupir silencieux, le grand ténébreux glissa un coup d'oeil à l'objet du temps enroulé autour de son poignet. Présentement, le couple d'aiguilles indiquaient 20:50. C'était excellent. Dans une dizaine de minutes, une rencontre entre deux personnages particuliers changeraient le cours de l'Histoire. Tout était si bien prévu et tracé depuis le tout début. Peu importe les défauts de ses acheminements, peu importe les erreurs pouvaient se contenir dans ses opérations, la défaite n'était pas envisageable. Affrontement inévitable, guerre interminable, sans se défiler, il se tiendrait devant eux. Ennemis jurés et redoutables, infatiguables, humains, émotionnels, contradiction, opposition, contraire, éloignement polaire de leur moralité. Glissant ses phalanges gantées de cuir autour de sa fourchette, il réfléchissait à cette constatation si évidente...

Il était seul, dans les ténèbres, contre le monde entier. Et pour vous dire, il adorait ça...
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Peter Petrelli

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MessageSujet: Re: Alexis's Path, Chapter I: Night of the Hunter   Lun 20 Déc - 6:26

On avait beau l'utiliser régulièrement, la téléportation avait toujours ce petit quelque chose qui vous déstabilisait. Changement d'ambiance, changement de température, différence d'odeurs, de lumières, de bruits. Ce soir-là, Peter Petrelli était passé de la faible lueur de sa lampe de chevet aux mille et une lumières de la grande, la majestueuse capitale française au crépuscule. En cette période de l'année, les jours étaient courts, laissant rapidement place à cette magie nocturne où les mystères côtoyaient les rencontres romantiques, où la fête regnait aux côtés des grands diners, des galas sur un bateau-mouche ou des fêtes d'enterrement de vie de garçon bien arrosées. La nuit ne laissait aucune place à l'ennui. Peter avait lui aussi trouvé de quoi s'occuper, bousculé par l'un de ces rêves prémonitoires hérités de sa chère et tendre mère. Don louable ou malédiction ? Il allait bientôt le découvrir. Utilisant le pouvoir de son vieil ami Hiro Nakamura, il était passé de sa chambre chalereuse et douillette à la vaste place surplombée par la Tour Eiffel. La différence était tellement perturbante que l'espace d'un instant, il crut être encore en plein rêve. Ces pouvoirs avaient quelque chose d'irréel qui le dépassait perpétuellement. Il était tout sauf évident d'intégrer ce mode de vie extraordinaire à son quotidien, de réaliser que cela faisait désormais partie de sa vie de tous les jours, qu'il devrait vivre avec jusqu'à son extinction. Et Dieu seul savait quand il disparaîtrait de cette planète, lui qui avait reçu le don de Claire Bennet, toujours portée disparue. Même l'invulnérabilité peut vous être fatale si vous baissez votre garde. Et Peter se battrait jusqu'au bout sans agir stupidement tant que sa nièce n'était pas en sûreté. Il était désormais trop tard pour faire marche arrière.




Devant lui s'étendait la fabuleuse place de la Tour, baignée d'une lueur gracieuse où la foule se plaisait à déambuler. L'architecture du monument témoignait de l'ancienne puissance du pays européen, chargé d'une histoire lourde de sang, de révolutions et de bouleversements. La pointe du sommet de ce monument métallique semblait s'adresser directement à la Toute-Puissance céleste peuplée d'une miriade d'étoiles étincelantes. Les rires, coups de klaxon et musiques émanant de divers établissements n'étaient qu'un chuchottement incapable d'ébranler cette majestuosité titanesque ayant traversé une ribambelle de générations. L'endroit avait quelque chose de mystérieux, d'intemporel, qui forçait au respect et à l'admiration. Dans un sens, c'était également le but recherché par Kane, non ? Faire régner le royaume des ombres pour intimider l'humanité, s'élevé au rang de seigneur destiné à guidé un troupeau aveuglé par la société. Que de sornettes. Il n'était pas le premier et encore moins le dernier à prétendre à de telles aspirations idylliques, à se plonger dans une utopie qui lui ferait peu à peu sombrer dans une folie destructrice. Non, il ne serait pas le dernier. Peter se devait de l'en empêcher.

D'un pas décidé, il se dirigea vers l'entrée de la Tour Eiffel. Il se mit à l'abri des regards indiscrets, dans un coin sombre, et utilisa le pouvoir d'Asami afin de passer la file d'attente qui envahissait l'entrée. Encore un calvaire qu'il pouvait se permettre d'éviter et qui constituait un sacré avantage. Une fois réapparu dans les toilettes pour hommes non loin d'un ascenseur, il emprunta ce dernier, dont la surface vitrée offrait une vue imprenable sur la ville toute entière. Pour une fois, il avait l'impression de pouvoir voler sans se soucier du regard des personnes se trouvant avec lui dans la cabine. Le vertige était quelque chose qu'il n'avait jamais connu, phobie pourtant très fréquente chez le commun des mortels. C'était un peu comme si, dès le départ, il savait que l'altitude, les hauteurs n'étaient pas un danger pour lui. Il éprouvait ce sentiment rassurant lorsque son frère Nathan était à ses côtés quand il était plus jeune, et il comprenait désormais pourquoi. Ce don, cette capacité blottie au fond de lui et attendant de germer se manifestait d'ores et déjà dans son subconscient, comme si son cerveau avait toujours eu cette marque en lui, et qu'il attendait le moment pour éclore. Peter se sentait un peu gêné dans cet ascenseur. Hormis deux touristes japonais, il était le seul à ne pas arborer un costume de soirée. Il ne lui était pas venu en tête qu'il se rendait peut-être dans l'un des restaurants les plus prestigieux de Paris. Pour cause, il ne portait qu'un pantalon et un pull sombres avec un imperméable par dessus. Emporté par cet élan indescriptible provoqué par son rêve prémonitoire, il n'avait même pas pris la peine de se coiffer, et ses cheveux précédemment plaqués vers l'arrière par une quantité respectable de gel retombaient désormais en mèches encadrant son visage, comme il avait l'habitude de les laisser lorsqu'il était plus jeune. Son apparence physique était pour l'heure la dernière chose qui comptait à ses yeux. Il devait sauver Claire, anéantir cette menace pour le monde et se repantir des dégâts qu'il avait causé par le passé, fortement aidé par ce monstre de Sylar. Ce dernier était d'ailleurs son objectif ultime, qu'il ne laissait de côté que temporairement en attendant de lui régler son compte une bonne fois pour toutes.

Suite au son numérisé d'un carillon, les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur un splendide établissement aux allures extrêmement luxueuses. L'endroit rayonnait de mille feux, portant en lui quelque chose de magique. Les couverts tintaient, les conversations posées enveloppèrent le jeune Petrelli d'une chaleur non déplaisante. Difficile à croire qu'il allait rencontrer l'un de ses futurs pires ennemis dans un tel lieu. Alors qu'il parcourait la pièce du regard à la recherche de la table vue dans son rêve, un homme du personnel d'accueil s'avança vers lui avec un sourire préfabriqué, afin de réciter son petit laïus habituel :


- Bonsoir Monsieur, et bienvenue au Jules Verne. Avez-vous une réservation pour ce soir ?

Peter sursauta et lui répondit d'un air distrait :

- Avez-vous quelqu'un du nom de Kane comme client, ce soir ?

L'homme, la trentaine, une moustache finement taillée encadrant un sourire blanc comme la neige, fronça les sourcils quelques secondes, puis sembla comprendre.

- Oh, vous voulez dire Monsieur Wayne ? Seriez-vous son invité, Monsieur Petrelli ?

Quelle utilité d'employer un pseudonyme qui ressemblait autant à son nom de famille, d'autant plus que le ténébreux ne semblait rien craindre ? Peter acquiesca.

- C'est bien cela.

L'hôte fit un pas de côté et tendit le bras en direction d'une table non loin d'une baie vitrée offrant une vue panoramique imprenable sur la ville.

- Veuillez me suivre, je vous prie.

Les deux hommes se dirigèrent vers la table en question. L'un des sièges était effectivement libre, et celui-qui se tenait en face, immobile et droit comme un i, était bien Alexis Kane. Il était étonnant que ce gars du restaurant ne l'ait pas reconnu, mais étant ami avec un Français, Peter savait que ces derniers avaient un intérêt limité pour ce qui dépassait les frontières de leur propre pays. Il était donc logique que cet hôte de l'accueil n'ait pas suivi les actualités américaines de ces derniers jours, et en particulier l'incident de la Statue de la Liberté. Cet acte répugnant et dénué de toute forme d'humanité donnait à Peter l'envie de vomir. Comment pouvait-on être à la fois aussi cruel et imbu de sa personne ? Rien qu'à penser que ce malade était en possession de Claire, le cadet Petrelli en avait des frissons. Il allait devoir se maîtriser sérieusement pour ne pas l'égorger sur place. Se concentrant, il tenta de garder une attitude calme et posée. La chaise disposée face à Kane l'accueillit avec un confort sans égal. Le steward les laissa et Pete' détailla avec précaution celui qui se tenait en face de lui. Alexis Kane était exactement comme il l'avait imaginé : d'une classe imparable, plutôt agréable à regarder, ténébreux, mais l'expression vide de toute forme d'émotion. C'était comme si ce type avait été fabriqué pour accomplir sa destinée et rien d'autre, ne pensant même pas à s'écarter de son chemin, tel un robot préprogrammé à une tâche bien spécifique. Petrelli s'attendait d'ores et déjà à un discours aiguisé comme une lame de rasoir, où chaque mot était soupesé avec la plus grande des précisions et destiné à le convaincre. " N'écoute surtout pas les conneries qu'il va te déblatérer", pensa-t-il pour lui-même. " N'oublie pas pourquoi tu es là ". Lentement, Peter se pencha en avant et fixa Kane dans les yeux avec un rictus insolent. Appuyant son geste, il posa les deux mains sur la table.

- Alors c'est donc vous, le fameux Alexis Kane qui a fait trembler l'Amérique il y a quelques heures ? Ce petit terroriste mégalomane, ce petit virus de plus dans l'organisme social, ce grain de sable dans le rouage bien huilé qui se croit unique et révolutionnaire, alors qu'il n'est rien d'autre qu'un pauvre taré psychotique juste bon à enfermer. Et vous avez l'audace de vous présenter devant moi ?

D'un geste discret, il disposa une main en suspension quelques centimètres au-dessus d'un couteau. Par sa seule pensée, il souleva le couvert, qui lévita en pointant son extémité mortelle en direction de la gorge du ténébreux.

- Dites-moi, Kane, qu'est-ce qui m'empêche de vous tuer, là, tout de suite ?
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Alexis Kane
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MessageSujet: Re: Alexis's Path, Chapter I: Night of the Hunter   Ven 7 Jan - 3:52

Chasseurs contrés, proies effrontées, nous nous y opposons pour éviter la propagation d'un massacre. Les types de chasseurs sont nombreux, différents, distincts mais pour toujours, la source est d'une même intensité unie et identique pour chacun d'eux. Impossible destruction, imperturbable nature de la vie et de la mort, y vivre ou y succomber, on se sacrifie pour l'empêcher. Un justicier pourrait combattre de longues minutes, d'éternels jours, d'interminables années, d'infernales décennies pour enrayer un fléau grandissant et décimant tout ce qui se trouve sous ses griffes. Pourquoi l'empêcher, pourquoi ne pas la suivre, main dans la main, non pas vers un monde meilleur mais une simple satisfaction, pure et dure, non pas pour les autres mais pour soi-même? On chasse pour se nourrir, on chasse pour répondre à une pulsion dévastatrice, on chasse pour semer le mal, le désespoir et la discorde dans les rangs de la faiblesse de plus en plus évidente. L'opposition démontre toujours les forces en présence, celles qui domineront jusqu'à la fin des temps. Certaines sont maléables, flexibles, variables, suivant un rythme temporel dont nous ignorons la totale substance. Autant immatérielle que physique, elle peut nous pousser à bout de tout les chemins, aux bords de tout gouffres. Dans les profondeurs, elle peut nous y entrainer, sans y résister, sans y tomber tête première. De l'autre coté, on entrevoit des forces statiques, solides, résistantes. Faisant preuve d'une puissance et d'un pouvoir aux dimensions surnaturelles, elles opèrent de leur propre nature, par leur propres moyens, sans aide, sans adaptation pour subvenir à leur âme et corps en demande, en attente, en constant désir d'obtenir un plus que la moyenne. Est-ce qu'on peut appeler cela un instinct? L'instinct de vouloir toujours plus pour soi et uniquement soi-même? Instinct de chasse, instinct de survie, similitude? Coincidence? Le hasard n'est pas aussi hasardeux que la tendance voudrait nous faire le croire. Souvent, bien plus qu'il en a lui-même conscience, il fait équipe avec le destin pour faire la provocation, quelques fois précipitée, d'évènements à l'impact minime ou à l'importance historique. Chasser n'est pas seulement un loisir de chair et de sang mais aussi une histoire de fer et de temps. Il suffit d'un simple croc pour l'abattre...

Détalant autour du manche de son ustensile métallique, la main du ténébreux semblait lasse et paresseuse de son sommeil prolongé. Voilà un bon moment qu'elle n'avait pas dégusté le repas d'un délicieux gibier humain sauvagement abbatu d'une précise attaque meurtrière. Giclée de sang première, elle est toujours si belle et si savoureuse. Ses propres instincts le rappelait-il à l'ordre? S'était-il tant égarer de sa première origine, le meurtrer? Aucunement. Autrefois un tueur sauvage et inconscient, aujourd'hui un assassin hors-pair, à la fois agile et orateur d'exception, probablement le meilleur qui pouvait exister en ce monde. Si seulement la lame de la mort s'était tenue éloignée de son métabolisme, sans doutes aurait-il pu trouver un métier comme conférencier. Il est dommage qu'un potentiel si précieux ait été gâché pour un objectif bien plus sombre, bien plus grandiose. Avec ardeur, son regard se plongeait au beau millieu de la table, cherchant un point précis à observer pour en faire une analyse complète et inutile, histoire d'occuper à tête à autre chose que l'absence de pensées et de mentalité abstraite. Déposant avec élégance la fourchette légèrement plus loin de son emplacement initial, la question revenait sans cesses, le perturbant, tambourrinant tout les recoins de son esprit jusqu'à la cacophonie la plus totale. Était-ce vrai? Était-ce la simple vérité, sa valeur première? Était-il victime d'un potentiel mensonge fabriqué de toutes pièces par ses adversaires de longue date? Pourquoi s'était-il engagé dans un combat dont il n'avait pas conaissances de toutes les ombres? Quelques incertitudes, quelques mystères suffisaient à entretenir ce secret qui le hantait à tout instants. Une remise en question de ses plans et de sa dite loyauté envers le combat de la liberté? Pourquoi combattre pour elle alors que la brimer, la briser, la fracasser était parfois une nécessité absolue? Après tout, l'exécution de son talent de tueur était l'empêchement de vivre la liberté de vivre. Ironique constatation qu'il prenait cependant très au sérieux. L'heure n'était surtout pas aux blagues et aux spectacles humoristiques.

Puis il y avait cet homme, cette créature. Un grand homme, svelte et mince à la silhouette bien garnie, qui lui faisait face depuis un certain moment. Faisant face sans crainte à Alexis, le nouveau venu semblait prêt à toute éventualité. Cet énergumène ne pouvait se résoudre qu'à être une seule identité possible: Peter Petrelli. Dans ses plus grands fantasmes, devait-il se targuer d'être le sauveur de Claire, celui qui triompherait de la cruauté des ténèbres et de leur maitre absolu. Audace, courage, insouscience, de quoi monsieur Petrelli faisait preuve alors que la joutte visuelle était déjà bien engagée? Les regards ne faisaient pas que se croiser, ils s'ancraient l'un dans l'autre sans jamais pouvoir se dissocier. Fuir une étincelle aussi intéressante que la sienne serait de gâcher une magnifique opportunité de remettre cet imbécile à sa place. Dire qu'il ôsait lancer quelques pitoyables insultes au visage impassible et immobile de Alexis qui ne le quittait pas un seul instant des yeux. C'était un phénomène tout à fait incroyable à observer et à détailler. Suite devenant encore plus exquise, Peter soulevait par force invisible un objet pointu et acéré en direction du ténébreux. Si il voulait vraiment achever Alexis, ce serait déjà chose faite, bien que mettre un terme à l'existence d'une ombre comme lui ne devait pas être aussi aisé. Gardant une pose à la hauteur de sa réputation, le corps légèrement incliné vers l'avant alors que ses mains s'unissaient, il laissait ses cordes vocales se délier pour emplir leur environnement de sa voix puissante, terrifiante, dominante...


Que de manque de politesse et de manières, c'est bien peu l'égal de votre regretté cadavre de père. Si vous croyez que ma futile présence à cette scène de moqueries sur l'état de New York était une menace à en faire trembler l'humanité, vous avez tort sur toute la ligne. La réaction exagérée à cette action n'est de la faute que du peuple lui-même, je n'y suis malheureusement pour rien. Vous croyez sincèrement que j'avais l'intention de semer peur et confusion dans l'assemblée? Cette regrettable tâche revient de droit à Rick Baneson. Nous en conviendrons que c'est à la hauteur de sa ridicule prestation verbable sur son emblématique symbôle de la dite liberté. Ne me qualifiez pas de termes qui ne rejoignent aucunement ma véritable description de ma nature. Vous vous fiez sur ce qui est dit et écrit à mon sujet pour vous faire une opinion fautive et expéditive de la masse de ténèbres qui vous suit à chaque instant de votre vie. Terroriste, mégalomane, virus, taré, psycopathe, je m'en vois rougir de surnoms aussi flatteurs provenant de l'hypocrisie même de la justice. C'est intéressant de voir la tournure est évènements qui suit une courbe tout à fait prévisible. C'est vous qui avez eu l'audace de suivre votre intuition et de rammener votre petite cervelle émotive dans mon champ de vision, et non l'inverse. Pourquoi avoir réagit avec autant de virulence? Est-ce un attachement émotionnel qui vous guide dans le mystère et l'inconnu? Nous avons tout les deux un obstacle nous empêchant d'atteindre la portée de notre plus grand rêve. La différence avec moi, alors que je suis entrain de converser directement envers cette fâcheuse barre qui se glisse entre mes roues, votre principale barrière se trouve tout juste à la hauteur de votre cage thoracique. On se serait attendus de mieux d'un être de votre calibre.

Déposant une de ses paumes contre le dessus du drap immaculé d'une blancheur aveuglante, Alexis respirait d'une lenteur désarmante alors que la totalité de son esprit sondait l'être humain devant lui, ainsi que la menaçante présente d'une arme blanche à porter de sa propre mort. Se permettant un sourire en coin masqué d'un resplendissant et imanquable sarcasme, le ténébreux souleva sa main avec délicatesse pour laisser s'exprimer sa maitrise des ombres. Sous ses doigts, on pouvait distinguer une forme noire et opaque matérielle, solide, existante dans le monde présent. De loin, on ne pouvait dire ce qu'elle représentait mais avec une attention particulière, on remarquait bien un coeur. Attrapant le coeur qui n'était pas plus gros qu'une pomme, Alexis le tenait bien entre deux doigts et le souleva au niveau de son visage, prenant tout le temps nécessaire pour l'admirer. Il semblait si attirer par sa beauté qu'il en oubliait presque la présence désagréable de monsieur Petrelli...

Coeur d'homme, coeur de pierre, coeur de monstre, sans coeur, je ne suis rien de plus qu'une ombre sur vos vies. Vous croyiez que je prends plaisir à consacrer autant d'efforts et de temps à suivre la course de la mort? Je ne le fais pas pour une satisfaction personelle, contrairement aux autres terroristes mégalomanes tarés et psycopathes de mon espèce comme vous le dites si bien, j'agis au nom d'un devoir qui m'a été confié au début de ma destinée. Certes, j'y ai perdu un peu de temps à la compréhension mais cette perte s'avère oubliée. Après tout, les ténèbres sont ici depuis le début de notre ère, pourquoi croire qu'ils se termineraient de si tôt? Je sombrerai dans la mort que lorsque que j'en aurai décidé. Ne croyez pas être dans la capacité de mettre un terme à mes jours heureux, cette constatation étant hors de votre faculté de réalisation, vous savez pourquoi?

D'une gestuelle remplie de dégoût et d'arrogance, Alexis lança le coeur de ténèbres tout juste à portée de bras de Peter Petrelli. Noir comme l'onyx, noir comme le marbre, noir comme la plus cruelle des nuits sans étoiles.

Votre coeur, enveloppé et baignant dans la colère et la frustration d'être impuissant devant le crime en personne, est votre seul ennemi, votre seule raison vous empêchant de vous débarasser de mon entité. Vous aimeriez bien le faire, me voir tordu de douleur, soumis à d'interminables et sanglantes souffrances. Si je me fis à votre sens de la pitié, qui sera absent si jamais votre répugnante corporelle ôse s'approprier l'âme de mon enveloppe matérielle, je ne suis pas admis à la merci d'être délivré de tout mes maux. Cela va de soit si je considère le nombre d'entailles initiées par la simple avancée de ma propre lame. Vous serez empêché de me tuer car je suis le seul être, vivant ou mort, libre ou emprisonné, capable de laisser votre précieuse jeune fille à la chevelure dorée tel le soleil caresser de nouveau un espoir de liberté. Soyez assuré que si je dois disparaitre de façon précipitée, je ne serai pas en solitaire à m'enfoncer dans les profondeurs.

Le dénouement de la situation était entre les mains de Peter, et le choix n'était pas des plus faciles.
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Peter Petrelli

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MessageSujet: Re: Alexis's Path, Chapter I: Night of the Hunter   Sam 22 Jan - 16:39

La réaction du ténébreux fut terriblement prévisible. Peter s'était préparé à un interminable discours hautain et sans nulle autre forme d'intérêt que de grandir la propre personne du maître des ombres. Ayant prévu le coup, Petrelli en profita pour réfléchir quelques instants, le flot de paroles lui passant à travers comme une brise printanière semblant tellement lointaine qu'on la remarquait à peine. Cet homme, même s'il se prenait de haut, semblait pourtant piqué à vif dans son orgueil. Il se mit à reprocher à son interlocuteur sa réaction impulsive et émotive, ainsi que d'avoir usé de termes et qualificatifs offensants. Mais pourtant, ce qu'il se mit à faire fut exactement la même chose : il dénigra Peter, allant même jusqu'à le comparer à son père. D'un certain point de vue, cela présentait un avantage, car Kane ne connaissait finalement pas grand chose de la personne qu'il avait en face de lui. Exprimant d'un air glacial sa déception, Alexis s'arrêta soudain de parler et leva doucement sa main, de laquelle naquit une forme noirâtre qui se modela peu à peu en un coeur de ténèbres. Voilà un don intéressant que Peter était impatient de tester, en espérant qu'il n'ait pas la même influence sur lui que Vénom sur Spiderman.

Le discours que Kane continua alors transpirait le dégoût et le mépris. Cet être arrogant ne se prenait décidément pas pour n'importe qui, ne tremblant même pas face à la mort. C'était peut-être cette propension à être aussi imbu de sa personne qui le perdrait, avec un peu de chance. Mais Pet' devait se rentre à l'évidence : il ne pourrait pas l'exterminer si facilement, et en venir à bout des Sons sans aide. Ses hypothèses furent donc confirmées. De plus en plus exaspéré, le ténébreux finit par lancer le coeur obscur en direction de Petrelli. La chose immatérielle atterrit juste devant lui, et il finit par baisser le couvert métallique qui pointait vers Alexis telle une épée de Damoclès. Une envie insoutenable le démangeait d'attrapper ce coeur et de le renvoyer d'où il venait en copiant le don de Kane, mais cela informerait ce dernier sur les capacités de l'empathique. Il savait que son impulsivité pouvait le perdre, et c'était ce à quoi il travaillait depuis maintenant plusieurs années. Ce n'était qu'en se contrôlant, en ayant une parfaite maîtrise de son être qu'il pourrait finalement exprimer au mieux toutes ses potentialités. L'objet sombre était censé illustrer les paroles de Kane, toujours aussi tranchantes et aguisées, fusant telles des shurikens fauchant tout sur leur passage. Mais Peter résistait, sa carapace demeurait solide. Cependant, la joie de tenir tête au ténébreux fut de courte durée. Lorsqu'il se mit à parler de Claire, le rythme cardiaque de Petrelli s'accéléra. Cet enfoiré la tenait Dieu sait où et en profitait pour le narguer, sachant très bien qu'il demeurait intouchable tant qu'elle était en sa possession. Tout allait se jouer à cet instant, à ce moment précis. Le futur tout entier pouvait prendre une autre tournure dans ce restaurant, au sommet d'une des plus prestigieuses capitales du monde. Une expression grave sur le visage, Peter se pencha vers Kane, ignorant le coeur qui reposait toujours à quelques centimètres de lui.


- Très bien. Permettez-moi de vous faire une proposition, Alexis... Prenez-moi en otage, à la place de Claire Bennet.

D'un geste rapide, il s'empara du couteau et en planta l'extrémité dans la paume de sa main. Lentement, il la descendit, ouvrant sa peau sur plusieurs centimètres d'où le sang se mit à couler paresseusement. Puis peu à peu, la plaie béante se referma, les tissus se réparèrent et le liquide rouge cessa de s'échapper de la main de Peter. Celle-ci était indemne, comme si elle n'avait jamais été atteinte.

- J'ai hérité du même don que ma nièce, celle que vous avez capturée. Je vous propose un échange, afin de laisser cette innocente jeune fille en paix, pour qu'elle puisse reprendre sa vie innocente de jeune lycéenne. Elle a encore toute la vie devant elle, pourquoi la lui gâcher ? Réfléchissez-y à deux fois : je suis prêt à me sacrifier volontairement pour la sauver, et je vous serai très utile. Vous n'aurez qu'à me faire prisonnier de vos ombres avant de la relacher, si cela peut vous rassurer et constituer une garantie suffisante.

Il redéposa le couteau et essuya sa main à l'aide d'une serviette, avant de la rouler en boule et de la déposer à côté du coeur d'ombre.

- Cette fille est l'un des seuls membres restant de ma pauvre famille, déjà déchirée au plus profond. Alors si vous êtes d'accord, j'aimerais procéder à l'échange d'otages demain soir, à New-York, dans un lieu public fort fréquenté, comme Central Park, par exemple.

Peter prit alors le coeur et le déposa devant Alexis, le fixant d'un regard insistant. Il tendit alors sa main, en guise de signe qu'il était prêt à conclure le marché.
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Alexis Kane
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MessageSujet: Re: Alexis's Path, Chapter I: Night of the Hunter   Jeu 3 Fév - 5:10

À quel point pouvait-il oser croire que tout ceci se passait? Que la réunion au sommet, au bout du compte, avait été inévitable? Se rendait-il compte que tout ceci tirait à sa fin? L'histoire, l'épopée fabuleuse de l'ombre, tout ce grand spectacle, si grand pour si peu de temps, tout allait faire place à un renouveau, une époque nouvelle et différente. Suite à son passage, comment s'en tirerait la planète, les peuples, les sociétés? Souvenirs, déjà oubliés, mémoires, si bien effacées, on tenterait d'en faire un prisonnier éternel du passé. Il le savait, certains ne pourraient tout simplement pas survivre à sa rudimentaire escapade sur la place publique. La nuit sous les feux de la rampe, n'est-ce pas un délice tout à fait ironique? Délire, jeu sans limites, la sensation d'un amusement sans égal pour Alexis Kane? Pourquoi toujours croire et revenir au fait que tout ce qui se passe n'est que pour répondre à un besoin personnel d'avoir du plaisir? Tous le savent, Alexis ne possède aucuns divertissements de quelconque nature, pas même sexuel. Pour lui, pour lui et uniquement lui, la vie n'est pas un privilège mais bien un droit auquel on accède dès la naissance. Un devoir que l'on doit de préserver sans abus, sans excès de confiance. Est-ce suffisant pour affirmenr que l'âme du ténébreux est pure de tout maléfismes? Que ce serait palpitant de voir Alexis Kane élever comme un saint parmi les grands justiciers de l'histoire humaine. Ce serait de cracher au visage même du supposé Dieu et de toutes ses institutions, que ce serait un acte de gloire appétissant pour les rebelles silencieux. Soulever autant de passion à la fois serait toutefois indigne de la majestueuse réputation du ténébreux, il devait donc faire preuve d'une prudence extrême comme il sait très bien le faire à ses habitudes. Pourquoi donc avoir attirer autant d'attention, autant de projecteurs en sa direction lors des dernières semaines? Pourquoi, pourquoi, toujours pourquoi mais toujours sans réponses, on demande, intriguant détail de l'aventure que tous ignorent depuis le commencement. Dire que tout serait dévoilé et que personne ignore ce qui arrivera ensuite. Personne sauf lui, uniquement et toujours lui seul...

Ce qu'il n'avait pas prévu dans ses précis calculs, c'était l'étrange proposition de Peter à ce moment fatidique de leur rencontre. Pourquoi faire un pacte avec un représentant direct du Diable en personne? Que de mystères et de suspense dans toute cette histoire. Dans les faits, si notre ténébreux avait été un être inconscient, absent d'habitation de toute forme d'intelligence et de génie mental, il aurait sans hésitation jeter son accord sur la possibilité d'échange avancée par Petrelli. Toutefois, le véritable Alexis ne broncha aucunement alors que son ennemi lui conversait. Il n'était pas du, il avait conaissance que cet être été dôté de multiples pouvoirs et ressources, par conséquence, jamais au grand jamais il ne devait le sous-estimer. Était-ce une raison pour plier à ses demandes? Encore moins. Le ténébreux ne ferait que devancer les terminaisons de sa planification. Après tout, il était sur la scène depuis trop longtemps, contraire aux raisons mêmes de l'ombre de la discrétion. Il avait réussi sur toute la ligne et il n'en était aucunement fier, seulement satisfait du résultat obtenu. Pourtant, cette joie de victoire ne se détectait dans aucuns de ses gestes, paroles ou expressions faciales. Tout semblait si ennuyant et déprimant pour lui. Réfléchissant pendant de très longues secondes suite au silence provoqué par Peter, les bras du Prince se déplièrent pour que les coudes prennent appui sur la table. Mains gantées se rejoignant de nouveau, il croisa son regard sur celui de son adversaire afin que la répercussion de sa voix aussi calme et froide qu'un subtil vent des nuits glaciales soit totale...


Suspense, évènement déclencheur innatendu, point tournant d'une grande histoire auquel je ne m'attendais même pas. Décidémment, pour garder les spectateurs au bout de leur siège, vous y êtes passé maitre dans cet art. Proposition, échange, pacte, deux voix s'unissant pour remplir un but commun qui leur est totalement opposés. Cette aspect de dualité et d'adversité qui nous rassemble dans cette division des âmes est tout à fait fascinante. Une seule présence de chacun, s'assurant ainsi que l'on se déteste jusqu'à la haine sanglante. Les plus grands ennemis d'un seul regard, d'une seule parole, nous sommes valorisés par notre lutte incessante à avoir le dessus sur notre contraire, notre extrême. Je représente un monde, vous en représentez un autre sans similitudes, sans affinités à ce que je peux incarner, fascinante découverte, palpitant mystère, vous en conviendrez de cette certitude. Serais-je enclin à tomber dans l'acceptation d'un tel visage hantant ma présence sans y être directement? Prendrais-je ce risque d'avoir une puissance au creux de ma main? Téméraire, sans imbécilité. Créatif, sans être craintif. Pensée, tenacité, réflexion pure. Que devrais-je être, que devrais-je faire? Tant de choses, de choix, de suggestions, d'idées et pourtant, vous arrivez avec comme simple intention vous y opposer en étant vous-même une idée. Une audace saluée, courage applaudi pour la splendeur de l'action. Dans l'inconnu et l'imprévisible que votre attente de la réponse est plongée, que penser, que faire? Moi-même, je peux m'y soumettre, suite à votre avancement de possibilités.

Déliant ses paupières avec grâce pour les refermer, se soumettant à une ambiance de calme très appaisant pour les sens, Alexis laissait le silence converser à sa place alors que son méchanisme cérébral cherchait la fin de la route. Tout était changé, plus rien n'était identique, tant de détails et de subtilités apparus d'un simple claquement doigt, de la simple venue d'un unique personnage. Laisserait-il sa volonté perdre le dessus sur celle de Peter? Succomber à ses vulgaires demandes serait un signe de faiblesse tout à fait remarquable, erreur fatal que ne pouvait se permettre le ténébreux. Tout si bien calculé, pourquoi s'en dérouter malgré tout? Revenant à l'attention occulaire envers le jeune Petrelli, Alexis soumettait son visage à une absence totale d'expression alors que les sombres profondeurs de son regard s'ancrait sur les globes de vision de Peter. Ce dernier n'avait aucune idée de ce qui l'attendait, comme si tout était aussi facile que de demander la mercie aux mains des ténèbres. Déliant ses doigts dans une gesticulation agile et empreinte de dextérité, il parlait, s'exprimait de nouveau dans toute la beauté de l'art vocal que seul lui connait les plus lourds secrets...

Soyons honnêtes, soyons réfléchis, entre adultes, entre maturité, privilèges dont on obtient facilement la permission. Vous avez pleinement conscience de la moquerie que j'éprouve à l'égard du ridicule énoncé qui fait état de la vie gâchée de cet être humain confiné entre minuscules barreaux. Ce n'est pas un manque de considération de son futur, c'était tout juste un sacrifice nécessaire pour l'avancement d'une cause bien précise. Ceci vaut autant pour le piètre état dans lequel se retrouve votre famille. Vous m'en retrouvez franchement navré d'une telle réalité, ma présence n'y était aucunement impliqué sauf pour le cas de votre regretée nièce. Tants de finition autour d'un discours servant à résumer une seule intention, une réponse claire et nette qui ne fera plus aucuns doutes sur l'avenir de notre situation. Voyons ce que vous serez capable d'assimiler.

Déposant sa main sur la table, étirant sa paume dans le sens opposé au gouffre mortel, le ténébreux attira le coeur noir envers lui sans aucuns efforts. Prenant soin de ne pas entrer en contact physique avec l'étrange constitution matérielle, Alexis souffla longuement sa respiration alors que son esprit semblait s'être fusionné avec les ombres le temps d'un battement de cils. Immobilité totale, ses schémas mentaux étaient en parfaite conaissance du dénouement. Retournant ses bras contre son corps, le ténébreux laissa son univers prendre la totale parole des actes. Une première faille se dessina sur les couleurs de la création, puis une seconde y succédant, telle une avalanche envahissante. Une à une, elles éclaircissaient la surface du coeur, similitude à la voute célestres déchiré par les déroulements électriques des forces de la nature. Exagération dans l'exécution, c'était d'une évidence mais Alexis faisait ainsi la preuve que dans toute chose, la beauté s'y trouve, trompant sans difficulté le mensonge de la laideur des abominations. Tombant tous à la fois telle une inévitable chute de l'empire, le coeur en pièces laissait pour la vue de Peter Petrelli une étonnante découverte qu'il ne s'attendait probablement pas à cet instant. À peine haute de quelques centimètes, se fondant sans troubles dans la masse cutanée d'une main, se dessinait la construction d'une petite cage en métal. À l'intérieur de ce confinement, on pouvait distinguer une forme humanoide qui gesticulait dans toutes les directions qu'elle était permise d'emprunter. Il n'était pas nécessaire de posséder le quotien intellectuel du plus grand génie scientifique de l'histoire pour comprendre que cette forme n'était nulle autre que Claire Benett elle-même, en un seul morceau, condamnée à la vérité des ténèbres, jusqu'à preuve du contraire, jusqu'à cette seconde où la suprématie de Alexis Kane avait en impression perdu toute sa gloire, tout son lustre. Et pourtant, l'être concerné ne semblait que faire de cette défaite provoquer volontairement...

Dévisageant l'objet de convoitise de la planète entière, le ténébreux replaça avec délicatesse l'ensemble d'instruments de la dégustation d'un repas qu'il avait accroché par mégarde. Observant le reflet déformé de son entité dans la lame mirroitante de son maigre couteau de table, il releva la tête avec la précision d'une horloge, la sévérité dure comme l'acier. On remarquait qu'il était extrêment sérieux et concentré pour ses prochaines paroles, comme quoi il ne fallait jamais prendre à la légère ce qu'un homme de son calibre pouvait prononcer à voix haute, à voix forte...


Une ombre se déplaçant sous les pas incessants de la population, constat de mon état personnel avant ma levée au grand jour. À la vue de tous, sans égards et sans gêne, j'ai fait part du message éternel de ce qui n'est jamais entendu. Le questionnement se raisonne avec pertinence, pourquoi agir dans l'intérêt d'attirer l'attentation d'une société entière sur soi? Pourquoi compromettre la discrétion fidèle et juste de leur plus précieux aspects? Depuis longtemps, j'étais éloigné de la scène, du théâtre de la vie et de la continuité logique vers le futur commun et universel. Et d'un coup soudain, je surgis, brièvement mais avec une efficacité irréprochable. Embrocher le maire sur un symbôle de liberté était certes un geste extrémiste mais cela était nécessaire, concrètement inévitable. Je vous promets que si ma main n'aurait été approché de sa mort, autrui aurait fait sans mon approbation. Un simple rappeler, un rafraichissement d'une constante vivant dessous le jour et dessus la nuit. On oublie parfois ce qui se cache dans les profondeurs, le réveil de ces sombres et redoutables secrets prouvent que personne n'est à l'abris de quoi que ce soit, non, pas même moi, cruel et monstrueux ténébreux.

D'une nonchalance à en faire rougir les plus hautains de ce monde, Alexis poussa du bout de ses doigts gantés la petite cage en direction de la main de Peter. C'était tout à fait prévu comme geste, mais pas prévisible pour autant. Encore et toujours, depuis le commencement, il savait ce qu'il faisait. Impossible de s'y tromper en écoutant sa voix imprégnée de confiance et d'assurance absolue...

Mort fatale, mort inévitable, le prolongement du parcours de notre vivant. Jamais elle ne m'a étonné ou effrayé, quel que soit l'aspect sous lequel elle s'est présentée. Vous auriez pu me tuer aussi banalement ce soir que je m'en serais complètement moqué, pas de là à faire usage abusif d'un rire qui dérange mais suffisant pour vous faire comprendre que ce n'est pas avec la mort que vous arriverez à me vaincre. Il y a plusieurs façons de tuer sans faire couler aucune goutte de sang, réfléchissez-y bien. Pour tout vous dire, en toute sincérité monsieur Petrelli, l'immortalité ne m'a jamais intéressé et ne m'intéressera jamais. Voilà donc pourquoi je vous remets la captive intacte et je décline, logistique de cette réalité, votre charmante proposition. Réflexe de protection humain oblige, votre esprit vous demandera si un piège ne pourrait être à votre portée, faisant de vous une nouvelle victime? Vous conaissez si bien la valeur de mes propos, vous savez donc fort bien que vous ne courrez plus aucuns risques à présent. Enfin, ça reste vérité tant et aussi longtemps que je ne retrouve pas votre fâcheuse présence sur ma route. Vous saississez l'importance de la tournure des évènements Peter, ne gâchez pas vos retrouvailles avec un climat de paix qui sera toujours et malheureusement pour vous de courte durée. Éternellement, l'opposition se lève, dans l'adversité, on reconnait ses propres et justes ennemis. Votre position sera toujours sujet à être transformée en proie, relâchée sauvagement sur un terrain de chasse qui ne pardonne aucune erreur, aucun faux pas.

Poussant légèrement la chaise vers l'arrière, Alexis prit soin de défaire les plis indisérable s'étant formés dans son manteau alors que son corps se relevait lentement de son point d'appui. Tournant sans se presser ses pieds, il se dirigea vers l'ascenseur alors que sa tête fit quelques détournements vers l'arrière, son regard revenant sur Peter pour une dernière fois...

Repartez avec votre famille déchirée, c'est la seule occasion d'opportunisme en ce genre que vous aurez avant longtemps. N'oublie pas la constance, n'oubliez pas la réalité. Même sans me voir, je suis toujours présent dans l'assemblée. Et demandez-vous quel est le véritable crime dans cet histoire? Qui est l'auteur de cette soudaine révolution? Suis-je la bête des nuits à montrer ses crocs? Votre seul et unique réponse se trouve ailleurs, dans la paisible atmosphère du sud que représente une ville floridienne répondant au nom de Miami. L'attirer à l'extérieur de son repaire serait votre alternative préférable, seul à vous de voir comment vous y parviendrez. Ôseriez-vous suivre le conseil d'un être aussi dégoutant et méprisable que moi? Pousseriez-vous l'audace du choix à ce point?

Et c'est d'un maigre et rare sourire que le ténébreux se détourna complètement de Petrelli, ramenant son corps tout près de l'ascenseur qu'il franchit d'un pas conscient mais surtout confiant, et terrifiant. Pendant sa descente vers le niveau du sol, tout ce qu'il pouvait se convaincre, c'était sa réussite sur toute la ligne...
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Peter Petrelli

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MessageSujet: Re: Alexis's Path, Chapter I: Night of the Hunter   Mer 9 Fév - 17:06

L'attitude de Kane devenait encore plus obscure que les ombres qu'il manipulait avec tant de précision. De quel côté était-il ? Vers où conduisait ses agissements ? Comment différentier le vrai du faux dans ses paroles ? Tel était l'insaisissable qualité du manipulateur, jonglant avec les mots et les idées tel un professionnel, conduissant le commun des mortels droit vers un mur s'il le souhaitait. Vous voyez un arbre ? Il pourrait vous faire croire que ça n'en est pas un, juste par le pouvoir de son discours. Une telle puissance n'avait pas grand chose dans rassurant, surtout à l'aube d'un conflit qui pourrait avoir des conséquences dramatiques sur le destin de l'humanité. Mais que faire ? Comment identifier la bonne voie à prendre pour modifier le cours des événements ? Quelle était le bon choix par excellence ? Peut-être n'y en avait-il pas qu'un seul, mais une multitude. Mais il y en avait probablement tout autant de mauvais, si cependant il est clairement défini ce qui est bon, et ce qui est mauvais. Le monde n'est pas tout noir ni tout blanc, il n'est qu'un spectre de nuances toutes différentes les unes des autres.

Alors qu'Alexis débitait son flot de phrases habituel, d'un calme à en faire dormir un hyperkinétique, Peter se demanda si sa présence en ces lieux était vraiment utile. Allait-il arriver à quelque chose en défiant le ténébreux en face-à-face ? Ne devrait-il pas en finir avec celui-ci au plus vite, plutôt que de perdre son temps à écouter ses inepties ? Très vite, Petrelli comprit que Kane n'allait pas accéder à sa demande. S'il n'y avait aucun moyen de sauver Claire, alors Kane ne lui servirait plus à rien, et il devrait l'anéantir sur-le-champ. Mais il se doutait bien que le manipulateur des ombres ne se laisserait pas si facilement berner, c'est pourquoi l'empathique attendit que l'homme en face de lui eût fini de parler. Avec un certain dédain dans le ton de sa voix, Alexis ouvrit la main et sans bouger d'un cil, attira le coeur d'ombre jusqu'à lui. Il l'amena alors à hauteur de son visage et se mit à souffler dessus. Peu à peu, des failles se dessinèrent dans la structure de ténèbres, de plus en plus nombreuses et ramifiées. La matière noire se dissolva littéralement, dévoilant un autre objet plus petit et d'une forme assez particulière. A première vue, cela ressemblait à une sorte de batterie, ou une pièce d'appareillage cylindrique. Intrigué, Peter se pencha en avant pour mieux voir ce que Kane tenait entre les mains. Ce qu'il vit le stupéfia. D'abord, il n'en fut pas très sûr, mais ensuite, il se fit à l'évidence : il s'agissait bel et bien d'une personne, prisonnière d'une minuscule cage qui pouvait tenir dans la poche. Qu'est-ce que ce psychopathe avait bien pu encore trafiquer ? Une évidence plus que frappante s'imposa à cet instant précis à l'esprit de Petrelli : il avait devant lui Claire Bennet, sa nièce, qui avait servi aux Sons dans leur prétention à l'immortalité. Les battements du coeur de Peter s'accélérèrent, rien qu'à l'idée qu'elle était livrée à ce monstre, incapable de se battre et en plus d'une taille complètement insignifiante. Il pouvait la voir s'agiter dans son réceptacle, mais même avec son ouïe surdéveloppée, il ne pouvait entendre ce qu'elle lui criait. Tout à coup, la vision du second tableau qu'il avait peint aux côtés de Sylar lui revint : il y avait eu celui du Montecito, qu'ils avaient visité récemment, mais il y avait également montrant Claire, prisonnière d'une cage surplombée de deux yeux diaboliques qui la fixaient. Le voilà donc, ce regard glacial jadis dépourvu de visage. Désormais, il en avait un : celui d'Alexis Kane.

L'homme de l'ombre replaça alors ses couverts dans un alignement parfait, et releva la tête d'une manière inhumaine, presque robotique. Sorti de son anonymat depuis quelques temps, il déclara pourtant que les Sons n'avaient nul besoin de lui pour procéder à leurs agissements terrifiants. Difficile à croire, venant d'un manipulateur hors pair. Puis, d'un geste nonchalent, il poussa la cage miniature en direction de Peter. Ce dernier, d'abord méfiant, se résolut finalement à la prendre avec délicatesse afin de ne pas blesser son occupante. Dans un ultime discours, Kane fit part à son interlocuteur de son dédain envers la mort, qu'il ne craignait nullement. Il semblait sûr de lui, ce qui lui donnait l'air encore plus dangereux. Mais n'était-ce qu'une impression, ou l'était-il réellement ? Parfois, les êtres se cachent derrière une apparence redoutable afin de ne pas dévoiler leur faiblesse. Si Kane n'avait pas frappé plus tôt, il y avait peut-être une raison liée à cela. Seuls des êtres tels que Sylar foncent tête baissée, conscients de leur puissance, et constituent un danger immédiat. Mais il convient également de se méfier des personnes tapies dans l'ombre, qui agissent sans que vous n'en ayiez conscience et peuvent vous poignarder dans le dos à tout moment. Cependant, une chose était sûre et certaine au vu des dires de Kane : il n'avait plus besoin de Claire. D'une certaine manière, il se montrait encore plus fort en renonçant à l'immortalité, comme s'il n'en avait nul besoin pour arriver à ses fins. Pour finir, il conseilla vivement à Peter au travers de propos tranchants, de ne plus se mettre en travers de sa route. C'était le genre de conseils que le cadet Petrelli avait en horreur, et qui lui donnait une envie encore plus grande de les transgresser. A nouveau, il fit un effort considérable pour ne pas sauter à la gorge de l'homme vêtu de sombre. Son heure allait sonner, très bientôt, mais inutile de se précipiter au risque de faire une gaffe.

Visiblement, la conversation était close. Kane n'avait de toute évidence aucune envie de rester plus longtemps dans ce restaurant. D'un geste calme, il poussa sa chaise et se leva en réajustant son manteau. Il se dirigea alors vers la sortie, mais s'arrêta une dernière fois et tourna la tête en direction de Peter pour lui donner une ultime piste : la source de l'action des Sons se terrait quelque part dans le sud, à Miami. Était-ce un piège, une nouvelle manière d'embobiner Peter afin qu'il se jette dans la gueule du loup ? Comptait-il trahir les siens et continuer sa route seul ? Ou voulait-il simplement détourner l'attention de l'ennemi vers quelqu'un d'autre afin d'agir librement ? Il était absolument impossible de le savoir, mais une chose était certaine : il allait falloir élaborer un plan. Laisser filer Alexis serait une erreur monumentale, mais ne pas prendre en compte son conseil était également une faute potentielle à ne pas négliger. D'un air satisfait, Kane reprit alors sa route vers l'ascenseur et disparut dans les ténèbres de la nuit.

Avec une inquiétude non dissimulée, Peter rapprocha la minuscule cage de son visage, afin de mieux y voir Claire. Qui était l'auteur d'une oeuvre aussi diabolique ? Ne voulant pas attirer davantage les regards, l'oncle de la cheerleader se garda de lui parler, mais il tendit l'oreille afin de déceler l'un ou l'autre mot qui pourrait le mettre sur la piste. Rien. Sa voix n'était qu'un murmure lointain que même sa faculté spéciale ne pouvait lui permettre d'identifier. Il n'y avait qu'une solution : la rapporter à Angela. Elle seule saurait quoi faire pour lui rendre sa taille normale, Peter, n'avait aucun doute là-dessus. Il se leva et se dirigea vers les toilettes pour hommes, où il s'assura d'être seul avant de se téléporter à nouveau vers son appartement, à New-York.

- Tiens bon, Claire, c'est bientôt fini.
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