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 Alexis's Path, Prelude: Raising the Hell

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Alexis Kane
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MessageSujet: Alexis's Path, Prelude: Raising the Hell    Mar 19 Oct - 5:50


~Out of control, I play the ultimate role. But that's what lights my fire.~


Mesdames et messieurs, bonjour. Ici le commandant Campbell, je vous souhaite la bienvenue à Paris. Il est présentement 15:20, le ciel est nuageux et le temps est relativement frisquet, nous conseillons donc à tout nos passagers d'être bien couverts lors de leur sortie de l'appareil. Les procédures d'atérissage débuteront dans quelques minutes. Veuillez rester assis et gardez votre ceinture bouclée. Air France vous souhaite une bonne fin de vol.

C'était le résonnement vocal qui parvenait aux oreilles d'un homme présentement terré entre deux immenses valises de cuir. Les jambes allongées, les bras croisés, la tête déposée, les yeux fermés, l'esprit échappé. Dans ses lointaines visions, le feu glissait sur le sol allègrement, dansait selon les volontés du terrain absolu. Une flamme s'élèvait, une magnifique chute inversée ardente de vigueur et d'intensité. Les crépitements allaient de toute part, brûlant tout sur leur passages. Leur trajectoire conduisant à une imposante composition naturelle de roche concassée d'un plateau accidenté. Elle s'élevait du sol, acceuillant la bonté des cieux à bras ouverts. Béante était l'ouverture à son sommet, telle la gueule d'un dragon prêt à souffler le cri de sa puissance. Un volcan, et ils étaient des centaines à décorer le paysage d'horreur et ses horizons. Un coulis de lave suivait les tracés de ce portrait irréaliste d'un vulgaire concept de l'humanité, l'Enfer. Le domaine de Satan, Lucifer, le Diable, l'Ange Déchu, le Démon, tant de titres pour une seule et simple signification. Tant de mots pour un abstrait qui n'existait que dans l'imagination des plus créatifs. L'Enfer, c'était bien les hommes de Dieu, une autre facette de notre mentalité sans limites. L'Enfer, c'est ce qu'il aurait le pouvoir d'ammener sur Terre avec la seule force de sa volonté. Personne ne pourrait l'empêcher, personne ne serait au millieu de son chemin lorsque son ascension sera achevée. L'Enfer, bientôt dans un rêve près de votre sommeil...

Sentant la vague de légères turbulences le tirer de sa sombre rêverie, Alexis ouvra lentement les yeux pour observer l'océan de valises s'échouant à ses pieds. De toutes les couleurs, de toutes les formes, c'était géographiquement une apocalypse à petite échelle. Nombreuses semblaient mystérieuses et gardiennes de secrets douteux, une belle façon de faire honneur aux ténèbres. Allongeant son bras pour effleurer celle qui avait à sa droite, sa main gantée dansait sur la poignée du grand contenant en cuir. Imposante et large, la valise était d'un rouge relativement vif, rappelant une teinte éloignée du sanguinaire liquide issu du métabolisme humain. Étrangement, l'objet n'était vérouillé d'aucune façon, permettant la satisfaction de la curiosité de quelconque esprit malhonnête. Le ténébreux n'agissait guère pour répondre à ses besoins et désirs personelles mais pour l'avancement de sa cause et de ses planifications. Il avait horreur du matérialisme et de l'obsession pour l'argent, les vêtements et toute ces futilités solides des jours présents. Nécessaire, sacrifice des valeurs, le seul moyen d'avancer, oublier la moralité, oublier les remords et le regret. Égoisme à l'extrême? Simple considération pour un succès sur toute la ligne. Tirant la poignée pour ouvrir le grand contenant, Alexis jeta un regard à l'intérieur de ce trésor inconnu...

Des vêtements féminins, tout simplement. Fouillant dans d'autres compartiments de la valise, le ténébreux finit par découvrir un téléphone cellulaire qu'il glissa entre ses doigts. Ayant déjà reçu un autre appareil de ce genre, il le laissa basculer à l'intérieur d'un repli de son manteau avant d'ouvrir un autre compartiment avec quelques documents quelconque. En tirant un vers lui, il remarqua le nom de sa propriétaire: Ginny Adams. Identité à la sonorité peu famillière, il hocha de la tête pour lui-même en prenant soin de bien mémoriser les traits de la valise concernée. Une nouvelle proie en jeu, ses sens de prédateur coriace et sans failles devaient être prêts. Refermant le contenant comme à son début, Alexis se leva de son point d'appui et fouilla plusieurs autres valises sans y trouver rien d'intéressant. Tant de matériel inutile à la survie humaine mais pourtant essentielle à cette dernière, quelle ironie. Une violente vibration sous les pieds lui rappela que l'appareil volant venait de rejoindre la dureté du sol. L'Enfer serait bientôt sur Terre...

Un bruit sourd résonnait jusqu'au plus profond de ses oreilles, signal qu'il attendait avec impatience. Avec l'aisance caractéristique à son extraordinaire maitrise des ombres, Alexis s'évapora autour de son élément, rejoignant les profondeurs de son univers alors que les employés de l'aéroport s'adonnait à leur sale travail de récupérer les biens matériels des passagers pour leur livrer sur un plateau d'argent roulant. Envelopper dans les ombres, suivant leur mouvement avec attention, il suivait le chemin en toute discrétion, finissant par se retrouver au point de récupération des bagages. Impossible de savoir, mpeme sur le terrain, qui était la femme qu'il pourchassait pour une raison échappant à tout les esprits. Au loin, son coin d'oeil l'avisa que la valise rouge faisait sa majestueuse entrée. Objet de convoitise, Alexis tentait d'identifier l'élue remplissait la prophétie de l'acquisition. Une femme quelconque d'un âge avancé enroulait la totalité de ses doigts autour de la solide poignée. C'était elle. C'était finalement elle, la victime, la nouvelle recherchée, première condamnée de l'Enfer aussi sombre et ardent qu'il pouvait être. Démon primaire ou incarnation du Diable? Chose certaine, les traits de la monstruosité de Alexis auraient toute la scène pour s'exprimer dans leur grandeur. La femme en question était accompagnée par un homme tout aussi pitoyable, probablement son pauvre mari. Le couple prit immédiatement la sortie, suivit, sans se faire appercevoir, par Alexis Kane, pour se rendre à leur véhicule dans le stationnement des lieuxs. La contrainte semblait s'imposer ici. Un véhicule sur la route était plus difficile à suivre que le rythme des pas d'un être vivant. Sa masse d'ombres invisible réussit à se fondre dans les espaces obscurs du dessous des sièges de l'automobile, lui procurant de nouveau une protection totale du sens occulaire.

Après une heure de trajet des plus pénibles à entendre les idioties d'un vieux couple de la France, le véhicule s'immobilisa dans un coin de pays totalement inconnu des souvenirs et pensées de Alexis. L'explication était fort simple: c'était la première fois que son corps se retrouvait de l'autre coté de l'océan. La demeure qu'ils habitaient était des plus modestes, visiblement isolé dans une banlieue de Paris. Quartier résidentiel sans être surpeuplé, c'était un terrain de départ fort acceptable pour la nouvelle épopée du redoutable être des ténèbres. Pourtant, un détail clochait. Au loin, devant la porte de la maison, se tenait un jeune homme dans le début de la deuxième décennie. Son ignorance vis-à-vis la nature de la présence de cet inconvénient le dérangeait mais il ne tarderait pas à découvrir la raison de la visite de cet homme. Des airs de famille semblaient régner entre les individus, voilà qui faisait basculer toute la balance. Des retrouvailles heureuses? Des déchirants adieux à conclure? C'était bien plus palpitant que tout les soaps américains de ce monde.

Tant de choses se passent à la levée de l'Enfer, c'en est presque hilarant...
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Léonard Adams

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MessageSujet: Re: Alexis's Path, Prelude: Raising the Hell    Mer 20 Oct - 14:09

<< Léonard, c'est bien toi ? >>
Le concerné endormit devant sa porte ouvrit brusquement les yeux, totalement déboussolé par le jetlag il tangua un peu sa tête de droite à gauche avant de reprendre totalement conscience. Ce n'était pas ses parents qu'il attendait depuis maintenant quatre bonnes heures en face de lui, mais Josiane la concierge boudinée de l'immeuble. S'approchant de lui avec des petits pas empotés elle le souleva avec facilité pour le mettre debout et trouva bon de lui toucher le visage pour l'examiner sous toute ses formes.

<< Mon dieu comme tu as changé, tu ressembles de plus en plus à ton père.>>
Léonard ne pu s'empêcher de grimacer, ce qu'il transforma rapidement en un sourire vide.

<< Par contre toi tu n'as pas changé, exactement comme dans mes souvenirs.>>
Ce fut au tour de Josiane de retenir une grimace, elle qui avait perdu sept kilos récemment suite à un régime se plaignait que personne ne le remarque. Léo savait que si il voulait éviter d'avoir une conversation des plus inutile avec la concierge il fallait vite qu'il s'en débarrasse, par une grande inspiration par le nez il ressenti le pêché de la gourmandise profondément enfouit en elle. Par le biais de sa main posé sur l'épaule de sa victime, il laissa le pêché se libérer lentement.

<< Vous savez quand mes parents seront de retour ? >>

<< Ils sont partis en voyage il y a quelques jours, leur retour est prévu pour aujourd'hui il me semble. Excuse moi mais je dois me sauver, à bientôt Léonard. >>
Léo soupira et se dirigea accompagné de sa valise vers la sortie, il prit la direction d'une petite rue étroite et s'alluma une cigarette. Avoir encore aujourd'hui à se cacher pour ce genre de chose l'exaspérait, ses parents avaient été pendant dix-huit ans des gardiens de prisons et il considérait son domicile familial comme une cellule. Lui-même ne savait pas ce qu'il recherchait en venant ici après cinq années d'absences, peut-être simplement le besoin d'un environnement familier après les huit mois précédent qu'il avait totalement oublié.

Le climat Français ne semblait pas lui être favorable aujourd'hui, Léonard se frotta les épaules avec ses mains pour se réchauffer et retourna dans le sombre couloir de l'immeuble. Adossé contre la porte , les deux silhouettes maintenant âgées de ses parents firent lentement leurs apparitions. En le voyant sa mère laissa tomber sa valise au sol provoquant un bruis semblable à celui d'un coup de feu, elle s'empressa de serrer son fils dans ses bras. La petite taille de sa mère l'obligea à se courber en avant, il leva les yeux vers son père qui n'affichait aucune enthousiasme à la vue de son fils. Pendant un instant quelque chose troubla Léonard au point qu'il n'apprêtait plus d'attention aux paroles de sa mère, comme une présence démoniaque autour de lui qui le fit frissonner.

Entraîné par sa mère dans leur appartement qui rappelait la modeste bourgeoisie du début du XXe siècle il jeta un coup d'œil autour de lui. Il y avait toujours autant de petit objets religieux disposés aux quatre coins de la pièce principale, des vieux meubles en bois ainsi qu'un poste de télévision que personne n'oserait allumer par peur de casser l'ambiance calme de la maison. Rien n'avait changé, tout était à sa place comme lorsqu'il l'avait quitté, et les sept péchés capitaux dissimulés au possible aussi.

La tablette de chocolat de sa mère en haut d'une grande étagère.
L'argent de son père caché dans un petit coffre derrière un portrait.
Le cadre familial brisé, puis recomposé suite à une violente dispute.
Les antidépresseurs de son père le rendant aussi réactif qu'un légume.
Un grand tableau de prix humanitaires exposés avec fierté.
Les sextoys de sa mère dans le deuxième fond d'un tiroir.
La vue par la fenêtre menant sur la futur maison de ses parents, lorsque que la vieille propriétaire sera décédée.

Léonard prit place sur la grande table en bois du salon, sa mère partit en quatrième vitesse dans la cuisine faire un thé. Une tonne de question pour son fils trottait dans sa tête, elle semblait se décider intérieurement par laquelle elle commencerait, toute ouïe à entendre les aventures de son fils. Léo était décidé à tout leur raconter, et quant à leur réaction tout ce qu'il attendait c'était de la compréhension. Sa mère disposa des petites assiettes ovales sur laquelle elle posa les petites tasses en porcelaines, elle fit le service puis s'assit en face de son fils avec un grand sourire.

<< Je ne sais vraiment pas quoi dire, c'est un immense plaisir pour ton père et moi de te recevoir. Cela fait huit mois que j'essaye d'appeler à ton appartement de Londres, ils m'ont dit que tu étais parti avec Jack sans rien dire à personne. >>

<< Oui, enfaite je suis aller en Amérique. J'ai vu le message télévisé de Sylar et j'ai décidé de m'y rendre. >>
Son père sembla alors porter un tout autre intérêt pour son fils, il est vrai que celui-ci était tout l'opposé de ce qu'il aurait voulut lui, mais avec ce qu'il venait d'entendre il était content que son fils ne soit pas si insensible aux malheurs des gens. Il se bomba le torse et dit fièrement,

<< C'est grâce à des gens comme toi que Sylar a disparu, bravo fiston. >>
Léonard sembla gêné, il fixa ses deux parents droit dans les yeux puis finit par cracher le morceau.

<< Je ne me suis pas opposé à Sylar, j'y suis allé pour le rejoindre. >>
La main de sa mère tremblait tellement qu'elle du reposer en urgence l'assiette sur la table, brisant le silence par les frottements de la porcelaine.

<< J'ai un don, moi aussi. >>

<< Qu'est... qu'est ce que c'est ? >>
Léonard ne pu alors empêcher un petit rire nerveux, il dit sur un ton qui semblait plaisantin.

<< Il ne vaut mieux pas que je vous le dise, vraiment. >>

<< Toi et... ce Sylar. Vous avez déjà tué ? >>

<< J'ai oublié de préciser que je suis amnésique des huit derniers mois. Je m'en suis déjà servit pour tuer, mais je ne sais pas si c'était avec lui. >>
Léonard pouvait sentir la colère bouillir en son père, celui-ci se leva brusquement et englouti un bon nombre de pilule pour se calmer. Sa mère totalement déboussolée et affolée se dirigea vers le téléphone, d'une voix tremblante elle tenta d'articuler.

<< Je...J'appelle la police, ils sauront quoi faire pour te soigner. >>
Léo fronça les sourcils, encore ce mot " soigner ". Il serra le poing et sentit une pulsion meurtrière lui traverser l'esprit, par intérêt pour lui il mima le geste que l'on fait pour monter le volume d'une radio et il murmura doucement.

<< Paresse. >>
Sa mère lâcha le combiné et tomba directement dans les pommes, quand à son père il sortit de ses gonds et fonça sur son fils pour lui donner un puissant coup au visage qui valu au garçon une belle contusion sous l'œil.

<< QU'EST CE QUE TU LUI AS FAIT ???? >>
Léonard ne répondit pas, son père se tenu brusquement la poitrine et tomba à genoux. Le mélange antidépresseur colère n'avait pas un effet très bon sur lui, il s'effondra d'une crise cardiaque. Léo savoura alors le calme de la pièce, sa respiration était haletante et son visage montrait qu'il retenait ses émotions. D'un geste il se saisit de sa valise et partit rapidement de cet immeuble détestable, il passa devant l'appartement de la concierge qu'on entendait pleurer depuis le couloir car elle ne pouvait plus s'arrêter de manger. En colère il affronta la rue, une petite foule de passant tout autour de lui le démangeait, il s'était toujours retenu mais aujourd'hui il avait envie de faire exploser sa vraie nature. La petite rue paisible se transforma soudainement en une immense émeute de passants se frappant de manière violente. Léonard grimpa sur une voiture et captiva alors l'attention des gens, tous hommes, femmes et enfants le regardait avec intérêt dans le calme le plus parfait. Il parla alors calmement, mais d'une voix grave et forte qui rappelait les discours funèbres de Sweeney Todd.

<< Ça y est, ENFIN ! C'est l'heure pour l'Homme de payer pour tout ses pêchés. >>
Et dans la seconde suivante il remonta assez de colère en eux pour que l'émeute reprenne de plus belle. Léonard sauta dans la foule en courant et il se défoula sur tout ce qui bougeait. Il se prit lui même des coups, rien de très grave jusqu'à ce qu'il se sente subitement perdre connaissance au milieu de tous. En temps normal son pouvoir aurait du cesser dans les minutes suivantes, mais la colère qu'il avait transmis semblait persister en chaque individu comme si c'était leur propre haine.
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Alexis Kane
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MessageSujet: Re: Alexis's Path, Prelude: Raising the Hell    Dim 24 Oct - 3:10

Famille, parenté, frère, soeur, mère, père, termes d'individus pour désigner les liens entre eux, sombre inutilité qu'elle peut être. La famille n'est pas naturellement constitué, c'est un concept imaginé pour éviter à l'humain de se perdre dans la solitude. Un rapprochement individuel privilégié? Une sombre inutilité de la vie. Source de troubles et de problèmes, éternel recommencement des mêmes bêtises, la famille se brise avec les fragments du temps. Nombreuses sont les histoires de douloureuse séparation et de drames conjugaux à secouer les fondations de l'existence même. Passé, présent, futur, elle nous y suit, elle se dépeint à notre passage. Un seul oubli, un désespoir, souvenirs et rêves, souvent cauchemars et déception. Répondre à des exigences constantes, honorer un sentiment de fierté, obtenir le droit de son héritage, un effort continu pour si peu de résultats. La famille nous en demande plus que qu'est-ce qu'elle peut nous offrir. Paix et amour? Comfort et amiabilité? Il ne faut pas croire aux illusions qui nous sont habituellement si bien dessinés. La famille entraine la tristesse, la mort, le désespoir, le deuil, des replis qui nous renvoient vers l'état initial. Régler un problème par un autre problème est un retour aux sources, peu enviable mais nécessaire, inévitable, déroutant mais bien présent. Puis, sans famille, tout est si calme et paisible. Aucune perturbation, aucune ennuyantes réunions, aucune célébrations matérialistes, la source même d'un bonheur naturel et éternel. Être seul à la célébration de l'amour peut sembler d'une cruauté absolue mais pour un être ne considérant pas l'amour comme la valeur motrice d'un coeur sans flamme, c'était la bénédiction.

Le désintérêt du ténébreux à l'égard de cette pitoyable scéance de retrouvailles était d'une vulgaire intensité. Il ignorait pourquoi il avait suivi toute cette troupe à l'intérieur de la cuisine mais pour s'assurer de sa propre réussite de ses propres objectifs, le sacrifice était malheureusement nécessaire. Notion sacrée? Un obstacle inutile de plus sur son chemin. Ce Léonard serait peut-être une des clés sur le lourd trousseau du ténébreux. Jeune homme aux émotions mystérieuses et bien tapissées dans l'ombre, son aura respirait quelque chose de différent. C'était avec détails et attention qu'il examinait des objets un peu partout dans la demeure. Cette profonde inspection de l'environnement urbain de sa parenté soulevait les interrogations de Alexis sans qu'il puisse en profiter davantage de cette soudaine exploration. Qui serait-il? Dans la toile des ténèbres, ombre du pinceau d'un auteur las mais précis, quel personnage incarnerait-il? Pourquoi tant de conviction pour un vulgaire inconnu qui n'avait prononcé que quelques mots? Ses notions de justice, de liberté, de vérité, de la vie, de la mort, incertitudes sur le plateau, un risque couteux et un danger énorme mais le profit de cette opération pourrait lui valoir des dividendes en or pour le futur de sa planification. Tout devait être prévu, tout était si bien tracé qu'un simple coup de crayon à la mauvaise place fausserait les données sur toute la ligne. Alexis Kane, respectant son calibre, ne pouvait se le permettre. Solide, jusqu'à la fin...

Pendant un instant, Alexis pensait respecter la logique de l'abandon et poursuivre son chemin en laissant dans les ombres cette erreur. Pourtant, lorsque Léonard mentionnait qu'il avait désiré rejoindre les voies de Sylar, la concentration de Alexis luisait d'une nouvelle étincelle. Pourquoi voulait se fondre à la masse de manque de constance qu'était le meurtrier en série le plus reconnu de l'Amérique? C'était à s'en déplaire de cette renomée acquise avec autant de barbarie mais chaque meurtrier mène sa propre vie vers la mort. Le jeune homme possédait donc un pouvoir comme il affirmait et il n'osait guère en parler jusqu'à que sa mère aveugle puisse croire que les forces de l'ordres pourraient leur fournir un remède pour soigner leur progéniture. Au murmure inaudible d'un certain terme vocal, la femme s'effondra au sol sans raison, attirant ainsi les foudres du père et un puissant coup de poing à l'acceuil du visage de son fils. Laissant ensuite son père à la merci des médicaments et de la colère, Léonard s'enfuit dans la rue et en quelques secondes, une véritable apocalypse de violence froide et brutale explosa. Des hommes et femmes se battaient et se frappaient, ôde à la première étape de la réelle humanité. Ne saissisant guère l'étendue des capacités surnaturelles de cette créature, Alexis trouvait le tout bien trop intéressant pour passer à coté. C'est de son agilité surprenant qu'il fit surgir son corps hors des ténèbres, son métabolisme respirant l'air frais et nouveau de l'Europe...

Mission de sauvetage alors qu'il devait récupérer cet homme pour un apprentissage des vraies choses? Absolument pas, une recette toute simple de la manipulation qu'il avait si bien apprise. Marchant avec calme et aisance vers le corps inerte de son futur collègue de machiavéliques accomplissements, il évitait tout affrontements et coups physiques qui se chamboulaient autour de lui, de son espace vital. Alexis n'était pas en France pour répendre mal et désolation, il ne souhaitait que jeter les bases et règles de son nouvel amusement. Malheureusement pour lui, le combat semblait inévitable alors qu'un homme vint à sa rencontre en brandissant le pied en l'air pour lui faire exploser les traits faciaux en morceaux. Suivant le rythme endiablé de ses réflexes de combattant hors-pair, le ténébreux dévia le coup en projettant sa paume gantée vers le haut pour déplacer le pied de sa trajectoire initiale. Pour le faire payer de son insolence, Alexis laissa un globe d'ombres exploser dans le creux de sa main, faisant apparaitre son aimable arme de prélédiction, le couteau de cuisine vieux et affuté de la cuisine de sa mère. Mouvement vers le haut, la pointe affutée de l'arme blanche s'enfonça dans la cuisse de la nouvelle victime du ténébreux, poussant l'objet à déchirer la chair et le système nerveux de cette partie du corps qui laissa déjà une importante nappe de sang s'éclater hors de la plaie. Soumettant l'homme à un cri d'horreur et de douleur, Alexis retira l'arme avant de se faire envahir de jets de sang et continua son chemin sans broncher, sans se plier, sans briser son calme devant l'assemblée qui le voyait maintenant comme une menace bien plus importante. Couteau luisant, trainée de pas, dédadence physique, il avait maintenant Léonard à sa portée. Déposant un genou sur le sol, la force de ses doigts s'enroula autour du bras du corps, le transportant ainsi avec Alexis dans les couloirs sinueux du monde des ténèbres. Le voyage serait immensément pénible pour l'inconscience de Léonard mais il saurait s'y faire, ce n'était que la nuit lors du jour...

Quelques instants plus tard, Alexis se matérialisa quelques rues plus loin, à l'avris de tout les conflits, au coeur d'un parc vierge de toute vie humaine. Sans considérer le corps de l'homme qu'il laissa trainer sur le sol poussiéreux du passage en béton, il déposa ses jambes sur le banc pour y prendre appui. Observant le visage de l'homme à la recherche d'une réponse silencieuse, il releva la tête et ferma les yeux, à la patience de son réveil. Son esprit vagabondait dans le plus creux de son âme, ténèbres et secrets qu'elle était. Aucune once de bonté, de justice, de paix ou d'amour, aucune moralité ou de sensibilité, ni même d'émotions ou de sentiments. Rien qui pouvait le convaincre, rien qui ne pouvait le ramener sur le droit chemin. Rien ne pouvait le sauver de sa condamnation volontaire. Depuis le tout début, il le savait. Ironique paradoxe des temps, le ténébreux adorait le concept de la vérité et se hantait lui même des mensonges qui pouvaient persister dans le monde. Pourquoi? Une honnête justice de répandre la vérité? Un simple égoisme que de la laisser répondre de nos actes morbides. Était-ce pour lui-même? Sa mission ne répondait pas à ses besoins mais pour servir une leçon de vie à la population entière. Assez de dégoûts et d'abus, l'humain n'en méritait rien et c'était cet excès de confiance qui répugnait le ténébreux. Secouant sa tête en approbation négative, il eut la surprise de voir l'homme se réveiller de son état après une attente pratiquement interminable...

Replaçant les mauvais plis dans le bas de son manteau, Alexis croisa ses mains l'une dans l'autre, penchant son corps vers l'avant pour considérer dans son attention neutre et glaciale la présence de Léonard Adams devant lui. Il l'acceuillait avec un discours qui assommait les pensées, une marque de commerce digne du ténébreux et de lui seul...


La question de l'identité ne relève pas de mes désirs présents à cet instant. Préoccupation humaine à s'en moquer à haute voix, vous n'aurez pas à m'appeler, ma présence étant constante et régulière dans tout les aspects de votre vie. Aucuns doutes de votre esprit, vous deviez bien penser que je n'ai pas accompli cet acte comme une preuve de bravoure et de courage aux yeux de tout nos spectateurs. Je n'en ai que faire des reconaissances médiocres du genre. Vous avez toutefois fait mention d'un simple nom, qui, malgré sa faible résonnance, sait encore soulever les passions des coeurs. Est-ce que rejoindre Sylar vous aurait autant apporté que vous l'auriez toujours souhaité? Suivre une voie aveuglée par de grands voiles ensanglantés, sans raison? Tuer sans se demander pourquoi, est-ce réellement ce que vous rechercher? Une quête de pouvoir peut-être, comme les nombreux rebelles peuplant notre planète? Manque d'originalité dans une série d'objectifs sans structure, sans squelette, sans fondations, sans routes, sans détours, sans fin. Serez-vous un personnage d'histoire ou un rejetté des oubliettes? Ne sombrer pas dans les souvenirs et mémoires sans avoir accompli ce que vous attendiez de vous. Votre envie de faire payer l'humanité pour ses pêchés est louable et se comprend. C'est présentement le chemin qui vous est offert, que je trace derrière mes pas depuis le tout premier. Je ne vous demande pas de le suivre, votre choix est le vôtre et jamais le mien il sera. Réfléchissez aux conséquences, réfléchissez aux répercussions. Imaginez votre impact au sein de l'histoire. La guerre qui sera déclarée, vous n'y échapperez pas. J'ai déjà enclenché l'élément, le reste est à suivre. Le passage aux Enfers est en cours, vous êtres contre le courant des flammes ou vous le suivez avec grâce mais force. Que quelques sièges de disponibles, et vous êtes le premier sur la liste. Chance ou malédiction? C'est à vous d'y voir. La puissance de pouvoir faire un choix, c'est une liberté qui ne s'offre pas à tous, tâchez d'en profiter à sa juste valeur.

Une respiration lente et mélodique, puissante et méthodique, caractéristique de cette personnalité sans limites. Tout devenait si lourd et si froid autour de lui...
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Léonard Adams

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MessageSujet: Re: Alexis's Path, Prelude: Raising the Hell    Mer 27 Oct - 23:37

Léonard se releva du sol terreux sur lequel il était allongé, la nuit semblait s'être installé autour de lui mais il ne ressentait aucune sensations de douleurs ou de froid. Au dessus de lui il percevait les silhouettes sombres des arbres sans feuilles faiblement éclairé, et à une centaine de mètres une petite bille étincelante. Sans méfiance Léo s'en approcha lentement, et au fur et à mesure les arbres de la forêt dans laquelle il était se faisaient de plus en plus rare pour finir sur un grand cercle d'herbe. La bille qu'il percevait était le reflet de la lune sur un bouton de manchette d'un homme dont il ne connaissait pas l'identité,celui-ci marcha dans sa direction immédiatement et prit la parole.

<< Léonard ? >>
...

<< Oui. Qui êtes vous ? >>

<< Suis moi. >>
L'individu posa sa main sur l'épaule de Léonard et aussitôt tout disparut pour laisser place à un néant sur lequel il se tenait debout, puis le décor changea. Il se trouvait maintenant dans une pièce à la proportion démesurée pour seul meuble un fauteuil rouge vif et un peu plus loin une télé de la taille d'un écran de cinéma. Sans discuter Léo s'assit aisément et regarda avec curiosité l'homme en face de lui. Celui-ci était vêtu d'un gilet de costume noir par dessus une chemise vert pomme et une cravate mauve. Il fixait Léonard avec ses yeux noirs, le dévorait quasiment du regard comme un enfant sur le point d'ouvrir son cadeau de Noël.

La télé s'alluma alors mais les images apparaissaient sous forme de flash très court, Léo y voyait chacun des hommes qu'il avait tué, ceux dont le visage était floué correspondait à son passé oublié mais il pu en reconnaître un bon nombre comme l'athlète dont il avait tellement augmenté la paresse qu'il en feignait de respirer, ou encore son père et les victimes de l'immense émeute qu'il avait crée. Léo regardait avec remords les images, et la télé prit soudain un décor d'un autre genre, une pièce dont la taille était semblable à la sienne avec une grande porte en bois. A l'intérieur, toutes les personnes qu'il avait tuées se dressait debout et le fixait avec mépris; la porte s'ouvrit alors dans un grand grincement et des hurlements raisonnèrent dans la pièce, un homme entra, une corde dans sa main reliée à la cheville d'un bébé qu'il traînait sur le sol. La télé se coupa et l'individu prit la parole.

<< Voila ton œuvre Léonard, à ton image. Un gros bordel. >>

<< Je comprend pas, vous êtes qui ? >>

<< Je n'ai pas de nom, pas de visages précis, pour tout dire il est impossible de me donner une identité. Considère moi comme ce que tu rêverais d'être, je représente tes désirs les plus fous, tes rêves les plus noirs, une sorte de mauvaise conscience si tu veux. Je ne vais pas passer par quatre chemins, je m'ennuie Léo. Tu n'as aucune conviction et ça me fait vraiment chier," il est temps pour l'homme de payer ses péchés " ... c'est pathétique. Tuer un homme ne signifie rien, ça me divertis cinq minutes mais je m'en fous. Ton don est fait sur mesure pour toi, réfléchis quand tu l'utilises,fait des vrais dégâts sans remords ! Avoue que ce n'est pas pour punir les péchés de l'homme que tu en as tués certains, c'est juste pour te défouler et donc pour ton bien être personnel. Alors dorénavant tu interprèteras tes actes par " j'en avais envie ". Tu as toujours critiqué la société, le monde dans lequel tu as grandi,… c’est à toi de refaire le monde comme il te plaît.>>




***

Léonard se réveilla en sursaut, le goût du sang mélangé à la salive l'obligea à relever un peu la tête pour tousser. Une douleur violente lui paralysa l'épaule, il se força à s'étirer le dos pour le faire craquer et tout remettre en place. Un homme fit son apparition dans son champ de vision,il se pencha vers Léo qui frissonna et du subir son discours assommant et évidemment prononcé en anglais ce qui ne facilitait pas la compréhension.Malgré sa fatigue et son mal de tête Léonard se força à écouter avec le plus d'attention possible, ce qui ne fit qu'empirer son état. Il eut la politesse de laisser finir, puis répondit simplement avec son accent plutôt médiocre.

<< J'ai.. j’ai soif. >>
Dans un effort douloureux il se leva entièrement, tourna sa tête et s'avança vers un bistrot proche. En poussant la porte il enclencha le bruit d'une dizaine de clochette accrochée pour signaler sa présence, le son se répéta lorsqu'il la referma et il fit un petit état des lieux. L'endroit était quasiment désert, deux vieux fumaient leur clope assis au bar, une mère et son gamin d'environ neuf ans s'étaient installés pour manger et il n’y avait qu’un serveur. Léo commanda un verre d'eau au comptoir, et remarqua un petit escalier au fond de la pièce menant sûrement à un petit appartement à l'étage. En réfléchissant un petit instant, il avait toujours pensé que l'inverse de la colère était le calme, seulement c'était plutôt représentatif du point zéro que Léo infligeait. Mais si il descendait au delà de cette limite, il transformerait facilement le calme en quelque chose de plus fort, comme un lien d'amitié entredeux êtres. C'est ce que subit son cobaye : le propriétaire qui en servant un client lui proposa gentiment au passage de monter à l'étage pour se nettoyer.

Sans tarder Léonard monta, il se dirigea immédiatement dans la salle de bain où il pu prendre une douche, voler des vêtements propres, se brosser et les dents,se coiffer avec un peigne et prendre deux dolipranes. En redescendant il paraissait comme neuf, son œil au beur noire ne semblait pas se remarquer tellement et il n'avait pas d'autres cicatrice. Bien décidé à retrouver l'homme qui lui avait parlé avant dans la rue il regarda par la grande fenêtre vitrée du restaurant. Il n'était plus sur le banc mais Léo était persuadé qu'i n'était pas partit, tout simplement car il l'avait suivit de l'Amérique jusqu'ici, puis chez ses parents. Sinon comment aurait-il pu entendre la conversation qu'il avait eut sur Sylar ?

Le serveur apporta à Léonard une bière pression ainsi qu’une grande assiette de steak frite qu’il s’empressa de manger d’une manière peu civilisée. La télé accrochée en hauteur interpella les gens de la salle, un bulletin spécial venait d’être lancé pour prévenir de l’émeute qui avait eut lieu Avenue St Charles plus tôt, le bilan était de neuf morts donc cinq adultes et quatre enfants. Et comme surgit de nulle part, le mystérieux inconnu de tout à l’heure fit son apparition debout au fond de la pièce, étant donné qu’il n’avait pas entendu le son des cloches ce garçon devait avoir un pouvoir du genre traverser les murs ou se téléporter. Poussant la chaise en face de lui avec son pied comme invitation à s’asseoir, Léonard ferma les yeux un instant et murmura un mot qui aussitôt fit s’écrouler les gens de la pièce hormis l’individu. En voyant que le petit garçon assis derrière lui était tombé la tête la première dans sa purée, Léo se leva pour la lui déplacer et revenir. Il prit une grande gorgée de bière et commença à parler, lorsqu’il était en forme et sérieux son piteux accent français ne refaisait pas surface, sauf parfois volontairement pour accentuer des mots.

<< Je ne suis pas sûr d’avoir tout compris à ton discours, mais je vais essayer de te répondre. Je ne connais plus personne comme moi, je n’ai aucun projet réel pour le moment et la moindre petite opportunité qu’on m’offre, comme la tienne, est véritablement motivante pour moi. C’est pour ça que j’ai voulu rejoindre Sylar, j’ignore tout de me mec mais lorsqu’un changement se prépare j’ai besoin d’y avoir ma place et mon rôle. Tu as l’air discret alors tu n’es pas obligé de me détailler ton plan en détail, j’aimerai en connaître quelques conséquences, de quoi différencier le simple fou avec qui je pourrai discuter du génie. Je veux simplement être une pièce du puzzle, qui ferait perdre de l'importance à l'œuvre finale si elle venait à manquer. >>
Léonard se saisit d’un stylo qu’il avait trouvé dans l’appartement d’au dessus et se mit à écrire les sept péchés capitaux sur sa serviette, il la fit glisser jusqu’à l’individu et se remit à manger comme tout à l’heure.
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Alexis Kane
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MessageSujet: Re: Alexis's Path, Prelude: Raising the Hell    Ven 5 Nov - 3:38

Le hasard, la chance, est-ce des contes de fées pour endormir les enfants avant leur repos nocturne ou des pièges tendus par l'habile et mesquine main du destin? Tout est relié, tissé, grande toile par la plus expérimentée des arachnides. Ses pattes s'étirent jusqu'à l'extrême détour, celui emprunté par tout ce qui est abstrait. Est-ce voulu? Est-ce attendu? Est-ce perdu? Une cause inconnue dont on ignore toutes sources et origines, pourquoi donc? Le dicton par excellence le dit lui-même, rien n'arrive pour rien. Un être cher meurt pour conserver la vie d'un autre corps, cruel mais étonnant? On dit que le hasard est injuste, qu'il ne fait pas toujours bine les choses. Ironiquement, ce peut être vrai mais comme peut-il le savoir si il n'est même pas conscient de ce qu'il doit faire? Tout est si noir à ses avants, il n'y voit que incertitudes et mystères conservés. Est-il chanceux? Cette faculté d'avoir le bonheur qui nous tombe sous la main à un moment quelconque? Encore le même questionnement, maintes fois répété et entendu, la recette du bonheur existe réellement mais comment en connaitre l'exacte et parfaite composition si le hasard vous empêche d'en profiter à pleine capacité? Un retournement de situations plus spectaculaire que les arts cinématographiques de Hollywood, on paierait cher pour cette originalité. Difficile de le calmer et de garder sa ténacité en cage. Tenter de tout régler par la régularité d'une routine serait une grave et fatale erreur. Prévoir est une chose, tout prévoir est une toute nouvelle histoire. Trop de détails sont hasardeux et chaotiques pour les contrôler à la perfection, même lorsque notre identité se résume à ce nom: Alexis Kane.

Ça se lisait avec évidence dans le visage de cet homme, il avait beaucoup de difficulté à digérer un discours aussi lourd et imposant comme celui que le ténébreux venait de lui servir sans répit, sans gêne, sans honte. Le prélude de ses actes silencieux, paroles, paroles, plaisir des mots, c'était bien plus que tout le reste. Il l'avait jetté dans la fôsse sans lui laisser préparation et moyens de défense. De cause, la seule et unique chose que Léonard réussit à dire avec pertinence, c'était qu'il avait soif. Boire, en une telle occasion? Comment pouvait-il seulement avoir la pensée de laisser ses besoins les plus naturels se satisfaire alors qu'on lui offrait une précieuse leçon sur la vérité de la vie? Découragé sans se laisser emporter par le désespoir, le regard impassible et absent de Alexis s'accrochait fermement aux traits faciaux de l'homme trainant dans la saleté du sol et de ses nombreux déchets. Le laissant se relever, ce fut avec une surprise révolutionnaire qu'on voyait le ténébreux rester de marbre devant cette nouvelle affirmation personelle dont était victime sa nouvelle victime. Léonard laissa ses jambes le guider vers un établissement de revitaillements, laissant ainsi le seigneur des ténèbres seul et perplexe devant cette tournure imprévue de sa planification.Que pouvait bien signifier cette fuite préventive de son nouveau jouet humain? Penchant sa tête vers le bout de ses pieds, ses yeux se fermèrent pour laisser l'ère de réflexion faire ses rénovations dans les fracassements de ses mémoires du temps présent. Époque dépassée, celle était de la tolérance et de l'ouverture d'esprit. Manque d'endurance? Peur des découvertes? Il n'avait pas cette impression à l'égard de Léonard, il y ressentait une étincelle différente des autres. Pourrait-il l'exploiter, ce précieux filament de volonté de changement? Peut-être ne serait-il pas la plus maléable des marionettes, peut-être bien mais il pourrait lui faire valoir des points moraux qu'aucuns autre humain sur la Terre pourrait comprendre et raisonner comme seul lui et ses ombres savent le faire avec autant de, comment dire, mordant.

Laissant le soin aux replis de son grand manteau de se faire caresser par l'audacieuse venue du vent, l'homme mit un certain temps avant de réagir face à son immobilité. Esprit vaguant aux quatres coins de ses sombres intentions, analyse profonde des possibilités lui étaient offertes. La chance d'avoir un outil de plus à son arsenal. Arme fatale, dévastation et creux désespoir non pas d'un peuple mais d'un individu soumis à une rude réalité. Que ferait-il de Léonard? Quelques cordes bien ficelées sur sa personne, tirant chacun de ses membres avec une expertise dont personne ne se doute et voilà une marionette prête pour le spectacle. Un territoire mondial à exploiter, exploration, découverte, piège dans tout les recoins, que faire, que faire? Il le savait que trop bien. Aucuns livres, aucuns manuels, offrir un rôle à cet homme serait une tâche dont seul lui pourrait se porter volontaire à l'exécuter. Griffe se manipulant avec grâce, le bout de ses doigts habrités par le comfort de ses gants de cuir effleura la surface d'un banc de parc à ses côtés, il ouvrit les yeux d'un doux souffle de calme et de prospère tranquilité. Depuis combien de temps il habitait seul cet environnement naturel et appaisant? Oubliant la notion de la pression déposant sur ses solides épaules, Alexis se laissa fondre dans les ténèbres avec la souplesse et l'agilité des plus grands danseurs de la planète. Sa méchanique de mouvements avait toujours été fluide, jamais brusque ou hâtive. Il n'était pas quelqu'un de pressé, ni d'opresser par la vitesse. Il prenait soin d'y aller à un rythme tirant le meilleur du potentiel de ses capacités. Et puisque la mort n'avait pas d'heure, il en avait pour toute sa vie...

Quelques minutes avaient été suffisantes pour le ténébreux de faire son chemin et de retrouve la route de son festin. Assis à une table en solitaire, il dégustait un copieux repas alors qu'il leva le regard vers Alexis, surpris de savoir qu'il avait franchi l'intérieur de l'établissement sans que personne l'aille apperçu. Beauté noire, beauté obscure, paysage d'une teinte à vous y perdre pour l'éternité, seul artiste avec l'unique pinceu des temps modernes. Marchant d'une détermination plus aiguisée que les lames tournoyantes de preux chevaliers, Léonard n'hésita pas à lancer une invitation à l'homme en lui poussant la chaise pour laisser son homologue lui servir un autre de ses futurs discours. Alors que Alexis plaçait avec précaution son long manteau couvrant ses épaules, il vit les personnes s'effondrer autour de lui, comme si elles étaient atteintes d'un malaise quelconque. Ne comprenant pas comment la situation pouvait prendre une tournure aussi dramatique, le Prince détourna de nouveau son intention vers l'investigateur de cet évènement qui expliqua ses motivations quant à sa façon d'être, de penser et de vivre. Un homme seul et incertain étant à la recherche d'une cause et avare des détails de ce qui se trame dans le replis des ombres. Voilà qui promettait une conversation des plus intriguante. Déroulant ses bras l'un contre l'autre, sa tête se reposait lentement alors que ses lèvres se dénouaient pour faire place à une trainée de mots et de phrases d'un vocabulaire dense et riche en terreur...


Mythique religion habitant les principes des guerres de notre monde, vous me traduisez sous forme manuscrite que votre capacité surnaturelle à l'influencer est des plus intéressante. Imaginez l'étendue possible de votre influence n'étant aucunement vulgaire si on vous offrait la scène nécessaire pour vous exprimer dans tout votre talent. Vous souhaitez avoir une vision apte à remplir vos ambitions, démesures et exagérations, on s'en moque guère, l'absence de moralité étant absente de limites et d'obstacles, tout vous est permis. Permettez simplement une remarque pour votre avenir professionnel, si tel vous désirez le chemin de votre futur: évitez les contacts pouvant vous ammener à rencontrer cet homme que vous nommez Sylar. Votre souhait est de placer vos priorités dans un changement propice à faire tourner la face du monde de l'autre coté? Vous serez ainsi guidé dans une autre direction, suivant les pas durs et glaciaux des ténèbres que je laisse derrière moi, aux songes de la nuit tombée. Qu'aurais-je à vous offrir comme morceau de ce confus casse-tête que je m'amuse à concocter depuis peu? Les pièces tombent une à une, c'est à vous de tendre la main et de saisir au passage celle qui vous convient.

Trouvant un verre de vin rouge sur la table à coté, Alexis laissa son pouvoir se manifester et envelopper le forme d'un globe d'ombres disparaissant dans l'instant dans les ténèbres avant d'exploser avec merveille dans la paume de sa main, mirroitant de nouveau les reflets de l'objet à la réalité. Liquide inchangé, Alexis laissa une gorgée déchirer les canaux de sa gorge avant de lancer le verre avec élégance et force contre le mur.

C'est mieux qu'un jeu, c'est pire qu'un film. Pour le bien de mes préparations, je ne peux aucunement vous laisser au courant des informations me concernant. Affirmation évidente, les répercussions seront au travers du globe terrestre sous nos pieds. La subtilité que je peux vous révéler vous en dira assez pour savoir si cette opération est de votre calibre et intérêt. Je n'ai pas l'intention de faire un bain de sang inutile, chaotique, massif, corrompu. Le meurtre est un aspect de la notion de la mort auquel on ne peut échapper si le message veut être passé, mais réfléchissez à la façon de l'apporter en discrétion, en subtilité. L'évidence même, un meurtre construit à la perfection tellement l'horreur de son exécution vous dégoute vous-même sera plus convainquant qu'un vulgaire et sauvage massacre aveugle d'un troupe d'innocents, ce que je n'ai aucunes intentions de faire. Le petit détail qui changer tout, la simple petite précision qui fait tout basculer, saurez-vous la maitriser avec autant de facilité? Ce n'est pas une offre qui repassera, Léonard, c'est le temps de faire un choix.

Deux hommes, deux pouvoirs, un monde, une seule fin...
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