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 Quand le passé vous rattrape... (PV Ed)

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Hayden Adurna

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MessageSujet: Quand le passé vous rattrape... (PV Ed)   Mer 1 Juil - 16:12

[HJ : Bon alors je considère que Hayden a refusée la proposition d’Arthur de rejoindre Pine’ vu que je n’ai jamais eut l’occasion de terminer le susu avec lui. Hay’ est donc retournée à Odessa depuis…]

Il faisait beau cette après midi à Odessa. Une journée banale comme les dizaines d’autres avant. Les commerces attendaient patiemment la visite de quelque touristes ou simples habitants venus pour faire leurs amplettes pendant que les différentes écoles de la ville sonnaient la fin des cours pour ce Vendredi. Alors que les lycéens de dernière année d’Union Wells High School se ruèrent vers la sortie pour se dépêcher de rentrer chez eux pour terminer leurs bagages pour leur voyage improvisé, un groupe de trois personnes de la promo trainait des pieds. Ce groupe, composé de deux filles et un garçon ne semblaient pas aussi excités que leurs camarades au sujet du week end camping organisé par les dernière année pour les dernière année...

_J’arrive pas à croire que ça tombe sur nous ! s’exclama la rouquine.
_Moi non plus Lynn déclara le jeune homme, dégoûté. Pourquoi il fallait qu’on ai nos entretiens ce week end spécialement ?
_Tu me demandes à moi ? répondit amèrement la troisième, une jeune fille aux longs cheveux châtains foncés. Le seul week end de l’année qu’il fallait avoir de libre, faut qu’on ait ces fichus rendez-vous. Je tuerai pour aller camper à la place !

Ils marchèrent quelques minutes ensembles, côté à côté jusqu’à ce que la jeune rousse bifurqueà droite alors que les deux autres continuaient tout droit. La plus grande partie du trajet se passa dans le plus grand silence, chacun ruminant les sombres pensaient qui obscrucissaient la perspective d’un week end détendu, loin des préoccupations des examens, des universités et des boulots d’été. La jeune fille semblait pourtant bien moins morose que son ami. Fut une époque où elle aurait justement tué pour s’éviter la corvée d’un tel voyage entre gens de la promo. Si on avait dit à la jeune fille un an auparavant qu’elle regretterait de ne pas être du voyage, elle aurait certainement pendu le prophète d’une telle annonce par les pieds la tête dans l’eau ou bien l’aurait jeté au feu.

Mais les temps changent, les gens aussi. C’est bien la moindre des choses avec tout ce que le monde à enduré ces derniers temps.

Alors que les deux jeunes gens arrivaient à un nouveau carrefour et que la brune s’apprêtait à tourner, le jeune homme s’arrêta.


_Qu’est-ce qu’il y a ? Tu ne viens pas au resto ce soir ?
_Désolé Hay’, pas ce soir. J’ai promis à ma mère de l’aider à finir les cartons d’invitation du mariage.
_Ah… D’accord, dommage. La prochaine fois ? Et ne rate pas mon invitation hein ? Je veux que ce soit la plus belle.
_Pour ça faudrait d’abord que tu sois invitée.
déclara le jeune homme, amusé.
_Sale gosse, vient que je te tire les oreilles ! s’exclama Hayden, perdant toute crédibilité lorsqu’un éclat de rire se fit entendre.
_Bon, ben j’y vais alors. Bonne chance pour demain.
_Oui. Bonne chance aussi Charly.


Et les deux amis se séparèrent, leur entretien du lendemain à l’esprit. La raison pour laquelle aucun des deux n’avait pu se rendre au week end camping était qu’ils avaient leur entretien pour l’université le samedi. Alors que Charly postulait pour entrer dans le département financier de la faculté d’Austin, Hayden elle préparait un entretien pour le département droit de la même université. Lynn quant à elle, refusait tout simplement de se rendre sans ses amis à la sortie, ayant déjà été admise à GeorgeTown une semaine plus tôt.

Lorsqu’Hayden entra dans le restaurant familial, elle aperçut aussitôt son père derrière le comptoir, et sa mère qui s’affairait en cuisine. Parents adoptifs bien sûr, quand on voyait Mr et Mrs Adurna, deux américains pure souche et Hayden, japonaise d’origine.


_Hay’, chérie, aide-moi s’il te plaît, reste au comptoir d’accord ?
_Oui papa.


Que de changements chez la jeune fille qui auparavant aurait tout simplement ignoré son père. Mais depuis son retour de New York, de sa ‘fugue’ comme tout le monde disait, Hayden essayait de se faire le plus discrète possible. Elle avait mis de côté tout ce qu’elle était auparavant pour devenir une fille qu’elle qualifiait de banale, insipide. Invisible…

Au diable qui elle avait été, elle ne serait plus l’instrument des autres. Même son pouvoir elle l’avait enfoui. Depuis son retour, plus jamais Hayden n’avait créée d’illusion.

Au comptoir, un homme seul. Ce n’était pas un bar, au comptoir on mangeait également, mais il donnait l’impression d’être l’un de ces poivrot qu’elle avait eut l’habitude de servir lorsqu’elle travaillait encore au pub du coin. Pas parce qu’il était ivre, non il n’avait même pas encore commandé. Au contraire, l’homme paraissait tout à fait lucide, mais plutôt parce qu’il semblait ne plus rien attendre du monde extérieur. Il était seul et s’en contentait.


_Je peux vous servir quelque chose monsieur ?
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Edgard Satme

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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... (PV Ed)   Lun 6 Juil - 14:48

Une ombre apparue dans la petite ville. Seule une ombre. Immobile. Mais personne ne remarqua cette chose irréelle. Les gens étaient tous rentrés chez eux. OU presque. les rares personnes qui n'étaient pas rentrées chez elles trainaient dans les bars. Imperturbable, l'ombre restait immobile, comme dans l'attente d'une illumination qui la ferais disparaitre, ou bouger dans une autre direction...

L'obscurité se fit peu à peu, l'ombre disparu du milieu de la rue soudainement. La lumière douce de fin de journée reprit ses droits, sur l'obscurité qui avait fait son apparition l'espace d'un instant. Anomalie passagère dans cette région si ensoleillée.
Une centaine de mètres plus loin, cependant, une silhouette faisait son apparition, comme par enchantement, à l'abri de trous les regards, dans une petite ruelle que le soleil n'éclairait que peu. Edgard arrivait tout droit de Vegas, il ne savait pas encore s'il était arrivé avant d'être partit après ou au même instant, seul problème avec son pouvoir, le manque de précision. Même après plusieurs années d'entrainement, il n'arrivait pas encore à "viser" précisément, surtout l'aspect temporel, il fallait beaucoup de concentration pour réussir ... et il avait ce défaut de ne pouvoir se concentrer plus de quelques instants. Par contre il maitrisait très bien l'espace ... bon d'accord, il faut avouer qu'il lui arrivait de se retrouver à l'opposé de là où il voulait se rendre, mais bon, ce sont des choses qui arrivent.
Il resta silencieux, attendant de voir s'il n'avait pas été repéré puis s'avança lentement vers la rue principale, d'un pas nonchalant, comme s'il était tout à fait normal de sortir d'une ruelle encombrée de poubelle, vêtu d'une veste noire et longue, trainant par terre, dans les déchets. Oui Oui c'est normal, vous n'avez jamais vu ça encore ? je vous assure que c'est très courant ... en Afrique. Comment ça c'est les USA ? Et alors, je ne vois pas ce que ça change ? Le niveau de vie ? Ah oui ... Bon c'est pas grave c'est ce qu'il a fait, vous allez pas faire chier, il est libre de ses choix, s'il veut se salir c'est lui que ça regarde, c'est pas vous qui faites la lessive ! Oui bon personne ne lave ses fringues, il les jettes dès qu'il le faut et les change ... okay j'arrête le hors sujet et je reprend la narration de son histoire si inintéressante.

Donc, nous disions, Monsieur Satme sortit de la ruelle et s'engouffra dans la rue cherchant un endroit où il allait pouvoir se remplir l'estomac copieusement, et aux frais du patron. IL sillonna alors les rues de la petite ville, enfin ... petite ... aux yeux des américains... scrutant les moindres bars, les moindres restaurants, ne voulant que le meilleur (attendez, il ne voulait rien débourser, il n'allait pas se priver d'un restaurant hautement réputé).

Après plus d'une heure et demi d'errance dans la ville, et ayant attiré un peu trop de regards à son goût, il décida d'entrer dans le prochain établissement qu'il trouverait. Il poussa donc la porte vitrée d'un resto qui semblait plutôt bon, bien décorée et aux odeurs pour le moins alléchantes. Un maitre d'hôtel s'approcha alors de lui, habillé assez classe, normal quoi, et s'adressa à lui sur un ton plat et dénué d'émotion


"Bonjour monsieur, vous désirez ?"

"Bonjour, je voudrais boire quelque chose pour commencer la soirée. "

"Allez donc vous installer au bar, le patron s'occupera de vous, juste à droite"

"Merci monsieur, je n'aurais sans doute pas trouvé sans vous là ... "

L'homme ne releva pas l'ironie et s'en retourna, comme un con, vers les tables afin de voir si tout se passait bien pour les autres clients, sans doute plus respectueux et de meilleurs humeur que le gentleman qu'était Edgard. Celui ci se dirigea donc vers le bar où il s'installa au bout de la rangée de tabouret, loin des autres clients, dans un état d'ébriété assez avancé, pour ne pas dire vulgairement qu'ils étaient déjà complètement bourrés alors qu'il n'était pas très tard.

Le barman, qui était sans aucun doute le patron, s'approcha du jeune homme et s'accouda au comptoir, en entamant la conversation d'une voix chaleureuse, naturelle :


"Bien le bonsoir mon p'tit gars ! Qu'est ce que vous voudriez prendre en cette belle soirée ?"

"Hum ... un petit verre de whisky ... et je paye une tournée générale à ces messieurs si honorables assis là bas",
répondit Ed' en jetant un regard aux pochetrons. Je me permet d'ailleurs une remarque sur cette attitude de la part d'Edgard, offrir un verre à un alcoolique notoire sans qu'il n'ai rien demandé est une honte indescriptible ! cela le pousse à boire encore plus et plus souvent ... COmment ça je dois garder mes leçons de moral pour d'autres moments ? Non mais je suis pas d'accord là ! Non non ne me frappez pas je continue le récit mon éditeur est un alcoolique refoulé, il aime pas quand je parle de ça ... argh ...
Le patron sortit les bouteilles et commença à servir tout le monde, expliquant aux adjudants, euh non aux alcooliques, quoi qu'il y en avait peut être un ..., qui était leur bienfaiteur leur permettant de se foutre une plus grosse mine sans payer. Ils levèrent donc leurs verres en direction du jeune homme avec un grand sourire, qu'Edgard leur rendit poliment. Son verre arriva quelques instants après.


"Je vous ai mit le meilleur que j'ai en réserve, vous m'en direz des nouvelles."

"Merci bien"
Edgard porta le verre à ses lèvres et savoura le liquide ambré, si cher mais si savoureux.

"Mais.. dites moi ... vous êtes pas de la région apparemment ..."

"Tout à fait, c'est mon teint blanchâtre qui vous fait dire ça ? Il parait que les inuits e considèreraient comme des leurs pour ma couleur de peau"


Le patron éclata de rire et reprit l'interrogatoire


"C'est possible, j'en ai jamais vu jusqu'à présent. Mais vous ne connaissiez pas ces gens, si je ne m'abuse, alors pourquoi leur avoir offert la tournée ? Vous avez gagnez à la loterie ?"

"Non non, appelons ça ... un éclair de bonté et de générosité."

En joignant le geste à la parole, il sortit une liasse de billet qu'il avait subtilisé à Vegas quelques jours auparavant, et la posa sur le comptoir sous les yeux exorbités du vieil homme.


"Gardez la monnaie."

"Mais ... il y a beaucoup trop ! au moins deux cent dollars ! "

"Pas grave, ça me fait plaisir."

"Eh bien ... merci beaucoup ... qu'est ce que vous faites dans la région ? Les touristes viennent rarement ici, ils vont plutôt vers la côte ... c'est pas que ça me déplait, bien au contraire, mais c'est rare de voir des étrangers, surtout aussi jeunes, seuls dans notre petite ville"

"Vous pouvez me considérer comme les riders si ça vous chante, je passe mon temps à visiter le pays, mais je n'ai pas de moto. Je suis libre de mes mouvements autant que l'air."

"A votre âge ? c'est bien tôt pour partir comme ça, votre famille ne s'en fait pas trop ?"

"Je n'ai plus de famille ... "

"Oh je vois, excusez moi ... je vais vous laissez, d'autres m'attendent."

"C'est rien, vous en faites pas, ça fait bien longtemps maintenant"

Le patron s'en retourna vers l'arrière salle puis revint s'occuper des poivrots qui eux n'étaient pas restés inactifs puisque l'un des hommes avait la tête posée sur le comptoir, un filet de bave coulait le long de son visage et ses cheveux plongeaient dedans, lustrant aux moindres mouvements de l'alcoolique, le bar. Un autre était entrain de tanguer de manière inquiétante. Puis finalement il se mit à vomir sur une table près de l'entrée. Le patron, l'air désespéré et totalement désemparé, appela le maitre d'hôtel pour qu'il vienne l'aider à nettoyer et à mettre dehors tout ce beau monde, puis il se reposa derrière le comptoir et commença à parler avec d'autres clients qui venaient d'arriver.

La porte s'ouvrait régulièrement et Edgard n'y faisait pas attention. Le verre devant lui disparut, non pas par magie, c'était juste le patron, qui, sans un bruit, avait enlevé les verres du comptoir et n'avait pas osé déranger le jeune homme plongé dans ses pensées, le regard lointain, comme un glandu de drogué.
Finalement, il releva la tête et aperçu une jeune femme asiatique se placer à côté du patron l'appelant papa, bien qu'elle ne lui ressemblait pas du tout ... sans doute une fille adoptée, au moins, elle avait une famille elle.

La jeune femme prit la place de son père derrière le comptoir et se dirigea vers Edgard, pour prendre sa commande


"Je peux vous servir quelque chose monsieur ? "

"J'ai déjà bu un ptit truc mais pourquoi pas puisque c'est vous qui me servez. Je prendrais un petit repas, et si vous avez faim, je vous paye le votre aussi."

Il lui adressa son plus beau sourire et se redressa pour la regarder plus attentivement. Elle était plutôt mignonne il faut l'avouer mais bon, Edgard ne s'attachait pas, tenant trop à sa liberté, il draguait juste pour le plaisir, et pour ne pas perdre la main.



[ désolé de t'avoir autant fait attendre ma chère Hay' ^^"]
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Hayden Adurna

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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... (PV Ed)   Ven 24 Juil - 14:05

[HJ : Attendre ? Laughing Qu’est-ce que je devrais dire ? xD]

Lorsqu’Hayden s’était placée derrière le bar à la place de son père, elle s’était naturellement dirigée vers le jeune homme seul plutôt que vers les poivrots du coin qui avaient à présent élu domicile au comptoir jusqu’à la fermeture. Non pas qu’elle avait quelque chose contre eux. Non, elle adorait entendre leurs remarques sexistes et honteuses sur fond de remontée d’alcool et d’odeur nauséabonde. Un réel plaisir. Mais pour une fois qu’il y avait quelqu’un d’autre à cette heure-ci, qui plus est inconnu au bataillon, elle allait se changer les idées.

_ J'ai déjà bu un p’tit truc mais pourquoi pas puisque c'est vous qui me servez. Je prendrais un petit repas, et si vous avez faim, je vous paye le votre aussi.

Sans se laisser distraire par la remarque du jeune homme, Hayden sorti un petit menu pour lui tendre. Nombreux avaient été ceux qui faisaient ce genre de commentaires, ivres morts ou non. La plupart se comportaient ainsi dans le but de se voir offrir le repas à la fin. Mais aucun n’avait eut de chance : la jeune asiatique ne se laissait jamais atteindre. Elle avait déjà trop souffert pour ceux qui avaient réussi à l’approcher. Hiro, Ethan, Kerry… Indirectement ou pas, tous lui avaient fait du mal. Alors elle jouait désormais. Elle ne cherchait plus à se faire des amis, à la place elle s’entourait pour ne pas s’embêter. Ses amis de lycée, elle ne garderait par contact avec eux après la remise des diplômes.

Elle avait froid. Pas à l’extérieur, mais plutôt en elle. Hayden se savait seule pour un long moment, est oppressée par cette vie ordinaire qui était loin de lui convenir. Mais elle ne voulait plus se servir de ce qu’elle avait autrefois appelé ses ‘dons’, elle ne voulait plus être spéciale. Alors depuis son retour de sa pseudo fugue, elle reniait tout ce qu’elle avait été et aspiré à être pour devenir ce qu’elle était désormais. Une gentille fille, qui avait des amis au lycée, était invitée à des soirées et des week –end par ses camarades et aidait sa famille au restaurant et avec sa petite sœur. Si au début tous avaient été étonnés d’un tel revirement, il fut convenu que personne ne poserait de question, se délectant du calme apparent et nouveau de la jeune femme.

La texane fut sortie de ses pensées par la voix grave et, disons le, plaisante du client. Elle alla ensuite passer la commande en cuisine, demandant également un plat simple pour elle. Le nouveau venu l’avait invitée à prendre un petit quelque chose à manger, elle ne se priverait pas puisqu’elle avait sauté le repas de midi pour lire sur le toit du bâtiment de science de son lycée. Et puis business oblige, elle se devait de faire dépenser un peu plus au jeune homme. Bon, elle avait tout de même pris le plat le moins cher parce qu’elle n’aimait pas particulièrement faire ça. Puis elle revint vers le comptoir pour entreprendre de débarrasser les nombreux verres vides du groupes d’alcooliques notoires afin de nettoyer un minimum le liquide qui s’était écoulé de ceux-ci.

Hayden lança un regard froid, glacial même aux quelques hommes. Regard qu’il était si rare de croiser désormais alors qu’elle n’arborait pratiquement que cette expression peu de mois avant. Mais ils étaient si méprisants qu’elle n’avait pu se retenir, et s’en rendant compte, elle reprit une expression neutre, indifférente. La texane n’était plus aux yeux de tous qu’une gentille fille, ce n’était pas le moment de tout faire rater. Lorsqu’elle eut terminé sa tâche, et après avoir resservis les hommes qui semblait étrangement lancer des coups d’œil en direction du jeune homme seul, elle-même se redirigea vers lui pour sortir des couverts de dessous le comptoir pour lui avant qu’on ne la rappelle pour récupérer la commande.


_Attention, c’est encore un peu chaud. Vous boirez quoi avec ceci ? Nous avons du vin, de l’eau et bien sûr toute sorte d’alcool.

La jeune asiatique avait dit ceci en lançant un regard vers les hommes dans le coin qui buvaient encore et toujours, jetant encore et toujours des coups d’œil dans leur direction. Hayden haussa les épaules, s’ils avaient besoin de quelque chose ils pourraient l’appeler, ils savaient très bien le faire depuis le temps. Entre les ‘Hey poupée’ et autres ‘Oh miss’, ils avaient de l’entrainement.

*Des clients absolument charmants… Non, vraiment, des amours, de vrais petits anges. Je me demande même pourquoi on en adopterait pas un tiens !*

Les pensées amères de la jeune fille restaient les mêmes, jour après jour. Mais heureusement pour elle, la plupart du temps elle savait très bien jouer la comédie. Elle devrait supporter tout cela jusqu’à sa majorité, jusqu’à ce qu’elle aille étudier loin, très loin d’ici. Peut-être que lorsqu’elle aurait obtenu son diplôme elle pourrait quitter le pays pour un autre bien plus calme. Elle aurait aimé aller en Europe. Ou pourquoi pas au Japon, son pays d’origine ? Peut-être même qu’elle pourrait être transférer pendant ses études à l’étranger ?

_Hay’, l’assiette !
_J’arrive.

Après avoir récupéré son repas, elle récupéra ses couverts, posa le tout sur le comptoir et pour la énième fois se redirigea vers le jeune homme pour savoir ce qu’il désirait boire. Enfin, lorsqu’il fut servi, elle déclara :

_Bon appétit, et merci pour le repas.

Hayden avait désignée sa propre assiette en disant cela. Elle n'était pas très bavarde certes, mais elle ne savait que dire: généralement, elle se contentait de servir des gens qui étaient bien trop soûls pour l'écouter...
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Edgard Satme

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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... (PV Ed)   Jeu 15 Oct - 16:52

[Je suis pitoyable avec un tel retard je devrais me pendre --" ]

Edgard observa le ballet des quelques serveurs du restaurant, passant de tables en tables, sous la lumière douce et chaleureuse qui illuminait le bar restaurant, le rendant moins triste, moins morose. Les ténèbres progressaient au dehors, entourant toutes choses de ses bras invisibles, étouffant les sons, les rendant irréels, angoissants, magiques. Les yeux de l'étrange homme balayaient la salle continuellement, fruit d'une longue habitude, de sa méfiance naturelle, comme pour tout hors la loi qui se respecte, il préférait surveiller ses arrières, on n'est jamais trop prudent. Il enregistrait tous les détails, et les garderaient en mémoire pendant quelques semaines encore, juste au cas où. Tout autour de lui il voyait les différentes classes sociales dans des coins différents, les aisés dans un coin, les modestes dans un autre, et les déchets au bar, un verre continuellement plein. Car bien que les poivrots du début fussent chassés, d'autres étaient déjà entré pour prendre leur place et noyer à leur tour leurs problèmes dans l'alcool, qui leur a dans la majorité des cas créés ces problèmes. Et oui c'est stupide n'est ce pas ? Mais il n'y a pas grand chose d'intelligent dans ce monde, la stupidité est partout autour de nous. Regardez bien. Comment ça pas le temps ? Comment ça rien à foutre ?! Très bien ... je continue. Je reprends le récit alors ...
Les visages rougeauds des ivrognes se perdaient dans l'observation de ceux des belles femmes au teint aussi pâle que leurs décolletés ouverts. Vous aurez bien entendu compris que ces charmants hommes étaient plus attirés par les décolletés que les visages. que j'arrête de diverger ? Mais je ne dis pas verger là ! Hein Quoi ? Ah ... ça ... d'accord, mais vous ne me ferez pas croire qu'un tel détail n'a pas son importance pour refléter la réalité des choses de ce monde !

Ces mêmes ivrognes insultèrent la charmante serveuse en la draguant d’une manière abjectes, machiste et totalement ridicule, de quoi faire baisser le QI total de l’homme de moitié, au minimum, ce qui fait qu’au final ce QI tend vers 0 …

Enfin bon , mon éditeur me dit que tout le monde s'en branle et que l'action doit revenir sur les personnages principaux de la scène et pas sur des ivrognes.

Le jukebox commença à passer une chanson de Bruce Springsteen :

"Outside the street's on fire
In real death waltz
Between what's flesh and what's fantasy
And poets down here
Don't write nothing at all
They just stand back and let it all be
And in the quick of the night
The y reach for their moment
And try to make an honest stand ..."

Il se retourna tandis que le jukebox s'éteignait au milieu de la chanson et que la jeune serveuse s'asseyait face à lui avec les deux plats. Lui proposant quelque chose à boire avec ça., ce qu'il refusa. Le silence devenait pesant, seulement rompu par les eructations des ivrognes et les rumeurs des conversations aux différentes tables.



"Vous ne semblez pas d'ici. Vous êtes originaire du Japon ? de Chine ?J'ai toujours rêvé d'aller l'à bas, mais je suis toujours resté aux USA. ..

Il la regardait, elle paraissait très loin de tout ce qu'il se passait dans le bar restaurant. Alors il eu une idée folle, il ne savait pas pourquoi. C'était son instinct qui lui disait quoi faire.

Que diriez vous d'y aller ? là maintenant ? je peux nous y envoyer en peu de temps. ON pourra même s'arrêter en chemin dans les pays de votre choix. Vous me prenez surement pour un fou, alors laissez moi vous montrez ce que je peux faire.

Sans un mot, il tendis sa main devant lui et ouvrit une brèche, faisant ressortir devant le visage de la jeune fille sa main, comme suspendue dans le vide. Puis il la fit revenir et s'ouvrit un passageet se retrouva derrière elle quelques instant, le temps de la faire se retourner et de lui sourire.

Je suis capable de créer des trous dans l'espace-temps. Alors qu'en dites vous ? Nous pourrions sans doute faire de grandes choses non ? Voyager longtemps, sans chaînes.

A cet instant le jukebox se remit en marche, lançant quelques phrases de Blue Oyster Cult :
""Don't be afraid,
Come on Mary,"
And she had no fear
And she ran to him
ANd they started to fly ...
She had taken his hand ...
Come on, MAry,
Don't fear the reaper... "
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Hayden Adurna

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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... (PV Ed)   Ven 1 Jan - 22:57

[HJ : Bon, j’ai plus RP depuis Octobre alors j’espère ne pas avoir tout perdu !]


    Être invisible, voilà qui serait incroyablement reposant. Paisible, seule parmi la foule, inaccessible au regard des autres. Libre de se laisser aller à haïr ouvertement, entrer dans une rage folle sans qu’un quelconque inconnu ne vienne essayer de vous faire entendre raison, pleurer toutes les larmes de son corps jusqu’à en être desséchée mais pleurer encore. Hayden avait entendu parler d’un homme ayant cette capacité. Une personne invisible pour des milliards d’autres. La paisible sensation que plus personne ne vous surveille, ne vous juge. Ne vous condamne. A cet instant précis, alors qu’elle se posait enfin après une semaine de révisions intensives et de ses incertitudes sur son rendez-vous de la semaine dernière à l’université d’Austin en section journalistique et son rendez-vous à la même faculté en section juridique le lendemain, la jeune japonaise aurait donné tout ce qu’elle possédait pour devenir invisible.

    Au lieu de cela, elle devait mentir à tous, plaquer son plus beau sourire et faire la révérence à qui de droit, se tenir convenablement. Plus d’une fois la jeune Adurna s’était faite la réflexion que si elle était une héroïne, elle serait la plus jeune des deux princesses de son roman préféré, celle qui plus d’une fois avait dû supporter une vie qu’elle haïssait dans le but de faire honneur à son aînée. Alors qu’elle avait les yeux dans le vague elle se mit à chanter mentalement une comptine qui lui rappelait cette histoire.


    *Two little princesses dancing in a row spinning fast and freely on their little toes. Where the light will take them, no one ever knows. Two little princesses dancing in a row…*

    Les unes après les autres, les musiques du jukebox s’enchainaient mais l’adolescente n’entendait que trop vaguement les mélodies pour tenter de les reconnaître. Et elle n’en avait cure, la musique semblait plaisante, mais à quoi bon tenter d’écouter quelques paroles d’espoirs chantées par des imbéciles heureux. Sandor Petöfi avait écrit un jour ‘‘Qu’est-ce que l’espoir ? Une catin qui nous séduit pour se faire tout donner.’’ En deux phrases, voilà le résumé de tout ce en quoi croyait la jeune asiatique derrière son comptoir. Plusieurs fois elle s’était laissée dupée pour n’en ressortir que plus meurtrie encore. L’avenir pour Hayden ne se traduisait pas par ‘des jours meilleurs’ mais plutôt par ‘des jours moins sombres’. Voilà pourquoi jamais plus elle ne voulait se servir de ses capacités depuis l’incident de New York car celles-ci ne conduisaient qu’à des tourments plus terribles encore que le mort elle-même – et Hayden savait de quoi elle parlait puisque Sylar en personne l’avait assassinée de sang-froid.


    *Pour le bien de tous ces fous…* Se répétait-elle inlassablement en enfouissant ses illusions si profondément qu’elle doutait de pouvoir les retrouver un jour.

    Alors qu’elle commençait à manger par petites bouchées son repas, l’adolescente se perdit un instant dans le vacarme continu qui constituait le fond sonore maintenant que la chanson s’était tut. Les clients parlaient entre eux et malgré l’heure encore peu avancée de la soirée, de nombreux bruit de raclement de couverts se faisaient entendre. Presque dans un état second, elle faillit ne pas entendre l’étranger s’adresser à elle de sa place en face de la jeune serveuse. Se rappelant de sourire, la serveuse répondit :


    ‘‘_Je suis d’origine nippone mais je suis bien née ici. J’ai moi-même longtemps voulu me rendre au Japon, mais les projets ne savent que se faire attendre avec moi. Je n’arrive pas à trouver le temps de prévoir quoi que ce soit.’’

    Oui, le Japon. Hiro lui en avait parlé. Son vieil ami avait promis d’un jour l’y emmener et lui faire visiter, lorsque tout ceci serait terminé. La guerre, la chasse à l’homme… Mais cela faisait de longs mois qu’il ne s’était pas manifesté. Et pourtant elle était bien avec lui, la brunette aurait voulu ne jamais le laisser. Le jeune homme avait le don de tout faire paraître calme, apaisant ou drôle. Mais sa première altercation avec Kerry lui semblait être une agréable souvenir : celui de sa rencontre avec l’asiatique. Kerry qu’elle avait revue le vendredi précédent et qui était devenue presqu’une amie. Alors qu’elle adressait un dernier sourire à l’étranger avant de se concentrer sur son assiette à nouveau, l’étranger reprit la parole :

    ‘‘_Que diriez vous d'y aller ? Là maintenant ? Je peux nous y envoyer en peu de temps. On pourra même s'arrêter en chemin dans les pays de votre choix. Vous me prenez sûrement pour un fou, alors laissez-moi vous montrer ce que je peux faire.’’

    Mais avant même qu’Hayden n’ait pu répondre quoi ce fusse, une main s’était présentée devant elle. Semblant flotter, celle-ci n’était reliée qu’à du vide. Du moins en surface. Prise de panique, la jeune fille recula jusqu’à rencontrer les étagères surpeuplées d’alcools et sirops en tout genre qui faisait la spécificité d’un bar faisant ainsi trinquer les bouteilles entre elles. Toute sa retenue sur ses émotions, son rôle qu’elle se devait de jouer quoi qu’il lui en coûte, tout avait disparut au profit de la terreur. L’avait-on retrouvée ? Cet homme était-il venu la chercher pour ce qu’elle avait à New York. Elle savait que c’était ridicule, que même le plus stupide de tous les enquêteurs ne se dévoilerait pas la sorte à elle. Mais l’utilisation soudaine de dons exceptionnels devant elle alors qu’elle avait tout fait, tout sacrifié ou presque reprendre une vie normale la paniquait.

    Tout simplement parce que s’il décidait soudainement d’attaquer, pour quelque raison que ce soit, elle ne serait pas en mesure de se défendre.

    Alors que la main avait disparut aussi étrangement qu’elle était apparue, Hayden avança de deux pas à peine, avec que son client ne disparaisse à son tour. Sentant quelque chose bouger derrière elle, l’asiatique sentit une main l’inciter à faire demi-tour pour se retrouver face au disparut qui, d’après le sourire qui s’étirait sur ses lèvres, n’était pas peu fier d’être là. Il reprit finalement la parole, lui promettant sans le savoir ce dont elle avait toujours rêvé : la liberté. Ce n’était pas l’invisibilité qu’il lui proposait, non, c’était bien au-delà de ça. La possibilité, le droit de faire ce qu’elle souhaite quand elle le souhaite. Comme s’il avait toujours su ses rêves d’aventure et d’exploration. De rédemption aussi, contribuer à la création de ces jours ‘moins sombres’ auxquels elle aspirait. Mais aurait-elle le courage de saisir cette chance ?


    ‘‘_Qui es-tu étranger ? Pourquoi me dire cela à moi ?’’

    Une nouvelle chanson débuta. Cette fois-ci, Hayden eut tout le loisir d’en rechercher le sens. Celle-ci semblait également encourager la texane à quitter la ville, pour toujours cette fois ?
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Edgard Satme

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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... (PV Ed)   Lun 25 Jan - 8:09

Il n'avait pas prévu que la jeune femme prendrait peur, il faut avouer que sur ce coup là, iol n'avait pas beaucoup réfléchit. Son cerveau, sûrement de la taille d'une bille devait avoir du mal à fonctionner, trop accaparé par l'envie de voyager. Edgard était gêné, il avait fait peur à la serveuse à laquelle il avait payé le repas et avait sans doute attiré le regard des autres clients, et donc s'était foutu une sacrée honte ! Ahah ! Bien fait pour sa gueule ! Il avait qu'à faire plus attention et à réfléchir avant d'agir avec sa ...hum désolé, je reprend, mon chef me regarde méchamment , j'ai l'impression qu'il veut que je travaille...

Donc, où en étais-je ? Ah oui, le couillon venait de faire peur à la jeune et chaste demoiselle qu'il avait devant lui en voulant lui montrer son incroyable don. La situation n'était pas vraiment à son avantage, s'il voulait voyager en compagnie de quelqu'un dont son instinct lui avait dit que c'était la bonne personne, il devait rectifier le tir, et vite nom de d*** !

Alors il se rua vers l'éléphant et l'empoignant, le lança dans sa cage du zoo de vincennes, d'où il venait de s'échapper. François le Super Français, venait une fois de plus de sauver les ouistitis du zoo d'une catastrophe imminente. Hein ? Ah merde ! Je me suis encore planté de récit ! Attendez, je cherche, deux minutes hein, le temps de retrouver le bon bouquin, c'est que je range rarement mes manuscrits. Ah le voilà ! "Edgard le fabuleux voyageur".

La voix de la jeune femme s'éleva, criarde et vrilla les tympans si sensibles d'Edgard :


‘‘_Qui es-tu étranger ? Pourquoi me dire cela à moi ?’’

"Euh ... Bah j'en sais foutrement rien. gente demoiselle. J'm'appelle Edgard, Edgard Satme. Je suis un voyageur, et euh, bah j'aimerai bien avoir quelqu'un, parce que c'est bien beau de voyager mais tout seul au bout d'un moment, c'est pas qu'on se fait chier, mais presque. Vous voyez ? Et mon instinct m'a dit que vous seriez sans doute partante."


Heureusement que le ridicule ne tue pas, Edgard serait mort plusieurs fois pendant la même tirade. Il observa la jeune femme avec des yeux de merlan frit, tout simplement pitoyable ... comment peut on se laisser aller à de telles extrémités. .. et surtout, il ne s'était pas du tout rattraper. Là c'était plutôt : "A touché le fond makis creuse encore, va bientôt trouver du pétrole, et ressortir en Chine". Remarquez, cela l'arrangerait , ça lui ferait moins loin pour aller au Japon. Bon.

Se reprenant, Edgard partit d'un rire faussement niais, usant de son pouvoir, il puisa dans ses réserves et paya l'addition. IL s'adressa à la serveuse, vraiment gêné.


Je suis désolé, je ne sais pas ce qui m'a prit, un accès de stupidité sans doute. Je m'étais dit que vous voudriez sans doute découvrir le Japon, je me suis peut être trompé finalement. Si toutefois vous voulez me suivre, vous n'aurez qu'à aller dans la ruelle en face, dirigez vous vers le fond, voux ne rencontrerez aucune résistance, je laisserai le passage ouvert jusqu'à demain matin.


S'en retournant pour partir il lui demanda tout de même son nom et, esquissant un sourire, ouvrit grand la porte et sortit. Deux mètres plus loin, il glissa sur une plaque de givre, dans un grand bruit. Se relevant rapidement, il marcha plus rapidement, la tête baissée, honteux, vers la ruelle et ouvrit un passage pour le Japon. IL traversa.

*C'est partit ! Attention j'arrive ! *



[--> RP Eclipse, PV Hay Japon-Australie ]
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Hayden Adurna

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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... (PV Ed)   Jeu 28 Jan - 0:13

    Le jeune homme semblait affreusement gêné, honteux d’avoir ainsi effrayée la texane. Mais comment aurait-elle pu réagir autrement : depuis son retour de New York, elle n’avait cessé de faire le même cauchemar encore et encore. Celui où l’on venait la chercher chez elle, celui où l’on avait réussi à la lier aux évènements tragiques qui avaient provoqués par Sylar et, involontairement, Peter Petrelli. Celui où elle devait payer pour ses erreurs. Bien sûr, Hayden savait que le jour arriverait où elle devrait le faire, mais malgré toute sa bonne volonté, elle ne pouvait se résoudre à se rendre. L’adolescente avait peur, c’était compréhensible. Elle n’était pas une héroïne, elle n’était rien. L’oubli serait sa rédemption, l’anonymat son sanctuaire.

    Conneries.

    Il n’y avait pas de poésie telle que la rédemption ou le sanctuaire dans la vraie vie, et la tranquillité dans laquelle elle avait commencé à se complaire n’était que le pâle reflet d’une vie qu’elle n’aurait jamais, qui ne serait jamais la sienne. Pour une quelconque raison, quelque chose ou quelqu’un avait décidé qu’elle aurait des capacités au-delà même de l’entendement. Et cette foutue force transcendante ou quoi que ce soit d’autre voulait vraisemblablement qu’Hayden quitte le bled perdu d’Odessa. Mais elle, que voulait-elle ?


    ‘‘_...de voyager mais tout seul au bout d'un moment, c'est pas qu'on se fait chier, mais presque. Vous voyez ? Et mon instinct m'a dit que vous seriez sans doute partante.’’

    Plus il parlait, plus Edgard semblait mourir de honte. Ce qui fit sourire Hayden sans qu’elle ne puisse s’en empêcher : c’était plus fort qu’elle, il lui rappelait vaguement elle-même un an plus tôt lorsqu’elle s’entrainait avec Ethan.

    Mais elle n’était qu’une adolescente, que pouvait-il bien espérer en lui proposant de l’emmener avec lui ? Elle n’avait rien à offrir, et il ignorait vraisemblablement qu’elle-même possédait un don. Pourquoi ? Il parlait à nouveau, déconfit toujours, sur le point de partir cette fois. La texane ne lui répondait toujours pas, et il s’en fut, seul et gêné. Sans un dernier regard pour elle. La fin de son service passa s’en qu’elle s’en aperçoive, trop occupée qu’elle était à repenser à Edgard Satme. La jeune fille était à présent dans sa chambre en train d’essayer de revoir les points importants qu’elle voulait absolument faire ressortir lors de son entretien à la fac le lendemain. Mais elle n’avait encore réussit à relire aucun d’entre eux.


    *C’est ridicule !*

    Elle se leva, frustrée de ne pas être capable de faire la moindre chose sans repenser à l’inconnu du bar. Hayden se remémora une nouvelle fois leur discussion, allongée sur son lit ses fiches à la main les yeux dans le vague, les ombres des arbres à l’extérieur se traçant sur le plafond la laissant indifférente.

    ‘‘_Hay’, tu descends aider ta sœur à mettre la table s’il te plaît ?’’


    Mais la jeune japonaise ne répondit pas, alors qu’elle venait tout juste de réaliser l’ampleur de ce que l’inconnu lui avait offert. Sa liberté oui, mais aussi un avenir et surtout un présent qui valait la peine d’être vécu. Le monde, l’anonymat. Et que faisait-elle ? Elle restait là en se contentant d’avoir l’air stupide. Cela l’adolescente le faisait bien, depuis son retour. Et elle ne s’en rendait compte qu’à cet instant précis : elle avait l’air complètement idiote à vivre comme ses autres filles. Lynn et Charly étaient adorables, ils n’avaient pas posé de question sur le changement radical de comportement de la brunette et l’avaient acceptée comme elle était.

    Ils lui manqueraient.

    Froissant ses fiches avant de les jeter par terre, Hayden se releva et se dirigea vers son bureau. Quelques minutes plus tard, elle se tenait dehors, face à l’étrange passage qu’Edgard avait laissé ouvert comme promis. Elle n’avait récupéré que le strict minimum, quelques affaires qui tenaient dans son sac de cours. Non loin de là, sur son lit reposaient une photo d’elle et de sa famille, avec une note écrite à la hâte posée à côté sur laquelle on pouvait lire ‘Au final, je vous aime quand même’. A sa petits soeur qu'elle n'avait jamais choyée, elle avait laissé un pendentif auquel tenait l'enfant, seul et dernier cadeau d'une aînée ingrate. Posant son regard une dernière fois sur la maison de ses parents, elle eut un pincement au cœur. Cette fois-ci, l’adolescente savait pertinemment qu’elle ne reviendrait pas.


    *Paul Valery a dit un jour ‘L’inconnu est l’espoir de l’espoir’…*

    Prenant une profonde inspiration, et sans un dernier regard pour son ancienne vie, Hayden accueillit la nouvelle à présent. Edgard Satme lui avait offert le monde, qu’elle tenait à présent au creux de sa main…
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